Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite


Les LED sous les projecteurs de l’Ademe

L’éclairage à diodes électroluminescentes (LED)

Dans un récent avis, l’Ademe apporte son éclairage sur les LED. Côté pile : 40 000 h de durée de vie (2 000 h pour les halogènes, 8 000 h pour les fluocompactes) et une bonne efficacité énergétique (rendement de 150 à 300 lumens/watt pour une LED isolée ; 75 à 140 lm/W pour une ampoule à plusieurs LED ; 60 lm/W pour une fluocompacte). L’impact environnemental est réduit de 75 % par rapport à l’incandescence (bientôt 85 %, sans compter les progrès sur la fabrication et le recyclage).

Côté face de la pièce : la fabrication des LED recourt encore à des matériaux rares et non recyclables. L’Ademe souligne aussi les risques sanitaires pour les yeux liés à certaines LED de forte puissance et de couleur blanc froid. Toutes ne sont pas non plus compatibles avec des variateurs et leur efficacité globale peut être plombée si elles intègrent des « smartbidules » (récepteur Bluetooth, haut-parleur, borne LiFi…).

Même si une lampe LED est rentabilisée en moins de deux ans par rapport à une halogène (interdite à partir de 2018), le prix d’achat reste élevé (10 à 20 €). En attendant que les progrès techniques et le développement des ventes le fasse baisser, les fluocompactes restent compétitives… d’un point de vue financier.

Téléchargez l’avis de l’Ademe sur L’éclairage à diodes électroluminescentes (LED) en cliquant ici.

Photo ©Fotolia


Accompagner l’auto-réhabilitation

Maisons paysannes de France et les Compagnons bâtisseurs s'unissent pour l'auto-réhabilitation accompagnée

Un partenariat se noue entre Maisons paysannes et les Compagnons bâtisseurs pour l’auto-réhabilitation accompagnée (ARA) des logements peu confortables.

Couverture revune 204 Maison paysannes de France
Article paru dans la revue n°204 (juin 2017)
de l’association Maisons paysannes de France (MPF)

Amis ou membres de Maisons paysannes de France, nous goûtons le luxe et le bonheur de pouvoir choisir et modeler notre cadre de vie en l’adaptant à notre besoin de confort et en y apportant nos compétences pour préserver son caractère. Depuis 50 ans, l’association, la revue et les visites conseil nous accompagnent pour préserver et habiter un important parc de bâti rural traditionnel.

BÂTI À VALORISER

Ruelle à Crest (Drôme)

Ruelle à Crest (Drôme)

Mais, dans le même temps, un grand nombre d’autres bâtis souffrent d’une lente dégradation : mal placés par rapport à l’emploi, dans les rues étroites des centres bourgs, inaccessibles en voiture, dans des zones climatiques moins favorables, ou parce que moins adaptables aux besoins.
Ce bâti peu confortable accueille les populations moins favorisées, qui en subissent l’inconfort et la précarité énergétique. Ces populations se trouvent en outre souvent en dehors du champ des aides. Parce qu’elles n’en remplissent pas les conditions, que le « reste à charge » (40 à 50 % du coût des travaux) est trop important, ou parce que leur précarité sociale leur rend les démarches inaccessibles.

CHANTIERS À PARTAGER
Lire la suite


Edito – Prendre le temps d’en faire perdre !

édito La Maison écologique n°96

Extrait du post de Willy, le 9 mai dernier sur la page Facebook du GPPEP (Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque) :

« Ce midi, je rentre pour manger, le téléphone sonne. Je décroche. EDF, Marc Laurent. Il me demande si j’ai bien reçu le courrier joint à ma facture sur les économies. Je réponds pas vu de courrier et il m’explique qu’EDF et l’état ont lancé un programme sur les économies d’énergie. Un système innovant qui vient des pays scandinaves : l’aérovoltaïque. Après 15 mn, je lui laisse mon portable pour un rendez-vous avec un conseiller ingénieur solaire. Il m’explique tous les bienfaits de ce système et les différentes aides et économies de chauffage. Après 30 mn de bonne rigolade, j’ai fini par lui expliquer que c’était lui le pigeon et qu’il n’était pas tombé où il le pensait, chez un néophyte. Je lui donne une leçon de photovoltaïque et lui dis à bientôt. Pendant ce temps-là, on s’est amusé en famille et il n’a pas emmerdé un autre potentiel client. »

Lire la suite


L’édito de l’été : Ça va mieux !



Édito paru dans notre magazine n°94 d’août-septembre 2016

Alors que les bookmakers britanniques se sont royalement plantés en pariant à 80 % sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Europe, nous, à La Maison écologique, on préfère se contenter des faits, rien que des faits ! Et ces derniers nous suffisent pour apprécier le moment et se dire, nous aussi, que oui, « ça va mieux ». Lire la suite


Un atelier partagé pour bricoler le bois

A Lyon, l'atelier partagé Cobois met en commun outils et machines pour travailler le bois. crédit Fabien Ginisty, L'Âge de faire

A Lyon, l’association Cobois compte 350 personnes qui profitent de l’outillage commun pour fabriquer leurs meubles en bois. Une bonne alternative à Ikea ! La voix d’Olivier couvre péniblement le bruit des machines. « Ici, il y a tout ce qu’il faut, tu as accès à des machines professionnelles. » « Ici », c’est un immense hangar du 3e arrondissement de Lyon, quartier Montchat. S’y retrouvent tous types de publics autour du travail du bois: bancs, étagères, niches, escaliers…

« Inventer des choses qu’on ne trouve pas dans le commerce »
Lire la suite


EDF, les cardinaux et la Reine Rouge

Billet d'humeur EDF Thierry Salomon © montage mélodie henckès / schuller graphic

EDF.

Dans le deuxième volet d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carol, De l’autre côté du miroir, la jeune Alice rencontre une reine toute vêtue de rouge, lancée dans une course effrénée. Alice court alors un moment avec elle, puis, étonnée, lui demande : « Mais, Reine Rouge, c’est étrange, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ? » Et la reine lui répond : « Alice, nous courons pour rester à la même place. »
Nous sommes tous des Alice et nous regardons stupéfaits EDF, telle la Reine Rouge, courir pour rester à la même place.

Courir en bourse avec une tonitruante introduction à 32 € par action, promesse de gains faciles pour un placement de père de famille. Après une envolée jusqu’à 85 €, l’inexorable dégringolade sous les 10 € fut sanctionnée par le déshonneur boursier suprême, l’expulsion du CAC40. Paniqués, les petits porteurs demandent aujourd’hui que l’État rachète leurs actions… au prix de l’introduction en Bourse ! Un vieux truc capitaliste : privatisation des profits mais nationalisation des pertes.

Lire la suite


Eolienne : bûchez sur l’Arbre à vent !

L'Arbre à vent est une petite éolienne développée par la société NewWind.

Un Arbre à vent artificiel avec des feuilles capables de produire de l’électricité, l’idée est séduisante… Les médias font largement écho de cette petite éolienne. Mais les performances de cette éolienne urbaine sont-elles avérées ?

Rien de moins que la COP 21 pour vitrine en décembre 2015… Difficile de rêver mieux comme publicité ! Mais les premiers retours d’expérience se font encore attendre. Dans sa version actuelle, la petite éolienne l’ Arbre à vent, assemblé en Bretagne, possède 63 “feuilles” en plastique qui produisent de l’électricité.

Lire la suite


Eco-dôme, l’affaire est dans le sac de terre !

Ecodome Colombie - architecte Jose Vallejo Cabal

Eco-dôme, super-adobe ou encore construction en sacs de terre, des pionniers de l’écoconstruction s’en donnent à cœur joie actuellement en France pour expérimenter la technique mise au point par l’architecte américain Nader Khalili.

Retrouvez notre enquête et notre cahier pratique sur cette méthode de construction durable, pas chère et accessible techniquement, dans notre magazine La Maison écologique n°93, en kiosque jusqu’au 26 juillet 2016 ou disponible ici.

Bon à savoir : des formateurs de l’école américaine de Nader Khalili, Cal-Earth, organisent prochainement en France une formation intensive de 7 jours sur les éco-dômes.

Lire la suite