Éditorial n°100, on y est !

Dessin éditorial magazine La Maison écologique n°100

Éditorial. Nous y sommes, vous tenez entre vos mains le numéro 100 de La Maison écologique ! Mais qui l’eut cru, il y a 16 ans, lorsque les 32 pages du premier numéro paraissaient, imprimées en bichromie et à 3 000 exemplaires ?

couverture magazine La Maison écologique n°1
Alors à l’heure de cet anniversaire, c’est un mélange de profonde reconnaissance envers nos lecteurs, de nostalgie, de fierté, mais aussi de sens des responsabilités qui nous anime.

Tout commence il y a 16 ans…

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Autoconstruction bois et paille

autoconstruction bois paille

Autoconstruire une maison en bois et paille pour moins de 880€/m2, c’est le pari réussi de David.

Éleveur de poules et de vaches à l’herbe en agriculture biologique en Seine-Maritime, David connaît bien le circuit court. C’est ainsi que l’isolation de sa maison ossature bois a été réalisée avec la paille de ses propres champs !

Maison en paille, ça le botte

David Léger avait déjà pratiqué. Entre 2001 et 2003, il rénove une ancienne charreterie à 10 km du village où lui et sa famille vivent aujourd’hui dans le Pays de Caux. C’est à cette époque qu’il a commencé à s’intéresser aux matériaux écologiques. Lui, le fils d’agriculteur, découvre alors le principe de l’isolation avec de la laine de mouton. Dans le même temps, il s’aperçoit progressivement des erreurs faites sur son chantier de rénovation, la maison se révélant notamment trop peu étanche à l’air. Il lui faut à l’évidence se documenter davantage sur les techniques écologiques. Il lit La Conception bioclimatique (éd. Terre vivante, 2006) et L’Isolation thermique écologique (éd. Terre vivante, 2010) de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey, « des ouvrages que tout autoconstructeur devrait lire ! », estime-il aujourd’hui.

De la rénovation à la construction bois

Abonné à La Maison écologique, David explore avec un grand intérêt le champ de l’écoconstruction. À peine terminées les dernières finitions de sa première maison, il éprouve déjà l’envie de repartir vers un autre projet, qui comporterait moins d’erreurs…
Cette progression vers l’habitat écologique s’opère également sur le plan professionnel. Après avoir travaillé comme conseiller bancaire, David Léger devient en 2006 vendeur de poêles à granulés et de chauffe-eau solaires. Croisant de nombreuses personnes travaillant dans la construction écologique dans les salons auxquels il participe, il continue d’apprendre. Jusqu’à ce qu’il décide de reprendre la ferme familiale et d’y construire une maison en paille. Un parcours dont il nous raconte aujourd’hui les grandes lignes.

Pour lire cet article en intégralité, commandez notre magazine La Maison écologique n°99. Il est également disponible en kiosque pour quelques jours encore, jusqu’au 26 juillet 2017.

 


Si vous aussi vous aviez un toit végétalisé ?

toiture végétale - toiture prairie

Toit végétalisé.

Le magazine La Maison écologique a suivi un stage pratique sur les toitures végétales avec l’association Empreinte (35). Résumé en vidéo.


Retrouver notre grande enquête sur cette thématique dans le dossier La nature en toiture, LME n°99, parution le 24 mai 2017.

Disponible dans les kiosques jusqu’au 26 juillet 2017 ou sur commande ici.
Également en format numérique sur Apple store et Google play.


Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite


Osez l’ossature bois !

Ossature bois

Les trois petits cochons nous ont longtemps fait croire que construire en paille et en bois n’était pas très malin. Heureusement, La Maison Écologique est là pour rétablir la vérité ! bâtir facilement et durablement en bois, c’est possible !

Niveau technique : 3/3
Budget : 22 €/m²
Durée : 15 m²/jour/personne

Texte de Julien Vye / Photos L’Eco-Fabrique et Julien Vye

La construction à ossature bois ne date pas d’hier. Disparue après-guerre, elle fait son grand retour depuis une dizaine d’années. Elle représente désormais plus de 15 % des constructions neuves dans certaines régions. Elle est plébiscitée en écoconstruction et en habitat passif. On trouve deux techniques de construction dites à ossature bois : Lire la suite


Ondes, Paris à la fronde contre les antennes de téléphonie mobile

antenne relais

Paris vient d’adopter une nouvelle charte de téléphonie qui engage les opérateurs et réduit de 30 % l’exposition des Parisiens aux ondes électromagnétiques, « potentiellement cancérigènes » d’après l’OMS. Depuis le 1er avril 2017, le seuil maximal des antennes-relais de la capitale est abaissé à 5 volts par mètre (V/m) – limite des dommages à l’ADN – contre 36 à 61 V/m en France.

Un Observatoire municipal des ondes est aussi créé et un formulaire permet aux Parisiens de demander des mesures gratuites de contrôle de leur niveau d’exposition. Paris devient ainsi la métropole la plus protectrice d’Europe.

Plus d’info :
www.paris.fr/ondes
La charte parisienne de téléphonie mobile du 30 mars 2017


Les LED sous les projecteurs de l’Ademe

L’éclairage à diodes électroluminescentes (LED)

Dans un récent avis, l’Ademe apporte son éclairage sur les LED. Côté pile : 40 000 h de durée de vie (2 000 h pour les halogènes, 8 000 h pour les fluocompactes) et une bonne efficacité énergétique (rendement de 150 à 300 lumens/watt pour une LED isolée ; 75 à 140 lm/W pour une ampoule à plusieurs LED ; 60 lm/W pour une fluocompacte). L’impact environnemental est réduit de 75 % par rapport à l’incandescence (bientôt 85 %, sans compter les progrès sur la fabrication et le recyclage).

Côté face de la pièce : la fabrication des LED recourt encore à des matériaux rares et non recyclables. L’Ademe souligne aussi les risques sanitaires pour les yeux liés à certaines LED de forte puissance et de couleur blanc froid. Toutes ne sont pas non plus compatibles avec des variateurs et leur efficacité globale peut être plombée si elles intègrent des « smartbidules » (récepteur Bluetooth, haut-parleur, borne LiFi…).

Même si une lampe LED est rentabilisée en moins de deux ans par rapport à une halogène (interdite à partir de 2018), le prix d’achat reste élevé (10 à 20 €). En attendant que les progrès techniques et le développement des ventes le fasse baisser, les fluocompactes restent compétitives… d’un point de vue financier.

Téléchargez l’avis de l’Ademe sur L’éclairage à diodes électroluminescentes (LED) en cliquant ici.

Photo ©Fotolia


Éolien citoyen – envie d’investir ?



Du 29 mai au 29 juin 2017 – Financement participatif pour projet éolien

Un projet éolien est en cours d’étude sur le territoire de la commune d’Acigné (35) près de Rennes. Le nombre, l’emplacement et les caractéristiques des éoliennes qu’il sera possible d’implanter sur ce site seront déterminés en fin d’année 2017. Le dépôt d’une demande d’autorisation pourra intervenir au plus tôt début 2018, pour une mise en service envisagée en 2020.
Suite à la demande de participants lors des réunions de concertation, un financement citoyen du projet éolien a été évoqué.
Une première initiative sur Lendosphère, plateforme en ligne de financement participatif dédiée aux projets d’énergies renouvelables est mise en place dès maintenant. Lire la suite


Un cadre légal pour l’autoconsommation d’électricité

Le décret doit favoriser l'autoconsommation de l'électricité renouvelable produite sur place, notamment l'énergie issue de panneaux solaires photovoltaïques. crédit Fotolia

Autoconsommation d’électricité

Définitivement adopté, le projet de loi sur l’autoconsommation de l’électricité renouvelable oblige le gestionnaire de réseau à faciliter les conditions de raccordement, notamment par la possibilité d’injecter gratuitement d’éventuels surplus de production. Il promeut aussi l’autoconsommation collective, prévoit une exonération de taxes et des tarifs spécifiques d’utilisation des réseaux.

Avec une prime à l’investissement de 800 € par kW, ajoutée à la pose systématique et gratuite du compteur Linky (ce qui réduit les coûts de raccordement de 600 €, les rendant nuls dans 80 % des cas), l’arrêté tarifaire en cours de préparation est « de nature à lancer ce nouveau marché, estime Xavier Daval, président du SER-Soler, branche solaire du Syndicat des énergies renouvelables. Ces textes constituent un jalon essentiel, même si nous aurions pu aller plus loin, notamment dans la définition de l’autoconsommation collective, pour permettre son développement à l’échelle des îlots urbains et des petites communes ».

Au Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), on y voit « un message porteur : un cadre est fixé et acte que l’autoconsommation est une bonne chose ». Une crainte toutefois : « Les arnaques risquent d’être pires qu’avec la vente en totalité si on ne peut pas contrôler la production promise. Le texte aurait pu introduire un petit compteur, qui ne coûte que 25 €. »

Les plus optimistes attendent le décret d’application pour cet été.


Éditorial – Juin / La Maison écologique n°99

édito - La Maison écologique 99

Des enfants souriants, des couples amoureux, des amis se prélassant sur la pelouse bien entretenue d’un parc urbain verdoyant. Elle est belle, la photo de la page Développement Durable du cimentier franco-suisse Lafarge-Holcim. Mais elle ne donne pas grand chose à voir des activités du leader mondial du ciment, du béton prêt à l’emploi et des granulats. Alors, pour prêter main forte à l’agence de com’ du mastodonte international aux 130 000 employés – et pour rigoler (jaune) un peu –, je me suis prêtée au jeu de la réfection de cette page Web. Lire la suite