Éditorial : chic, du chauffage écologique !



Automne, ô désespoir ! Premiers frimas, premiers frissons, on rentre au logis les chaussures mouillées, les orteils exsangues, transi et de sale humeur. Hiver, pas mieux. Il fait alors noir au réveil et la nuit nous cueille avant même le retour au bercail. Contre la déprime, il y a mieux que la cure de vitamine D : un cocon confortable. Ainsi, imaginez vos pieds gelés foulant soudain un plancher chauffé à la température du corps. L’odeur et la vision apaisante d’un bon feu de bûches dans votre poêle étanche. Le crépitement des flammes ou encore le doux tintement du granulé de bois tombant dans son bol de combustion. De quoi vous réconcilier avec la morne saison. C’est pourquoi le Guide pratique du chauffage écologique fait le tour des mille et une façons de se chauffer grâce aux énergies renouvelables. Lire la suite


5536 ballots pour la plus grande école construite en paille en France

École construite en botte de paille à Montreuil

[VIDÉO] Une école en paille aux portes de Paris

La paille s’invite désormais dans les bâtiments publics. Écoles, crèches, salles des fêtes, etc., les expériences se multiplient un peu partout en France. Longtemps réservée aux autoconstructeurs – et à quelques particuliers accompagnés de professionnels engagés –, la paille est sortie de la confidentialité en 2012 avec la publication des Règles professionnelles ; document technique « officiel » reconnu par les professionnels du bâtiment, par les autorités ainsi que par les assureurs. « Pour les maîtres d’ouvrage publics (Communes, Régions, Départements), la publication de ces règles professionnelles a été un vrai encouragement, estime Coralie Garcia, du Réseau français de la construction en paille (RFCP). Ils peuvent s’appuyer sur des textes officiels qui attestent du sérieux du matériau pour aller négocier avec les bureaux d’études et les assureurs. Généralement, ce sont des entreprises de charpente qui se lancent. »

Avec la parution des « règles pros paille », certains architectes se sont sentis pousser des ailes. Ils ont osé se lancer dans de très gros bâtiments. A Montreuil, par exemple, tout près de Paris, une école de plus de 5 000 m2 a été édifiée.

Retrouvez le reportage complet sur cette école dans La Maison écologique n°101. En kiosques jusqu’à fin novembre 2017 ou sur commande ici. Toutes nos vidéos sur notre chaîne Youtube.

 


Éditorial n°101 : de l’intérêt du réemploi

Réemploi et récupération dans le bâtiment

La Maison écologique n°101, octobre-novembre 2017

Éditorial de Julie BarbeillonÉditorial Julie Barbeillon La Maison écologique

Rédactrice en chef du magazine La Maison écologique

 

227,5 millions de tonnes de déchets ont été produites en France par le secteur du BTP* en 2014.

Pour se donner une petite idée du cadeau, ce poids équivaut à 5,3 millions d’Airbus A320 ou encore à 175 millions de voitures (modèle moyen français), soit plus de cinq fois le nombre de voitures en circulation en France en 2017 !
Résultat : une gigantesque montagne démesurée de déchets. Heureusement, une large partie est inerte (80 %). Néanmoins, il reste problématique de s’en débarrasser discrètement ! Demandez donc à la Société du Grand Paris… Avec ses 200 km de tunnel à creuser d’ici 2030, elle prévoit l’excavation de 60 millions de tonnes de déblais. Lire la suite


Construire en terre, une technique performante et écologique entravée par les lobbies du ciment

mur en pisé

En Isère, le Domaine de la terre est un quartier d’habitat social unique en France. Les 70 logements y sont tous construits en terre crue, une ressource naturelle et locale, 100% recyclable et non polluante.

Trente ans après avoir été bâti, ce quartier apporte la preuve qu’il est possible d’édifier à moindre coût une architecture de terre avec une faible consommation énergétique et un vrai confort thermique. Pourtant, l’opération n’a jamais été réitérée en France. Pression des lobbies cimentiers, absence de suivi des pouvoirs publics, réglementation… En dépit de ces freins, la filière terre connait un renouveau. Reportage et enquête sur une solution d’avenir.

Des nichoirs pour oiseaux se fondent dans les bâtisses en terre crue. Ils surplombent la rue Hassan Fathy, du nom de l’architecte égyptien qui, dès le début du 20e siècle, plaide pour un bâti pensé avec des matériaux locaux. C’est dans cette philosophie que s’inscrit le Domaine de la Terre, un quartier expérimental situé à Villefontaine, à une quarantaine de kilomètres de Lyon [1]. Disposés à flanc de colline, quelque 70 logements HLM y occupent un peu plus de deux hectares. Érigés en 1985, les onze îlots sont construits en terre crue, un matériau délaissé depuis des décennies. Il a pourtant été longtemps employé dans la région Rhône-Alpes. 80% des habitations du Haut Dauphiné construites avant les années 1950 sont bâties avec ce matériau peu coûteux, aux performances thermiques et écologiques de premier plan. Lire la suite


Habitat léger: une yourte écologique en toute autonomie

habitat léger mobile yourte autonome autoconstruite. crédit photo Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] La yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Cet habitat léger est un micro-système très solaire qui limite son impact sur la Terre.

Quand Marion et David vous ouvrent les portes de leur habitat léger, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. Le soleil y occupe une place centrale. « Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes. Mais aussi au dôme en plexiglas. Ils offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver. »

La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. « On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait. » La première fois qu’elle entre dans une yourte, Marion tombe sous le charme. « C’était harmonieux et beaucoup moins engageant en termes de chantier, de durée, de budget… » Un mois et demi de travaux avec L’Atelier de la Frênaie et 15 000 € plus tard, les voilà propriétaires d’une yourte de 38 m2. Lire la suite


Portes ouvertes de l’écoconstruction en Bretagne



Profitez des portes ouvertes de l’écoconstruction en Bretagne, les 4 et 5 novembre 2017 – 33 réalisations à visiter

Les portes ouvertes de l’écoconstruction, un évènement organisé par l’association APPROCHE-Ecohabitat, réseau rassemblant plus de 130 adhérents. Professionnels du bâtiment, institutionnels, associations, élus et citoyens, tous impliqués dans une démarche d’écohabitat en Bretagne.

Créée par des professionnels de l’écoconstruction, l’association a pour objet de promouvoir un habitat, des lieux de vie et de travail sains, économes en ressources, matériaux et énergie, respectueux de l’environnement, de la culture et des générations futures. APPROCHE-Ecohabitat organise pour cela de nombreuses actions tout au long de l’année : formations, conférences, ateliers, cafés-débat, journées de l’écoconstruction… Lire la suite


Tiny house, comme sur des roulettes

tiny house maison écologique bretagne LME100

[VIDEO] Pour se loger à petit prix, Muriel a choisi la tiny house ! Sa mini maison baladeuse de 16 m2 est montée sur remorque.


 

« Ma vie est plus compacte. Je pèse moins sur la Terre », apprécie Muriel Fry dans un délicieux accent british. Après avoir travaillé dans les arts plastiques, elle prend sa pré-retraite suite à un licenciement. Elle quitte alors l’Angleterre en 1996. Elle restaure une fermette en Mayenne, puis démarre la rénovation d’une grande maison de maître dans l’Orne. « J’avais beaucoup d’espace, mais la plupart de mes affaires étaient dans des cartons, dans des armoires… Et je ne les voyais jamais. Elles ont donc été données, vendues… »

Elle s’installe finalement en Bretagne, entre Rennes et Saint-Malo. Elle y vit depuis janvier 2016 dans sa tiny house, une toute petite maison de 16 m2 (dont une mezzanine) sur remorque en partie construite par l’entreprise La Tiny house. Lire la suite


Éditorial n°100, on y est !

Dessin éditorial magazine La Maison écologique n°100

Éditorial. Nous y sommes, vous tenez entre vos mains le numéro 100 de La Maison écologique ! Mais qui l’eut cru, il y a 16 ans, lorsque les 32 pages du premier numéro paraissaient, imprimées en bichromie et à 3 000 exemplaires ?

couverture magazine La Maison écologique n°1
Alors à l’heure de cet anniversaire, c’est un mélange de profonde reconnaissance envers nos lecteurs, de nostalgie, de fierté, mais aussi de sens des responsabilités qui nous anime.

Tout commence il y a 16 ans…

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Autoconstruction bois et paille

autoconstruction bois paille

Autoconstruire une maison en bois et paille pour moins de 880€/m2, c’est le pari réussi de David.

Éleveur de poules et de vaches à l’herbe en agriculture biologique en Seine-Maritime, David connaît bien le circuit court. C’est ainsi que l’isolation de sa maison ossature bois a été réalisée avec la paille de ses propres champs !

Maison en paille, ça le botte

David Léger avait déjà pratiqué. Entre 2001 et 2003, il rénove une ancienne charreterie à 10 km du village où lui et sa famille vivent aujourd’hui dans le Pays de Caux. C’est à cette époque qu’il a commencé à s’intéresser aux matériaux écologiques. Lui, le fils d’agriculteur, découvre alors le principe de l’isolation avec de la laine de mouton. Dans le même temps, il s’aperçoit progressivement des erreurs faites sur son chantier de rénovation, la maison se révélant notamment trop peu étanche à l’air. Il lui faut à l’évidence se documenter davantage sur les techniques écologiques. Il lit La Conception bioclimatique (éd. Terre vivante, 2006) et L’Isolation thermique écologique (éd. Terre vivante, 2010) de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey, « des ouvrages que tout autoconstructeur devrait lire ! », estime-il aujourd’hui.

De la rénovation à la construction bois

Abonné à La Maison écologique, David explore avec un grand intérêt le champ de l’écoconstruction. À peine terminées les dernières finitions de sa première maison, il éprouve déjà l’envie de repartir vers un autre projet, qui comporterait moins d’erreurs…
Cette progression vers l’habitat écologique s’opère également sur le plan professionnel. Après avoir travaillé comme conseiller bancaire, David Léger devient en 2006 vendeur de poêles à granulés et de chauffe-eau solaires. Croisant de nombreuses personnes travaillant dans la construction écologique dans les salons auxquels il participe, il continue d’apprendre. Jusqu’à ce qu’il décide de reprendre la ferme familiale et d’y construire une maison en paille. Un parcours dont il nous raconte aujourd’hui les grandes lignes.

Pour lire cet article en intégralité, commandez notre magazine La Maison écologique n°99. Il est également disponible en kiosque pour quelques jours encore, jusqu’au 26 juillet 2017.