Une yourte autoconstruite et autonome

yourte autoconstruite

Entrons dans la ronde!

La Yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Un micro-système très solaire qui limite son impact sur la terre.

Quand Marion et David vous ouvrent leurs portes, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. En effet, le soleil y occupe une place centrale. “Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes, mais aussi au dôme en plexiglas, qui offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver.” La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. “On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait.”


Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite


Produire et consommer son électricité : des économies à l’autonomie



Avec un réseau national livrant près de 80 % d’électricité nucléaire, quiconque a la fibre verte est fortement tenté de s’en couper pour vivre en autarcie énergétique. Qu’il se rassure, une troisième voie existe. En combinant économies d’électricité et production photovoltaïque, nous pouvons désormais conquérir une bonne partie d’autonomie, tout en restant connectés au réseau. Bienvenue dans la nouvelle ère…


En route vers l’autonomie énergétique



« 20 000 euros pour une chaudière bois et des panneaux solaires ? Ok, on y va pour ça monsieur le plombier. 8 000 euros pour une bonne isolation ? Euh on ne peut pas diminuer un peu les épaisseurs d’isolant ? » Et voilà comment tomber dans le consumérisme « écologique ». Le mot est lâché. Cessons de nous voiler la face, l’urgence climatique nous impose de réagir vite et fort, et donc de réagir tous. Alors pour faire taire ceux qui pensent qu’habitat écologique rime avec porte-monnaie élastique, voici un dossier qui conduit, sans rejet de CO2 bien sûr, sur le chemin de l’autonomie énergétique. Deux thèmes clés jalonnent le parcours : sobriété des comportements et efficacité des appareils.


Solaire photovoltaïque, fonctionnement, obstacles et coût des différents systèmes



Chaque jour, la Terre reçoit sous forme d’énergie solaire, l’équivalent de la consommation électrique de 162 milliards de personnes. Un chiffre
comme celui-là donne le vertige. Tout comme le chiffre de la part de la consommation mondiale attribuée à l’énergie solaire : 0,0025 p. 100 !

Pour ce nouveau dossier, voici, dans cette grande famille qu’est l’Energie Solaire : le photovoltaïque (cousin éloigné du capteur solaire qui chauffe l’eau), dont la fonction est la production d’électricité.

Vous le voyez tous les jours : sur votre bureau c’est lui qui alimente la calculatrice, au bord de la petite route de campagne c’est lui qui mesure la hauteur de la rivière, sur le parking il fait fonctionner l’horodateur, à l’entrée du port c’est encore lui qui permet à la balise de s’allumer, et chez votre voisin (peut-être ne le saviez-vous pas?) c’est lui qui produit l’électricité pour toute la maison !

Nous allons détailler dans ce dossier quelques-unes des nombreuses applications du photovoltaïque. En espérant que cela puisse générer un véritable courant alternatif.


Petites éoliennes : Fonctionnement, dimensionnement, garantie, autoconstruction…



Lorsqu’on parle d’éolienne, l’image de la vieille éolienne de pompage toute rouillée qui couine doucement au milieu d’un champ n’est pas loin.

Pourtant, sa cousine germaine, l’aérogénératrice, a une apparence autrement plus design et sa fonction n’est plus d’actionner un piston, mais de produire de l’électricité.

Mais dans la grande famille des aérogénérateurs, il y a les petites et les grandes. Nous ne traiterons dans ce dossier que des petites éoliennes, dont les puissances varient de quelques watts à une dizaine de kilowatts.

Les grosses éoliennes de plusieurs centaines de kW n’auront ici qu’une voix au chapitre, celui des éoliennes collectives ; en effet, ces dernières trouveront difficilement une place dans le jardin.

Une éolienne est particulièrement adaptée dans un site isolé, éloigné de tout réseau de distribution, il faudra alors disposer d’un stockage d’énergie pour les journées sans vent.

Cependant, il est possible depuis peu de la raccorder au réseau et de devenir producteur d’électricité.

Quoiqu’il en soit, avant de se décider pour tel ou tel type de machine, il est bon de connaître le potentiel éolien de sa région, ou de son canton, l’idéal étant de connaître celle de son jardin, mais bon, il ne faut pas rêver…

Une fois le potentiel évalué, il faudra être au courant de ses propres besoins énergétiques puis prendre connaissance du vocable éolien, et enfin la recherche d’aérogénérateur peut commencer.

C’est la que commence l’aventure qui se terminera par un doux bruit, celui d’une éolienne qui tourne dans le jardin !