Le chauffage écologique sous le feu des projecteurs

couverture hors série chauffage écologique

A l’arrivée de l’automne tombe une question brûlante. Comment allons-nous chauffer notre logement cet hiver ? Alors pour ne pas laisser nos lecteurs dans le brouillard, La Maison écologique, magazine de référence pionnier de l’habitat écologique et des énergies renouvelables, a bûché sur un nouveau hors-série. Le Guide pratique du chauffage écologique.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - sommaire

 

Enfin, ce numéro spécial chauffage est sorti dans les kiosques ce lundi 16 octobre 2017. Et il vous y attendra jusqu’au 16 décembre 2017. Vous pouvez aussi le commander directement sur le site de La Maison écologique.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - poele granulé

 

Enquêtes, comparatifs, conseils d’experts, ce hors-série approfondit une vaste thématique. Il présente les multiples solutions de chauffage écologiques applicables en construction neuve comme en rénovation.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - plancher mur chauffant

 

Poêle à bois bûche, poêle à granulés de bois, chaudières biomasse, chauffage solaire, systèmes combinés bois et solaire… Mais aussi chauffage passif grâce aux principes bioclimatiques, se chauffer via une VMC double flux, géothermie profonde ou de surface, aérothermie, murs et planchers chauffants, etc.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - solaire et bois

 

Vous y découvrirez aussi tous nos conseils pour financer votre installation de chauffage grâce aux aides financières. Ainsi que pour trouver le bon artisan, s’assurer de la qualité du matériel, etc.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - aérothermie

 

Ce guide pratique du chauffage écologique sera la lecture idéale pour préparer vos longues soirées au coin du feu!


Post-fossile : les réseaux de chaleur

réseaux de chaleur

Le chaud joue aussi en réseau.

Les réseaux de chaleur urbains sont fondés sur des équipements de grande taille. Ils intègrent de plus en plus d’énergies renouvelables. Un moyen de chauffage efficace et économique.

Les réseaux de chaleur ont été créés en zone urbaine par les collectivités. Gérés en régie ou en délégation de service public, ils distribuent de l’eau chaude à plusieurs bâtiments à l’échelle d’un îlot d’immeubles ou de plusieurs quartiers.

La taille des équipements  permet de réaliser des économies d’échelle. A ses économies viennent s’ajouter les gains de l’utilisation d’énergies renouvelables. Les sources renouvelables sont la géothermie, la chaleur fatale récupérée des centres d’incinération d’ordures ménagères, la biomasse (bois, biogaz, etc.) et même le solaire thermique.

 

 


Post-fossile : chauffage au gaz

chauffage au gaz

Le gaz pas totalement naze.

Flexible et facilement accessible, le chauffage au gaz conserve un intérêt dans de nombreux cas, en ville notamment. A condition d’opter pour les appareils les plus performants.

Le gaz dit ” naturel ” émet 243 g de CO2 par kWh. Par conséquent, loin de nous l’idée de le présenter comme une solution écologique. Certes, le réseau de gaz pourrait se verdir sur le long terme.

En attendant, il s’agit de réduire autant que possible sa consommation, en isolant le logement. Un chauffe-eau solaire (CESI) est en outre capable de fournir de 50 à 75 % de l’eau chaude sanitaire. Enfin, si vous devez renouveler votre chaudière à gaz, optez pour la haute performance : les chaudières à condensation ou à micro-cogénération.


Avis d’experts : chauffage et ventilation

chauffage et ventilation

Chauffage et ventilation double flux.

Dans un logement neuf basse consommation, la ventilation double flux renouvelle l’air en permanence. Pourquoi alors ne  pas simplement utiliser cet air, comme fluide caloporteur pour se chauffer ? Plus facile à dire qu’à faire.

En effet, le principe d’un chauffage par l’air de la VMC est très différent de celui d’une pompe à chaleur air/air. Ici, il n’est plus question d’air pulsé par un ventilo-convecteur. Il s’agit simplement d’utiliser le renouvellement régulier de l’air de la maison par une ventilation (VMC) double flux, avec récupération de chaleur, en lui ajoutant un générateur de chaleur.

« Sur le papier, ce principe est génial, puisqu’on supprime tout bonnement le système de chauffage ! », note Olivier Sidler, spécialiste de l’énergétique du bâtiment.


Electricité : aérothermie

aérothermie

L’aérothermie, prêt-à-porter de la PAC.

L’aérothermie séduit : facilité d’installation, coûts modérés, polyvalence, performances affichées alléchantes… à condition d’être utilisées à bon escient.

Sur le marché des pompes à chaleur ( PAC), l’aérothermie représentaient plus de 99 % des ventes en 2016. À cela deux raisons principales : le prix et l’installation rapide.

« Une PAC aérothermique est pratiquement prête quand on l’achète », explique Clément Carpentier, ingénieur du bureau d’études Enertech.

Les PAC aérothermiques se déclinent en deux catégories : air/eau (air extérieur vers eau du circuit de chauffage) ou air/air (de l’air extérieur vers des unités intérieures à émission directe pour chauffer l’air ambiant). Si, par nature, l’aérothermie ne peut offrir des performances comparables à la géothermie elle s’avère intéressante.  Cependant, il faut respecter les principes garantissant des performances honorables.


Electricité : géothermie

géothermie

Quand la chaleur du sous-sol donne le LA.

Chauffage électrique nouvelle génération, la géothermie permet un usage simple et efficace de l’énergie, au prix de quelques contraintes.

Le chauffage électrique à effet joule (avec résistance) est fort répandu en France, mais n’en constitue pas moins un moyen de chauffage inconfortable et coûteux. Surtout, il fait un très mauvais usage de l’énergie. En effet, le coefficient de conversion entre énergie primaire (celle disponible dans la nature avant transformation) et énergie finale consommée (l’électricité à la prise) est peu reluisant pour le courant du réseau, aux trois quarts nucléaire.

Officiellement, il est de 2,58, mais la base de données internationale Ecoinvent(1) donne un coefficient réel aux alentours de 3,30. Cela signifie qu’il faut puiser 3,30 kWh dans la nature pour produire 1 kWh d’électricité.


Le coin conseil : comment choisir son mode de chauffage ?

choisir son mode de chauffage

Pour bien choisir, se poser les bonnes questions.

La galaxie des équipements de chauffage écologique s’est beaucoup étendue. Pour bien choisir son mode de chauffage et  ne pas céder à la tentation pour la grosse et belle machine, quelques conseils à avoir en tête.

Considérons trois cas de figure.

Tout d’abord, dans le nord de la France, Mme Solo s’est installée avec ses deux enfants en bas âge dans une maison de ville (110 m²) non mitoyenne en briques, avec peu de terrain et un chauffage central. Après avoir fait refaire l’isolation du toit, elle doit changer de chaudière.

Ensuite, M. et Mme Dupont, ont investi dans la Drôme dans une vieille maison inoccupée de 200 m², à rénover.

Enfin, la famille Isidore, un couple avec deux enfants, fait construire un pavillon neuf RT 2012 en Bretagne.

 


chauffage solaire et bois : couple mixte

chauffage solaire et bois

Chauffage solaire et bois solution 100 % renouvelable.

Le soleil : une ressource inépuisable mais non prédictible, qui exige une énergie d’appoint. Pour s’affranchir des énergies fossiles et même de l’électricité, le couplage avec le bois garantit un chauffage 100 % renouvelable. Séduisant ce couple mixte exige un grand soin à l’installation.

Nicolas Vérots n’a pas froid aux yeux. Non content d’avoir construit lui-même sa maison à Saint-Chamond (Loire), ce fonctionnaire (ex-contrôleur technique de la RT 2012 dans la construction publique) s’est lancé dans l’auto-installation d’un système de chauffage couplé solaire-bois. « Un défi motivé par la recherche de performance thermique dans une maison dénuée d’ouverture au sud pour bénéficier des apports passifs », explique le jeune père de famille.


Les émetteurs de chauffage

émetteurs de chauffage

Petits tuyaux sur les émetteurs.

Quelle qu’en soit la source d’énergie, différents types d’émetteurs de chauffage peuvent chauffer votre logement : radiateurs, planchers et murs chauffants. Conseils pour vous aider à choisir.

Pour bien choisir ses émetteurs, il s’agit tout d’abord de considérer des paramètres essentiels. Parmi ces paramètres, nous pouvons lister le budget à l’investissement, la facture énergétique, l’efficacité et le bilan écologique du mode de chauffage. Le chauffage électrique, plus cher à l’usage que les autres modes de chauffage et au mauvais bilan global est bien sûr à éviter. En effet, les vieux convecteurs surnommés « grille-pain » fonctionnent par convection : une résistance électrique chauffe l’air envoyé dans la pièce. Le résultat est inconfortable : chaleur mal répartie (tête chaude, pieds froids), déplacements d’air, de poussières et d’acariens.


Changer sa chaudière au fioul

changer sa chaudiere au fioul

Le fioul vous soûle ? Cap sur le renouvelable.

Vous souhaitez un chauffage moins polluant, moins coûteux et plus efficace que votre chaudière au fioul ? Autopsie de cet ancêtre dépassé et éclosion des solutions.

Les raisons de changer sa chaudière au fioul font l’unanimité. Tout d’abord pour des raisons financières le prix du pétrole va augmenter grâce à la taxe carbone. Ensuite pour des raisons écologiques le fioul pollue l’air et émet beaucoup de CO2. Selon la méthode 3CL, utilisée pour réaliser les diagnostics de performance énergétique (DPE), le fioul émet 300 g CO2/kWh, contre 13 pour le bois géré durablement. Une maison de 100 m² consommant 2 400 l de fioul par an génère 6 500 kg de CO2 par an(1), assure le site Internet compteepargneco2.com.

Il est par conséquent temps de dire adieu au fioul.