Post-fossile : les réseaux de chaleur

réseaux de chaleur

Le chaud joue aussi en réseau.

Les réseaux de chaleur urbains sont fondés sur des équipements de grande taille. Ils intègrent de plus en plus d’énergies renouvelables. Un moyen de chauffage efficace et économique.

Les réseaux de chaleur ont été créés en zone urbaine par les collectivités. Gérés en régie ou en délégation de service public, ils distribuent de l’eau chaude à plusieurs bâtiments à l’échelle d’un îlot d’immeubles ou de plusieurs quartiers.

La taille des équipements  permet de réaliser des économies d’échelle. A ses économies viennent s’ajouter les gains de l’utilisation d’énergies renouvelables. Les sources renouvelables sont la géothermie, la chaleur fatale récupérée des centres d’incinération d’ordures ménagères, la biomasse (bois, biogaz, etc.) et même le solaire thermique.

 

 


Le coin conseil : aides financières

aides financières

Ne pas faire flamber la facture.

Le bouquet d’aides financières peut venir alléger le coût d’achat de votre équipement fonctionnant aux énergies renouvelables.

En effet, l’achat d’un nouvel appareil de chauffage suppose un investissement relativement important. Diverses subventions, principalement publiques, existent pour vous inciter à franchir le pas. Voici un rapide tour d’horizon des aides de l’Etat, de l’Ademe et des Espaces info-énergie.

Si toutes les aides supposent de remplir une liste plus ou moins longue de conditions, il faut distinguer d’un côté celles intervenant après l’achat de l’équipement et, de l’autre, celles exigeant un accord préalable de la part de l’organisme distribuant l’aide.


Enquête : investissement citoyen

investissement citoyen energies renouvelables

Investissement citoyen dans les énergies renouvelables.

Et si les citoyen.ne.s s’emparaient de la transition énergétique pour la mener depuis la base ? Des femmes et des hommes s’y emploient. Les idées fusent. Enquête sur l’investissement citoyen dans les énergies renouvelables.

Qui ne s’est jamais demandé ce que devient son argent déposé à la banque ? Qui ne rêve pas d’une épargne qui finance des projets éthiques ? « La France s’est fixée pour objectif d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables en 2030. Ce qui représente 82 milliards d’euros, soit moins de 2 % de l’épargne française », développe en préambule des cafés-climat Julien Hostache, créateur de la plateforme Enerfip.

Centrale photovoltaïque, barrage hydro-électrique, grand éolien… En fait, le financement participatif de projets pour la transition énergétique ne relève pas de l’utopie. Effectivement, cela fonctionne et, mieux encore, cela rapporte et permet même de financer de nouveaux projets verts et citoyens. Le premier acte consiste à trouver un projet ou à se constituer en collectif ou association. Bref, à unir ses forces car cela réclame de l’intelligence collective et un conglomérat de compétences, forces et volontés.

 

 

 


Billet d’humeur : la transition énergétique

la transition énergétique

Le monde balbutiant de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

Et oui, déjà cent numéros de l’irremplaçable magazine mitonné tous les deux mois avec autant de passion que de talent par l’équipe de rédaction. Cent numéros, donc, et bientôt 17 ans d’âge. Or, depuis le génial Rimbaud, on sait bien que l’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans…Au moment de la naissance de la revue, en février 2001 (un collector), où en était le monde balbutiant de la transition énergétique et des énergies renouvelables ?

Amusons-nous un moment d’un retour vers le passé.

En février 2001, la réglementation thermique RT 2000 venait tout juste d’entrer en vigueur, le 1er janvier de cette année-là. Elle n’était pas très éloignée de celle de 1982 et les consommations de chauffage des constructions neuves, de l’ordre de 100 à 150 kWh/m2. Aujourd’hui, les habitations peuvent être 10 fois plus performantes. Et à tel point qu’avec le niveau passif (15 kWh/m2) on peut désormais résoudre le problème du chauffage… en s’en passant, tout simplement !

Depuis 2001, la consommation moyenne d’un réfrigérateur a été divisée par 4 : l’étiquette A-G, instaurée en 1995, ne suffisant plus, il a fallu inventer les classes A+, puis A++ et enfin A+++ ! Lors de la sortie du n° 1 de La Maison écologique, la France n’était équipée que de 39 mégawatts (MW) de puissance éolienne, soit environ un demi-watt éolien par français. Fin 2016, la puissance installée était de 11 670 MW, soit 299 fois plus. Et il s’installe sur la planète 170 éoliennes… par jour ! En 2001, le solaire photovoltaïque était alors presque confidentiel, émergeant tout juste des satellites et des calculatrices.

Au niveau mondial, la puissance installée n’était que de 1 428 MW. Elle est aujourd’hui de… 178 400 MW ! Le dragon chinois, qui ne carburait qu’au charbon, a réalisé un spectaculaire grand bond en avant…
Retrouvez de brefs « tweets d’humeur » en suivant @ThierrySalomon


Éolien citoyen – envie d’investir ?



Du 29 mai au 29 juin 2017 – Financement participatif pour projet éolien

Un projet éolien est en cours d’étude sur le territoire de la commune d’Acigné (35) près de Rennes. Le nombre, l’emplacement et les caractéristiques des éoliennes qu’il sera possible d’implanter sur ce site seront déterminés en fin d’année 2017. Le dépôt d’une demande d’autorisation pourra intervenir au plus tôt début 2018, pour une mise en service envisagée en 2020.
Suite à la demande de participants lors des réunions de concertation, un financement citoyen du projet éolien a été évoqué.
Une première initiative sur Lendosphère, plateforme en ligne de financement participatif dédiée aux projets d’énergies renouvelables est mise en place dès maintenant. Lire la suite


Rencontre avec une coopérative d’énergie à Haïti

Les vagabonds de l'énergie - Haïti

Coopérative à Haïti

Les Vagabonds de l’énergie, Clément Bresciani et François Glaizot ont décidé de faire le tour du monde – sans avion – dans le but de découvrir et de vous faire découvrir le fonctionnement d’autres pays en matière énergétique. Leur dernière étape était Haïti, pays comptant 10 millions d’habitants, où seules les plus grandes villes disposent d’électricité. Cependant, certaines communes ont réussi à s’en procurer à travers des coopératives financées par d’autres pays. En effet, les dons des ONG internationales ont permis d’installer un système hybride photovoltaïque-diesel, géré et entretenu par les habitants de trois communes rurales. Pour les locaux, pour qui le grand défi quotidien est d’avoir à boire, à manger, et un toit sous lequel dormir, c’est une réelle révolution qui leur permet de créer une activité économique et d’améliorer leur confort. Pour découvrir cette vidéo et toutes les autres, rendez vous sur leur site web : www.vagabondsenergie.org


Un cadre légal pour l’autoconsommation d’électricité

Le décret doit favoriser l'autoconsommation de l'électricité renouvelable produite sur place, notamment l'énergie issue de panneaux solaires photovoltaïques. crédit Fotolia

Autoconsommation d’électricité

Définitivement adopté, le projet de loi sur l’autoconsommation de l’électricité renouvelable oblige le gestionnaire de réseau à faciliter les conditions de raccordement, notamment par la possibilité d’injecter gratuitement d’éventuels surplus de production. Il promeut aussi l’autoconsommation collective, prévoit une exonération de taxes et des tarifs spécifiques d’utilisation des réseaux.

Avec une prime à l’investissement de 800 € par kW, ajoutée à la pose systématique et gratuite du compteur Linky (ce qui réduit les coûts de raccordement de 600 €, les rendant nuls dans 80 % des cas), l’arrêté tarifaire en cours de préparation est « de nature à lancer ce nouveau marché, estime Xavier Daval, président du SER-Soler, branche solaire du Syndicat des énergies renouvelables. Ces textes constituent un jalon essentiel, même si nous aurions pu aller plus loin, notamment dans la définition de l’autoconsommation collective, pour permettre son développement à l’échelle des îlots urbains et des petites communes ».

Au Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), on y voit « un message porteur : un cadre est fixé et acte que l’autoconsommation est une bonne chose ». Une crainte toutefois : « Les arnaques risquent d’être pires qu’avec la vente en totalité si on ne peut pas contrôler la production promise. Le texte aurait pu introduire un petit compteur, qui ne coûte que 25 €. »

Les plus optimistes attendent le décret d’application pour cet été.


Le nouveau scénario négaWatt rendu public

Scénario négaWatt

Le scénario négaWatt 2017-2050 est rendu public ce mercredi 25 janvier 2017 devant plus de 700 auditeurs.

Après l’adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015 puis l’Accord de Paris sur le climat signé en 2016, la France est désormais engagée dans la transition énergétique et dans la lutte contre le dérèglement climatique. Si l’action reste largement insuffisante et rencontre encore de nombreuses résistances, elle peut en revanche s’appuyer sur la mobilisation croissante d’acteurs de plus en plus nombreux de la société.

C’est dans ce contexte que s’inscrit, cinq ans après le précédent, le nouveau scénario de l’Association négaWatt, qui confirme que le « 100 % renouvelables » est possible dès 2050. Dans la droite ligne de ses prédécesseurs, le scénario négaWatt 2017-2050 est un exercice riche et complexe.
La synthèse ci-dessous ne saurait faire le tour des questions qui se posent déjà et ne manqueront pas se poser à l’avenir. Elle en présente toutefois l’essentiel, depuis les points forts de ce nouveau scénario jusqu’à ses impacts environnementaux et socio-économiques, en passant par sa méthodologie et l’explication de son contenu sur la demande et l’offre d’énergie.

Synthèse du scénario négaWatt 2017-2050 (48 pages – pdf 2,6 mo)

 

La vidéo de la présentation du scénario négaWatt du 25 janvier sera prochainement disponible sur le site Internet de l’association négaWatt

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