Maisons écologiques et pas chères

Maisons écologiques et pas chères

Maisons écologiques et pas chères.

 

Construire avec des coups de main à tour de bras.

Préparation optimale, coups de main à foison, formes simples, récup’ et matériaux locaux, voici la recette d’Antonin et Sandra.

Une habitation de 100 m² ayant coûté moins de 50 000 € et autoconstruite en à peine trois ans ; voilà qui est rare. C’est pourquoi, Antonin Gaudun et Sandra Edde, les deux heureux propriétaires normands de cette maison à ossature bois isolée en bottes de paille, ne le cachent pas : ils ont dû traverser une expérience « fatigante ». Mais qui reste néanmoins un excellent souvenir.
Ainsi, bien préparé, bien accompagné, leur chantier s’est déroulé sans gros accroc

 

Et ils habitèrent la terre.

Maisonnette en pisé, une poterie géante.

Ma participation comme journaliste à La Maison écologique depuis 2009 a précédé de peu la construction de notre première maison. C’est dire si ce magazine nous a accompagnés ! Pour une fois, j’ai le plaisir d’y évoquer ma propre expérience. En 2010, nous nous sommes installés à Saint-Michel-Loubéjou, dans le Lot, dans une noyeraie. Mon compagnon Benoît Musquar, potier de profession, souhaitait construire une maison en pisé (terre banchée et damée). « J’ai aimé la sensation enveloppante de dormir dans une maison en terre au Sénégal », se souvient-il.

 

L’autoconstruction de toutes les aventures.

Ou comment construire sa maison sans aucune expérience.

Fabrice Mélet et Marianne Garel donnent foi en l’autoconstruction. Respectivement professeur de SVT et ouvrière agricole, le couple ne possédait pourtant aucune expérience. Ils compensent en s’abonnant à La Maison écologique et en lisant de nombreux ouvrages. Mais lors de leur mutation dans les Cévennes, ils caressent un vague projet d’achat de maison ancienne. Mais les tarifs ne conviennent pas à leur budget. En 2000, ils trouvent un terrain. Ils commencent alors à se renseigner et visitent de nombreuses maisons écologiques à Nîmes et Uzès. Néophytes, ils font appel à une architecte, sensée être rompue à la construction bois-paille. Ils s’avèrent mieux informés qu’elle et l’abandonnent lorsqu’elle leur propose un projet à 300 000 € alors que leur budget est de 100 000 € !

 

Pris les mains dans le bois.

Une année pour autoconstruire une maison qui respecte la RT 2012

Lorsqu’en 2012, Alexandre et Caroline Ponsardin recueillent l’expérience d’un autoconstructeur d’Eure-et-Loir, ils sont d’emblée mis en garde : « Savez-vous qu’un couple sur deux divorce en autoconstruction ? » Et pan ! Mais, pas de quoi effrayer ce jeune couple, bien décidé à construire lui-même la maison de ses rêves. Une idée qui est venue « naturellement ». A cette époque, les deux ingénieurs, jeunes parents d’un petit Owen âgé d’un an, n’ont aucune idée de ce qui les attend, mais, après avoir cherché des maisons (toujours trop chères) à rénover, ils se lancent.

 

Comme sur des roulettes.

Pour se loger à petit prix, Muriel a choisi la Tiny! Sa mini maison baladeuse de 16 m2 est montée sur remorque.

“Ma vie est plus compacte, je pèse moins sur la Terre », apprécie Muriel Fry dans un délicieux accent british. Après avoir travaillé dans les arts plastiques, elle prend sa pré-retraite suite à un licenciement et quitte l’Angleterre en 1996. Puis, elle restaure une fermette en Mayenne, puis démarre la rénovation d’une grande maison de maître dans l’Orne.

 


A la loupe

petite maison bois

Une petite maison bois dans la prairie.

Toute en bois, discrètement insérée dans le paysage et largement ouverte sur le jardin par de grandes baies coulissantes, la maison d’Aurélia Landeau et de Nathalie Pointlane invite à la détente et à la contemplation. Rencontre des propriétaires.


A la loupe

longère du Perche

La longère du Perche revisitée.

Construire selon les principes bioclimatiques en faisant la part belle au bois, tout en se pliant aux exigences d’un site classé, voila la belle réussite que révèle cette maison située aux portes du Perche. Entretien avec la propriétaire architecte.


Retour d’expérience sur 5 maisons écologiques



Construire, rénover ou encore faire construire, ce n’est pas toujours un parcours de santé. C’est souvent un long processus semé de doutes, de questionnements, de stress, mais aussi de magnifiques rencontres humaines, de belles découvertes techniques, de prise de conscience de l’impact environnemental et sanitaire de nos choix… Les travaux achevés, confortablement installé dans son logis, on profite de la pertinence de ses décisions. C’est aussi le temps du recul. Qu’ai-je réussi, serait-il possible de simplifier, quels travaux ai-je dû refaire, ce que je déconseillerais, comment j’entretiens mon écoconstruction, etc. ? Autant de questions que nous avons posées à des familles qui sont installées depuis quasiment 10 ans dans leur éco-logis. Petit bonus, les fidèles lecteurs de LME retrouveront ainsi la suite du parcours de ces cinq familles que nous avions rencontrées à la fin de leurs travaux et sur lesquelles nous avions publié des reportages dans d’anciens numéros…