Surélévation écologique pour l’amour du bois

surélévation écologique en bois à Rennes en Bretagne. crédit 10i2LA

[VIDEO] Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation à Rennes, en Ille-et-Vilaine. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

« Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Car elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Alors quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans. En outre, ces anciens infirmiers en psychiatrie ont réalisé une grande partie des travaux de surélévation eux-mêmes. Après le montage de la structure isolée préfabriquée en atelier. Cette surélévation a été conçue par les architectes locaux de 10i2LA.

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Extension à colombage: des pans de bois comme autrefois

Extension écologique à colombage dans l'Orne - crédit Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Dans la continuité du patrimoine local, cette extension à colombage ouvre grand ses portes à la récupération. Quand la construction s’abreuve des ruines alentours.

Annick et Marc découvrent cette bâtisse du bocage ornais un 1er mai. Plantée parmi de majestueux poiriers en fleurs plus que centenaires. « C’était une ferme de famille construite entre 1750 et 1850. Elle appartenait à ma grand-mère, qui la tenait de sa mère, qui la tenait de sa mère… », retrace Marc, pianiste de 61 ans. La ferme était exploitée jusqu’en 1992. Puis Marc et sa femme Annick la reprennent l’année suivante. Ensuite, ils y restaurent à l’ancienne l’habitation. Notamment grâce à la technique du colombage. « On voulait rester dans le même style qu’à l’origine et garder le cachet des bâtiments. Donc on a essayé de trouver des matériaux de récupération. » Pour un chantier dans les règles de l’art, le couple s’est fait accompagner par l’association Maisons paysannes de France.

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Extension sur pilotis

extension sur pilotis

L’ossature bois parmi les arbres perchée.

Tout en légèreté, l’extension sur pilotis de Delphine et Pierre tranche avec leur maison ouvrière en briques. En plein coeur de Compiègne, le secteur classé ne les a pas empêchés de mener un projet à leur image. Et malgré la superficie ajoutée, leur consommation de chauffage a baissé !

Bien que timide, le soleil embrase les briques de cette rue de Compiègne. Typiques de l’architecture du nord de la France, ces petits pavés de terre cuite s’empilent en maisons siamoises. Ancêtre du lotissement, ce quartier du début des années 1910 est une succession monochrome de bâtiments quasi identiques, comme sortis d’une production à la chaîne. Mais à y regarder de plus près, un portail en bois laisse entrevoir le brin de folie qui a poussé dans le jardin de Delphine Brancherie et Pierre Feissel.


Extension en surélévation

extension en surélévation

Rehausser la maison, abaisser l’addition.

La maison était extensible, mais pas le budget. Pour mener à bien leur projet, Dominique et Joël ont donc dû trouver des astuces. Pour les y aider, les architectes avec qui ils ont travaillé avaient plus d’une carte dans leur manche. « Une surélévation préserve l’intégrité des extérieurs, mais elle permet aussi de ne pas avoir à refaire d’intervention en gros oeuvre, terrassement, fondations, dalle, souligne Pierre Ledoux, du cabinet nantais Vendredi architecture. Nous avons calculé le ratio des travaux propres à l’extension : 1 180 € HT/m2. Avec une extension latérale, on aurait plutôt été autour de 1 400 € HT. »

 


Extension d’un immeuble

extension d'un immeuble

L’immeuble grandit d’un étage.

Quitte à rénover et isoler ce petit collectif défraîchi, Hélène et Rémy en ont rehaussé le toit pour transformer le grenier en un nouvel appartement, moderne et très économe en énergie.

Aujourd’hui retraités, Rémy et Hélène Loewert tenaient une blanchisserie réputée en Alsace. « On utilisait beaucoup d’eau et de calories, se souviennent-ils. C’était déjà un combat ; faire de bons résultats en utilisant moins de ressources. » Alors quand ils rachètent cet immeuble à la commune de Kaysersberg, une nouvelle bataille s’engage. « Construit en 1961, il n’avait pas bougé depuis, raconte Rémy, 68 ans. Énergétiquement, c’était une passoire ; extérieurement, il n’était pas beau. » Le couple contacte alors l’architecte Jean-Luc Thomas. « L’immeuble comprenait deux logements sur des garages en sous-sol, retrace ce dernier. Quitte à isoler la toiture, autant en profiter pour créer un troisième logement à la place du grenier. Avec le renouveau esthétique, ils ont ainsi fait d’une pierre trois coups ! »


Extension d’une maison à colombages

extension d'une maison à colombages

Des pans de bois comme autrefois.

Dans la continuité de l’histoire de la bâtisse d’origine, l’extension d’Annick et Marc ouvre ses portes aux matériaux de récupération. Quand la construction s’abreuve des ruines alentours.

Annick et Marc découvrent cette bâtisse du bocage ornais un 1er mai, plantée parmi de majestueux poiriers en fleurs plus que centenaires. « C’était une ferme de famille construite entre 1750 et 1850, qui appartenait à ma grand-mère, qui la tenait de sa mère, qui la tenait de sa mère… », retrace Marc, pianiste de 61 ans. La ferme était exploitée jusqu’en 1992, puis Marc et sa femme Annick, violoniste aujourd’hui âgée de 58 ans, la reprennent l’année suivante pour y restaurer à l’ancienne l’habitation. « On voulait rester dans le même style qu’à l’origine et garder le cachet de la maison et des bâtiments agricoles autour, donc on a essayé de trouver des matériaux de récupération. »

 


Extension en chaux-chanvre

extension en chaux-chanvre

Quand le chanvre s’envoie en l’air, c’est chaux !

Pour Surélever leur maison, Jesse et Hiroko ont craqué pour un couple aux multiples visages : la chaux et le chanvre. Décliné sous forme de blocs préfabriqués, de béton banché, d’un mélange projeté à la machine ou d’enduits, le chaux-chanvre a ouvert les portes d’un chantier sain, léger et créatif.

Rien ne prédestinait ce chantier à terminer dans les pages de ce magazine : tout a commencé avec du polystyrène. Ni sain, ni naturel, c’est pourtant ce matériau que Jesse O’Scanlan et Hiroko Ichinose ont utilisé pour isoler par l’extérieur la maison qu’ils avaient investie en 2007 à Chatou, en Île-de-France. Mais lorsqu’ils entreprennent cinq ans plus tard la surélévation de cette maison des années 1960 en parpaings creux, l’histoire n’est pas la même. Ils commencent à « se poser des questions ». Japonaise, Hiroko veut appliquer les principes du feng shui*, « ce qui nous a aussi rapprochés des matériaux naturels, que je commençais à côtoyer sur mes chantiers de restauration de patrimoine », se souvient Jesse, désormais charpentier au sein de la coopérative Alterbâtir.

 

 

 


Surélévation extension !

surelevation extension

Pour transformer un modeste pavillon en petit habitat écologique et facile à vivre, voici une recette à base d’extension, de surélévation et d’autoconstruction assistée. Sans oublier la complémentarité des propriétaires, Emily et Sébastien.

Moins célèbre et surtout moins riche que l’oncle d’Amérique, la grand-tante bigourdane possède néanmoins quelques propriétés intéressantes. Notamment une petite bicoque des années 1940, sise à Bagnères-de-Bigorre, petite ville blottie au pied des Pyrénées. Emily, la petite-nièce de 28 ans, kinésithérapeute, en atteste, elle qui a hérité de ce bien sans avoir jamais connu cette aïeule. L’héritage tombe à pic pour elle et son compagnon, architecte écolo. « Nous revenions d’un voyage pendant lequel nous avions fait du woofing pour travailler dans des fermes, sur des chantiers (terre, paille…), relate Sébastien Bonnier. Nous allions pouvoir nous poser, mettre en oeuvre chez nous les techniques écologiques que nous avions découvertes. Et fonder une famille. »

 


Surélévation en bois

surélévation en bois

Les jeux de la matières ont tout pour plaire.

Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans.

 


Extension en coque de bateau

extension en coque de bateau

Une nouvelle cuisine renversante.

Accostée sur une île du Morbihan, l’Atypique extension d’Odile, en forme de coque de bateau renversée, navigue entre toiture végétalisée, charpente marine hors normes et une attention aux détails qui file la métaphore navale.

Sans mauvais jeu de mots, cette extension en coque de bateau renversée a fait chavirer mon coeur. Laissez-moi reprendre mon souffle, que je vous présente ma bien-aimée. Elle se niche au creux d’un bois qui plonge tête la première dans une époustouflante vue sur l’océan breton. À mon grand désespoir, le coeur de cette belle insulaire est déjà pris ; elle héberge Odile, dynamique photographe de 63 ans. « La mer, je suis tombée dedans quand j’avais 2 ans et je n’en suis jamais ressortie », sourit Odile. Née en région parisienne, elle a fini par larguer les amarres sur une île du Morbihan. Passée l’immense baie vitrée, on se croirait dans la cale d’un navire.