Equipements de protection individuelle (EPI)



Les EPI – équipements de protection individuelle – sont les équipements qui protègent physiquement les participants au chantier, que ce soit vous ou les ouvriers. Si les professionnels doivent s’équiper pour être en sécurité, vous qui avez moins d’expérience le devez encore plus !

Selon les lots, les professionnels n’auront pas toujours les mêmes EPI. Renseignez-vous pour vous rapprocher au mieux de leurs protections, et n’hésitez pas à en ajouter si cela vous semble nécessaire.
La majorité du temps, il vous faudra :

  • Une côte de travail épaisse pour protéger le corps des griffures, coupures, brûlures…
  • Un casque si vous chutez ou que quelque chose vous tombe dessus.
  • Des lunettes de protection, notamment pour la poussière de bois et celle de l’isolation.
  • Une protection auditive. Un chantier est pleins d’outils bruyants qui détériorent l’ouïe.
  • Des gants fins mais résistants afin d’éviter les griffures, coupures, brûlures…
  • Des chaussures de sécurité.
  • Un masque pour la poussière de bois et celle de l’isolation.

 

Questions à se poser

– Puis-je réaliser chacune des étapes de mon chantier sans risques ? Sinon, mieux vaut faire appel à des professionnels pour les lots les plus dangereux.

Points de vigilance

– Ayez toujours une trousse de premier secours et un téléphone à portée de main.

– Si vous devez travailler en hauteur, achetez ou louez un harnais et un échafaudage.

– Choisissez des outils de qualité pour limiter les risques.

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Livre : Ils ont construit leur maison

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Cloisonnement intérieur



Les cloisons servent à séparer visuellement, acoustiquement et parfois thermiquement deux espaces. Elles n’ont pas un rôle structurel comme les murs porteurs, mais ont cependant un rôle à jouer dans la régulation de l’hygrométrie et de l’inertie au sein du bâtiment. Pour finir, elles doivent également avoir une bonne résistance afin de supporter les différents meubles de l’aménagement intérieur, éléments décoratifs ou tout autre élément qu’on désire accrocher au mur.

Si dans la très grande majorité des cas, les cloisons sont réalisées avec du BA13, doublé ou non, monté sur rail métallique et parfois de la laine minérale, ce n’est clairement pas la combinaison idéale en ce qui concerne le bilan énergétique… Voici quelques idées pour cloisonner votre maison de manière écologique :

 

Cloisons à ossature bois
  • Les montants : Au lieu d’utiliser du métal comme on le fait le plus souvent, optez pour du bois.
  • Le remplissage : On le fait avec un isolant qui peut être industriel (fibre de bois, ouate de cellulose…) ou fait maison : sable, terre-paille, copeaux de bois…
  • Les parements intérieurs (Fermacell®, lambris…)

 

Le bois
  • Les « parpaings » de bois : ils peuvent être réalisés dans une multitude d’essences (mélèze, pin, chêne, châtaigner, frêne, hêtre…) mais on les trouve essentiellement en douglas. Ils se montent très facilement grâce à leur système d’emboîtement.
  • Le bois cordé : il s’agit de bûches sèches découpées à la largeur du mur qu’on monte avec un mortier à la chaux. Rustique et économique, cette méthode laisse cependant apparaître des petits jours entre le mortier et le bois lors du séchage, ce qui laisse notamment passer le bruit. À utiliser donc pour un espace qu’on veut séparer visuellement, mais pas acoustiquement.
  • La brique de terre compressée : Avec une inertie très forte, elle sera très intéressante posée derrière un poêle à bois ou en face d’une baie vitrée par exemple. On lie les briques entre elles avec un mortier à base de terre et de sable.

 

Et l’isolation ?

Il n’est pas obligatoire d’isoler une cloison intérieure. Cependant, cela améliore le confort acoustique. Si vous faîtes le choix d’isoler, choisissez des matériaux biosourcés qui ne s’affaissent pas, comme des panneaux semi-rigides de fibre de bois, de chanvre, de la ouate ou du coton recyclé…

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Dossier : Cloisons écologiques, séparations réussies !
Monter un mur en briques de terre cuite
Pas à pas : cloison bois et terre

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Eau Chaude Sanitaire (ECS)



L’eau chaude sanitaire est le lot d’un chantier qui consiste à installer la production et le réseau de distribution d’eau chaude dans la maison pour alimenter douches, baignoires, lavabos, éviers…

Les progrès en matière d’isolation ont permis de diminuer considérablement la part du chauffage dans les consommations d’une maison neuve, et aujourd’hui c’est souvent l’eau chaude sanitaire (ECS) qui se trouve être le poste le plus énergivore. Ainsi, le choix du système d’eau chaude n’est pas à prendre à la légère !

Les principaux systèmes les plus écologiques :

 

Chauffe eau solaire

Un chauffe eau solaire permet de combler 50 à 70% des besoins en ECS sur l’année. Des panneaux solaires thermiques sont installés le plus souvent sur le toit, où les rayons du soleil viennent réchauffer un fluide caloporteur, qui transmet ensuite les calories dans le ballon d’eau chaude via un échangeur. Un chauffe-eau solaire pour 4 à 6 personnes coûte entre 4000 et 6000 € HT (pose comprise) mais il faut ajouter un appoint pour couvrir 100% des besoins, généralement un simple résistance électrique dans le haut du ballon.

 

Bouilleur bois

Un bouilleur peut être installer dans un poêle, un foyer fermé ou une cuisinière fonctionnant au bois. L’eau circule à l’intérieur et s’y réchauffe. Ce circuit alimente ensuite le ballon d’eau chaude. Mais il faut un autre appareil lorsqu’on ne chauffe pas la maison. Ce système, qui fait également office de chauffage, coûte entre 2000 et 15 000 € HT

 

Le chauffe-eau thermodynamique

C’est en réalité une petite pompe à chaleur – fonctionnant à l’électricité – qui utilise les calories de l’air. La performance dépend de la température de l’air où sont prélevées les calories. Il est ainsi pertinent de choisir un modèle raccordable sur la sortie de la VMC pour y récupérer le plus de chaleur possible. Pour un ballon de 300L (famille de 4 à 6 personnes), comptez 1800 à 4000 € HT.

Questions à se poser

N’ai je pas sur-dimensionné mon ballon d’eau chaude ? Plus mon ballon est grand, et plus il y aura de déperditions et de besoins en énergie.

Le surcoût engendré par la sur-isolation de mon ballon, s’il est en zone non chauffée, ne sera-t- il pas amorti avec les économies d’énergie engendrées ?

Points de vigilance

Attention à la température de votre eau : en dessous de 55°C, il y a des risques de légionelle dans les eaux stagnantes. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vérifier que votre chauffe-eau est équipé d’un système qui monte régulièrement en température pour éviter tous risques d’infection.

Installez de préférence votre ballon dans une pièce chauffée et au plus près des points d’utilisation. Cela réduira le coût de l’installation et minimisera les pertes de chaleur dans les réseaux.

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Indispensable chauffe-eau solaire ?
Chauffe-eau solaire monobloc
Le chauffe-eau thermodynamique à l’épreuve

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Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également entre couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut-être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffant, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement, c’est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez donc un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3, en dessous mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche par exemple), et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Mais surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

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Dossier : tous à poêle !
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Chauffage solaire


Isolation



Il existe deux types d’isolation : l’isolation phonique permet d’atténuer les nuisances sonores, tandis que l’isolation thermique sert à limiter le transfert de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment en hiver, et inversement en été. Une maison bien isolée procure un meilleur confort à ses occupants et permet d’avoir des factures de chauffage moins élevées, voire quasi nulles.

En vrac, en rouleau, sous forme de plaque, de bille ou encore d’enduit, il existe de nombreuses méthodes d’isolation réalisables par un artisan ou en autoconstruction. Dans une paroi, l’isolation se trouve soit du côté extérieur, où elle est alors protégée d’un parement extérieur, soit du côté intérieur, revêtue par un parement intérieur (Placo®, Fermacell®…). On trouve également des solutions techniques où l’isolant est placé au centre de la paroi (entre ossature bois). Dans le cas particuliers des monomurs, un seul et même élément constructif assume à la fois les fonctions d’isolation et de mur porteur, d’où le terme monomur.

 

Il existe trois grands types d’isolants :

  • les minéraux (comme la laine de roche)
  • les synthétiques (par exemple le polystyrène)
  • les biosourcés.

 

Ces derniers peuvent être d’origine végétale (laine de chanvre, de bois…), animale (laine de mouton) et ceux issus du recyclage (textiles, ouate de cellulose, de carton…). Les biosourcés sont bien sûr à privilégier autant pour leur bilan environnemental et social. que pour leurs caractéristiques techniques objectivement supérieures : durée de vie, inertie thermique, bonne gestion des flux de vapeur d’eau (perspirance), non toxicité…

Questions à se poser

Quelle épaisseur dois-je et puis-je mettre en œuvre ?

L’isolation extérieure, plus efficace thermiquement, est-elle possible dans mon cas ?

Liège, chanvre, lin, paille, ouate de cellulose… Quels isolants choisir ?

Points de vigilance

Une bonne isolation n’est efficace que si elle est associée à une bonne étanchéité à l’air.

L’isolation doit corriger un maximum de ponts thermiques. Réfléchissez-y dès la conception.

Dans le cadre d’un projet passif ou une rénovation de maison ancienne, faites appel à un bureau d’études thermiques qui vous aidera à trouver des solutions adaptées.

Sélection d’articles/dossiers pour Isolation :

Hors-série : Guide pratique de l’isolation écologique
Dossier : L’isolation écologique des combles
Dossier : Isoler avec les produits de la nature

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Murs Porteurs



Un mur porteur est destiné à supporter la charpente ainsi que les planchers du bâtiment. En outre, il évite les déformations par effet de poussée horizontale. Il est généralement constitué d’un élément de maçonnerie (brique de terre cuite, parpaing…), mais on trouve également des versions plus écologiques en béton cellulaire, ossature bois ou encore en terre crue. Il est recouvert d’un parement extérieur, d’un revêtement intérieur et d’un isolant. Il existe aussi des murs porteurs à l’intérieur des maisons qu’on appelle mur de refend.

Même si les murs sont dans notre pays le plus souvent construits en parpaings, d’autres matériaux bien moins énergivores existent heureusement :

 

Brique alvéolaire

Elle est principalement composée d’argile cuite et d’air. Sa structure lui permet d’être à la fois un élément porteur et un isolant (λ* aux environ de 0,11) grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles. On l’appelle aussi parfois brique monomur.

 

Bois massif

Il s’agit de panneaux fabriqués à partir de planches de bois (souvent de l’épicéa) contrecollées et croisées afin de décupler leurs propriétés mécaniques. C’est une façon de construire très rapide (quelques jours suffisent pour l’enveloppe d’une maison).

 

Béton cellulaire

Fabriqué à partir de sable, chaux hydraulique, poudre d’alumine, de ciment naturel et d’eau, les blocs sont très aérés. Une fois sec ils sont très légers et possèdent de bonnes performance thermiques (λ* aux environ de 0,12). On le trouve sous forme de blocs prêts à poser.

 

La terre crue (bauge, pisé…)

Différentes techniques traditionnelles permettent de construire avec de la terre crue et peuvent nécessiter différents adjuvants (fibres végétales, cailloux, eau…), proportions d’argile et moyens de mise en œuvre. On peut extraire la terre argileuse sur place, ce qui permet de faire l’économie du matériau.

 

Ossature bois

C’est une structure en bois que l’on vient remplir avec l’isolant souhaité. Attention toutefois, le bois est plus conducteur que l’isolant et peut donc créer des ponts thermiques. Il est ainsi intéressant de doubler l’ossature bois par une isolation extérieure. C’est un mur porteur idéal si l’on souhaite aller vite car il n’y a pas de temps de séchage et il est possible de préfabriquer les murs en atelier.

 

*λ (lambda) : conductivité thermique d’un matériau en W/(m.K). Plus λ est faible, plus le matériau est isolant. À titre de comparaison le λ du parpaing est d’environ 1 W/(m.K).

Questions à se poser

Quelle technique choisir ? Votre choix se fera en fonction de vos préférences personnelles pour tel ou tel matériau, la durée du chantier gros œuvre souhaitée, vos savoir-faire, votre outillage…

Souhaitez-vous gérer l’inertie de votre maison via les murs porteurs ? Si oui, choisissez une maçonnerie avec une isolation par l’extérieur. Si non, pensez à l’apporter par un autre biais comme avec le choix de vos fondations ou de vos cloisons.

Points de vigilance

C’est un lot qui est souvent confié aux professionnels pour bénéficier de leur assurance décennale (très important en cas de revente notamment).

Si vous souhaitez construire vos murs porteurs vous-même, formez-vous : stages par des entreprises ou associations, chantiers participatifs…

Sélection d’articles/dossiers pour Murs porteurs :

Dossier : Construire en bois
Enquête : les murs en paille porteuse
Dossier : Construire en monomur


Charpente



La charpente est l’élément de la maison sur lequel va reposer la couverture (formant ensemble la toiture). Même si elle est située en haut du bâtiment, elle a tout de même un rôle structurel important pour l’ensemble de la tenue du bâti. Une charpente est la plupart du temps construite en bois pour les constructions individuelles.

Voici les charpentes les plus répandues en construction neuve :

 

Traditionnelle

Inspirée d’une manière de bâtir séculaire, la charpente traditionnelle est définie comme la plus belle par les connaisseurs. Elle est composée de fermes qui supportent des pannes et des chevrons.

 

Fermette (ou charpente industrielle)

Elle est constituée de bois de faible section lié par des connecteurs d’aciers, le tout préfabriqué en atelier. Si cette technique est moins onéreuse que la précédente, les combles ne sont cependant pas utilisables. Des fermettes en acier existent également et sont utilisées notamment dans le milieu agricole.

 

Chevrons porteurs

Pour combiner charpente de qualité, utilisation de l’espace disponible et bonne isolation, la méthode des chevrons porteurs peut être utilisée. Il s’agit de larges supports de couverture qui font à la fois office de pannes et de chevrons. Ils reposent sur la pane faîtière et le pannes sablières.

 

Lamellé collé

La charpente en lamellé collé est aujourd’hui peu utilisée à cause de son coût (environ 1,5 fois plus cher qu’une charpente en bois massif). Fabriquée à partir de lames de bois collées les unes aux autres et serrées avec des presses hydrauliques, cette charpente permet de faire des prouesses architecturales en cas de grandes portées.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix ? Budget ? Rapidité d’exécution ? Optimisation de l’espace ?

Dans tous les cas, ne lésinez pas sur la qualité et la solidité du bois pour votre charpente.

Points de vigilance

Pensez à la façon dont vous isolerez votre toit avant de décider du type de charpente : une fermette ne s’isole pas de la même manière qu’une charpente traditionnelle.

Lors de la conception de la charpente, il faut tenir compte de la trémie destinée à la sortie de cheminée.

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Reportage : construction avec charpente apparente
Avis d’expert : le lamellé-collé
Charpente sans insecte : traitement du bois

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Couverture



La couverture est la partie apparente de la toiture, qui recouvre et protège la charpente et l’isolation du toit.

Elle doit être à la fois étanche et résistante, sans pour autant en oublier l’esthétique. Il existe de nombreux matériaux de couverture à choisir selon les règles d’urbanisme locales, ses préférences et son budget : tuile en terre cuite, ardoises, zinc… Mais pas seulement ! Avant d’arrêter votre choix sur ces techniques conventionnelles, jetez un œil aux possibilités qui s’offrent à vous.

Couvertures conventionnelles

Une couverture conventionnelle (terre cuite, ardoise) peut être considérée comme écologique à condition que les matériaux soient exploités et fabriqués localement. Si c’est encore le cas pour les tuiles de terre cuite, l’ardoise n’est cependant plus fabriquée en France et est importée d’Espagne. Ces méthodes sont connues de tous et ces matériaux seront proposés par tous les couvreurs.

 

Chaume

Très présents jusqu’au XVIIIème siècle, les toits de chaume reposent sur une technique avec des spécificités selon les régions. Il s’agit d’une couverture de roseaux, de paille de blé ou de seigle, de jonc, de genêts…. C’est également un isolant naturel aussi bien au niveau thermique qu’acoustique. S’il est bien réalisé, un toit de chaume est très résistant au feu. La pente de la toiture doit être au minimum de 40% pour évacuer les eaux pluviales et éviter les moisissures. Sa durée de vie est d’environ 40 ans, mais après 15 ans il faut l’entretenir tous les trois ans pour éliminer les chaumes endommagés.

 

Bardeau de bois

Les bardeaux, également appelées tavaillons, sont de petites tuiles de bois qui sont clouées ou chargées de pierre pour recouvrir un toit ou une façade. En chêne, châtaignier, mélèze ou épicéa par exemple, la longévité d’un toit en bardeaux peut être de 40 à 80 ans. La pente doit être au minimum de 30%. Cette technique assure une excellente résistance aux intempéries et existe aujourd’hui sous deux formes : les bardeaux fendus ou sciés. Le premier, traditionnel, offre un aspect plus rustique et une meilleure durée de vie par rapport au second, un peu moins onéreux, qui donnera une ambiance plus moderne aux maisons.

 

Toit végétalisé

En plus de participer à la purification de l’air, à la création d’écosystème et à la photosynthèse, une toiture végétalisée vous garantit un bon confort d’été et contribue à la lutte contre les îlots de chaleur en milieu urbain. De plus, le système racinaire retient jusqu’à 50% des eaux pluviales, et limite donc le rejet d’eau sur la parcelle. En cas de fortes pluies, il a un effet tampon évitant l’engorgement des réseaux d’évacuation. Il y a trois types de toits végétalisés :

 

  • Intensif : c’est littéralement un jardin sur un toit ! On peut y trouver aussi bien des petits arbres, des buissons, de l’herbe, des fleurs… Le béton est le seul support possible pour supporter un tel poids. L’entretien est important (2 tailles ou plus selon les végétaux choisis).
  • Extensif : c’est un tapis végétal qui ne nécessite pas d’entretien régulier. Le support peut être en bois, acier ou béton. On limite le nombre d’espèces de végétaux en favorisant les plantes horticoles ou sauvages.
  • Semi-intensif : À mi-chemin entre les deux précédents, cette technique permet d’utiliser un plus grand éventail de végétaux, comme des plantes couvre-sol par exemple.
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Dossier : toiture végétale
Dossier : nos meilleures toitures

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Isolation naturelle en ouate de cellulose

vidéo d'un chantier d'isolation en ouate de cellulose

[VIDEO] Des isolants écologiques moins chers que leurs homologues « conventionnels » ? C’est bien sûr possible! Et dans la grande famille des isolants écologiques, ceux qui s’en sortent le mieux économiquement sont les isolants en vrac: ouate de cellulose, chènevotte de chanvre, fibre de bois, de carton ou de chanvre, liège, laine de mouton, ouate de coton, perlite…

Suivez pas à pas dans cette vidéo un chantier d’isolation écologique en ouate de cellulose.


Retrouvez notre enquête “L’isolation naturelle craque pour le vrac” dans le magazine La Maison écologique n°96, disponible en kiosques ou sur commande en cliquant ici. Également en version digitale en téléchargeant notre application sur l’App Store ou Google Play.