Écorénovation : la maison des mille et une vies

rénovation écologique en paille et récup'

[VIDÉO] Pour leur écorénovation en pays gascon, Élisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels. Le plus souvent on ne peut plus locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans la maison aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Mais difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Élisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. La partie centrale du bâtiment date de 1797. Un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. Les frais étaient minimisés, ils ont fait avec du bois de récup’. » Voilà pour les trois premières vies – au moins.

 

Techniques d’écorénovation bouillonnantes

Le chantier de Loïc et Elisabeth s’est étalé sur 5 ans. Durant cette période, ils ont travaillé à 50% sur leur maison et à 50% en dehors. Et avec un petit budget de 53000 €, ils ont remis en état la maison, isolé les murs avec un mélange de terre-paille allégé (25 cm) ou, selon les parois, de la laine de bois. Le couple s’est également essayé aux fondations en chaux et bambou, au béton de paille et chaux, aux adobes (brique de terre crue) en haut de mur et même à l’isolation en laine de mouton brute, lavée, cardée, séchée et traitée sur place ! Enfin, grâce à un chantier-école de l’association Pierre et Terre, ils ont autoconstruit leur chauffage : un poêle de masse avec banquette…

« Faire soi-même permet d’expérimenter ce qu’on veut, apprécie le couple. Et de savoir ce qu’on ne refera pas, comme le travail sur la laine de mouton brute ! »

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez notre reportage complet sur cette rénovation dans le magazine La Maison écologique n°102. En kiosques jusque fin janvier 2018 ou sur commande ici.

Et pour ne manquer aucune de nos vidéos, abonnez-vous à notre chaîne Youtube !

 

 


Rénover : La maison des mille et une vie

maison biodégradable

La maison des mille et une vie.

Pour leur restauration en pays gascon, Elisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels, souvent on ne peut plus locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans la maison aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Elisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. Tout d’abord, la partie centrale du bâtiment date de 1797. Ensuite, un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. Les frais étaient minimisés, ils ont fait avec du bois de récup’. » Voilà pour les trois premières vies – au moins.


Réemploi nouveau gisement pour le bâtiment

Le réemploi dans le bâtiment

Quand le déchet devient ressource.

Complémentaires au recyclage, les matériaux issus de la déconstruction apparaissent désormais comme un gisement de ressources. Sous l’impulsion d’acteurs, collectifs d’ architectes et structures issues de l’économie sociale, une filière professionnelle se constitue autour du réemploi.Le secteur de la construction et les collectivités commencent à intégrer la question du réemploi qui bouscule les règles de conception et de réalisation des projets. Toutefois, des verrous réglementaires, psychologiques et organisationnels font obstacle au développement de ces pratiques innovantes. À l’échelle de l’habitat individuel, les particuliers intègrent la récupération de matériaux, dans une logique alliant économie et écologie. Locaux, non standards, ces matériaux libèrent l’imagination des concepteurs et des constructeurs.


Exterieur : Construire une terrasse en bois et autres aménagements

construire une terrasse en bois

Construire une terrasse en bois, même les fondations.

Bricoleur apprenant, il n’était pas gagné que je réussisse à construire une terrasse en bois avec zéro béton. Un soir, mon fils de 5 ans m’a dit : « Papa, j’ai dit à mes copains que tu allais faire une terrasse en bois sans béton. Ils étaient impressionnés et moi, je suis fier de toi, c’est trop bien de faire tout écologique ! » Cette phrase a eu l’effet d’un coup de pied aux fesses : en effet « c’est possible de faire autrement ».

Aménagement contemporain en pierres sèches.

Commencé en 2009, ce chantier d’aménagement extérieur d’un mas cévenol est devenu un lieu de création, d’expérimentation sur la construction en pierres sèches. Au départ, le projet consistait simplement à créer des terrasses sur le terrain pentu.

Récup’ à l’aise dans ma chaise.

Après la construction de sa maison en bois et paille de lavande (lire Lme 92), il reste à Fred Bruas un lot de voliges en douglas et mélèze. Il commence par fabriquer des sièges « bain de soleil ». Puis, après avoir vu une photo de siège confident Second-Empire, l’idée lui vient d’en faire un modèle allongé.


Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite