Bardage en bois brûlé et matériaux bruts pour cette rénovation écologique en ville

Rénovation écologique en ville à base de bardage en bois brûlé et matériaux bruts, à Vannes. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Le bardage en bois brûlé de cette rénovation en fait craquer plus d’un. Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont laissé apparents les matériaux bruts.

Après cinq ans à la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils voulaient lumière et chaleur. « On ne visitait pas les maisons si elles n’étaient pas bien exposées », se souvient Katia. En outre, Jean rêvait d’une maison sans chauffage. Mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse suffit à chauffer les trois niveaux de la maison. « On peut aller partout dans la maison sans ressentir de changement de température. C’est extrêmement agréable », apprécie-t-elle. Les six mois de travaux ont été assurés en autoconstruction et par des entreprises (SARL Guyot, etc.). Originalité qui intrigue les voisins: une façade est bardée de bois brûlé.

Une nouvelle jeunesse pour cette maison du centre-ville de Vannes (Morbihan). Quand elle l’achète en 2013, la famille Guêné-Bruneau ne tombe pas sous le charme des vieilles moquettes. Ni du carrelage démodé et des façades « moches ». Ni du chauffage au gaz et de l’organisation antibioclimatique. D’abord, cuisine et salle de bains au sud avec de toutes petites fenêtres. Ensuite, pièces de vie ouvertes sur le nord… Pas question pour autant de faire table rase du passé. « On voulait laisser la maison le plus possible en l’état, donc garder les matériaux bruts », insiste Jean.

Pour en savoir plus, retrouvez notre reportage complet sur cette maison rénovée dans le magazine La Maison écologique n°103. En kiosques jusqu’à fin mars 2018 ou sur commande ici.

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Écorénovation : la maison des mille et une vies

rénovation écologique en paille et récup'

[VIDÉO] Pour leur écorénovation en pays gascon, Élisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels. Le plus souvent on ne peut plus locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans la maison aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Mais difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Élisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. La partie centrale du bâtiment date de 1797. Un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. Les frais étaient minimisés, ils ont fait avec du bois de récup’. » Voilà pour les trois premières vies – au moins.

 

Techniques d’écorénovation bouillonnantes

Le chantier de Loïc et Elisabeth s’est étalé sur 5 ans. Durant cette période, ils ont travaillé à 50% sur leur maison et à 50% en dehors. Et avec un petit budget de 53000 €, ils ont remis en état la maison, isolé les murs avec un mélange de terre-paille allégé (25 cm) ou, selon les parois, de la laine de bois. Le couple s’est également essayé aux fondations en chaux et bambou, au béton de paille et chaux, aux adobes (brique de terre crue) en haut de mur et même à l’isolation en laine de mouton brute, lavée, cardée, séchée et traitée sur place ! Enfin, grâce à un chantier-école de l’association Pierre et Terre, ils ont autoconstruit leur chauffage : un poêle de masse avec banquette…

« Faire soi-même permet d’expérimenter ce qu’on veut, apprécie le couple. Et de savoir ce qu’on ne refera pas, comme le travail sur la laine de mouton brute ! »

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez notre reportage complet sur cette rénovation dans le magazine La Maison écologique n°102. En kiosques jusque fin janvier 2018 ou sur commande ici.

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Enquête : poêles de masse autoconstruits

poêles de masse autoconstruits

Poêles de masse autoconstruits, satisfaction ou désillusion ?

Efficace, propre, agréable, le poêle de masse a ses adeptes. Son autoconstruction se répand, mais à l’usage, le résultat est-il à la hauteur ? Retours d’expérience…

Le poêle de masse a la classe. Lors d’une flambée de deux heures, ses matériaux lourds stockent une grande partie de la chaleur, puis la restituent pendant 12 à 24 heures. Un système à haut rendement. Mais cette oeuvre de maçonnerie coûte cher. Une des raisons qui poussent nombre d’autoconstructeurs à se lancer. Plusieurs structures proposent des stages pour apprendre à les réaliser : Oxalis, Feu vivant, L’Éco-maison, La Maison en paille et autres artisans poêliers. Mais à l’usage, sont-ils satisfaits de leur poêle de masse PDM pour les intimes) fait maison ?


Chauffage au bois : les poêles de masse

les poêles de masse

Une chaleur douce à coup de masse.

Les poêles de masse permettent de concilier chaleur agréables, combustible économique et corvées de recharge de bois peu fréquentes.

Le poêle de masse, tout le monde en rêve ! Alimenté par des bûches, il fonctionne non pas par convection mais majoritairement par rayonnement. Il ne chauffe donc pas l’air mais des masses (murs, sols…) capables de conserver la chaleur et de la restituer sur le long terme. Conséquences : il procure une chaleur douce, constante, homogène, sans « courants d’air » pendant 12 à 24 heure. Il est en outre très économe en bois.

Mais si tous les amateurs de chauffage à bûches n’ont pas leur poêle de masse, c’est que l’investissement de départ est important.

 

 


Construire

autoconstruction maison

Une haie d’honneur pour la charpente.

Vue de l’extérieur, rien n’y paraît. A l’intérieur de la maison, surprise… La charpente est entièrement apparente : de quoi ravir le charpentier Mickaël Ménard ! La structure bois, souvent dissimulée au fil des travaux dans le complexe isolant, a ici la part belle.


Poêles de masse artisanaux, les recommandations de l’Ademe



Chauffage. Un récent rapport de l’Ademe* fait le point sur les poêles de masse construits sur mesure. L’objectif : « clarifier le statut réglementaire et normatif (…) et évaluer les niveaux de performances pour statuer sur leur éligibilité dans les dispositifs existants », entendez le crédit d’impôt transition énergétique et la TVA réduite. Les auteurs concluent que la norme EN 15544 Poêles en faïence, poêles en maçonnerie fabriqués in situ, largement utilisée puis validée en conditions réelles en Autriche et en Suisse, est adaptée au contexte français et qu’elle permet même de garantir de meilleures performances que sa cousine EN 13240, utilisée pour les poêles à bois classiques. On lit également que la norme EN 15544 est « quasiment impossible à mettre en œuvre sans l’utilisation d’un logiciel de calcul ». Les poêliers autrichiens et suisses utilisent pour cela l’outil BASIC 2+, qui est désormais disponible en France, avec une courte formation, auprès de la Fédération française des poêliers atriers.
Les recommandations de ce rapport seront vraisemblablement suivies par les services des impôts. Ainsi, pour bénéficier des aides de l’État, il faudra a priori passer par un professionnel détenteur d’une licence de ce logiciel et agréé par la Fédération française des poêliers atriers. Échéance envisagée : 2018.

* rapport final_Les poêles de masse artisanaux en France 2016_11_25


Rénover

renovation ecologique pas cher

Éco-rénover à MOINS DE 500 € par mètre carré.


Cette écorénovation en autoconstruction d’une ferme du Haut-Forez montre une astucieuse combinaison de persévérance, de techniques traditionnelles, de matériaux naturels et de réemploi. Éloge de la patience et de la frugalité.


Les Poêles de masse rayonnent et nous séduisent.

poêle de masse

Poêle de masse.

Parmi les poêles à bois, il est un type de chauffage qui se démarque de tous les autres, c’est la poêle de masse, parfois appelé aussi poêle à inertie ou à accumulation, ou encore poêle radiant ou rayonnant… Bien que peu connu encore dans l’hexagone, il subjugue par ses performances et par le confort unique qu’il procure grâce à son rayonnement.