Construction paille, participez au développement

Construction paille - Up Straw 2019

Permettons aux bottes de paille de faire reconnaître leurs performances environnementales en tant que matériau de construction !

Dès 2021, une nouvelle réglementation du bâtiment va entrer en application en France. Elle remplacera la Réglementation Thermique 2012 (RT2012). L’obtention des permis de construire, notamment, est conditionnée au respect des critères de cette réglementation. Cette nouvelle réglementation se nommera la RE2021 (Réglementation Environnementale 2021).

En plus d’être légèrement plus ambitieuse que la réglementation de 2012 sur les performances thermiques des bâtiments, cette nouvelle norme introduit la notion de performance environnementale. Cela signifie, que pour être conformes, les constructions devront justifier de leurs impacts sur plusieurs paramètres environnementaux. Ces paramètres sont détaillés dans des fiches réalisées selon une norme et des processus bien définis. Il s’agit des FDES pour Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire.

Vous l’avez compris, sans FDES de qualité, la botte de paille dans la construction est en péril… et la FDES “Botte de paille” arrive à échéance de validité !

Soutenez la rédaction des nouvelles FDES

 

Botte de paille pour la construction © ARPE BN
© ARPE Basse Normandie

 

La prochaine FDES concernera non seulement la botte de paille ordinaire mais aussi, la réalisation de 3 FDES complémentaires pour :

  • Les bottes de paille “fabriquées à façon”, produites en atelier
  • Les bottes produites à partir de paille en “agriculture biologique”
  • La paille hachée pour l’utilisation en vrac

Ces 4 FDES collectives, en cours de rédaction, rendront possible le recours à ces pratiques pour TOUS les acteurs.

La moitié du coût est soutenu par des fonds publics, l’autre moitié dépend des acteurs de la filière et de leurs soutiens…
Pour contribuer, rendez-vous ICI (les contributions des particuliers et des entreprises sont fiscalement déductibles)


Eau de pluie: pour que la consommer coule de source!

Vidéos épisodes 170 et 171 de L'Archi Pelle sur l'eau de pluie avec Pierre L'écoleau

VIDÉOS. Collecter, traiter et consommer l’eau de pluie légalement.

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à visionner ces deux vidéos. L’Archi Pelle les a publiées en juillet 2020 (épisodes 170 et 171).

Dans ces deux vidéos publiées par L’Archi Pelle, vous suivrez Pierre l’écoleau. En effet, militant de longue date pour l’eau de pluie, il est un expert reconnu de l’autonomie en eau. Lire la suite


Construisez votre autonomie avec Nerzh Nevez

stages autonomie énergie avec Nerzh Nevez

Avec Nerzh Nevez, libérez les énergies pour devenir autonome

de Marie-Emmanuelle Grignon en partenariat avec le magazine Eco-Bretons (web média des transitions écologiques en Bretagne)

Adeptes du DIY et de l’autonomie, participez aux stages organisés par Nerzh Nevez. Au programme, fabrication de butaphone avec une bouteille de gaz, de Rocket Stove (réchaud à bois) ou encore d’éolienne domestique de type Pigott en chantier collectif.

Apprendre à fabriquer une éolienne domestique de type Pigott ? Un « Rocket Stove » (foyer à bois efficient) ? Un « butaphone » (instrument de musique à partir de bouteilles de gaz recyclées) ? C’est possible grâce à Nerzh Nevez. Cette auto-entreprise bretonne propose toute l’année des stages, dont l’objectif est « d’apprendre en faisant », explique Laurent Aubertin, le fondateur de la structure. Ce passionné d’autonomie énergétique organise ainsi de nombreuses formations dans des lieux de transitions écologiques, comme par exemple à l’Ecocentre du Tregor (22), ou encore au Bois du Barde à Mellionnec (22). Il intervient également en tant que formateur pour certaines entreprises, ou encore à la demande chez des particuliers, pour des chantiers participatifs par exemple.

 

Butaphone, éolienne Pigott et fabrication de Rocket Stove © Nerzh Nevez
Fabrication de Rocket Stove, éolienne Pigott et Butaphone  © Nerzh Nevez

 

Apprendre à devenir autonomie

En suivant un des stages proposé, chacun peut repartir avec un objet qu’il a fabriqué. Mais également apprendre, découvrir ou perfectionner des techniques qui pourront être utiles pour devenir plus autonome. C’est le cas notamment lors des sessions de maintenance d’éolienne Pigott, qui ont lieu chez des particuliers qui en possèdent une. « Cela permet aux personnes intéressées de venir sur place voir comment ça se passe, et trouver réponses à des questions sur le bruit, les relations de voisinage, l’entretien de l’éolienne… », précise Laurent Aubertin. Les sessions sont accessibles à tous, moyennant finances. Comptez par exemple 140 € pour un stage de deux jours autour du butaphone (que vous emporterez à la fin), ou encore 350 € pour quatre jours de fabrication de Rocket Stove.

« Le public qui participe est très varié. On a par exemples des parents qui font l’école à la maison et qui viennent avec leurs jeunes enfants, des artisans qui veulent se former aux énergies renouvelables, des bricoleurs qui veulent souder, des personnes intéressées par l’objet en lui-même… Et les femmes sont largement représentées ! », note Laurent.


Autoconstruire : Un an pour écoconstruire à budget riquiqui

écoconstruire en un an

Deux ans de conception pour seulement un an de travaux

Ces deux aides-soignants du Maine-et-Loire ont menés à bien leur projet tout en respectant leur budget ultra-serré. Une prouesse relevée sans pression et avec passion.

Autoconstruction rime souvent avec tensions, exténuation, séparation. Mais pas dans le dictionnaire de Lydie et Jean- Charles Noguès. Les pièges ne manquaient pourtant pas pour ce couple d’aides-soignants qui a mené son chantier en autoconstruction quasi totale sur un an seulement, tout en gardant leurs emplois à plein temps et en élevant leurs trois premiers enfants. Sans aucun retard, ni dépassement d’un budget très serré, leur projet a plutôt rimé avec parfaite sérénité. Un exploit qui ne doit rien au hasard…

« On a emménagé en 2010 après un an de travaux, incluant la maison, l’atelier et les aménagements extérieurs, mais on a d’abord consacré deux ans à la préparation du projet, réfléchir à ce qui était faisable, peaufiner, dessiner les plans, estimer la durée de chaque phase et les quantités de matériaux, planifier, etc., précise Jean-Charles. Quand on a démarré les travaux, tout était programmé, on n’avait plus qu’à dérouler le planning. Et on n’attend pas d’avoir fini de poser un matériau pour réfléchir à ce qui se passera derrière ; on enclenche ce qui a été prévu à l’avance, les commandes pour que les matériaux suivants soient prêts… »

 


Enquête : Une dernière demeure écolo

funérailles écologiques

Dans un marché funéraire juteux et peu scrupuleux, les alternatives écologiques fleurissent. Pour que l’impact de votre dernier soupir ne plombe pas celui d’une vie écoresponsable, voici la marche (funèbre) à  suivre.

Quand certains meurent, d’autres demeurent… Notre dernière demeure peut être un vrai poison pour les générations futures et la planète : pollution des sols, des nappes phréatiques, de l’air, surconsommation de matières plus ou moins naturelles et d’énergies fossiles… Mais « à toutes les étapes des funérailles, rassure Manon Moncoq, doctorante en anthropologie du funéraire et de l’environnement, il existe des alternatives écologiques applicables sans attendre que change la législation », scellée par un influent lobby.

La France est un des seuls pays où le cercueil est obligatoire pour toute inhumation ou crémation, dénonce Sabine Le Gonidec, cofondatrice de la Coopérative funéraire de Nantes. Ajoutez le statut des cendres identique à celui du corps humain, ça fait des leviers juridiques à faire sauter avant d’arriver à introduire d’autres pratiques, ne serait-ce que se faire inhumer en pleine terre dans un linceul biodégradable. Le Canada utilise des cercueils de prêt réutilisables pour les crémations. »

Mon cercueil est en carton…

Le premier cercueil en carton a été homologué dès 1998. D’autres ont suivi avec les arrêtés de 2011, puis 2015. Refusés par bien des pompes funèbres et crématoriums, ils ne peuvent désormais plus être écartés s’ils sont agréés et conformes à la norme NF D80-001. Inflammation trop rapide qui ne laisserait pas le temps de fermer le four, émission de flocs qui encrasseraient les conduits…
« Des contre-publicités fallacieuses, tranche Michel Kawnik, président de l’Association française d’information funéraire (Afif). La même désinformation accablait les débuts de la crémation », qui depuis gagne inéluctablement des parts de marché, de 59 % en 2018 à 62 % en 2019(2).
« J’ai récemment mis en ligne le rapport de l’Anses concernant notre cercueil pour mettre un terme à ces rumeurs. Ça a rassuré le crématorium de Rouen », indique Brigitte Sabatier, d’ABCrémation, qui débloquait la semaine précédente celui de Limoges.

Cependant, Jo Le Lamer, vice-président de la Fédération française de crémation, assure qu’un cercueil en carton « se consume plus vite qu’un en bois, qui est un meilleur comburant. La crémation d’un corps nécessitant 1 h 30 avec un long pic à 800-850°C, il faut utiliser plus de gaz avec le carton ». Une étude des Services funéraires de la Ville de Paris(3) (SFVP) confirme que la crémation d’un cercueil en carton fabriqué en France émettrait 14 kg de CO2 de plus qu’avec un modèle en bois français (160 kg CO2).


Soutenez les Rencontres Associations et Philanthropes du 1% pour la planète

Rencontres Associations et Philanthropes

La force du collectif

Événement annuel majeur pour la communauté 1% où les associations environnementales ont l’opportunité de pitcher leur projet directement devant des mécènes, les Rencontres Associations et Philanthropes (RAP) sont un moment unique et non conventionnel de levée de fonds, de partage et d’échanges entre philanthropes et acteurs de terrain.

Pour quoi ?

En facilitant la levée de fonds des associations, nous augmentons leur impact sur le terrain. C’est aussi l’occasion pour le réseau 1% et ses pairs – d’autres acteurs clefs de la philanthropie environnementale – de se rencontrer, de débattre, d’échanger sur des thématiques qui nous concernent tous.

Comment ?

Une quarantaine d’associations dont le projet a été pré-sélectionné par un comité de sélection (équipe 1% et membres bénévoles représentant l’ensemble du collectif), le présentent à des philanthropes (fondations et entreprises) à l’aide d’un pitch de 15 minutes.
Les meilleurs projets reçoivent un financement immédiat, décidé par les entreprises et les mécènes qui se sont positionnées pour soutenir les thématiques, mais aussi par 1% for the Planet France, qui opère en amont une levée de fonds.
On double la mise
On le sait : les changements climatiques sont visibles à l’oeil nu, nos espaces naturels, nos ressources en eau et les espèces végétales comme animales sont en sursis. Mais il est difficile de savoir quelle cause soutenir en priorité.
Pour faciliter la tâche, nous avons sélectionné les 41 meilleurs projets de protection de l’environnement en France, menés par les associations agréées 1% for the Planet.

Ces 41 projets peuvent voir le jour s’ils trouvent les fonds nécessaires. Et ils seront d’autant plus efficaces s’ils les trouvent facilement et rapidement.

Pour accélérer l’impact de ces projets, nous vous proposons de leur donner, et nous doublons la mise.

Le principe est simple : lorsqu’un donateur fait par exemple un don de 10€ pour un projet parmi les 40 sélectionnés, 1% pour la planète donne également 10€ à ce même projet, doublant ainsi la mise.

C’est un formidable effet de levier : des études montrent que les collectes, avec doublement des dons, atteignent deux fois plus leur objectif que celles sans doublement. Et que les dons sont plus élevés. C’est çela, la force du collectif.

Jusqu’au 5 octobre, choisissez de donner, et votre don est doublé.

En savoir plus sur le mouvement 1%fortheplanet


Leur maison écologique voit la vie en roseau !

Construire une maison saine et naturelle grâce au roseau. © Gwendal Le Ménahèze

Surplombant les roselières de la Brière du Brossais (Loire-Atlantique), la maison de Clémence et Cédric est habillée de roseau. Isolant murs et toiture, ce végétal revêt aussi les façades. Une technique contemporaine qui plie la tradition mais ne la rompt pas.

La large baie vitrée de Clémence et Cédric domine les marais de la Brière du Brossais, parsemés de roseaux. « Quand j’ai découvert la paroi en bois et roseau de la société RizHome, ça a tout de suite fait sens », se souvient Clémence Cazenave, architecte et propriétaire de cette maison de Savenay (Loire-Atlantique) avec Cédric Bassaget, informaticien. « La pose de bottes de roseau en vêture extérieure est pratiquée depuis des années aux Pays-Bas, Suède et Norvège, décrit Mireille Avril, de RizHome. Ils ont une assurabilité et annoncent 80 ans de durée de vie. » Lire la suite