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La Maison écologique lance
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d’écorénovation, d’écoconstruction,
d’autonomie en eau et en énergie renouvelable…

 

Cette offre est valable à partir du 25 juillet 2020 et jusqu’à épuisement des stocks, pour les magazines n°79 au n°102 ainsi que pour le HS n°6 Guide pratique de la rénovation écologique.

 

Des articles
pour tous vos travaux et
toutes vos envies

 

Retrouvez les sommaires détaillés de tous ces magazines déstockés dans notre boutique en ligne et, pour une recherche encore plus précise, laissez-vous guider par notre classement par thématique et catégorie d’article ci-dessous.

 

 

Classement sommaires Déstockage La Maison écologique

 


Lettre ouverte au Premier ministre

IllustrationDPE

Réforme de la RE2020, du DPE et du label BBC

18 organisations appellent le Premier ministre à mettre en cohérence la politique énergétique française dans le bâtiment avec les objectifs poursuivis.

Le 26 février dernier la Commission Européenne a signifié à la France qu’elle devait aller plus loin si elle voulait baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030. De son côté,le Haut Conseil pour le Climat mis en place par le Président de la République, rappelle que la France « n’est pas sur la bonne trajectoire » pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Face à ces constats, les mesures proposées par le gouvernement pour le bâtiment conduisent à une électrification massive des usages thermiques sans chercher forcément à réduire significativement les niveaux de consommation lors des rénovations, ni à recourir abondamment à la chaleur renouvelable. Cette stratégie risque de s’accompagner d’une augmentation de la précarité des ménages par la hausse des factures de chauffage, d’une disparition importante d’emplois, et de l’abandon d’un mix énergétique diversifié conduisant de manière équilibrée à une décarbonation beaucoup plus résiliente aux aléas futurs inévitables.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre publiée le 9 juin, 18 organisations appellent les pouvoirs publics à revoir d’urgence cette stratégie aux conséquences graves et irréversibles, en revenant sur les arbitrages de cette réforme qu’elles jugent dangereuse et inappropriée au regard des objectifs environnementaux que la France doit atteindre. Elles souhaitent qu’une réelle concertation soit mise en place et proposent dans ce cadre la réalisation, en substitution de cette réforme, d’un grand programme de rénovation à très haute efficacité recourant massivement aux sources de chaleur renouvelables et aux pompes à chaleur performantes.

La lettre est ouverte à des signatures complémentaires sur cette plateforme en ligne.

Lettre ouverte au Premier ministre, 9 juin 2020

Monsieur le Premier ministre,

Les signataires de la présente lettre déclarent leur totale adhésion aux objectifs fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte et la loi énergie climat :

  • la neutralité carbone en 2050 avec réduction d’ici 2030 de 20 % de la consommation d’énergie finale (tous secteurs), et de 40 % de l’énergie fossile, avec 32 % d’ENR,
  • la rénovation d’ici 2028 de tous les logements à consommation excessive (classes F et G, de l’actuel Diagnostic de Performance Energétique – DPE), et de l’ensemble du parc bâti au niveau Bâtiment Basse Consommation (BBC) d’ici 2050.

Ils rappellent les options de trajectoire envisagées par la stratégie nationale bas carbone pour 2050 : part limitée du chauffage par effet Joule (5 TWh), contribution essentielle de la chaleur renouvelable individuelle et collective (biomasse, énergie solaire, géothermie, biogaz) et rôle majeur des pompes à chaleur, biogaz et électriques.

Ils attirent l’attention des pouvoirs publics sur l’accélération nécessaire du rythme de rénovations BBC dans le respect de la programmation pluriannuelle de l’énergie qui en prévoit 370 000 par an de 2015 à 2030 ce qui impose, compte tenu de l’historique, d’en faire 540 000 par an entre 2020 et 2030.

La réforme prévue, qui impacte la réglementation environnementale (RE2020), le DPE et le label BBC, vise à modifier le contenu carbone du kWh chauffage et le coefficient d’énergie primaire relatifs à l’électricité, à exprimer le DPE en énergie finale, à placer le label BBC à 60 kWhEF/m²/an, seuil futur entre classes B et C. Les signataires jugent ces dispositions, pour certaines non conformes aux directives européennes, contraires aux lois de la physique et contreproductives au regard des objectifs de la stratégie nationale bas carbone.

Ces mesures vont déstructurer le secteur énergétique, maintenir une piètre qualité des enveloppes bâties, contraindre les maîtres d’ouvrage à des choix de court terme peu efficaces et peu pertinents, accroître le nombre de ménages en précarité énergétique en renchérissant la facture de chauffage.

Il apparaît en effet que :

  • Le seuil du label BBC, objectif du parc, baisse d’un tiers pour les combustibles, de deux tiers pour le bois, mais augmente d’un facteur 3 pour l’électricité, éliminant ainsi le bois, voire tous les autres combustibles, par des travaux de rénovation rendus plus chers que dans les logements chauffés par effet Joule.
  • Les incertitudes du futur supposent une faculté d’adaptation qu’interdira l’irréversibilité du choix de l’effet Joule et qu’à l’inverse, la distribution d’eau chaude permettrait.
  • Pratiquement tous les propriétaires rénoveront en adoptant l’effet Joule en raison de coûts de travaux et de contraintes réglementaires plus faibles que pour toute autre solution. Passer de convecteurs aux granulés devient impossible au regard des contraintes d’isolation imposées. Le bois est pourtant une chaleur renouvelable dont la Ministre de la Transition écologique et solidaire a déclaré le 3 avril 2020 qu’elle voulait en faire « un des vecteurs de la reprise économique ».
  • En construction neuve et en rénovation, l’ambition de performance est abandonnée et laisse place à des passe-droits rendus peu légitimes par l’existence de pompes à chaleur très efficaces fonctionnant aussi bien au biogaz, à l’électricité ou de manière hybride. Une stratégie d’autant moins compréhensible que la stratégie nationale bas carbone elle-même avait abondamment recours aux pompes à chaleur. Cela va fragiliser la sécurité d’approvisionnement en 2030 en augmentant la pointe hivernale de 10 GWe et la consommation électrique de 22 TWh, alors que 14 réacteurs nucléaires seront en fin de vie d’ici 2035. L’électricité, déjà très carbonée en hiver, le sera davantage par la hausse des importations d’électricité à fort contenu carbone.
  • La nouvelle étiquette induira en erreur les usagers pour qui la croissance des classes énergétiques rime avec celle des coûts : désormais des logements de même classe auront la même consommation d’énergie finale mais des coûts de chauffage du simple au triple. Cette réforme aura pour effet visible l’explosion des factures de chauffage et l’accroissement de la précarité énergétique.
  • Ce nouvel étiquetage conduira, de manière inacceptable et sans faire de travaux, à sortir des classes F et G (devant être rénovées avant 2028) environ 3 millions de logements chauffés à l’électricité, et à y faire entrer environ 6 millions de logements chauffés par combustibles. Rénover ces logements chauffés par combustibles est une évidence, éviter la rénovation de ceux chauffés à l’électricité est incompréhensible et contraire à la directive européenne bâtiments.

Ce projet de réforme donne le sentiment que pour les pouvoirs publics, décarboner se résume à électrifier les usages thermiques du bâtiment sans même chercher à réduire les besoins. Ce qui a seulement pour effet de déplacer le problème sans pour autant faire décoller un plan de rénovation attendu par tous et aujourd’hui moribond.

Les signataires demandent expressément que soit plutôt mis en place un plan de relance qui fait suite à la crise sanitaire construit autour des cinq axes suivants :

1 – Redonner aux réformes sur le bâti neuf (RE2020), leur ambition initiale, et ne pas modifier les règles du DPE et du label BBC
L’efficacité énergétique et la décarbonation sont les piliers qui doivent guider la décision dans le secteur du bâtiment. La robustesse d’une réponse résidera dans la variété des composantes décarbonées du panier énergétique auquel elle conduira. Les pompes à chaleur permettent déjà à l’électricité de se placer très efficacement dans le bâtiment sans recours à des artifices discutables et illégitimes. Quant à l’énergie finale, elle ne reflète pas le coût pour l’usager, pas plus qu’elle ne lui permet un rapprochement avec ses différents compteurs. La substituer à l’énergie primaire ne conduira qu’à une vaste tromperie. Nous demandons le retour à un coefficient d’énergie primaire et à un contenu CO2 de l’électricité conformes à la situation française actuelle et la permanence de l’énergie primaire dans les bilans.

2 – Prioriser la rénovation globale et performante et réfléchir à l’efficacité de l’incitation
Pour minimiser les coûts et maximiser les économies, il faut, notamment lors des mutations, favoriser les rénovations globales et performantes qui coûtent moins cher. Dans un premier temps on pourra toutefois mettre en œuvre des rénovations par étape à condition d’en améliorer simultanément la planification et les performances pour qu’elles atteignent effectivement à terme le niveau BBC.

L’incitation a montré ses limites partout en Europe. Aller vers une obligation, en commençant lors des mutations par les logements les moins performants, doit être exploré avant d’élargir progressivement le périmètre des contraintes.

3 – Axer les efforts sur la réalisation d’enveloppes très performantes
Contrairement aux systèmes qui seront renouvelés, l’enveloppe est là pour la durée de vie du bâtiment. Dès lors qu’une rénovation de l’enveloppe est entreprise, il faut donc viser le plus haut niveau d’exigences, comme le souligne la directive européenne bâtiments. Ceci conduit également à plus de confort et à une meilleure qualité sanitaire des logements.

4 – Fournir aux acteurs de terrain les outils assurant la pleine efficience des rénovations énergétiques
Il serait plus efficient de mettre à disposition des acteurs de terrain, des combinaisons de solutions garantissant la performance finale des rénovations et rendant la définition des mesures à prendre plus fiable, plus rapide et plus simple.

Le financement doit cesser d’être le repoussoir à l’action qu’il est aujourd’hui. Une piste à étudier serait de substituer aux aides en vigueur dont l’efficacité n’est pas avérée, un vaste prêt à taux zéro de durée ajustable assurant à chaque ménage le financement des travaux de rénovation et l’équilibre en trésorerie par les gains générés.

5 – Développer une filière française d’excellence de la chaleur renouvelable et des pompes à chaleur (hybrides, électriques et biogaz)
Les solutions individuelles ou collectives de chaleur renouvelable et de récupération (bois, chauffage solaire, géothermie, gaz renouvelables, énergies fatales) distribuée entre autres par réseaux de chaleur méritent d’être davantage encouragées car ce sont des ressources créant localement de l’emploi, indispensables pour atteindre les objectifs de décarbonation et réduire la facture d’énergie des ménages.

La pompe à chaleur est un des dispositifs les plus efficaces pour le chauffage des locaux, voire leur rafraîchissement en été. Les modèles performants, associés à des boucles hydrauliques, qu’ils fonctionnent au biogaz, à l’électricité ou de manière hybride, minimisent fortement la consommation tout en ne dégradant pas la pointe électrique. Ils doivent donc jouer un rôle important dans la politique énergétique. Pour cela, il faut développer une filière d’excellence en France et nous appelons à travailler sur l’amélioration de la performance intrinsèque des appareils et de leurs conditions de fonctionnement, sur la relocalisation de leur production ainsi que sur la qualité de leur mise en œuvre et de leur maintenance.

Les signataires rappellent que le 26 février 2020, la Commission Européenne a incité la France a « des efforts supplémentaires pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments ». Le plan de relance proposé constitue donc une véritable opportunité.

Vous remerciant d’accueillir favorablement nos propositions, veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération.

Lettre ouverte RE2020-DPE-BBC

Avis d’expert : Prêt bancaire et autoconstruction

Prêt bancaire et autoconstruction

Prêt bancaire et autoconstruction, utopique ?

Le prêt bancaire est un sésame difficile à décrocher pour les autoconstructeurs. Tour d’horizon des conditions à réunir et conseils pour mettre toutes les chances d’obtention de son côté.

À peine le verbe « autoconstruire » prononcé que les yeux du banquier s’écarquillent sous un froncement de sourcil. De l’autre côté du bureau, le regard du couple venu présenter fièrement son projet de maison perd soudain sa sérénité. Le costard de la finance entrevoit déjà les fissures aux murs, le cash supplémentaire pour réparer les dégâts d’un chantier solitaire, sans assurance ni garantie, et qui n’en finira peut-être jamais… Demande de prêt rejetée.


Emprunt participatif

Emprunt participatif - webinaire

Webinaire sur l’emprunt participatif, ou comment se passer des banques pour financer ses projets !

Inédit : La Maison écologique s’associe à Incub’ pour vous proposer un séminaire gratuit, en ligne. Objectif : comprendre les clés du succès d’un projet d’emprunt solidaire ou participatif.

Intéressés ? Envoyez-nous un courriel avant fin juin à contact@lamaisonecologique.com pour être informé de la date et du lien d’inscription (replay disponible pour les inscrits)

Durée : 1,5 h environ
Inscription obligatoire, date précise à venir (début juillet)

emprunt participatif dessin Nico

Extrait de l’article l’Emprunt participatif publié dans La Maison écologique n°105 :

Face à la frilosité des banques, Pascal Lenormand (Incub’) a financé les quelque 100 000 € qu’il lui fallait grâce à 54 prêts de particulier à particulier.

Depuis plusieurs mois, je rencontrais des banquiers pour financer mon projet : acheter des parts de SCI pour rejoindre un habitat partagé. Concrètement, il me fallait presque 100 000 €, une somme qui n’aurait pas dû poser de problème dans ma situation. Je me trompais. Le refus fut systématique, y compris chez les plus « coopératifs ». Le montage en SCI leur posait a priori un problème de garantie. Un soir de découragement, j’ai alors pensé qu’il me suffisait d’emprunter 1 000 € à 100 personnes. C’est ce que j’ai fait, en montant un emprunt participatif. De l’idée à l’arrivée de l’argent sur mon compte, il n’a fallu que quinze jours. Une sorte de miracle de la solidarité !

Un montage hors plateforme

Le processus que j’ai utilisé se distingue fondamentalement des deux formes aujourd’hui bien connues de financement participatif. Il s’agit bien d’un prêt et non d’un financement moyennant des contreparties, comme c’est en général le cas sur les plateformes de type collaboratif comme Ulule ou MyMajorCompany. J’ai remboursé tout l’argent que j’ai emprunté, avec un intérêt au choix du prêteur.
C’est un « collage » d’un grand nombre de prêts de particulier à particulier, sans intervention de tiers. Cela le distingue des plateformes de prêt participatif, comme LendoSphere ou Lumo. Aucun intermédiaire n’intervient dans la transaction, hormis les banques tenant les comptes personnels.

(…)


Coronavirus : comment les professionnel.les de l’écoconstruction s’organisent-ils pour travailler pendant le confinement ?

Coronavirus : comment les professionnel.les de l’écoconstruction s’organisent pour travailler ?

Comment faire face à l’arrêt ou à la forte diminution de son activité pendant la crise actuelle du Coronavirus ? Dans le secteur de l’écoconstruction, architectes et artisans jonglent entre chômage partiel, télétravail et reprise inquiète des chantiers.

Enquête de Nolwenn Weiler – 14 avril 2020

Au cours des premières semaines de confinement dû au Coronavirus, la quasi-totalité des chantiers de construction se sont arrêtés. Avant de reprendre (timidement) suite à la publication d’un « guide de bonnes pratiques ». Ce dernier liste les conditions requises pour pouvoir relancer un chantier*. Mais, sur le terrain, la situation reste confuse tant la théorie semble éloignée de la pratique. Premier exemple : le convoyage des ouvriers sur les chantiers, censé respecter les fameux « un mètre de distance minimale » entre salariés. Problème : les véhicules de chantier ne contiennent souvent qu’un, voire deux rangs… Certaines entreprises ont décidé de multiplier le nombre de véhicules, afin que chaque salarié soit seul au volant. Sans garantie, à ce stade, que les surcoûts engagés leur seront un jour remboursés.

* En savoir plus sur le Guide des bonnes pratiques à destination des professionnels du bâtiment : Lire l’analyse de deux avocates et l’avis du conseil des architectes.

Des tests pour garantir la santé des salariés face au Coronavirus

Autre souci : les conditions de travail sur chantier. « Comment fait-on pour tousser dans son coude quand on porte une charge lourde ? », interroge Sara Grégoire, architecte, actuellement en télétravail. « À part les plombiers et électriciens qui peuvent travailler dans leur coin, on a toujours besoin de travailler en équipe, ajoute Fabrice Hilaire, qui dirige Mélèze, entreprise de fabrication et de pose de poêles de masse. Quand on livre un poêle chez un client, on est collés l’un à l’autre pour tirer dessus. Et on a intérêt, sinon on n’a pas assez de force pour qu’il avance ! »

Pour le moment, ses huit salariés sont au chômage technique. « J’attends des dirigeants politiques qu’ils nous donnent des instructions claires, précise Fabrice Hilaire. Là, cela reste très contradictoire. Par exemple, si vous ne pouvez pas travailler à plus d’un mètre de distance, il faut que vous mettiez un masque. Par contre, ils ne nous disent pas où on le trouve, ce masque. »

Aucune information, non plus, sur d’éventuelles aides à l’achat de masques pour faire face au Coronavirus. « Je pourrai garantir la santé de mes salariés, dont je suis responsable, uniquement si je dispose de tests », ajoute l’entrepreneur. Pour le moment, seules les personnes qui présentent des symptômes de la maladie vont être testées. C’est ce qu’a annoncé le président de la République lors de son allocution du 13 avril 2020.

Les mois à venir encore plus incertains

Plusieurs professionnels s’accordent pour dire que les mois de mars et avril ne seront pas les pires, côté comptabilité. « Ça va aller, puisque nous avons le paiement des factures des mois précédents qui vont tomber, explique Sara Grégoire. Le problème sera pour après. En mai, juin et juillet, le contrecoup risque d’être rude. » D’autant que pour les indépendants comme Sara, aucun revenu n’est garanti en cas de baisse d’activité pour garde d’enfants causée par la pandémie de Coronavirus. L’architecte est maman de deux enfants qui sont à la maison 24h/24 depuis un mois et dont elle s’occupe seule. « C’est une période pendant laquelle on n’est pas très efficace, constate-t-elle. À la fin de la troisième semaine, j’ai calculé que j’avais fait le travail de deux jours en temps habituel ! C’est un peu déprimant. »

Fabrice Hilaire confirme que les vraies difficultés arriveront avec l’été. « Commercialement, cela ne s’est pas complètement arrêté, détaille-t-il. On a une grosse baisse du côté des nouveaux dossiers, mais ce qui était lancé continue. On peut faire face à la période, d’autant que les banques ont repoussé le remboursement de nos prêts. Et que le chômage partiel permet de continuer à payer les gars. Mais la question est : comment va-t-on ressortir de tout ça ? Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas impactés par l’effondrement de pans entiers de l’économie. »

Des banques pas toujours coopératives

Pour certains travailleurs indépendants, la chute de revenus est déjà là. Michelle Delorme, spécialiste en peintures naturelles, est habituée à sillonner le pays pour travailler. « Je n’ai pas d’endroit où me loger pour effectuer mes chantiers, déplore-t-elle. Tous les logements, hôtels ou chambres chez l’habitant sont à l’arrêt, ou réservé.es au personnel soignant. » Auto-entrepreneuse, Michelle Delorme a signé un prêt personnel pour s’équiper en matériel. Elle n’a donc droit à aucun coup de pouce de la part de sa banque. « Elle m’a proposé de repousser mes remboursements de trois mois, avec une pénalité de 4 % d’intérêt pour chaque mois non payé ! Je trouve ça honteux ! »

Pour pallier cette absence de revenus, Michelle propose des livraisons de peinture à domicile. Et des conseils en décoration par téléphone. « Les gens m’envoient des photos, je les rappelle. Ils me paient en ligne. »

« Les professionnels de l’écoconstruction auront peut-être plus leurs chances au sortir de cette période de confinement, termine Sara Grégoire. L’écologie apparaît comme une question centrale. Et l’importance d’être bien chez soi, aussi. »

 

A noter : la rédaction de La Maison écologique poursuit cette enquête et publiera dans son édition n°118, à paraître fin juillet, un article complet sur la situation de la filière écoconstruction en France face à la crise sanitaire.

 


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Articles en accès libre – Confinement utile

reportages maisons et appartement écoconstruits ou écorénovés

Pour rendre le confinement et sa sortie plus vertueux, ouvrir les possibles, vous inspirer et vous évader hors de vos quatre murs, La Maison écologique publie en accès libre quelques uns de ses articles. Une grande enquête sur l’habitat face à l’effondrement (c’est de saison, non ?), mais aussi des reportages dans des maisons et appartement écoconstruits ou écorénovés… N’hésitez pas à partager avec vos proches pour leur donner de bonnes idées pour l’Après !

L’habitat face à l’effondrement

La notion d’habiter face à la théorie de l’effondrement ou des effondrements (collapsologie) dépasse la simple construction d’un abri. Elle questionne un mode d’occupation de la terre et la relation à autrui. Vous y découvrirez également comment un ancien Ministre a organisé son logis pour survivre à l’Effondrement…

Découvrez en accès libre cette enquête parue début février 2020 dans notre magazine La Maison écologique n°115.

 

Maison bois passive ambiance habitat mobile et container

Dans un quartier de Saint-Avé (Morbihan), Mélanie et Haroun ont su marier amour pour l’habitat mobile et les squats de friches industrielles avec une maison en bois passive. Haroun s’était promis de ne jamais vivre dans une maison. Nous le rencontrons pourtant avec Mélanie et leur bébé dans un bâtiment flambant neuf, dans un quartier résidentiel près de Vannes. Mais derrière ses apparences on ne peut plus sédentaires, cette maison perchée recèle bien des aspirations vagabondes…

Article paru dans notre magazine La Maison écologique n°112.

Sphère de bois pour maison cocon

Vous ne tomberez pas par hasard sur cette maison aux formes sphériques atypiques. Bien cachée au cœur des Cévennes, elle abrite un jeune couple et ses deux enfants. Au beau milieu d’un ancien aérium, cette sphère de bois s’intègre dans un projet d’habitat collectif. Construite avec 70 000 €, elle offre 70 m2 de surface au sol (mezzanine comprise), astucieusement aménagés et entièrement construits avec des matériaux naturels.

Lire l’article initialement paru dans notre magazine La Maison écologique n°86.

 

L’appartement s’agrandit, la facture de chauffage rétrécit

Dans un immeuble du centre-ville de Lyon, l’appartement vieillissant d’Anne, Étienne et leurs trois enfants s’est mué en un duplex contemporain. De même, la passoire thermique est devenue logement basse consommation. Au menu : réorganisation des pièces, réemploi, isolation laine de bois, changement de vitrages et ventilation.

Lire l’article initialement paru dans notre magazine La Maison écologique n°104.

 


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Les trois magazines dans lesquels sont parus les articles ci-dessus sont disponibles à la vente en format papier ou numérique. Le magazine La Maison écologique est par ailleurs disponible tous les 2 mois en kiosque, magasins bio ou sur abonnement.


Coronavirus : comment continuer à s’approvisionner en écomatériaux ?

Coronavirus : comment s'approvisionner en écomatériaux ?

Secteur « non essentiel », les magasins qui fournissent des matériaux de construction sont, pour la plupart, fermés au public à cause du coronavirus Covid-19. Il reste néanmoins possible de s’approvisionner en ayant recours aux livraisons, ou au « drive ».

Enquête de Nolwenn Weiler – 7 avril 2020

Avec l’épidémie de coronavirus, la plupart des distributeurs d’écomatériaux ont fermé boutique. Au cours des premières semaines de confinement, seuls les professionnels avaient le droit de venir retirer des marchandises en magasins. Toutefois, les particuliers pouvaient se faire livrer. Cependant, la donne a un peu changé le 24 mars dernier, avec la publication d’un décret qui autorise les magasins de bricolage à rester ouverts. Mais, dans la pratique, la plupart des enseignes préfèrent éviter d’ouvrir, pour mieux protéger leurs salariés et leurs clients.

« Les professionnels peuvent venir retirer les marchandises en prenant rendez-vous, explique Guillaume Rouaud, du magasin Logisain (Loire-Atlantique). Les devis et questions se font par téléphone ou par mail. Pour les particuliers, la livraison est obligatoire. » Yanic Noël, du réseau Ecobâti, ajoute: « Nous organisons des livraisons en France et en Belgique via tous nos magasins. Uniquement en livraison pour les particuliers. En livraison et retrait sur place pour les professionnels. »

Des conditions de livraison très strictes

Avant d’être livré, il faut s’assurer que les conditions sont réunies pour que cela se fasse sans danger face au risque de transmission du coronavirus. Ainsi, Jean-François Bébin, de la société Eko etik (Ille-et-Vilaine) y est particulièrement attentif. « La semaine dernière, j’ai livré des plaques de Fermacell à Hirel, non loin du Mont-Saint-Michel. J’ai demandé au client de me déposer une palette à l’extérieur et de ne pas être présent. J’ai tout déchargé tout seul, puis je suis reparti. » Jean-François Bébin prend ces mêmes précautions anti-coronavirus quand il confie les livraisons à un transporteur. « Je vérifie que le livreur va réellement pouvoir décharger seul, pour éviter les contacts avec les clients. Est-ce que l’accès le permet ? Est-ce qu’il pourra se servir de son chariot élévateur ? Je cadre ça très clairement avec les gens. »

« Il est très important de nous confier uniquement les commandes pour lesquelles les gens ont l’assurance qu’elles peuvent être réceptionnées. Toutes les marchandises ne pouvant être livrées nous seront automatiquement retournées », avertit de son côté Marie Cargueray, du Pôle habitat écologique, situé à Baud (Morbihan). « Les livraisons peuvent avoir un léger retard par rapport à d’habitude et le changement, c’est l’impossibilité de choisir la livraison en point relais », précise Manon Clabaut, du réseau Kenzaï. Côté transporteurs, « des frais supplémentaires s’appliquent en raison du manque de personnel ». Quand ce sont les distributeurs qui assurent eux-mêmes les livraisons, un système de forfait kilométrique est proposé, avec parfois des tarifs dégressifs selon la quantité de marchandises commandées. Il arrive aussi que les distributeurs passent directement par les services de livraison des fabricants de matériaux.

Le drive se généralise face au coronavirus

Autre option : le « drive ». Il permet de venir récupérer son matériel préalablement préparé en magasin. Ainsi, « il est possible de venir chercher sa commande en “retrait” en ayant au préalable passé commande sur le site Internet, explique Manon Clabaut, du réseau Kenzaï. Nous appelons le client quand la commande est prête, avec une date de rendez-vous. Lorsqu’il vient la chercher, la commande est isolée. De cette façon, le client est seul pour charger dans son véhicule (aucun contact avec le personnel). Toutefois, si besoin, notre préparateur (équipé d’un masque) peut aider à charger avec le chariot ». « Nous déposons les matériaux façon drive à l’extérieur du magasin, en respectant une zone de sécurité stricte », expliquent les gérants du magasin parisien Bien être et matériaux. Comme l’arrêté du 24 mars autorise l’ouverture des magasins de bricolage, il faut cocher la case ” achat de produits de première nécessité ” sur l’attestation de déplacement dérogatoire.

Autre option, le groupement d’achat

Enfin, à noter : l’organisation toute récente de groupes d’achats spécialisés en écoconstruction par le réseau Twiza (pour l’instant plutôt orientés photovoltaïque, chauffe-eau solaire et poêle de masse – pas d’isolant). Ce dernier propose en temps « normal » des informations diverses pour les autoconstructeurs et une mise en relation avec des volontaires aux chantiers participatifs. Du côté des grandes enseignes de bricolage, la situation est assez inégale face au coronavirus. Certaines – pour le moment peu nombreuses – ont décidé d’ouvrir. Mais d’autres se concentrent sur le système du « drive » et la livraison à domicile. Toutes espèrent que le décret du 24 mars va permettre de relancer une activité en berne depuis le début du confinement.

« Certaines personnes sont réellement impatientes d’avoir des matériaux, termine Jean-François Bébin. Mais la plupart des gens sont plutôt compréhensifs. En général, ils acceptent de faire une pause dans leurs chantiers et se disent qu’ils décaleront, c’est tout. Un chantier, très objectivement, c’est rarement vital. Et si on a deux ou quatre mois de retard à l’échelle d’une vie, c’est quand même faible, non ? »

 


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DIY – Des tutos offerts pour bricoler sainement

tutos DIYs offerts

Des tutos DIY (tutoriels de bricolage) en accès libre pour que la période du grand chamboulement serve aussi à bricoler sainement et pourquoi pas avec vos enfants… Yourte en bambou, enduit décoratif à base de terre et chaise d’enfant en bois de récup’ sont au programme.

N’hésitez pas à partager ces articles avec vos proches pour qu’ils puissent aussi s’occuper utilement durant le confinement !


Tuto n°1 : Une chaise Lama pour enfant

Actuellement dans les kiosques, le cahier pratique bricolage du magazine La Maison écologique n°116 présente un pas à pas pour Fabriquer une chaise lama pour enfant.

Fabriquer une chaise d'enfant

Cette chaise, issue d’une réflexion sur le mobilier menée au sein du CAUE des Côtes-d’Armor depuis plus de dix ans, invite à se réapproprier la fabrication d’un objet du quotidien.

 

    • Outils et matériaux : planches de bois, vis, perceuse-visseuse
    • Coût : 30 €
    • Durée : 40 min

Tuto n°2 : Une FlexYourte en bambou

Pour construire un abri léger et nomade, pourquoi ne pas craquer pour le bambou ?

DIY - Construire une FlexYourte

C’est ce que l’on vous propose dans ce cahier pratique de cueillette Ma flexYourte en bambou. Paru dans notre hors-série Cap vers l’autonomie – tome 1, cette fiche pratique réalisée avec l’aide de l’association Tit’B Libres présente un modèle de yourte pliable de 2,60 m de haut pour 3,60 m de diamètre une fois installé et seulement 2,15 m de haut et 60 cm de diamètre en format plié.

    • Outils et matériaux : bambou, corde, fil de fer, pinces, scie, perceuse
    • Coût : 23 à 230 € (selon possibilité de récup’)
    • Durée : 3 à 4 jours

Tuto n°3: Sgraffito, une déco pour ses enduits

Employée depuis des siècles partout dans le monde, la technique du sgraffito crée un effet décoratif par le grattage d’une couche de surface pour faire apparaître une couche sous-jacente de couleur ou de texture différente.

DIY - Décorer son enduit avec le sgraffito

L’article Le sgraffito, grattage gagnant a été publié dans notre magazine La Maison écologique n°111.

 

  • Outils et matériaux : terre argileuse prête à l’emploi ou tamisée et testée « maison », malaxeur, platoir, taloche, lisseuse, spatule
  • Coût : 0 à 128 € (selon achat ou non d’enduit terre prêt à l’emploi)
  • Durée : 10 h

 

 

 


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Les trois magazines dans lesquels sont parus les articles ci-dessus sont disponibles à la vente en format papier ou numérique. Le magazine La Maison écologique est par ailleurs disponible tous les 2 mois en kiosque, magasins bio ou sur abonnement.

 


Défi enfants : maquette Ma maison rêvée

maquette enfant CAUE Paris

Merci au CAUE de Paris qui propose une série de défis pour réaliser différents types de maquettes avec vos enfants.

Une belle idée pour mettre à profit le confinement, lancer de futurs projets en famille et pourquoi pas faire naître des vocations chez vos enfants…

Notre préféré : Construis ta maison rêvée !

Pas besoin d’outils particuliers, simplement une feuille A4, des ciseaux, des crayons de couleurs et de la colle.

maquette enfants ma maison rêvée © CAUE Paris
maquette enfants ma maison rêvée © CAUE Paris
maquette enfants ma maison rêvée © CAUE de Paris

Télécharger le tutoriel pour vos enfants

Les intérêts pédagogiques recensés par la CAUE de Paris pour leur défi maquettes sont :

  • Expérimenter les formes, les volumes et l’esthétique d’un projet
  • Tester la résistance de la structure ou des détails d’assemblage
  • Présenter son projet afin de communiquer

Et s’il vous reste des spaghettis et que vous conservez des sachets de Chamallows pour les soirées feu de camp, le CAUE de Paris propose aussi un beau défi : le Chamallows challenge.

École d’Architecture pour Enfants

Créée en 2012, l’École d’Architecture pour Enfants du CAUE de Paris propose aux enfants, de 6 à 18 ans, des cours et des stages autour de l’architecture et de la ville. Elle permet de sensibiliser le jeune public aux techniques architecturales, notamment par la création de maquettes !

Le CAUE de Paris est une association départementale, créée par la loi sur l’architecture de 1977. Il a pour mission la promotion de la qualité architecturale, urbaine et environnementale et le développement de l’esprit de participation du public à travers des actions de conseil, d’information, de formation et de sensibilisation de tous les parisiens.


Formation en ligne pour soutenir les rénovations énergétiques de copropriétés

MOOC Réno Copro

Formation à la rénovation énergétique des copropriétés

Vous êtes copropriétaires et aimeriez engager des travaux de rénovation énergétique à l’échelle de l’ensemble de votre bâtiment ? Et vous avez bien raison parce que rénover énergétiquement et de façon performante un unique appartement, ce n’est pas ce que l’on fait de plus efficace thermiquement et économiquement…

Le MOOC Réno Copro est donc fait pour vous

Mais c’est quoi un MOOC ? C’est l’acronyme anglais de Massive Online Open Course, soit une formation en ligne gratuite et ouverte à tous.

Réno Copro est une formation conçue par plusieurs organismes experts de la rénovation énergétique : ALEC Lyon, ASDER et Île-de-France Energies.

Leur but : vous aider à comprendre, impulser et accompagner un projet de rénovation en copropriété.

Face à l’urgence environnementale et à la complexité de la mise en place de projets de rénovation, Réno Copro entend faciliter la transition énergétique des 6,2 millions de logements en copropriétés en France.

Le MOOC a été lancé le 4 février, mais les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 10 mars. Elle est découpée en quatre semaines et débute pour tous par un tronc commun pour une bonne immersion dans le sujet. Vous pourrez ensuite choisir entre trois parcours en fonction de vos besoins et de l’avancé de votre projet.
La charge de travail est estimée à environ 1h par semaine, mais selon vos envies et votre disponibilité, vous pourrez approfondir des sujets pour aller plus loin et participer à des activités complémentaires. Des ressources variées sont proposées : des vidéos de cours, des animations graphiques, des interviews, des documents de référence sélectionnés ainsi que de nombreuses activités : exercices, quiz, débat, forum…

Teaser vidéo du MOOC Réno Copro

 

Ce MOOC permettra aux copropriétaires de bénéficier d’outils pour améliorer durablement leur résidence, gagner en confort et réduire leurs factures d’énergie une fois les travaux effectués. Ces derniers ont en effet l’avantage de réduire de 25 à 70% la consommation d’énergie d’un logement ou d’un immeuble, et d’améliorer sensiblement le diagnostic de performance énergétique (DPE) d’un bien immobilier. La formation Réno-Copro constitue un outil intuitif et accessible à tous les syndics et copropriétaires souhaitant mettre en œuvre les travaux nécessaires.

Le sésame, l’adhésion des syndics !

Enfin, ce MOOC permettra aux syndics et à chaque copropriétaire de susciter l’adhésion de l’ensemble des copropriétaires sur le bien-fondé des démarches susmentionnées, via un module « Communication » intégré à la formation