Surélévation écologique pour l’amour du bois

surélévation écologique en bois à Rennes en Bretagne. crédit 10i2LA

[VIDEO] Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation à Rennes, en Ille-et-Vilaine. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

« Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Car elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Alors quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans. En outre, ces anciens infirmiers en psychiatrie ont réalisé une grande partie des travaux de surélévation eux-mêmes. Après le montage de la structure isolée préfabriquée en atelier. Cette surélévation a été conçue par les architectes locaux de 10i2LA.

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Cabane boule en bois tressé, la magie de l’habitat léger

cabane en bois tressé - vannerie habitat léger

Tresser sa cabane sans perdre la boule ?!

La cabane en bois de Robinson, tous les enfants en ont rêvé, Alain Auguste l’a réinventée. Sa démarche invite à la réaliser par soi-même avec quelques morceaux de bois glanés et de la ficelle…

L’éco-lieu Artimbal se cache au cœur des Cévennes, à Roquedur (Gard). Il faut se garer et grimper jusqu’au lieu de vie en forêt pour découvrir les créations d’Alain Auguste, disséminées dans ce bel échantillon de la générosité du milieu naturel cévenol. Si le cœur vous en dit, des stages « Cabanes vannées et yourtes vivaces » sont organisés tout au long de l’année. Lors de ces stages de quelques jours, Alain partage sa technique de « cabane boule » en animant des chantiers participatifs. Ce Robinson des temps modernes utilise les matériaux présents autour de lui et tente de créer des habitats légers avec un outillage minimal.

Sacré châtaignier

« J’utilise du fil de fer, de la ficelle et des vis. Et pour l’outillage, une scie, une tenaille, une perceuse et une visseuse. Il faut également une tronçonneuse si on veut se lancer dans la construction d’une mezzanine. Pour débuter, je conseille de réaliser une petite boule », résume Alain en préambule.

Pour lire la suite de cet article, consultez notre magazine La Maison écologique n°103.  Retrouvez le en kiosques jusqu’au 28 mars ou sur notre boutique en ligne ici.


Finition : un enduit de finition à l’argile

un enduit de finition à l'argile

Un enduit de finition à l’argile.

Il existe plusieurs types d’enduits à l’argile (ou terre). Les « faits maison », comme celui proposé dans cet article, et les « prêts à l’emploi ». Ces derniers ont été élaborés et testés avant d’être commercialisés. Il ne vous reste plus qu’à choisir la couleur et suivre les indications. Mais dans tous les cas, préfabriqué ou pas, l’enduit s’applique de la même manière. Depuis le haut du mur jusqu’en bas. Quant à la pose du mortier (enduit à l’état liquide), elle s’effectue dans un mouvement de bas en haut, suivi d’un léger lissage vers le bas pour corriger l’épaisseur


52 éléments atomiques dans votre poche !!

smartphone, 52 éléments atomiques dans votre proche...

Le saviez-vous ? La moitié de la table de Mendeleïev se trouve certainement dans votre poche… Mais, si rappelez vous, le fameux tableau des éléments périodiques, étudié en chimie !

 

Billet d’humeur de Thierry Salomon

Article initialement paru dans La Maison écologique n°101
Retrouvez ses brefs « tweets d’humeur » sur @ThierrySalomon

A part quelques irréductibles lecteurs résistant encore et toujours à l’empire GAFA (Google-Amazon-Facebook-Apple), vous avez sans doute, comme moi, un smartphone dans votre poche. Bien sûr, comme moi, vous ne pouvez plus vous en passer. Trouvant formidablement pratique cette version contemporaine du couteau suisse à la fois agenda, accès Internet, GPS, réveil-matin, caméra, partenaire aux échecs (toujours bon perdant), voire sablier numérique pour œufs à la coque. Ah, j’oubliais : notre smartphone sert parfois à téléphoner. Antique survivance du siècle précédent quand le phone était télé mais pas encore smart.

Pas si doux, notre doudou numérique

Mais, pour fabriquer notre doudou numérique, ce bijou de technologie dont un Terrien sur trois est déjà équipé, il a fallu utiliser un nombre considérable de substances chimiques différentes, la plupart du temps sous forme d’alliage complexe, d’encre métallique (comme le nickel sur les boîtiers) ou pour « doper » les transistors.
Une pertinente étude menée par la branche « Système extractif » de l‘association Ingénieurs sans frontières a tenté de comptabiliser le nombre d’éléments atomiques figurant dans un smartphone standard. Le résultat est édifiant. Nous trimbalons dans notre poche environ 52 éléments atomiques différents, soit la moitié du fameux tableau de Mendeleïev !

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Éditorial : chic, du chauffage écologique !



Automne, ô désespoir ! Premiers frimas, premiers frissons, on rentre au logis les chaussures mouillées, les orteils exsangues, transi et de sale humeur. Hiver, pas mieux. Il fait alors noir au réveil et la nuit nous cueille avant même le retour au bercail. Contre la déprime, il y a mieux que la cure de vitamine D : un cocon confortable. Ainsi, imaginez vos pieds gelés foulant soudain un plancher chauffé à la température du corps. L’odeur et la vision apaisante d’un bon feu de bûches dans votre poêle étanche. Le crépitement des flammes ou encore le doux tintement du granulé de bois tombant dans son bol de combustion. De quoi vous réconcilier avec la morne saison. C’est pourquoi le Guide pratique du chauffage écologique fait le tour des mille et une façons de se chauffer grâce aux énergies renouvelables. Lire la suite


5536 ballots pour la plus grande école construite en paille en France

École construite en botte de paille à Montreuil

[VIDÉO] Une école en paille aux portes de Paris

La paille s’invite désormais dans les bâtiments publics. Écoles, crèches, salles des fêtes, etc., les expériences se multiplient un peu partout en France. Longtemps réservée aux autoconstructeurs – et à quelques particuliers accompagnés de professionnels engagés –, la paille est sortie de la confidentialité en 2012 avec la publication des Règles professionnelles ; document technique « officiel » reconnu par les professionnels du bâtiment, par les autorités ainsi que par les assureurs. « Pour les maîtres d’ouvrage publics (Communes, Régions, Départements), la publication de ces règles professionnelles a été un vrai encouragement, estime Coralie Garcia, du Réseau français de la construction en paille (RFCP). Ils peuvent s’appuyer sur des textes officiels qui attestent du sérieux du matériau pour aller négocier avec les bureaux d’études et les assureurs. Généralement, ce sont des entreprises de charpente qui se lancent. »

Avec la parution des « règles pros paille », certains architectes se sont sentis pousser des ailes. Ils ont osé se lancer dans de très gros bâtiments. A Montreuil, par exemple, tout près de Paris, une école de plus de 5 000 m2 a été édifiée.

Retrouvez le reportage complet sur cette école dans La Maison écologique n°101. En kiosques jusqu’à fin novembre 2017 ou sur commande ici. Toutes nos vidéos sur notre chaîne Youtube.

 


Éditorial n°101 : de l’intérêt du réemploi

Réemploi et récupération dans le bâtiment

La Maison écologique n°101, octobre-novembre 2017

Éditorial de Julie BarbeillonÉditorial Julie Barbeillon La Maison écologique

Rédactrice en chef du magazine La Maison écologique

 

227,5 millions de tonnes de déchets ont été produites en France par le secteur du BTP* en 2014.

Pour se donner une petite idée du cadeau, ce poids équivaut à 5,3 millions d’Airbus A320 ou encore à 175 millions de voitures (modèle moyen français), soit plus de cinq fois le nombre de voitures en circulation en France en 2017 !
Résultat : une gigantesque montagne démesurée de déchets. Heureusement, une large partie est inerte (80 %). Néanmoins, il reste problématique de s’en débarrasser discrètement ! Demandez donc à la Société du Grand Paris… Avec ses 200 km de tunnel à creuser d’ici 2030, elle prévoit l’excavation de 60 millions de tonnes de déblais. Lire la suite


Construire en terre, une technique performante et écologique entravée par les lobbies du ciment

mur en pisé

En Isère, le Domaine de la terre est un quartier d’habitat social unique en France. Les 70 logements y sont tous construits en terre crue, une ressource naturelle et locale, 100% recyclable et non polluante.

Trente ans après avoir été bâti, ce quartier apporte la preuve qu’il est possible d’édifier à moindre coût une architecture de terre avec une faible consommation énergétique et un vrai confort thermique. Pourtant, l’opération n’a jamais été réitérée en France. Pression des lobbies cimentiers, absence de suivi des pouvoirs publics, réglementation… En dépit de ces freins, la filière terre connait un renouveau. Reportage et enquête sur une solution d’avenir.

Des nichoirs pour oiseaux se fondent dans les bâtisses en terre crue. Ils surplombent la rue Hassan Fathy, du nom de l’architecte égyptien qui, dès le début du 20e siècle, plaide pour un bâti pensé avec des matériaux locaux. C’est dans cette philosophie que s’inscrit le Domaine de la Terre, un quartier expérimental situé à Villefontaine, à une quarantaine de kilomètres de Lyon [1]. Disposés à flanc de colline, quelque 70 logements HLM y occupent un peu plus de deux hectares. Érigés en 1985, les onze îlots sont construits en terre crue, un matériau délaissé depuis des décennies. Il a pourtant été longtemps employé dans la région Rhône-Alpes. 80% des habitations du Haut Dauphiné construites avant les années 1950 sont bâties avec ce matériau peu coûteux, aux performances thermiques et écologiques de premier plan. Lire la suite


Habitat léger: une yourte écologique en toute autonomie

yourte écologique

[VIDEO] La yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Cet habitat léger est un micro-système très solaire qui limite son impact sur la Terre.

Quand Marion et David vous ouvrent les portes de leur habitat léger, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. Le soleil y occupe une place centrale. « Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes. Mais aussi au dôme en plexiglas. Ils offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver. »

La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. « On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait. » La première fois qu’elle entre dans une yourte, Marion tombe sous le charme. « C’était harmonieux et beaucoup moins engageant en termes de chantier, de durée, de budget… » Un mois et demi de travaux avec L’Atelier de la Frênaie et 15 000 € plus tard, les voilà propriétaires d’une yourte de 38 m2. Lire la suite


Portes ouvertes de l’écoconstruction en Bretagne



Profitez des portes ouvertes de l’écoconstruction en Bretagne, les 4 et 5 novembre 2017 – 33 réalisations à visiter

Les portes ouvertes de l’écoconstruction, un évènement organisé par l’association APPROCHE-Ecohabitat, réseau rassemblant plus de 130 adhérents. Professionnels du bâtiment, institutionnels, associations, élus et citoyens, tous impliqués dans une démarche d’écohabitat en Bretagne.

Créée par des professionnels de l’écoconstruction, l’association a pour objet de promouvoir un habitat, des lieux de vie et de travail sains, économes en ressources, matériaux et énergie, respectueux de l’environnement, de la culture et des générations futures. APPROCHE-Ecohabitat organise pour cela de nombreuses actions tout au long de l’année : formations, conférences, ateliers, cafés-débat, journées de l’écoconstruction… Lire la suite