Eau de pluie: pour que la consommer coule de source!

Vidéos épisodes 170 et 171 de L'Archi Pelle sur l'eau de pluie avec Pierre L'écoleau

VIDÉOS. Collecter, traiter et consommer l’eau de pluie légalement. Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à visionner ces deux vidéos. L’Archi Pelle les a publiées en juillet 2020 (épisodes 170 et 171).

Dans ces deux vidéos publiées par L’Archi Pelle, vous suivrez Pierre l’écoleau. En effet, militant de longue date pour l’eau de pluie, il est un expert reconnu de l’autonomie en eau.

Eau de pluie, un don du ciel

Ainsi, le spécialiste nous emmène sur une installation de récupération et de valorisation de l’eau de pluie. Puis il y détaille étape par étape les éléments du projet.

Des vidéos fort à propos pour compléter les articles de La Maison écologique sur le sujet. Hors-série n° 12 Cap sur l’autonomie tome 2 et n° 97 Eau de pluie, un don du ciel.


Vidéo – Plinthes en corde de chanvre

Plinthe en corde de chanvre - DIY

En complément de notre article Des plinthes en corde de chanvre, Cahier Pratique finitions LME 119, voici une vidéo qui détaille l’étape n°7 du serrage des extrémités du cordage.

Difficulté : 1/3
Coût : 3,80 €/ml
Durée : 5 mn par plinthe

Tuto vidéo : plintes en corde de chanvre

Extrait de l’article

Que ce soit pour l’esthétique, pour habiller un espace restreint entre le seuil d’une menuiserie et le sol, ou pour un mur courbe auquel les plinthes classiques ne sont pas adaptées, le cordage offre une alternative naturelle au rendu doux. Anna Gautier, de la corderie Gautier, conseille la corde de chanvre, « un produit 100 % naturel et toronné en France ». La fibre est hélas cultivée en Ukraine, la production française étant plutôt destinée à du fil plus technique et « noble » (donc plus coûteux) pour l’habillement ou des isolants. « La serpillière n’est pas gênante, car l’humidité qu’elle peut apporter sèche rapidement », rassure-t-elle avant de prévenir que « le chanvre a une odeur rappelant celle du cheval, qui incommode certains clients. Elle s’estompe avec le temps, ou peut-être s’y habitue-t-on… »

Suite de l’article et étapes de réalisation dans le magazine La Maison écologique n°119

Rédaction, photos, vidéo et réalisation Gwendal Le Ménahèze

Leur maison écologique voit la vie en roseau !

Construire une maison saine et naturelle grâce au roseau. © Gwendal Le Ménahèze

Surplombant les roselières de la Brière du Brossais (Loire-Atlantique), la maison de Clémence et Cédric est habillée de roseau. Isolant murs et toiture, ce végétal revêt aussi les façades. Une technique contemporaine qui plie la tradition mais ne la rompt pas.

La large baie vitrée de Clémence et Cédric domine les marais de la Brière du Brossais, parsemés de roseaux. « Quand j’ai découvert la paroi en bois et roseau de la société RizHome, ça a tout de suite fait sens », se souvient Clémence Cazenave, architecte et propriétaire de cette maison de Savenay (Loire-Atlantique) avec Cédric Bassaget, informaticien. « La pose de bottes de roseau en vêture extérieure est pratiquée depuis des années aux Pays-Bas, Suède et Norvège, décrit Mireille Avril, de RizHome. Ils ont une assurabilité et annoncent 80 ans de durée de vie. »

Clémence apprécie ce « bardage naturel qui sert d’isolant, protège de la pluie, offre une finition esthétique et des bienfaits acoustiques ». L’experte promeut l’utilisation du roseau en construction dans une « démarche d’économie circulaire à impacts positifs. En plus de l’intérêt pour le bâti, c’est une boucle vertueuse qui valorise cette biomasse tout en entretenant les roselières qui jouent un rôle important pour l’épuration des eaux rendues à la mer. Ce débouché offre aussi une évolution au savoir-faire local des chaumiers ». Coupé sec sur pied, le roseau ne nécessite aucune transformation avant utilisation.

Une filière pour les roselières

Sans intrants ni irrigation, ce végétal pousse naturellement sur terrain humide, pouvant même devenir envahissant. Il ne fait pas l’objet d’une exploitation, mais d’un simple entretien des parcelles. « Si la roselière n’est pas entretenue, la matière sèche tombe au sol. Donc en modifie la structure. Le roseau peut finir par ne plus être à l’aise et d’autres espèces prennent le dessus. Dont des invasives comme le baccharis. » Des marchés publics d’entretien visent à ce que le roseau soit coupé et évacué.

Non entretenus, les roseaux poussent en tous sens. Ils peuvent alors être broyés pour isoler des caissons comme ceux des murs et du toit de Cédric et Clémence. Mais de tels roseaux en vêture extérieure auraient une esthétique aléatoire. Et une mise en œuvre plus complexe, donc plus coûteuse. « Pour obtenir une tige fine, droite et homogène, il faut six à huit ans d’entretien de la roselière. » En Bretagne, la coupe d’entretien est très peu valorisée. Structurer une filière y est donc compliqué. Mais RizHome se démène pour y parvenir. En attendant, les 1 400 bottes de ce chantier ont été acheminées de Camargue. Contrairement au roseau broyé des caissons, qui vient de Bretagne.

Plus d’infos dans le reportage complet sur cette maison dans le magazine La Maison écologique n°118. En kiosques jusqu’à fin septembre 2020 ou sur commande en cliquant ici.


Tiny house : l’habitat du monde d’Après sera sobre et heureux !

Tiny house écologique autoconstruite par Marc-Antoine et Floriane

[VIDÉO] Stationnée dans le Gers, cette tiny house (ou micro-maison) sur roues a été autoconstruite par un jeune couple fuyant Paris. Capable de voyager sur les routes, la maison de Floriane et Marc-Antoine devient synonyme de liberté… mais aussi de contraintes.

Petit mais costaud… sans l’être trop. Régime drastique pour ce mini-habitat mobile de 18 m2 limité à 3,5 t. Tout surpoids lui interdirait de circuler sur les routes françaises. « Chaque matériau est choisi en fonction d’un équilibre entre solidité et poids », confient Floriane et Marc-Antoine, qui ont autoconstruit cette tiny house dans le Gers. […] Structure en bois français non traité, isolants biosourcés en laine de mouton, chanvre, lin et coton, toilettes sèches, autonomie électrique photovoltaïque… Ce mini-logis rime on ne peut mieux avec écologie!

« Déménager, on l’a fait souvent à Paris. Il faut s’approprier les lieux, changer des meubles… Maintenant, on peut déménager en emmenant toute notre maison ! », se régalent-ils, bien loin des six années à travailler dans la capitale en tant que vidéastes. « Je me suis retrouvé à produire des vidéos de greenwashing pour une multinationale. C’était en totale inadéquation avec nos idéologies d’écologie, de simplicité, se souvient Marc-Antoine. Sans compter la vie au quotidien à Paris : le métro, la ville est grise, le temps est gris, les gens sont gris et nous aussi on devient gris… »

L’odyssée de l’espace réduit

Le métro parisien lui a tout de même offert la solution. « Un journal gratuit traînait sur le siège d’en face. J’y ai vu un article sur une tiny house. J’ai trouvé ça génial, accessible, joli. J’en ai parlé à Flo… ça ne lui a pas parlé du tout ! » Elle justifie : « À Paris, on vivait dans de petits appartements, qui faisaient tout de même 40 m2. Une tiny, c’était encore deux fois plus petit ! » « Mais beaucoup moins cher ! », rétorque Monsieur.

Le déclic vient un an plus tard. « On est parti en vacances avec nos sacs à dos et on s’est rendu compte qu’on vivait très bien avec le peu qu’on avait dedans, se rappelle Floriane. Sur la plage, on a tracé dans le sable à peu près la taille d’une tiny. Ça paraissait plus petit sans les volumes. Mais on a dessiné la cuisine, la douche, un lit. Ainsi, ça nous a permis de nous projeter concrètement dans cet espace. » Ensuite, la visite d’une tiny réelle et des échanges avec des autoconstructeurs finissent de les convaincre de « changer de vie ».

[…] Extrait du reportage publié dans le hors-série n°13 du magazine La Maison écologique: “Réduisons la taille de nos logements”. Disponible en kiosque ou sur commande ici.

Vannerie à faire soi-même pour les débutants

La vannerie pour les débutants de Francis Gallée - photo Stuart Anderson

VIDEO Do It Yourself DIY. Une méthode simplifiée pour acquérir les bases de la vannerie et gagner en confiance.

La vannerie est un art difficile. Alors, « si on ne réussit pas du premier coup, il faut essayer encore et encore », suggère un proverbe écossais. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il existe des alternatives aux techniques traditionnelles de tressage. Et certaines astuces permettent de se lancer sans trop prendre de risques. En voici une, imaginée par Francis, 91 ans, agriculteur à la retraite, ancien chef de corps des pompiers à Caulnes (Côtes-d’Armor). Et génial touche-à-tout qui s’amuse à confectionner des paniers pour ses amis. Généreux, il a volontiers accepté de partager son savoir-faire.

Dans la vannerie classique, on débute par « une croisée » constituée à partir de tiges raides d’osier, dans lesquelles on crée des fentes pour faire passer d’autres tiges. C’est déjà une tâche épineuse et le tressage n’a même pas démarré… La première astuce de Francis est d’utiliser du fil de fer pour former la structure de base. Ce qui simplifie le début du travail, ainsi que la finition de la bordure du panier.

Astuces à tisser

Pour caler et serrer les fils le temps du démarrage du tissage, il faut préparer deux cercles de bois (ou contreplaqué) de 15 à 18 mm d’épaisseur et de 10 cm de diamètre. Sur l’une des faces de chaque cercle, scier quatre saignées afin de maintenir en place les fils de fer. Assembler les deux cercles, les rainures de chacun s’opposant à angle droit, puis percer deux trous pour boulonner l’ensemble.

Revenons à la « vraie » vannerie, pour laquelle commencer à tisser autour de la croisée est particulièrement difficile. Deuxième astuce livrée par Francis : préférer du fil électrique pour démarrer facilement le tressage. Il est bien rare de ne pas en avoir quelques longueurs cachées dans un placard…

Retrouvez notre cahier pratique illustré pas à pas dans le magazine La Maison écologique n°109, en kiosques ou sur commande en cliquant ici.


Une maison écologique élevée en plein chanvre

Maison écologique en chanvre en Vendée. crédit Gwendal Le Ménahèze

Marie était enseignante, Dominique agriculteur. À l’approche de la retraite, ils ont fait construire en Vendée une maison plus adaptée à leurs nouveaux besoins. Quasi passif, le bâtiment fait la part belle à une plante produite sur l’exploitation. Toit, sol et murs sont composés de chanvre!

Devant la baie vitrée qui donne sur un étang, une longue-vue témoigne de la passion de ce couple vendéen pour les oiseaux. Leur fille et leur fils avaient quitté le nid et la retraite approchait. Il était temps de troquer leur « très grande maison » de 250 m2 pour un projet « plus fonctionnel ». Mais toujours dans le même village de Vendée. La composition de la future maison ne provoque aucun débat. « On vit dans une coque de chanvre : il est dessous, dessus et dans les murs », sourit Marie. Cette plante est présente sous forme de béton de chaux et de chanvre projeté à la machine. Mais aussi d’isolants en vrac ou en panneaux.

Chanvre à tous les étages

Dominique réplique : « Je produis du chanvre depuis onze ans. Cette plante n’a pas besoin de produits phytosanitaires. En outre, elle nettoie le sol des mauvaises herbes. Et c’est un excellent précédent pour les céréales. La tige peut atteindre 1,5 à 3 ou 4 m de hauteur. On bat toute la plante en récoltant les graines pour faire de l’huile. Ou pour l’oisellerie, la pêche et de plus en plus l’alimentation humaine. Car le chènevis est très riche. » La tige est laissée au sol pour qu’elle rouisse. « On est habitué au foin et à la paille pour lesquels il ne faut surtout pas d’eau. Pour le chanvre, au contraire, il faut de l’eau et du soleil pour un rouissage parfait. Ainsi, cela permet que la fibre se décolle du bois qui est à l’intérieur de la tige », dont on tire la chènevotte.

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Autonomie énergétique grandeur nature

Maison en autonomie énergétique en Bretagne. Crédit Michel Ogier

[VIDEO] Caroline et Hubert vous invitent à pousser les portes de leur maison autonome en Bretagne. Elle a été autoconstruite avec des matériaux biosourcés, voire de cueillette. En outre, elle leur a permis d’atteindre l’autonomie en électricité, en chauffage et en eau.

« En concevant cette maison autonome, notre priorité était de limiter au maximum notre impact environnemental et de vivre avec le minimum de compromis vis-à-vis de cette société de consommation », résument Caroline et Hubert. Finalement, pari réussi avec cette maison de 88 m2 autoconstruite en Bretagne en bois, terre, paille et autres matériaux écologiques et locaux. Ainsi, pour eux et leurs deux enfants, depuis quatre ans, l’autonomie énergétique n’est pas qu’une utopie!

Reportage complet, photos et détails techniques dans le hors-série n°10 de La Maison écologique. En kiosques depuis fin octobre 2018 ou sur commande en cliquant ici.


Habitat insolite : À six dans l’bus

Bus aménagé

[VIDEO] Un bus scolaire comme maison itinérante pour toute la famille.

La maison de Stéphanie, Arnaud et leurs quatre enfants a jadis arpenté les routes. Du Calvados à la Vendée, elle effectuait  le ramassage scolaire. Jusqu’à ce que les nouvelles normes interdisent à ce bus de 1998 de circuler. En 2016, ils le débusquent sur un site d’enchères des services publics. “Il est arrivé avec tous ses sièges, toutes ses bagagères et toutes ses fuites d’huile”, sourient Arnaud et Stéphanie. Ils l’ont rénové pour en faire leur habitat avec des matériaux sains, naturels et une bonne dose de récup’.

Quelques années après avoir acheté en Touraine une maison de 150 m2, où ils ont “changé la chaudière pour faire des économies, se souvient Stéphanie. Mais le prix du gaz ayant augmenté, aucun changement sur la facture. On a refusé de continuer à vivre en devant sortir toujours plus d’argent. C’est là qu’est né notre désir d’autonomie énergétique et de nomadisme”. Aujourd’hui, les six membres de la famille se partagent 30m2. Et “on est bien plus vite passé du lit au petit-déjeuner”, rigole la jeune maman.

Reportage complet sur cet habitat insolite dans le magazine La Maison écologique n°106. En kiosques jusqu’à fin mai 2018 ou sur commande ici

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Surélévation écologique pour l’amour du bois

surélévation écologique en bois à Rennes en Bretagne. crédit 10i2LA

[VIDEO] Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation à Rennes, en Ille-et-Vilaine. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

« Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Car elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Alors quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans. En outre, ces anciens infirmiers en psychiatrie ont réalisé une grande partie des travaux de surélévation eux-mêmes. Après le montage de la structure isolée préfabriquée en atelier. Cette surélévation a été conçue par les architectes locaux de 10i2LA.

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Habitat léger: vivre dans une “figue”!

la figue

[VIDEO] Cet habitat léger insolite a pris racine près de Poitiers. La Figue y sème le symbole d’une fructueuse liberté.

Elle semble sortie d’un conte de fées. Le genre où le monde miniature à nos pieds grandit. Où les fruits tombés des arbres abritent des lutins aux oreilles pointues… Dans la ferme des Péranches, coin de verdure isolé près de Poitiers, la Figue est pourtant bien réelle. Ressemblant étrangement au fruit, elle est depuis 2014 une nouvelle forme d’ habitat léger. Son créateur, Guillaume de Salvert, est tel un farfadet. Quadragénaire moustachu, il rêve de liberté et de nature. Il a créé l’association Habitats libres en Poitou.

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