couverture-48

N°48 numérique – Décembre 2008 – Janvier 2009

2.00€

Dossier : Maison en paille, c’est du solide
A la loupe : Rénovation patrimoniale
Vivre avec : La cuisinière chauffe la maison
Rénovation : Les combles du bonheur
Autoconstruction : Isoler ses combles
Main à la pâte : Peinture sur enduit terre

UGS : 48 NUM Catégorie :

Description

Les visionnaires
Une maison c’est là pour longtemps. Au moins 50 ans. Le coût d’une maison, ce n’est pas seulement le prix de sa construction, c’est aussi ce qu’elle coûte à l’utilisation : chauffage, éclairage, ventilation. Chauffer la rue revient très cher à la longue. En fait, le coût de construction d’une maison « classique » représente 28 % de son coût global, les 72 % restant reviennent à ses coûts d’utilisation. D’où le caractère désespérant et totalement anachronique d’une déclaration récente de la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFC).

Cette entité, qui regroupe plus de 300 boîtes à bâtir, se plaint que les « normes énergétiques drastiques » basse consommation pour les constructions neuves génèrent des surcoûts de construction de « 10 à 15 % », empêchant les Français d’accéder à la propriété. D’abord, le propos est un tantinet obscène de la part d’individus s’étant taillé des marges monstrueuses sur le dos des gens durant dix ans de bulle immobilière. Au passage, l’estimation à la louche de la FFC indique surtout qu’ils n’ont pas dû en construire beaucoup des maisons basse consommation. Mais au final, là n’est pas l’essentiel. C’est un peu plus cher à l’achat et c’est normal. Les maisons basse consommation sont par nature plus performantes et ça, ça se paye.

Dessin Jef édito n°48Mais le prix global n’est pas si élevé, car elles permettent de diminuer « drastiquement » les charges, voire même de se passer de chauffage dans le cas des maisons passives. Or, comme le dit François Marty, président de l’association Chênelet (lire reportage p. 44), « à force de vouloir payer moins cher, on finira par payer trop cher ! » Car un bâtiment qui n’est pas basse consommation est forcément haute consommation. Et combien coûteront les maisons « haute consommation » de la FFC, quand le prix de l’énergie aura été multiplié par 10 ? Il est vrai que la FFC estime qu’une « politique exagérée en matière d’économie d’énergie n’est pas la solution appropriée » en période de crise. Quelle est donc la solution « appropriée » ? Pour nous, la solution appropriée est de s’adresser à des constructeurs de maisons qui savent de quoi ils parlent.

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