Reportage Tiny house : Ma mini-bicoque a la bougeotte

Tiny House

Stationnée dans le Gers, cette Tiny house sur remorque a été autoconstruite par un jeune couple fuyant Paris. Capable de voyager sur les routes, la maison devient synonyme de liberté… Mais aussi de contraintes.

Petit mais costaud… sans l’être trop. Régime drastique pour ce mini-habitat mobile limité à 3,5 t. Tout surpoids lui interdirait de circuler sur les routes françaises. « Chaque matériau est choisi en fonction d’un équilibre entre solidité et poids », confient Floriane et Marc-Antoine, qui ont autoconstruit cette tiny house dans le Gers. Ces 3,5 t de PTAC de la remorque qui sert de « fondation » à la maison permettent de la tracter avec un simple permis BE et un véhicule acceptant cette charge en plus de son propre poids (4 x 4, fourgon…). Marc-Antoine a passé son permis BE pour environ 800 € (600 € de conduite + 200 € de code).

Pour l’ossature bois du plancher, des murs et du toit, « on aurait préféré du douglas, plus durable et plus solide, mais l’épicéa est plus léger », tranchentils. Autre compromis, l’ossature bois est généralement contreventée avec des panneaux d’OSB, qui sont ensuite recouverts d’un revêtement. « Plutôt qu’un parquet ou un lino au sol, des panneaux d’épicéa font double emploi ; contreventement et finition. C’est joli, mais peu résistant, ça marque énormément. » Gain de poids supplémentaire : « on a pu passer en 18 mm d’épaisseur au lieu de 21-22 mm ». La face intérieure des murs est habillée de panneaux de contreplaqué de seulement 8 mm, assurant aussi contreventement et finition une fois peints.

Recettes pour perdre du poids

Le côté extérieur des murs est quant à lui revêtu d’un bardage en peuplier thermotraité, bois français et léger. Il est posé à claire-voie ; « les lames de 9 cm sont espacées de 1 cm, donc on gagne 10 % de poids, calcule Marc-Antoine. La prise au vent est probablement plus importante, mais nous n’avons pas prévu de lui faire prendre la route trop souvent et on n’a jamais dépassé 60 km/h. Par contre, malgré les grilles fixées en bas du bardage, les rongeurs arrivaient à grimper pour aller nicher sur le toit, à peu près plat, chaud, abrité du vent ». Un désagrément résolu par la pose de grilles en partie haute, barrant l’accès au toit. Celui-ci est à monopente, « plus simple pour notre première expérience de construction et ainsi, il ne faut une gouttière que d’un côté ». Voilà la balance soulagée. d’un côté ». Voilà la balance soulagée.

Les menuiseries en alu sont aussi moins lourdes que celles en bois, « mais ce matériau est froid l’hiver et moins performant en termes d’isolation, regrettent les propriétaires. […]

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Retrouvez cet article dans le Hors-série n°13 : A-t-on vraiment besoin de logements si grands ?

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