Alternatives : L’association Low-tech Lab

association Low-tech Lab

Un laboratoire pour les low-tech

L’association Low-tech Lab parcourt le monde à la recherche de technologies simples, économiques, durables qui répondent aux besoins primaires. Et les adapte à notre mode de vie. L’un des tiroirs de la cuisine dissimule un coffre isolé avec du liège en vrac, fermé par un couvercle en bois lui aussi rempli du granulat. « C’est une marmite norvégienne, décrit Clément. On peut y installer une casserole portée à ébullition pour que la cuisson continue, sans autre énergie. Les préparations restent chaudes pendant au moins trois heures. Ça réduit la consommation de gaz. » La « marmite » fait partie des douze technologies dites « low-tech » testées dans une tiny house(1) autoconstruite, au nord de Concarneau (29). Les ingénieurs Clément et Pierre-Alain y ont vécu, chacun une semaine sur deux, pendant huit mois.


Alternatives : Un tiers-lieu accélérateur d’alternatives

Un tiers-lieu accélérateur d’alternatives

Tiers-lieu d’émancipation en milieu naturel

À Lussault-sur-Loire, près de Tours, se niche le Pôle XXI. Dans ce tiers-lieu, les savoir-faire s’entremêlent. Écoconstruction, permaculture et autonomie sont autant de thèmes abordés pour proposer des solutions permettant de vivre autrement.

Fuyant la chaleur estivale, les bénévoles du chantier participatif ont trouvé refuge dans la forêt. Assis sur des troncs d’arbres disposés en cercle, ils écoutent, attentifs, le programme des différents chantiers du jour qui vont mettre sur pied le camp de loisirs de l’été. Ce dernier est autoconstruit par les bénévoles et salariés de l’association d’animation Bul’ de mômes.

Ils se trouvent au Pôle XXI, « tiers-lieu d’émancipation en milieu naturel » cofondé par trois associations : Bul’ de mômes, dédiée à l’animation, Blix lab, consacrée aux arts numériques et visuels, et Horizon permaculture, tournée vers l’agriculture durable, qui se sont organisées en collectif. Depuis juillet 2018, à Lussault-sur-Loire (37), ce terrain de 1,3 ha accueille équipes, bénévoles et public. Il se veut un espace d’échange de savoir-faire et de compétences à travers les différentes activités proposées, notamment les chantiers participatifs. « Ce sont des temps forts et incontournables au Pôle XXI. Chacun amène son savoir-être et son savoir-faire et on apprend tous des autres », indique Jérémie Serin, vice-président de l’association Bul’ de mômes. Les chantiers participatifs sont ouverts à tous, peu importe le niveau, et rentrent parfaitement dans la démarche d’autonomie que veut instaurer le collectif à travers ce lieu.

Une kermesse zéro plastique

Tout est parti, il y a quelques années, du camp de loisirs éphémère porté par Bul’ de mômes et qui, auparavant, se montait sur le terrain de rugby de la commune. « Pour les enfants, on souhaitait un espace sans barrière, en pleine nature. Ici, on peut vraiment les sensibiliser à l’environnement, il y a de la vie », poursuit Jérémie Serin. Les membres des associations co-fondatrices se connaissaient et, après réflexion, ont eu l’idée d’un lieu unique pour se retrouver et créer un espace d’échanges de compétences.

On vient au Pôle XXI pour apprendre à recoudre soi-même ses vêtements, faire son éponge tawashi (fabriquée à partir de vieux vêtements et lavable) lors d’ateliers Do it yourself, prendre un cours de yoga en famille, assister à un stage de permaculture ou de construction d’un observatoire à oiseaux, ou encore participer à des exercices de sophrologie.

« Nous avons organisé la kermesse de l’école du village ici. Elle était zéro plastique. Au début, ça a étonné les parents d’élèves, il y en a même qui ont quitté le navire, arguant que c’était inutile et compliqué. […]


Habitat groupé : Ecoravie, la fête de l’humain

habitat groupé participatif

Ecoravie, la fête de l’humain

L’habitat les techniques constructives, les jardins, les potagers, tout cela serait bien peu de choses si l’humain n’était pas au centre de la démarche. Telle est la philosophie d’Ecoravie, expérience d’habitat groupé réussie dans la Drôme.

La structure en pin douglas du premier habitat collectif d’Ecoravie resplendit sous les lumières matinales de cette journée ensoleillée de mai. Installée dans le beau séjour lumineux de son appartement, Claire se souvient :

« Au début, nous étions de doux rêveurs, nous voulions une petite maison individuelle pour chacun. Mais très vite, une conscience collective a pris le dessus et nous avons compris qu’il fallait s’orienter vers un habitat collectif. Il y avait ce grand terrain constructible au-dessus de la ville… »

Un habitat groupé participatif

L’aventure débute il y a sept ans. Constituées en un petit groupe de réflexion, les personnes intéressées par l’idée d’un habitat collectif affinent au fil des réunions et des rencontres les formes du projet. À l’issue de cette phase préparatoire, l’association Ecoravie est créée et deux terrains attenants au centre-ville sont achetés. Seul bémol, ils ne disposent d’aucun accès. Intervient alors une vente aux enchères qui permet à l’association d’acheter un terrain permettant justement d’accéder aux deux parcelles. Pour participer à cette vente, l’association doit momentanément se former en SCI, statut dont le côté spéculatif rebute le groupe, aussi est elle rapidement transformée en SAS coopérative, qui rend les habitants collectivement propriétaires des lieux et locataires de leur logement.

Sur le papier, le futur collectif prend forme, conforme aux règles d’urbanisme – un minimum de 18 logements sur les deux parcelles acquises. Les bases matérielles posées, le terrain acquis et le mode constructif défini, il faut encore investir collectivement les bâtiments, travailler « l’humain », les interactions et l’implication de chacun. Pour cela, les habitants s’appuient sur une charte générale aux énoncés simples, créée dès l’origine du projet : respect de la nature, de soi-même et des autres. […]


Territoire : association koad an arvorig le bois d’oeuvre en circuit court

association koad an arvorig

Avec l’ association koad an arvorig. Le bois d’oeuvre roule en circuits (très) courts

Malgré leurs noeuds et leurs troncs parfois irréguliers, les arbres locaux peuvent avoir une valeur en bois d’oeuvre. C’est ce que défend l’association Koad An Arvorig. Créée par des professionnels bretons, notamment charpentiers, rompus à l’usage de ce matériau. « Cela ne fait pas longtemps que l’on fait venir du bois de l’autre bout de la France ou du monde pour monter des charpentes », glisse Jérôme Letur, scieur mobile et charpentier. « Dans la région de Toulouse, les charpentes sont traditionnellement en peuplier noir. Ailleurs, elles sont en chêne ou châtaignier, rappelle Jean-Luc Le Roux, charpentier et co-fondateur de cette association. Aucun trajet en camion ne vient plomber le bilan carbone de nos constructions. »


Territoire : association Energ’ethique

Association Energ'ethique

Association Energ’éthique : l’éco-rénovation sur un air solidaire.

L’association Energ’ethique 04 propose des écorénovations accessibles à tous les porte-monnaie. Construite dans les années 1950, la maison tout en parpaings de Françoise et Luc avait besoin d’un sérieux lifting. En effet, sol, murs et toiture doivent être isolés et les menuiseries, changées.

« Nous étions un peu perdus parmi toutes les données techniques, se souvient Françoise. Nous avons donc décidé de demander de l’aide à la Scic Énerg’Éthique 04 » Née en 2012 autour d’un projet de centrale solaire « citoyenne » sur le toit d’une école, la Scic Énerg’Éthique(1) a eu à coeur d’agir aussi sur la maîtrise de l’énergie et la solidarité énergétique.


Territoire

Alter Alsace Energies

Communes cherchent économies d’énergie.

La chasse au gaspillage dans les petites communes, c’est l’affaire de Tiphaine Criqui, conseillère en énergie partagée pour l’association Alter Alsace énergies (AAE), située à Strasbourg et Lutterbach (Bas et Haut- Rhin) et soutenue par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).


Ensemble

chantier participatif paille

Chantiers enchantés.

L’association Botmobil réinvente le chantier participatif depuis dix ans en France. Maison en bottes de paille, enduits terre, rénovation : l’immersion sur un vrai chantier, aux côtés d’un professionnel, est une expérience unique pour apprendre.


Carte Verte

association cobois

Se retrouver autour du bois.

Il y a une alternative à Ikea ! À Lyon, l’association Cobois compte 350 personnes qui profitent de l’outillage commun pour fabriquer leurs meubles en bois.