Matériaux : Alternatives à la dalle béton

Alternatives à la dalle beton

Un sol en béton, que dalle !

Le tout-puissant béton armé de ciment a fait de la dalle de sol son pré carré. Heureusement, des alternatives existent, qui sont bien plus pertinentes pour la qualité de vie intérieure. Certaines sont assez simples à mettre en oeuvre.

Une dalle de sol sur terre-plein sans ciment ? Impossible, nous répondent les constructeurs conventionnels, pour qui béton de ciment rime avec  résistance, rigidité et… garantie décennale. Pourtant, le coût environnemental prohibitif du ciment (4 % des émissions mondiales de CO2)
et les conséquences de l’extraction massive de sable marin et de gravier pour la construction (autour de 25 milliards de tonnes par an) remettent largement en cause cette technique pourtant solidement implantée dans les esprits.


Avis d’expert : l’impact environnemental du béton

impact environnemental du beton

Quel bilan environnemental pour le béton ?

Inventé en 1870, le béton de ciment est aujourd’hui le matériau de construction le plus utilisé au monde. Mais sa production affecte dangereusement l’environnement.

Curieusement, silence radio dans les grandes ONG françaises concernant l’impact environnemental du béton, le produit le plus utilisé au monde après l’eau ! Heureusement, il y a les Nations-Unies… Et Pascal Peduzzi ne manie pas la langue de bois : « La production du béton est responsable de 8 % des émissions mondiales de CO2 », alerte le spécialiste. « La demande a triplé en vingt ans sous l’effet de la pression démographique. L’extraction de sables et de graviers épuise la ressource dans les carrières et les rivières les plus accessibles, où elle affecte les nappes phréatiques, les courants, la faune et la flore


Bardage en bois brûlé et matériaux bruts pour cette rénovation écologique en ville

Rénovation écologique en ville à base de bardage en bois brûlé et matériaux bruts, à Vannes. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Le bardage en bois brûlé de cette rénovation en fait craquer plus d’un. Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont laissé apparents les matériaux bruts.

Après cinq ans à la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils voulaient lumière et chaleur. « On ne visitait pas les maisons si elles n’étaient pas bien exposées », se souvient Katia. En outre, Jean rêvait d’une maison sans chauffage. Mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse suffit à chauffer les trois niveaux de la maison. « On peut aller partout dans la maison sans ressentir de changement de température. C’est extrêmement agréable », apprécie-t-elle. Les six mois de travaux ont été assurés en autoconstruction et par des entreprises (SARL Guyot, etc.). Originalité qui intrigue les voisins: une façade est bardée de bois brûlé.

Une nouvelle jeunesse pour cette maison du centre-ville de Vannes (Morbihan). Quand elle l’achète en 2013, la famille Guêné-Bruneau ne tombe pas sous le charme des vieilles moquettes. Ni du carrelage démodé et des façades « moches ». Ni du chauffage au gaz et de l’organisation antibioclimatique. D’abord, cuisine et salle de bains au sud avec de toutes petites fenêtres. Ensuite, pièces de vie ouvertes sur le nord… Pas question pour autant de faire table rase du passé. « On voulait laisser la maison le plus possible en l’état, donc garder les matériaux bruts », insiste Jean.

Pour en savoir plus, retrouvez notre reportage complet sur cette maison rénovée dans le magazine La Maison écologique n°103. En kiosques jusqu’à fin mars 2018 ou sur commande ici.

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Maison d’archi

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Des matériaux bruts une maison sur 3 niveaux économe en énergie grise.

Stéphane Pineau et Julia Boucault, respectivement architecte et architecte d’intérieur, ont su adapter leurs plans à un terrain pentu et à un plan local d’urbanisme contraignant, pour créer une maison avec trois matériaux bruts : le béton, le chêne et la terre.