Matériau : Le bois brûlé ou Shou Sugi Ban

bois brûlé

Le bois brûlé, ténébreux bardage

D’origine Japonaise, le Shou Sugi Ban protège le bois grâce à sa surface brûlée. Efficace et esthétique, cette mise en oeuvre traditionnelle se développe en France.

Le Shou Sugi Ban, appelé aussi Yakusugi, est une technique ancestrale japonaise (18e siècle) de protection du bois qui consiste à créer artificiellement une couche supérieure de bois carboné. Paradoxalement, cette couche a un effet retardateur de flammes ; le charbon, appauvri en oxygène, ne donne que peu de prise au feu. Ainsi traitée, la surface du bois est ignifugée, noircie et endurcie. Aujourd’hui, les agriculteurs et les pêcheurs nippons utilisent toujours le bois brûlé, économique et efficace pour prolonger la durée de vie du bardage de leurs maisons ou de leurs granges


Bardage en bois brûlé et matériaux bruts pour cette rénovation écologique en ville

Rénovation écologique en ville à base de bardage en bois brûlé et matériaux bruts, à Vannes. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Le bardage en bois brûlé de cette rénovation en fait craquer plus d’un. Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont laissé apparents les matériaux bruts.

Après cinq ans à la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils voulaient lumière et chaleur. « On ne visitait pas les maisons si elles n’étaient pas bien exposées », se souvient Katia. En outre, Jean rêvait d’une maison sans chauffage. Mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse suffit à chauffer les trois niveaux de la maison. « On peut aller partout dans la maison sans ressentir de changement de température. C’est extrêmement agréable », apprécie-t-elle. Les six mois de travaux ont été assurés en autoconstruction et par des entreprises (SARL Guyot, etc.). Originalité qui intrigue les voisins: une façade est bardée de bois brûlé.

Une nouvelle jeunesse pour cette maison du centre-ville de Vannes (Morbihan). Quand elle l’achète en 2013, la famille Guêné-Bruneau ne tombe pas sous le charme des vieilles moquettes. Ni du carrelage démodé et des façades « moches ». Ni du chauffage au gaz et de l’organisation antibioclimatique. D’abord, cuisine et salle de bains au sud avec de toutes petites fenêtres. Ensuite, pièces de vie ouvertes sur le nord… Pas question pour autant de faire table rase du passé. « On voulait laisser la maison le plus possible en l’état, donc garder les matériaux bruts », insiste Jean.

Pour en savoir plus, retrouvez notre reportage complet sur cette maison rénovée dans le magazine La Maison écologique n°103. En kiosques jusqu’à fin mars 2018 ou sur commande ici.

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