Alternative : du réemploi de tout bois

Réemploi de bois

L’homme qui murmure à l’oreille des vieux chevrons

Dans la grange familiale de Jean Rapp, à 25 km de Strasbourg,chaque porte, chaque meuble, chaque poutre raconte une histoire. En effet, cet amoureux du patrimoine alsacien a entièrement restauré la bâtisse qui lui sert d’atelier. Pour ce faire, cet ébéniste iconoclaste a collecté des matériaux dans un rayon de 50 km environ. Les poutres sablières basses proviennent du village voisin. Les encadrements de fenêtres en grès des Vosges sont les anciennes marches d’un autel. Les boiseries murales de son bureau sont issues d’un vieux plancher retourné. La splendide fenêtre à cives du XVIIe siècle entre son bureau et son atelier a été récupérée dans un vieux corps de ferme alsacien. Les petits disques de verre qui la constituent, obtenus par soufflage et montés au plomb, ont été patiemment restaurés par l’artisan.


Les revêtements de sol naturels

revêtements de sol naturels

Fibres végétales, bois, pierre, terre, linoleum… A chaque pièce son sol écolo.

C’est souvent un casse-tête et c’est pourtant la touche finale de tous les chantiers. La touche qui donnera du caractère à une pièce tout en facilitant son entretien. Mais selon quels critères choisir ses revêtements de sol ? Laurence Jovet, architecte d’intérieur, conseille de « retenir quatre paramètres principaux pour le choix des revêtements de sols : l’usage, avec des contraintes de passage ou d’humidité ; l’esthétique, c’est-à-dire l’ambiance qu’on souhaite pour la pièce ; la contrainte de prix et, enfin, la qualité écologique des produits ». Malgré cela, le choix reste large. Et d’autres caractéristiques sont à mettre dans la balance, par exemple l’influence du sol sur le confort de l’occupant. Même sans avoir la bougeotte, entre 1 500 et 2 000 pas sont réalisés par jour et par personne à l’intérieur d’une habitation individuelle, soit un peu moins de 1 km. La plupart du temps nus pieds, en chaussettes ou en chaussons. En contact constant avec nos petits petons, le sol est un allié direct du confort intérieur. Et l’inverse d’une sensation de confort, c’est la fameuse sensation de froid ressentie à la sortie de la douche sur un carrelage.


Avis d’experts : Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?



Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?

Insecte et champignons sont des menaces pour la pérennité de la charpente et des bois extérieurs qu’il faut éloigner au plus tôt. Si des solutions alternatives aux traitements biocides émergent, les professionnels préconisent une meilleure conception grâce à une connaissance plus précise du matériau.

Le renforcement de la réglementation européenne sur l’usage des produits biocides, afin de limiter les risques pour l’homme et l’environnement, a permis d’élargir la palette des solutions alternatives aux traitements chimiques : imprégnation par autoclave, trempage ou badigeon. Non biocides, ces nouvelles méthodes reposent sur la même stratégie : “modifier la structure de base du bois pour le rendre moins hydrophile, plus stable dimensionnellement, en réduisant sa capacité à gonfler ou se rétracter suivant l’humidité extérieure, et moins appétant pour les champignons lignivores (mérules, coniophores…) et selon les cas pour les insectes à larves xylophages (capricornes, lyctus, vrillettes…)”, résume Phillippe Gérardin. On parle ainsi de “nouveaux matériaux”. Parmi eux, les bois THT (traités par haute température), sont obtenus par pyrolyse douce par chauffage entre 160 et 240° en utilisant différents procédés ayant tous en commun de fonctionner en atmosphère pauvre en oxygène, comme l’azote pour la rétification.

Autres solutions, les bois modifiés chimiquement par imprégnation d’un réactif au cœur du bois : l’anhydride acétique (dérivé du vinaigre) dans le processus d’acétylation pour le procédé néerlandais Accoya et l’alcool furfurylique (produit à partir de déchets issus de productions végétales) polymérisé à chaud pour le procédé norvégien Kebony. Si la résistance aux parasites (aussi appelée durabilité biologique) de ces différents bois modifiés à cœur est reconnue par les experts, elle ne bénéficie à ce jour d’aucune certification. Leur usage en extérieur est donc conseillé au maximum pour la classe d’emploi 3 (voir encadré ci-contre) pour les bois THT et pour la classe 4 en ce qui concerne les bois modifiés chimiquement.

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Surélévation en bois

surélévation en bois

Les jeux de la matières ont tout pour plaire.

Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans.

 


Mobilier : intérieur nature et fantaisie

interieur nature et fantaisie

Un intérieur nature et fantaisie.

Ils sont tous deux amoureux du beau : Kedie, tisserande, et Daniel, photographe et passionné de menuiserie, ont chez eux des meubles uniques tirés de leur imagination et des mains de Daniel. En effet, ici, chaque meuble est une pièce unique reliée à un pan de l’histoire de leur maison. À l’entrée du village de Saillac, près de Brive, en Corrèze, la maison en vieilles pierres s’annonce dès le jardin par des oeuvres d’art immenses et colorées sculptées par Daniel. Les sculptures côtoient de vieux arbres, notamment des noyers. Certains de ces arbres, une fois morts de vieillesse, ont servi à confectionner presque tout le mobilier de la maison. Des meubles anciens chinés dans les brocantes locales ont également été détournés.

 

 


Bardage en bois brûlé et matériaux bruts pour cette rénovation écologique en ville

Rénovation écologique en ville à base de bardage en bois brûlé et matériaux bruts, à Vannes. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Le bardage en bois brûlé de cette rénovation en fait craquer plus d’un. Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont laissé apparents les matériaux bruts.

Après cinq ans à la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils voulaient lumière et chaleur. « On ne visitait pas les maisons si elles n’étaient pas bien exposées », se souvient Katia. En outre, Jean rêvait d’une maison sans chauffage. Mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse suffit à chauffer les trois niveaux de la maison. « On peut aller partout dans la maison sans ressentir de changement de température. C’est extrêmement agréable », apprécie-t-elle. Les six mois de travaux ont été assurés en autoconstruction et par des entreprises (SARL Guyot, etc.). Originalité qui intrigue les voisins: une façade est bardée de bois brûlé.

Une nouvelle jeunesse pour cette maison du centre-ville de Vannes (Morbihan). Quand elle l’achète en 2013, la famille Guêné-Bruneau ne tombe pas sous le charme des vieilles moquettes. Ni du carrelage démodé et des façades « moches ». Ni du chauffage au gaz et de l’organisation antibioclimatique. D’abord, cuisine et salle de bains au sud avec de toutes petites fenêtres. Ensuite, pièces de vie ouvertes sur le nord… Pas question pour autant de faire table rase du passé. « On voulait laisser la maison le plus possible en l’état, donc garder les matériaux bruts », insiste Jean.

Pour en savoir plus, retrouvez notre reportage complet sur cette maison rénovée dans le magazine La Maison écologique n°103. En kiosques jusqu’à fin mars 2018 ou sur commande ici.

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Travaux : Fondations en pieux de bois

fondations en pieux de bois

Des fondations en pieux de bois.

Des fondations sans chaux ni ciment ? Voilà le pari réussi de notre lecteur Pierre Louit. Sa maison en ossature bois et bottes de paille repose sur 24 pieux de bois enfoncés à 1,70 m de profondeur. “Nous avons décidé d’expérimenter les fondations en pieux de bois pour notre maison en paille située dans le Béarn. Avant de commencer, j’avais trouvé sur le terrain une clôture avec de vieux clous en fer forgé et des poteaux en acacia, le tout en bon état !”

Le renouveau des combles.

Autre chantier qui a retenu notre attention : la renaissance des combles menée par des professionnels. Isolation en laine de chanvre, étanchéité à l’ai, lattage et enduit terre.


Avis d’expert : le lamellé-collé

lamelle-collé

LAMELLÉ-COLLÉ, nature sous contrôle.

Longtemps réservé aux bâtiments professionnels, le bois lamellé-collé trouve désormais sa place dans les maisons individuelles. Issu d’un procédé de fabrication industriel, ce produit technologique propose une autre façon de bâtir en bois.


Poêles à bois

La Maison écologique - Dossier n°95 Poêles à bois

TOUS À POÊLE !

240. C’est le nombre de marques de poêles à bois sur le marché français. Et chaque fabricant dispose au moins d’une vingtaine de modèles. Alors, comment s’y retrouver ? Pas simple de choisir un appareil performant, esthétique et adapté à son budget et ses besoins ! Suivez le guide…