Rénovation : Mini-logis pour petit budget

petit budget

En Ille-et-Vilaine, Diêm a rénové une petite bâtisse avec un porte-feuille et un agenda très serrés. En déployant une vaste palette d’astuces, elle l’a rendu thermiquement et spatialement performante et agréable. Ses 44m2 lui paraissent presque trop grands…

Un projet à taille humaine…

Un gouffre financier. Je vivais dans un grand logement de 160 m2 mal isolé, toute ma paye y passait. Ce n’était pas tenable, pas durable, pas cohérent, se souvient Diêm Tran, 39 ans. Une volonté d’indépendance économique m’a fait aller vers le projet d’une petite maison. Je paye une mensualité de 450 € dégressive qui me laisse la possibilité de faire autre chose de ma vie que rembourser ma maison.

Si tu te sens bien chez toi, que tu as un toit sur la tête et du confort thermique, peu importe la superficie. J’avais connu huit logements, je n’y ai jamais trouvé de confort thermique. Avec un chauffage électrique dans des espaces plus grands, même en logements neufs, c’était compliqué de dépasser 18°C. J’ai aujourd’hui ce confort car c’est un projet à taille humaine, pensé de manière cohérente en partant de l’isolation de l’enveloppe. La conception et les matériaux font toute la différence. »

La cible n’était pourtant pas aisée à atteindre. Quand Diêm achète cette maisonnette en 2018, « c’était un taudis, vacant depuis plusieurs années, retrace-t-elle. En béton cellulaire, elle était innovante pour l’époque (1976), mais elle aurait pu être en pierre, en parpaing, je cherchais d’abord un cadre, un environnement ». La maison est désossée, n’en restent que les murs et la charpente. « La couverture en fibrociment amianté était en bon état et pouvait tenir 15 ans, mais je visais une bonne performance énergétique avec une isolation thermique par l’extérieur (ITE).

Planning aussi serré que le budget

J’appréhendais le résultat esthétique si je conservais l’ancien toit tout en le prolongeant pour couvrir cette surépaisseur des murs, en refaisant les rives… Et aurais-je eu la même énergie dix ans plus tard pour me relancer dans un gros chantier ? Mais, budgétairement, j’étais à l’euro près. » Pour pouvoir « assumer une nouvelle couverture », Diêm retrousse ses manches et prend en charge la démolition. Au départ, « avec une malheureuse échelle ». Elle finit par demander au couvreur d’anticiper l’installation de son échafaudage. Elle évacue la vieille laine de verre des combles, s’attaque au terrassement et décaisse le pourtour de la maison pour le drainage et l’assainissement… à la pioche ! « Cela aurait été plus simple et rapide de louer une mini-pelle, mais j’avais plein d’énergie et de motivation ! » Et peu de temps pour se poser trop de questions : elle s’est donné trois mois pour terminer les travaux extérieurs et emménager.


Escapade : Laboratoire d’un mode de vie

mode de vie

Ce ne sont ni des gîtes, ni des maisons d’hôtes, ni même des cabanes. Mais des écolodges. Autrement dit, « des hébergements touristiques qui se fondent dans leur environnement naturel », définit Hélène Rozé. Elle et son mari Étienne en ont construit deux, sur leur terrain à Saint M’Hervé (35).

La simplicité comme mode de vie

Ce dernier est un verger abondant de biodiversité avec cultures vivrières, plantes aromatiques, poneys pour tondre la pelouse, poules pour les oeufs, chèvres et moutons pour le débroussaillage… Sans vis-à-vis, les écolodges se présentent sous la forme de petits habitats d’une vingtaine de mètres carrés, semi-enterrés, au design végétal. Une conception signée Marc Bornemisza. Y règnent l’irrégularité due à la récupération, l’arrondi du bois et la terre brute. Ils se composent d’une seule pièce, divisée en plusieurs espaces. L’un comprend un coin cuisine, un lit double, une mezzanine et une salle de bains séparée, mais pas totalement cloisonnée. Dans l’autre, sans cuisine, une baignoire en bois trône non loin du lit.

Dans les écolodges, pas besoin de chauffage. La façade de l’entrée, largement vitrée, est orientée sud/sud-est. Derrière, se dresse un magnifique mur sculpté en terre-paille. Il fait office de mur capteur/distributeur de chaleur. L’ossature bois et le plafond sont isolés avec du chanvre en vrac et recouverts d’un mélange terre paille. Hélène a tout de même installé dans chaque écolodge un poêle mexicain (alimenté au bioéthanol) : « Psychologiquement, cela rassure certaines personnes d’avoir un appareil de chauffage. »

Comme à la maison

L’idée est de familiariser les hôtes avec un mode de vie écologique, de prouver que les matériaux biosourcés, locaux, le chauffage passif, les toilettes sèches, etc., ce n’est pas inconfortable.

« Certains viendront à l’écolodge pour le côté insolite, mais ce qu’on veut, nous, c’est que les gens repartent en se disant que c’était une expérience inspirante et reproductible. »

Depuis 2007, Hélène et Étienne vivent dans la longère préexistant sur le terrain, qu’ils ont écorénovée grâce aux compétences d’Étienne, écoconstructeur de métier. Une partie de la maison était déjà un gîte rural, « du type gîte d’étape pour randonneurs avec douche de camping », décrit la propriétaire. Ce qui motive Hélène, en 2012, à se lancer dans la création de La Belle Verte et quitter son travail à l’office de tourisme de Vitré. Le couple rénove le gîte rural, capable d’accueillir des groupes de six à huit personnes, et autoconstruit les écolodges.

S’enivrer, se détendre et ne rien faire

Tout le terrain s’organise comme un écosystème. Si bien qu’à la question des activités à faire autour du site, Hélène répond en riant : « Je conseille de ne RIEN faire. »


Territoire : Il faut porter la transition écologique

transition écologique

Démarche expérimentale de mutation écologique

Pour Murielle Douté-Bouton, aujourd’hui maire de Plélan-le-grand (35), l’aventure écolo commence en 2008, comme adjointe à l’urbanisme et au développement durable. Entamée de façon expérimentale, la mutation de la commune n’a cessé de gagner du terrain.

Quel a été le point de départ de votre engagement pour une politique locale plus durable ?

L’équipe municipale élue en 2008 a rapidement décidé de coupler la révision du PLU avec l’Agenda 21, de manière à pouvoir aborder des thématiques comme la santé et l’environnement.

En début de mandature, le restaurant scolaire était en travaux. Pour la rénovation, j’ai proposé que la laine minérale soit remplacée par de la ouate de cellulose. Nous sommes tombés d’accord. Au niveau des élus, l’enjeu de l’Agenda 21 a permis de se créer une culture commune et de mieux comprendre pourquoi on faisait des propositions sur les matériaux biosourcés. Ensuite, nous avons entrepris de convaincre les entreprises titulaires des lots.

Nous sommes allés très loin dans les discussions : énergies grises, réchauffement climatique… Il y avait de fortes réticences. J’ai fini par couper court. C’est nous qui décidons ! Je suis persuadée que la commande publique a un rôle très important à jouer pour faire bouger les entreprises et, par ricochets, les maîtres d’oeuvres… Nous aurions voulu faire beaucoup plus, mais à l’époque, nous y allions progressivement.

 

En passer par l’exemplarité

Par la suite, vous êtes allés bien plus loin…

Pour l’école maternelle, le défi était de mener une rénovation-extension exemplaire, sans passer par une démarche HQE, trop lourde pour une petite collectivité. La commande était simple : matériaux sains, énergies renouvelables, maîtrise de l’énergie, réduction de l’impact environnemental. L’ossature bois de l’existant a été réisolée par l’extérieur en fibre de bois, puis l’extension a été construite avec une isolation répartie en fibre de bois et de la ouate de cellulose dans les plafonds. Le sol a été couvert de caoutchouc naturel pour limiter les émissions de
COV, une ventilation double flux et des menuiseries bois-alu ont été posées. Une chaudière à bois déchiqueté a été installée en 2014. Elle est alimentée en bois de bocage, fourni par un collectif d’agriculteurs d’Ille-et-Vilaine et elle chauffe les deux écoles publiques.

La même année, la piscine municipale a été dotée d’une pompe à chaleur air/eau et des chaudières à granulés ont été installées dans les services techniques rénovés et au cinéma communautaire. Ces choix ont permis de décrocher des aides. Je pense que le fait d’avoir démontré que nous pouvions faire un bâtiment plus écolo sans casser la tirelire a été très apprécié.
[…]


Les pilotis fondations d’avenir ?

pilotis

Comme une grande cabane posée dans un jardin

Associant faible impact sur le sol, qualités écologique et esthétique, cette habitation en Seine-et-marne semble posée délicatement sur son terrain.

La première fois que nous avons visité ce petit jardin touffu, clos par des murs à vignes, nous avons tout de suite compris que, pour nous, l’enjeu de la construction serait l’équilibre entre notre intervention et le jardin existant, raconte Jean-Baptiste Barache, du cabinet d’architectes Arba qu’il a fondé avec Sihem Lamine. En plus d’être compact, la construction devait avant tout donner l’impression d’être tout près du jardin. »

Ici, la topographie n’a pas vraiment imposé le pilotis, mis à part le fait que le terrain se situe en zone inondable. Mais plutôt la volonté de soigner l’interaction de cette maison de 130 m2, et de ses trois occupants, avec l’espace qui l’entoure. « Avec le pilotis, le rapport au terrain devient très subtil. Il ne s’agit plus seulement d’une vue sur le jardin. On est en suspension, on flotte », poursuit l’architecte(1). Agréable sensation que dégage d’emblée la maison de Dominique, dont le continuum entre dehors et dedans suggère une autre façon d’habiter.

« Cette surélévation donne à la maison un aspect très léger. Le fait d’aborder le jardin de façon douce me plaît bien », abonde de son côté Dominique, pourtant pas convaincue initialement.

Des pilotis pour s’insérer dans l’environnement

Depuis que Jean-Baptiste Barache a débuté en tant qu’architecte, il a toujours cherché à « conserver les émotions du terrain, à ne pas le dominer », explique-t-il. Dans cette perspective, doublée d’une démarche environnementale commune à tous les projets de son cabinet, il évite autant
que possible la mise en oeuvre de fondations classiques. « J’ai toujours été très mal à l’aise avec l’idée de remuer le terrain. Une dalle de béton bouleverse le site et interrompt la continuité du tapis végétal. […]


Les pesticides étouffent les actions de Langouët, village pionnier de l’écologie participative

L'éco-lotissement de Langouët a été pensé pour cohabiter avec la biodiversité: exit les pesticides!

Une pétition a été lancée en soutien au maire de Langouët, sous le feu de la préfecture à cause de sa volonté d’interdire l’utilisation de pesticides à moins de 150 m d’une habitation, par principe de précaution. Ce village breton n’en est pourtant pas à son coup d’essai en matière d’environnement. Reportage à la rencontre de ces pionniers de l’écologie participative.

Langouët est un petit village de 602 habitants, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). Daniel Cueff en est le maire depuis 1999. Il a fait de cette commune un laboratoire d’initiatives écologiques et sociales. « Cela fait 20 ans que nous sommes engagés dans le développement durable. Nous essayons d’être le moins impactant possible sur l’environnement et la santé », explique-t-il. Pari réussi pour cette commune qui a reçu la visite de plus de 1 000 élus via Bruded, réseau breton d’échange d’expériences de développement durable entre collectivités, créé en 2005 à Langouët. Ce qui n’est pas vraiment un hasard.

Une pétition face aux pesticides

Pourtant, le maire est aujourd’hui sous le feu de la préfecture à cause de sa volonté d’interdire l’utilisation de pesticides à moins de 150 m d’une habitation sur le territoire de la commune, par principe de précaution. “Or la préfecture de Bretagne souhaite casser cette décision sous prétexte que celle-ci doit être prise par le ministère de l’agriculture et demande à la commune de retirer l’arrêté, indique la pétition lancée en soutien au maire de Langouët, qui a déjà recueilli près de 80 000 signatures. Au vue de l’inaction du ministère de l’agriculture dans le combat contre les dangers des pesticides, soutenons Langouët et son maire !”

Daniel Cueff, le maire de Langouët, en lutte contre les pesticides.

Daniel Cueff, le maire de Langouët, en lutte contre les pesticides.

Dès son premier mandat, le maire prohibe les produits phytosanitaires dans les espaces publics. Une interdiction qui ne sera imposée aux collectivités territoriales qu’avec la loi Labbé, effective depuis le 1er janvier 2017 seulement. Il s’attaque ensuite à la cantine de la petite école publique, qui devient 100 % bio et local en 2004. Une des raisons qui ont poussé Luc Rambaldi à s’installer à Langouët avec sa famille, il y a six ans. « On rêvait de vivre dans une commune comme celle-là », explique celui qui est aujourd’hui membre du conseil municipal et vice-président de Bruded. Les prix n’ont pas flambé pour autant. Ils sont même moins élevés que dans certaines communes voisines : 3,50 € le repas, 1,75 € en tarif réduit.

Démocratie coopérative

Cette transition progressive a été facilitée par la mise en place d’ateliers citoyens. Les Langouëtiens pouvant ainsi proposer des solutions pour rendre possible chaque nouveau projet. Daniel Cueff parle de démocratie coopérative. Concernant la cantine, « nous avons imposé un cadre, c’est-à-dire servir aux enfants des repas bio et avec des ingrédients locaux. Ce sont ensuite les citoyens qui ont proposé des idées pour y arriver », illustre le maire.

Linda, Luc et Sandrine font partie du collectif Nous voulons des coquelicots.

Linda, Luc et Sandrine font partie du collectif Nous voulons des coquelicots.

D’autres projets sont en cours avec cette méthode. Les architectes Julie Poutas et Sarah Fruit travaillent avec les Langouëtiens sur l’extension du lotissement écologique la Prairie madame (initié en 2005) pour en faire un écohameau, en matérialisant les futurs espaces avec des Légo. « On fait réfléchir les habitants sur ce qu’ils souhaitent retrouver dans les espaces communs. Les choix se portent sur des jardins partagés, des ruches. Après, notre rôle est de rendre tout cela possible », indique Julie Poutas. La future parcelle accueillera sept logements bioclimatiques en locatif et en accession pour des personnes à revenus modestes. Grâce à l’association Bati récup, que les deux architectes ont créée à Langouët, des matériaux de récupération dénichés sur d’autres chantiers locaux seront réutilisés dans ce projet.

« L’écologie pour tous »

« Notre politique est de faire de l’écologie sociétale, précise le maire. De l’écologie pour tous. » Vingt-et-un logements écologiques sont en locatif social. « Le chauffage, c’est entre 120 et 150 € par an. » En plus de l’extension de la Prairie madame, un autre écolotissement de sept maisons doit se construire cette année. Là aussi pour des foyers modestes.

Tous les bâtiments communaux, comme la bibliothèque écorénovée, récupèrent l'eau de pluie pour les sanitaires.. Crédit Emilie Veyssié

Tous les bâtiments communaux, comme la bibliothèque écorénovée, récupèrent l’eau de pluie pour les sanitaires.

En outre, la totalité de l’électricité des bâtiments publics (école, salle polyvalente, mairie, pôle enfance, bibliothèque) provient des panneaux photovoltaïques implantés sur la commune. La centrale photovoltaïque fournit la majorité de la production avec plus de 27 000 kWh produits en 2016. Le reste provient des autres bâtiments.

Autonomie énergétique

Au total, la commune produit presque 38 000 kWh. L’ambition est d’alimenter tout le village avec cette électricité verte pour être autonome. Pour l’instant, l’énergie est vendue à EDF 46 c€/kWh, mais le maire voudrait réutiliser directement l’électricité produite localement. D’autre part, les bâtiments publics ont été entièrement rénovés : bardage bois, isolation en chanvre et chauffage au bois.
Mais seul bémol, le territoire reste l’un des bastions de l’agriculture intensive et la cohabitation avec les riverains est parfois difficile.

Les habitants ont voté en majorité pour intégrer le mouvement Nous voulons des coquelicots. « On se réunit tous les premiers vendredis du mois et on organise des ateliers pour sensibiliser à la toxicité des pesticides et proposer des alternatives », détaille Sandrine Maguet Delouermel, cofondratrice du collectif. « Ça permet de tisser des liens avec les habitants », poursuit sa femme, Linda. C’est ainsi qu’elles ont appris à connaître Luc Rambaldi, aussi membre du collectif. Sandrine s’enthousiasme : « On ne voudrait pas vivre ailleurs. »

Reportage et photos d’Emilie Veyssié, publiés dans le magazine La Maison écologique n°110.


Rénover : vaincre l’humidité

vaincre l'humidité

Une leçon d’humidité… maîtrisée.

En plein centre-ville de Brest, l’humidité dans l’habitat est monnaie courante. Alors qu’ils entreprenaient la rénovation thermique et l’extension de leur maison; Gaëlle et Frédéric ont dû élaborer des stratégies pour y faire face.

Au pied de l’escalier, la peinture noire de la cloison s’écaille légèrement. En face, dans l’angle du salon, à 60 cm au-dessus du
sol, la chaux qui enduit le mur en pierre a grisé. L’humidité en est seule responsable. Elle est la bête noire de Gaëlle et Frédéric
Quemmerais-Amice, qui luttent depuis plus de dix ans pour l’éradiquer. Quand ils ont emménagé dans le centre-ville de Brest en 2007, l’omniprésence de l’humidité ne les a pas surpris. Première explication : « C’est Brest ! », sourit Gaëlle. Seconde  justification, plus rationnelle : la maison n’a pas de vide sanitaire et son rez-de-chaussée est au niveau de la rue. Les murs étant de surcroît en terre-pierre, les infiltrations et remontées capillaires n’en finissent pas.


Construire : une maison en paille préfabriquée

maison paille préfabriquée

Une passive en paille préfabriquée

Ils ne se déplacent pour ainsi dire plus qu’à pied ou en vélo. Le projet de la famille Dallet a atteint son objectif : réduire le plus possible une empreinte écologique bien trop grevée à leur goût par des déplacements en voiture fréquents et le fonctionnement d’une maison énergivore sur l’ensemble de son cycle de vie. Jusque là, le couple vivait en effet dans une habitation individuelle excentrée et édifiée avec des matériaux conventionnels. Ils y sont restés 30 ans avant de se lancer dans leur nouveau projet. Ils décident alors de rechercher le terrain idéal il y a trois ans environ.

La quête a abouti à une parcelle proche du centre-ville d’Auray, orientée sud-sud ouest comme l’exige la construction passive. Pas trop grande, d’une superficie de 890 m2 et intime en dépit de la division du terrain initial en deux lots. Le couple proche de la retraite s’est ensuite abondamment documenté, de salons de l’habitat en lectures, sur les qualités des matériaux naturels, la construction passive, le bioclimatisme. Engagée, la démarche de ces militants du réseau Alternatiba(1) se veut globale, jusque dans les moindres détails. Ils ont même mandaté une étude géobiologique afin de repérer les zones de haute énergie qui perturberaient le sommeil.

 


Escapade : Séjour nature et permaculture



Séjour nature et permaculture

Leur terrain est écosystème.

Tous les éléments interagissent et jouent un rôle dans un environnement où rien n’est laissé au hasard. Ils peuvent s’y transformer, se revaloriser… En s’installant en Bretagne, sur une ancienne exploitation agricole, Stuart et Gabrielle ont tout mis en oeuvre pour vivre selon les principes de la permaculture. Une passion qui les unit depuis près de quinze ans.

“Pour moi, c’est arrivé en regardant l’émission Escape toriver cottage qui parlait d’un citadin qui voulait échapper à la ville et trouver un petit terrain à la campagne pour se nourrir”, se souvient Stuart.

Quand ils se rencontrent en 2004, en tant que bénévoles pour une association de construction earthship à Brighton, Stuart et Gabrielle réalisent qu’ils ont le même rêve :”un potager, quelques cochons, des volailles…” Ne reste plus qu’à le concrétiser; Ils quittent leur Angleterre natale en 2006 pour Saint-Maden, petite bourgade des Côtes-d’Armor.

Là, ils investissent un ancien hangar agricole déjà rénové. Autour de leur nouvelle maison, ils créent un potager, une serre, un système de phytoépuration, un jardin-forêt , des ruches, des enclos pour les canards, les moutons et les porcs… Parmi cette biodiversité soigneuse agencée sur un hectare, se trouvent deux gîtes.

L’un, préexistant et l’autre, issu d’une rénovation. Cette activité hôtelière, à l’origine, le couple n’en voulait pas. “On se moquait même des Anglais venus en France avec cette seule idée en tête”, rit Gabrielle. Pourtant, ce petit habitat déjà présent sur leur terrain les convainc du contraire. “On se disait qu’on pourrait s’en servir pour inviter de la famille, puis nous l’avons utilisé comme gîte et ça marche très bien.” Et pour cause, “c’est un nid douillet”, estime Gabrielle devant la vieille porte d’entrée en bois.

 

 

 

 


Autonomie énergétique grandeur nature

Maison en autonomie énergétique en Bretagne. Crédit Michel Ogier

[VIDEO] Caroline et Hubert vous invitent à pousser les portes de leur maison autonome en Bretagne. Elle a été autoconstruite avec des matériaux biosourcés, voire de cueillette. En outre, elle leur a permis d’atteindre l’autonomie en électricité, en chauffage et en eau.

« En concevant cette maison autonome, notre priorité était de limiter au maximum notre impact environnemental et de vivre avec le minimum de compromis vis-à-vis de cette société de consommation », résument Caroline et Hubert. Finalement, pari réussi avec cette maison de 88 m2 autoconstruite en Bretagne en bois, terre, paille et autres matériaux écologiques et locaux. Ainsi, pour eux et leurs deux enfants, depuis quatre ans, l’autonomie énergétique n’est pas qu’une utopie!

Reportage complet, photos et détails techniques dans le hors-série n°10 de La Maison écologique. En kiosques depuis fin octobre 2018 ou sur commande en cliquant ici.