Dossier : Confort d’été, éviter la surchauffe

Confort d'été

Solutions écologiques pour assurer une fraîcheur sans clim’ dans nos logis

  1. Nos logements face au réchauffement

C’est devenu une évidence : toute rénovation ou construction doit se protéger contre la surchauffe. L’expérience des pays chauds indique déjà bon nombre de solutions simples et efficaces, sans climatisation artificielle, bombe à retardement climatique.

C’est maintenant très clair, le réchauffement climatique, nous y sommes. Nous devons non seulement le freiner, mais aussi nous y adapter. Avec des températures dépassant 40°C même en montagne, l’été 2019 a démontré la nécessité de penser la gestion des surchauffes. Même pour le bâti ancien, pourtant réputé frais. Les climatiseurs électriques, la solution ? Certes, techniquement, ça marche pour un espace confiné et à court terme. Mais, pour votre environnement proche et pour le climat, c’est la catastrophe annoncée ! Les « clim’ » domestiques ont une consommation annuelle d’électricité comparable à celle d’un frigo, mais elle est concentrée sur deux mois, d’où une surcharge des réseaux et un réchauffement de l’air autour des locaux. Plus grave encore, les gaz frigorigènes fluorés utilisés sont plus de mille fois plus générateurs d’effet de serre que le CO₂ !

Heureusement, l’humanité n’a pas attendu l’invention des climatiseurs pour rafraîchir les habitations. La longue expérience des pays chauds est riche d’enseignements sur la limitation des apports solaires, sur la ventilation naturelle, sur l’inertie et le déphasage thermiques, utilisant de manière empirique les lois des phénomènes physiques qui régissent les flux de chaleur dans les bâtiments.

Gestion en toute saison

Le retour d’expériences des constructions citées en exemples dans ce dossier prouve que l’objectif de confort consistant à limiter la température intérieure à 26°C en air immobile est atteignable en métropole sans recours à la climatisation électrique. En Outre-Mer, l’objectif de confort est plutôt de l’ordre de 30°C, en recourant traditionnellement aux courants d’air. Bon à savoir : une circulation d’air de 1 m/s (3,6 km/h) procure un ressenti à la surface de la peau de 4°C inférieur à la température réelle.

Le réchauffement climatique bouscule aussi nos habitudes. Les températures printanières de février 2019 nous obligent à ne plus parler seulement de confort d’été, mais de prévention des surchauffes en toutes saisons. Le problème se posait déjà pour les bâtiments bioclimatiques, conçus pour profiter au maximum des apports solaires en hiver et en mi-saison, quand le soleil est bas et rentre profondément par leurs grandes ouvertures bien orientées. Plus généralement, une surchauffe peut aussi être provoquée localement par le rayonnement solaire atteignant une pièce particulière dans un logement chauffé globalement, sans régulation pièce par pièce.


Billet d’humeur : Greta graine de contestataire

contestataire

C’est une belle histoire, l’une de celles qui nous confirment que la vérité sort bien de la bouche des enfants, ou plutôt des jeunes filles. L’héroïne est une minuscule gamine de 15 ans qui en paraît 12 avec sa petite bouille ronde, ses deux tresses blondes et son air de lutine évadée d’un conte des frères Grimm. Greta Thunberg a la blondeur suédoise et va sagement à l’école comme toutes les Greta de son âge. Mais, cet été 2018, la Suède est confrontée à l’impensable : une canicule exceptionnelle, avec plus de 32 °C au cercle polaire. Le marqueur d’effrayants bouleversements climatiques.