Alternatives : Copeauxcabana

Copeauxcabana

Copeauxcabana, joyeux bâtisseurs.

Au départ, une bande d’amis passionnés par le travail du bois ; à l’arrivée un projet de vie où se mêlent écologie et partage des savoirs. Avec, en prime, un grand sens de la fête !

«La fête ? Parfois, on la fait même un peu trop ! », s’esclaffe Yogan dans un large sourire. Mais, reprenant vite sa tâche, il se fraye un chemin pour aider un garçon à finir une cuillère en bois taillée dans une chute de chêne. Une centaine de personnes est réunie ce dimanche dans le grand atelier des copeauXcabana à l’occasion du Spoonfest (festival de la cuillère en anglais).

Yogan et son ami Menthé, les deux fondateurs de copeauXcabana, ne manquent d’ailleurs pas de sérieux. En effet, depuis dix ans, le premier enchaîne les expériences et les CAP. Il « s’intéresse à toutes les facettes de la construction ».


Bureau d’études



Dans notre cas, un bureau d’études est une entreprise spécialisée dans un domaine du bâtiment et dont le métier consiste à réaliser toutes sortes de dimensionnements à l’aide d’abaques ou de logiciels : plomberie, thermique, structure, ossature bois… Ils peuvent vous être d’une aide précieuse pour des domaines que vous connaissez peu et certains sont même incontournables dès la phase de conception.

Une des premières difficultés lorsque l’on construit du neuf et d’autant plus en autoconstruction, c’est de gérer le dossier RT2012 (réglementation thermique 2012).

Lors du dépôt de permis de construire, vous devez joindre une attestation « Bbio ». Le logiciel utilisé est extrêmement compliqué et, même si vous avez le droit de faire l’attestation vous même, ne vous passez pas d’un bureau d’études thermiques pour cette étape. Vous pouvez demander à votre bureau d’études thermiques de faire le strict minimum (attestation Bbio) ou bien d’aller un peu plus loin pour vous proposer des axes d’amélioration pour rendre votre maison et vos équipements plus performants : isolation, chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation…

 

Si vous construisez votre maison en bois, vous pouvez également faire appel à un bureau d’études spécialisé en structure bois. En effet, les DTU (documents techniques unifiés) ne sont pas toujours très compréhensibles pour les néophytes et servent pourtant de normes pour toute votre maison. L’ossature bois sert de mur porteur pour votre maison, ne vous lancez pas seul si vous ne pensez pas avoir les connaissances requises.

 

Enfin, sachez qu’il existe des bureaux d’études pour à peu près tous les éléments constructifs de votre maison : fondations, charpente, escalier, réseaux… En cas de doute, renseignez-vous pour trouver quelqu’un qui sera habilité à vous aider.

Questions à se poser

Me passer d’un bureau d’études est-il pertinent ? Les frais engendrés seront généralement couverts par les économies qu’il vous fera faire sur le long terme ou pendant le chantier.

Points de vigilance

– Assurez-vous d’être bien compris par le bureau d’études avec lequel vous travaillez afin que tous vos critères soient respectés.

– Si vous faites des modifications (changement de matériaux ou d’équipements), mettez à jour votre étude thermique. Sinon, vous n’aurez pas le certificat de conformité à la RT2012 en fin de travaux.

Sélection d’articles/dossiers pour Bureau d’études :

Dossier : La RT 2012 est-elle éco-compatible ?
Dossier : Autoconstruction, se faire accompagner

Rechercher tous les articles parus contenant ce mot-clé.


Murs porteurs



Un mur porteur est destiné à supporter la charpente ainsi que les planchers du bâtiment. En outre, il évite les déformations par effet de poussée horizontale. Il est généralement constitué d’un élément de maçonnerie (brique de terre cuite, parpaing…), mais on trouve également des versions plus écologiques en béton cellulaire, ossature bois ou encore en terre crue. Il est recouvert d’un parement extérieur, d’un revêtement intérieur et généralement d’un isolant. Il existe aussi des murs porteurs à l’intérieur des maisons, qu’on appelle murs de refend.

Même si les murs sont dans notre pays le plus souvent construits en parpaings, d’autres matériaux bien moins énergivores existent heureusement :

 

Brique alvéolaire

Elle est principalement composée d’argile cuite et d’air. Sa structure lui permet d’être à la fois un élément porteur et un isolant (λ* aux environs de 0,11) grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles. On l’appelle aussi parfois brique monomur.

 

Bois massif

Il s’agit de panneaux fabriqués à partir de planches de bois (souvent de l’épicéa) contrecollées et croisées afin de décupler leurs propriétés mécaniques. C’est une façon de construire très rapide (quelques jours suffisent pour l’enveloppe d’une maison).

 

Béton cellulaire

Fabriqué à partir de sable, chaux hydraulique, poudre d’alumine, ciment naturel et d’eau, les blocs sont très aérés. Une fois secs, ils sont très légers et possèdent de bonnes performances thermiques (λ* aux environs de 0,12). On le trouve sous forme de blocs prêts à poser.

 

La terre crue (bauge, pisé…)

Différentes techniques traditionnelles permettent de construire avec de la terre crue et peuvent nécessiter différents adjuvants (fibres végétales, cailloux, eau…), proportions d’argile et moyens de mise en œuvre. On peut extraire la terre argileuse sur place, ce qui permet de faire l’économie du matériau et de son transport.

 

Ossature bois

C’est une structure en bois que l’on vient remplir avec l’isolant souhaité. Attention toutefois, le bois est plus conducteur que l’isolant et peut donc créer des ponts thermiques. Il est ainsi intéressant de doubler l’ossature bois par une isolation extérieure. C’est un mur porteur idéal si l’on souhaite aller vite, car il n’y a pas de temps de séchage et il est possible de préfabriquer les murs en atelier.

 

*λ (lambda) : conductivité thermique d’un matériau en W/(m.K). Plus λ est faible, plus le matériau est isolant. À titre de comparaison, le λ du parpaing est d’environ 1 W/(m.K).

Questions à se poser

Quelle technique choisir ? Votre choix se fera en fonction de vos préférences personnelles pour tel ou tel matériau, la durée du chantier gros œuvre souhaitée, vos savoir-faire, votre outillage…

Souhaitez-vous gérer l’inertie de votre maison via les murs porteurs ? Si oui, choisissez une maçonnerie avec une isolation par l’extérieur. Si non, pensez à l’apporter par un autre biais, comme avec le choix de vos fondations ou de vos cloisons.

Points de vigilance

C’est un lot qui est souvent confié aux professionnels pour bénéficier de leur assurance décennale (très important en cas de revente notamment).

Si vous souhaitez construire vos murs porteurs vous-même, formez-vous : stages par des entreprises ou associations, chantiers participatifs…

Sélection d’articles/dossiers pour Murs porteurs :

Dossier : Construire en bois
Enquête : les murs en paille porteuse
Dossier : Construire en monomur
Dossier: Bien choisir ses matériaux pour écoconstruire


Charpente



La charpente est l’élément de la maison sur lequel va reposer la couverture (formant ensemble la toiture). Même si elle est située en haut du bâtiment, elle a tout de même un rôle structurel important pour l’ensemble de la tenue du bâti. Une charpente est la plupart du temps construite en bois pour les constructions individuelles.

Voici les charpentes les plus répandues en construction neuve :

 

Traditionnelle

Inspirée d’une manière de bâtir séculaire, la charpente traditionnelle est définie comme la plus belle par les connaisseurs. Elle est composée de fermes qui supportent des pannes et des chevrons.

 

Fermette (ou charpente industrielle)

Elle est constituée de bois de faible section lié par des connecteurs d’acier, le tout préfabriqué en atelier. Si cette technique est moins onéreuse que la précédente, les combles ne sont cependant pas aménageables. Des fermettes en acier existent également et sont utilisées notamment dans le milieu agricole.

 

Chevrons porteurs

Pour combiner charpente de qualité, utilisation de l’espace disponible et bonne isolation, la méthode des chevrons porteurs peut être utilisée. Il s’agit de larges supports de couverture qui font à la fois office de pannes et de chevrons. Ils reposent sur la panne faîtière et les pannes sablières.

 

Lamellé-collé

La charpente en lamellé-collé est aujourd’hui peu utilisée à cause de son coût (environ 1,5 fois plus cher qu’une charpente en bois massif). Fabriquée à partir de lames de bois collées les unes aux autres et serrées avec des presses hydrauliques, cette charpente permet de faire des prouesses architecturales en cas de grandes portées.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix ? Budget ? Rapidité d’exécution recherchée ? Optimisation de l’espace ?

Dans tous les cas, ne lésinez pas sur la qualité et la solidité du bois pour votre charpente.

Points de vigilance

Pensez à la façon dont vous isolerez votre toit avant de décider du type de charpente : une fermette ne s’isole pas de la même manière qu’une charpente traditionnelle.

Lors de la conception de la charpente, il faut tenir compte de la trémie destinée à la sortie de cheminée.

Sélection d’articles/dossiers pour Charpente :

Reportage : construction avec charpente apparente
Avis d’expert : le lamellé-collé
Charpente sans insecte : traitement du bois

Rechercher tous les articles parus contenant ce mot-clé.


Couverture



La couverture est la partie apparente de la toiture, qui recouvre et protège la charpente et l’isolation du toit.

Elle doit être à la fois étanche et résistante, sans pour autant en oublier l’esthétique. Il existe de nombreux matériaux de couverture, à choisir selon les règles d’urbanisme locales, ses préférences et son budget : tuile en terre cuite, ardoise, zinc… Mais pas seulement ! Avant d’arrêter votre choix sur ces techniques conventionnelles, jetez un œil aux autres possibilités qui s’offrent à vous.

Couvertures conventionnelles

Une couverture conventionnelle (terre cuite, ardoise) peut être considérée comme écologique à condition que les matériaux soient exploités et fabriqués localement. Si c’est encore le cas pour les tuiles de terre cuite, l’ardoise n’est cependant plus fabriquée en France et est importée d’Espagne. Ces méthodes sont connues de tous et ces matériaux seront proposés par tous les couvreurs.

 

Chaume

Très présents jusqu’au XVIIIe siècle, les toits de chaume reposent sur une technique avec des spécificités selon les régions. Il s’agit d’une couverture de roseaux, de paille de blé ou de seigle, de jonc, de genêts… C’est également un isolant naturel aussi bien au niveau thermique qu’acoustique. S’il est bien réalisé, un toit de chaume est très résistant au feu. La pente de la toiture doit être au minimum de 40° pour bien évacuer les eaux pluviales et éviter les moisissures. Sa durée de vie est d’environ 40 ans, mais après 15 ans il faut l’entretenir tous les trois ans pour éliminer les chaumes endommagés.

 

Bardeau de bois

Les bardeaux, également appelés tavaillons, sont de petites tuiles de bois qui sont clouées ou chargées de pierre pour recouvrir un toit ou une façade. En chêne, châtaignier, mélèze ou épicéa par exemple, la longévité d’un toit en bardeaux peut être de 40 à 80 ans. La pente doit être au minimum de 30°. Cette technique assure une excellente résistance aux intempéries et existe aujourd’hui sous deux formes : les bardeaux fendus ou sciés. Le premier, traditionnel, offre un aspect plus rustique et une meilleure durée de vie par rapport au second, un peu moins onéreux, qui donnera une ambiance plus moderne aux maisons.

 

Toit végétalisé

En plus de participer à la purification de l’air, à la création d’écosystème et à la photosynthèse, une toiture végétalisée vous garantit un bon confort d’été et contribue à la lutte contre les îlots de chaleur en milieu urbain. De plus, le système racinaire retient jusqu’à 50% des eaux pluviales et limite donc le rejet d’eau sur la parcelle. En cas de fortes pluies, il a un effet tampon évitant l’engorgement des réseaux d’évacuation. Il y a trois types de toits végétalisés :

 

  • Intensif : c’est littéralement un jardin sur un toit ! On peut y trouver aussi bien des petits arbres, des buissons, de l’herbe, des fleurs… Le béton est le seul support possible pour supporter un tel poids. L’entretien est important (deux tailles ou plus selon les végétaux choisis).
  • Extensif : c’est un tapis végétal qui ne nécessite pas d’entretien régulier. Le support peut être en bois, acier ou béton. On limite le nombre d’espèces de végétaux en favorisant les plantes horticoles ou sauvages.
  • Semi-intensif : À mi-chemin entre les deux précédents, cette technique permet d’utiliser un plus grand éventail de végétaux, comme des plantes couvre-sol.
Sélection d’articles/dossiers pour Couverture :

Dossier : toiture végétale
Dossier : nos meilleures toitures
Cahier pratique : réaliser une toiture en chaume
Reportage: Sous sa carapace d’écailles, la maison vit

Rechercher tous les articles parus contenant ce mot-clé.


Fondations



Les fondations sont la deuxième étape de la construction après le terrassement et avant la dalle. Elles servent à supporter le poids du bâtiment et à l’ancrer dans le sol. Le choix du type de fondations se fait principalement en fonction de la nature du sol et de la topographie du terrain. Cependant, la très grande majorité des techniques reconnues et réglementées pour les fondations utilisent du béton.

Dans un premier temps, il vous faudra faire un choix entre un vide sanitaire ou un terre-plein. Un vide sanitaire impose un vide d’environ 60 cm entre le sol et le bas du bâtiment. Les avantages : il évite les remontées d’humidité par capillarité et facilite le passage des réseaux. Cependant, il ne permet pas de profiter de la grande inertie du sol comme c’est le cas avec une maison sur terre-plein.

Trois types de fondations sont possibles :

Fondations superficielles

Avec des semelles isolées (fondation de type poteaux) ou semelles filantes (semelles sous chaque mur porteur), les fondations superficielles sont utilisées sur des sols stables et portants.

Fondations profondes

Surtout utilisées lorsque le sol résistant est à une grande profondeur, les fondations profondes utilisent un système de pieux (métalliques, béton armé, bois) que l’on enfonce dans le sol. Cette technique est rapide mais coûteuse, notamment du fait de la main d’œuvre et de l’outillage qu’elle nécessite.

Fondations spéciales

Si le terrain est compressible avec une très faible résistance, on peut alors utiliser un radier général : 40 à 50 cm d’épaisseur de béton mis en place sur toute la surface de la construction. Il permet de répartir les charges sur l’ensemble de la surface construite. Cependant, il coûte assez cher de par la quantité de béton et de ferraillage/chaînage à mettre en œuvre.

 

Alternatives écologiques

Il existe des solutions alternatives au béton en fondations. Par exemple, les fondations traditionnelles sur pieux de bois, utilisées jusqu’au milieu du siècle dernier, ont permis d’édifier des maisons, des ponts et même des cathédrales ! Une autre possibilité: les fondations cyclopéennes, une technique de béton romain. Avec des matières premières comme de la roche et de la chaux, c’est une méthode peu coûteuse appréciée par les autoconstructeurs. Enfin, quelques pionniers ont essayé les fondations avec des pneus remplis de gravier – très peu pratiqué en France.

Questions à se poser

Ai-je réellement besoin de construire ma maison de plain-pied ? Avec un étage, les surfaces de fondations et de toiture (charpente et couverture) seront divisées par deux ! Cependant, en autoconstruction, il est beaucoup plus simple de construire de plain-pied : techniques de construction, outillage (engin de levage, échafaudage), manutention…

Points de vigilance

L’étude de sol est obligatoire : les fondations peuvent être très chères si le terrain n’est pas propice à la construction. Alors autant intégrer ce coût à votre budget le plus rapidement possible.

 

Toute votre maison reposera sur les fondations, alors ne vous précipitez pas : prenez le temps de faire le choix adapté à votre terrain.

Sélection d’articles/dossiers pour Fondations :

Fondations, se mettre au pieu
Fondations, partir sur de bonnes bases
Des fondations en béton romain
Cahier pratique : fondations cyclopéennes sur pieux de châtaignierLes pilotis, fondations d’avenir?

Rechercher tous les articles parus contenant ce mot-clé.


Construire

autoconstruction maison

Une haie d’honneur pour la charpente.

Vue de l’extérieur, rien n’y paraît. A l’intérieur de la maison, surprise… La charpente est entièrement apparente : de quoi ravir le charpentier Mickaël Ménard ! La structure bois, souvent dissimulée au fil des travaux dans le complexe isolant, a ici la part belle.


A la loupe

Les charpentiers d'Uzès

Les charpentiers d’Uzès nous font visiter leur atelier où pierre, bois et bien d’autres matériaux se mélangent. Maison d’habitation traditionnelle en pierre devant, atelier de  charpente en ossature bois derrière. Cette construction écologique résume bien l’esprit des Charpentiers d’Uzès : le charme réside dans la variété des matériaux écologiques utilisés.


Bois

traitement des bois extérieurs

Le traitement des bois extérieurs : le sel de bore, les lasures et laques naturelles. La charpente, les fenêtres, les portes, le bardage, la terrasse, les jeux pour enfants, comment protéger le bois à l’extérieur des champignons et des insectes xylophages ?