Ventilation



Respiration, cuisson gaz, chauffage par combustion, humidité… Autant de sources de pollution de l’air intérieur qui le rendent généralement plus toxique que celui de l’extérieur ! Les maisons deviennent de plus en plus étanches afin de limiter nos consommations énergétiques. C’est pourquoi, depuis 1969, la ventilation des logements est obligatoire pour évacuer les polluants.

Attention, ce n’est pas parce que vous avez une maison perspirante que vous devez vous passer d’une ventilation. Les murs gèreront l’humidité, mais n’évacueront pas les polluants présents dans l’air. Le principe de la ventilation est simple : on aspire l’air vicié des pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains et la dépression créée fait que de l’air neuf s’introduit par des bouches de ventilation placées dans les pièces à vivre (salon, chambres…).

 

Il existe plusieurs types de ventilation :

 

La VMC (ventilation mécanique contrôlée)

Simple flux, où l’air rentre par des grilles généralement placées au-dessus des fenêtres et sort par des bouches d’extraction. C’est la plus abordable financièrement et facile à mettre en œuvre, mais pas la plus performante. Dans le cas d’une VMC hygro A (plus économique à l’achat), l’entrée d’air est autoréglable, ce qui veut dire que le débit est constant. Pour une hygro B (plus économique à l’usage), l’arrivée d’air dépend également de l’humidité de la pièce.

 

La VMR (ventilation mécanique répartie)

Fonctionne comme la précédente mais où chaque extraction d’air se fait par des bouches indépendante (elle ne fait pas partie d’un réseau), ce qui la rend plus facile à mettre en œuvre en rénovation.

 

La VMC double flux

Elle fonctionne avec des bouches d’insufflation et d’extraction avec débits régulables. Cette VMC possède deux réseaux de gaines qui se croisent autour d’un échangeur de chaleur. Les calories de l’air vicié ne sont plus perdues, mais transférées à l’air neuf. D’où de précieuses économies d’énergie à la clé. Dans les habitats passifs, la VMC double flux constitue même la principale source de chauffage. Cependant, à cause de ce double réseau, la mise en œuvre n’est pas forcément aisée, ce qui la rend plus adaptée aux bâtiments neufs. Remarque : pour faciliter l’installation en rénovation, il existe également des VMC double flux décentralisées.

La VMI (ventilation mécanique par insufflation)

La ventilation mécanique par insufflation (VMI) fonctionne en sens inverse de la VMC? L’air extérieur est pris au niveau du toit et « poussé » vers l’intérieur dans la pièce centrale. La sortie d’air se fait par de petites grilles auto-réglables au niveau des plinthes des chambres et salles d’eau.

 

Il est également possible de coupler une ventilation avec un puits canadien (réseau de gaines enfoui à environ 1m dans le sol). Ce dernier préchauffera l’air en hiver et le rafraîchira en été avant de le souffler dans la pièce, ce qui augmente le confort et les économies d’énergie.

Questions à se poser

Quel type de ventilation se prête le mieux à mon projet ?

Quel type de régulation privilégier pour ma maison ?

L’investissement dans une VMC double flux peut-il être pris en compte dans les apports de chauffage ?

Points de vigilance

Une ventilation demande de l’entretien : changer ou nettoyer les filtres régulièrement, dépoussiérer les bouches d’insufflation et d’extraction, changer les piles des bouches…

Le dimensionnement du réseau ainsi que le réglage des bouches sont importants. Vous pouvez faire appel à un bureau d’études pour vous assister.

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Eau chaude sanitaire (ECS)



L’eau chaude sanitaire est le lot d’un chantier qui consiste à installer la production et le réseau de distribution d’eau chaude dans la maison pour alimenter douche, baignoire, lavabo, évier…

Les progrès en matière d’isolation ont permis de diminuer considérablement la part du chauffage dans les consommations d’une maison neuve. Et, aujourd’hui, c’est souvent l’eau chaude sanitaire (ECS) qui se trouve être le poste le plus énergivore. Ainsi, le choix du système d’eau chaude n’est pas à prendre à la légère !

Les principaux systèmes les plus écologiques :

 

Chauffe-eau solaire

Un chauffe-eau solaire permet de combler 50 à 70% des besoins en ECS sur l’année. Des panneaux solaires thermiques sont installés le plus souvent sur le toit, où les rayons du soleil viennent réchauffer un fluide caloporteur, qui transmet ensuite les calories dans le ballon d’eau chaude via un échangeur. Un chauffe-eau solaire pour 4 à 6 personnes coûte entre 4000 et 6000 € HT (pose comprise). Mais il faut ajouter un appoint pour couvrir 100% des besoins, généralement une simple résistance électrique dans le haut du ballon.

 

Bouilleur bois

Un bouilleur peut être installé dans un poêle, un foyer fermé ou une cuisinière fonctionnant au bois. L’eau circule à l’intérieur et s’y réchauffe. Ce circuit alimente ensuite le ballon d’eau chaude. Mais il faut un autre appareil lorsqu’on ne chauffe pas la maison. Ce système, qui fait également office de chauffage, coûte entre 2000 et 15 000 € HT.

 

Le chauffe-eau thermodynamique

C’est en réalité une petite pompe à chaleur – fonctionnant à l’électricité –, qui utilise les calories de l’air. La performance dépend de la température de l’air où sont prélevées les calories. Il est ainsi pertinent de choisir un modèle raccordable sur la sortie de la VMC pour y récupérer le plus de chaleur possible. Pour un ballon de 300l (famille de 4 à 6 personnes), comptez 1800 à 4000 € HT.

Questions à se poser

N’ai-je pas surdimensionné mon ballon d’eau chaude ? Plus mon ballon est grand, plus il y aura de déperditions et de besoins en énergie.

Le surcoût engendré par la sur-isolation de mon ballon, s’il est en zone non chauffée, ne sera-t-il pas amorti avec les économies d’énergie engendrées ?

Points de vigilance

Attention à la température de votre eau : en-dessous de 55°C, il y a des risques de légionelle dans les eaux stagnantes. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vérifier que votre chauffe-eau est équipé d’un système qui monte régulièrement en température pour éviter tous risques d’infection.

Installez de préférence votre ballon dans une pièce chauffée et au plus près des points d’utilisation. Cela réduira le coût de l’installation et minimisera les pertes de chaleur dans les réseaux.

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Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également être couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffants, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention, cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3. En-dessous, mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche, par exemple) et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, Flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Mais, surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

Sélection d’articles/dossiers pour Chauffage :

Dossier : tous à poêle !
A chacun sa chaudière bois
Chauffage solaire
Hors-série: Guide pratique du chauffage écologique
Dossier : Les pompes à chaleur, amies du climat ?


Isolation



Il existe deux types d’isolation : l’isolation phonique permet d’atténuer les nuisances sonores, tandis que l’isolation thermique sert à limiter le transfert de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment en hiver, et inversement en été. Une maison bien isolée procure un meilleur confort à ses occupants et permet d’avoir des factures de chauffage moins élevées, voire quasi nulles.

En vrac, en rouleau, sous forme de plaque, de bille ou encore d’enduit, il existe de nombreuses méthodes d’isolation réalisables par un artisan ou en autoconstruction. Dans une paroi, l’isolation se trouve soit du côté extérieur, où elle est alors protégée par un parement extérieur, soit du côté intérieur, revêtue d’un parement intérieur (Placo, Fermacell…). On trouve également des solutions techniques où l’isolant est placé au centre de la paroi (entre ossature bois). Dans le cas particuliers des monomurs, un seul et même élément constructif assume à la fois les fonctions d’isolation et de mur porteur (à condition que l’épaisseur soit suffisante), d’où le terme monomur.

 

Il existe trois grands types d’isolants :

  • les minéraux (comme la laine de roche) ;
  • les synthétiques (par exemple le polystyrène) ;
  • les biosourcés.

 

Ces derniers peuvent être d’origine végétale (laine de chanvre, de bois…), animale (laine de mouton) ou issus du recyclage (textiles, ouate de cellulose, de carton…). Les biosourcés sont bien sûr à privilégier autant pour leur bilan environnemental et social que pour leurs caractéristiques techniques objectivement supérieures : durée de vie, inertie thermique, bonne gestion des flux de vapeur d’eau (perspirance), non toxicité…

Questions à se poser

Quelle épaisseur dois-je et puis-je mettre en œuvre ?

L’isolation extérieure, plus efficace thermiquement, est-elle possible dans mon cas ?

Liège, chanvre, lin, paille, ouate de cellulose… Quels isolants choisir ?

Points de vigilance

Une bonne isolation n’est efficace que si elle est associée à une bonne étanchéité à l’air.

L’isolation doit corriger un maximum de ponts thermiques. Réfléchissez-y dès la conception.

Dans le cadre d’un projet passif ou d’une rénovation de maison ancienne, faites appel à un bureau d’études thermiques qui vous aidera à trouver des solutions adaptées.

Sélection d’articles/dossiers pour Isolation :

Hors-série : Guide pratique de l’isolation écologique
Dossier : L’isolation écologique des combles
Dossier : Isoler avec les produits de la nature
Numéro spécial : Tout savoir sur l’isolation écologique

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Enquête énergie



STOCKER LE SOLEIL un beau but pour le ballon. Stocker la chaleur solaire dans un grand volume d’eau est un principe de bon sens mais pas si simple à mettre en oeuvre, surtout quand on vise l’autonomie. Enquête sur une technique éprouvée, pourtant très peu répandue en France.


Chauffage au bois des villes, chauffage au bois des champs

Chauffage bois

Pour sa 23ème émission, les Clés de la Rénovation abordent un thème mythique, le chauffage au bois.
Pour faire le tour de cette question, aux côtés du Cler – Réseau pour la transition énergétique, retrouvez Thomas Perrissin, directeur général d’Okofen France et Nicolas Paloc, conseiller de la plateforme énergie à l’Alec 27.

Chauffage au bois des villes, chauffage au bois… par reseau-CLER

 

Minutage des questions

1’30 Quels types de combustibles bois existent ? Quelles essences de bois pour les bûches, les granulés ou les plaquettes ?
2’50 Quels sont les arguments à mettre en avant auprès de son propriétaire pour demander la pose d’un poêle à bois ? Lire la suite


Poêles à bois

La Maison écologique - Dossier n°95 Poêles à bois

TOUS À POÊLE !

240. C’est le nombre de marques de poêles à bois sur le marché français. Et chaque fabricant dispose au moins d’une vingtaine de modèles. Alors, comment s’y retrouver ? Pas simple de choisir un appareil performant, esthétique et adapté à son budget et ses besoins ! Suivez le guide…


Rénover le patrimoine avec un objectif d’efficacité énergétique



Pour sa 21ème émission, les Clés de la Rénovation abordent le thème Rénover le patrimoine avec un objectif d’efficacité énergétique. Pour évoquer cette importante question : Eric Liégeois architecte conseil et chargé d’études au CAUE de Saône-et-loire et Mickaël Micmacher, directeur d’Ifeco, centre de formation à l’efficacité énergétique et à la construction durable. Alexis Monteil, du CLER, Réseau pour la transition énergétique, anime les débats.

Rénover le patrimoine avec un objectif d… par reseau-CLER

Minutage des questions

1’50 Comment définir la notion de «patrimoine» architectural ? Le patrimoine concerne-t-il seulement les bâtiments anciens ?
3′ Quelles sont les trois grandes périodes du bâtiment, d’un point de vue énergétique ?
De quand date la première grande réglementation thermique ? Lire la suite


La maison du 21e siècle : passive et positive !

Dossier de La Maison écologique spécial bâtiment passif et à énergie positive

Le bâtiment passif ou à énergie positive est la clé du futur! D’ici 2020, les bâtiments neufs ne devront presque plus consommer d’énergie, voire devront en produire. Cela suppose de bouleverser les habitudes et de se mettre à construire très performant, pour de bon. En neuf, mais aussi en rénovation, les bâtiments passifs sont ceux qui consomment le moins, ce qui facilite le passage à l’énergie positive. Mais pour qu’ils deviennent la norme, il faut dépasser un certain nombre de préjugés.

Difficile, le passif ? Un dossier pour le démystifier, à lire dans le magazine La Maison écologique n° 93 (juin-juillet 2016).

À quoi ressemblera la maison écologique du futur ?

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Une Amap pour acheter du bois de chauffage

L'association Dryade a créé une Amap pour le bois de chauffage dans la Drôme

Pour que le chauffage au bois soit vraiment écologique, l’association Dryade, dans la Drôme, a créé avec une vingtaine de familles une Amap spéciale bois, en adaptant le modèle des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne qui produisent fruits et légumes.

« Entre une forêt sauvage où l’homme n’aurait pas sa place et des forêts sauvagement exploitées, un équilibre existe au sein duquel l’homme tire des ressources de la forêt sans lui nuire », insiste sur son site Internet le collectif.

Ce dernier souhaite favoriser une organisation économique et sociale permettant une gestion sylvicole créatrice d’emplois de qualité et bénéfique pour le paysage et le milieu naturel ; développer et transmettre les savoir-faire liés à l’arbre, la forêt et la transformation pour pérenniser la diversité des usages et l’autonomie locale des acteurs ; créer des liens et des échanges entre les acteurs de la forêt, du bois et du territoire pour tendre vers une gestion participative.

Pour garder une cohérence écologique, les collectifs doivent s’organiser autours de pôles rayonnant à 35 km maximum. Deux groupes sont constitués dans la Vallée de la Drôme : les Bonnes Energies à Die et un groupe à Crest, soutenus par Dryade.

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