Portfolio : habitat atypique

habitat atypique

Les copeauXcabana

Les copeauXcabana, en Dordogne, inventent des formes et créent des espaces originaux, poétiques et organiques. Portés par le désir de travailler « les arbres d’ici » et lassés par les matériaux standardisés, ils réactualisent des techniques traditionnelles.

La charpente dite Philibert Delorme

La charpente dite « Philibert Delorme » offre une forme atypique à ce bâtiment

La tiny house

Cette tiny house (micro-maison sur remorque) est isolée en Métisse (vêtements recyclés broyés) et bardée de douglas mixé avec du polycarbonate ondulé noir.

Le colombage

Un beau jour, Jean-Marie Bechtold, vigneron près de Strasbourg, passe devant une maison alsacienne en cours de démolition. Il interrompt la pelleteuse et démonte la structure traditionnelle à colombage.

Le zome

Le zome est un assemblage de losanges en bois. Nul besoin de sections importantes, celles-ci étant plutôt dictées par l’épaisseur d’isolant.

Bâtir en palettes

Ancien chauffeur poids lourd pour un recycleur de palettes en bois, François a réemployé plus de 500 palettes de 2,10 x 5 à 8 m pour construire en Haute-Garonne l’ossature de sa maison, une charpente traditionnelle, du bardage, une terrasse…

Les écailles de bois

Les écailles de bois ondulantes et le conduit de poêle aux allures de corne donnent une apparence reptilienne à cette extension.

Le dôme arrondit les angles

Conçu et construit par Loïc Chérigie, ce dôme de la Drôme est habillé d’un bardage en planches de 8 mm posées encore humides pour être cintrées  facilement.


Enquête finitions : Parée de ses plus beaux atours

finitions pour maison bois

Finitions pour maison bois

Que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur, de nombreuses finitions sont possibles pour habiller les bâtiments en structure bois. Leur mission : protéger ce matériau végétal et laisser “respirer” le mur. Sans oublier confort et esthétique.

Les finitions, c’est ce que nous voyons. Elles répondent à des critères esthétiques, mais aussi techniques pour assurer longue vie au bâtiment et confort aux habitants. Elles doivent protéger des intempérie, surtout pour une structure en matériau végétal, sans bloquer la permabilité de la paroi à la vapeur d’eau.

Pour l’extérieur, consulter le Plan local d’urbanisme, qui ne peut imposer ou interdire un matériau, mais peut interférer sur la couleur ou l’aspect d’une façade. En secteur sauvegardé, la nature des matériaux peut être réglementée.

“Une structure bois n’impose en aucun cas un bardage bois” s’accordent les professionnels du secteur. C’est souvent l’option choisie, notamment pour des raisons économiques. Il s’agit en général de lames de bois massif ou lamellé-collé. Le premier étant plus écologique, surtout s’il s’agit d’essences françaises compatibles sans traitement avec la classe d’emploi 3 (façade non abritée).

“Lorsque la façade est abîmée et qu’il faut la changer, on peut la déposer et la brûler” vante Dominique Molard, architecte associé du cabinet Archipente.

 

 

 


Enquête : Pratique le Kit

maison bois en kit

Maison bois en kit

Structure, isolation, charpente, vis, plans… tout est fourni ! La maison en kit promet un chantier rapide, souvent possible tout ou partie en autoconstruction.
On connaît bien les kits pour monter un meuble, on connaît moins ceux pour bâtir une maison. Tous les éléments nécessaires à la construction du bâtiment sont fournis, visserie et plans compris. Le client ne perd pas de temps à acheter les produits à différents endroits. Il ne reste qu’à assembler les fournitures. L’idée étant de proposer des systèmes constructifs simples, avec parfois un degré de préfabrication important.
Ainsi, l’offre se modernise et s’intensifie en France, pourvu qu’on ne soit pas attaché à une provenance locale des matériaux. La scierie Maisonboiskit, dont les ateliers sont en Estonie, propose des systèmes ossature bois, madrier et rondin avec du bois nordique PEFC ou FSC.

Le client choisit le reste des produits, souvent achetés à l’international, parmi diverses options. « Il y a de moins en moins d’autoconstructeurs
qui veulent juste du bois. Cela nous a poussés à développer cette offre de kit RT2012 juste pour du hors d’eau, hors d’air. Nous pouvons aussi aller bien plus loin. Le client peut monter sa maison seul ou avec l’aide de charpentiers partenaires, ou tout faire réaliser par ces derniers ou d’autres professionnels », explique Romain Faucher, le fondateur.

 


Enquête : les systèmes constructifs

systemes constructifs en bois

Le poteau-poutre, charpente trait pour trait

Parmis les systèmes constructifs de maisons bois, le poteau-poutre fait la part belle au travail du charpentier : assemblages traditionnels et bois massif pour e classique de la construction en bois qui offre bien des avantages à l’autoconstructeur.

Ossature bois, le bois pour tous

Les techniques ossature bois et Greb ont fait leurs preuves depuis une vingtaine d’années, notamment dans le monde de l’autoconstruction. Facilité de conception, rapidité de chantier et performances thermiques pour ces systèmes à la portée de tous.

Le colombage à l’épreuve du temps

Technique ancienne qui valorise le travail artisanal du bois, le colombage est surtout réservé à la rénovation de bâtiments anciens. Avec de la méthode, il est tout de même possible de l’intégrer dans un projet neuf.

Le panneau de bois, c’est du lourd

Dernier né des systèmes constructifs bois, le panneau lamellé-croisé (CLT) séduit par sa rapidité de mise en oeuvre et son potentiel architectural.

Bois massif empilé, pour le meilleur et pour le pire

Dans la catégorie bois massif empilé, la fuste est la technique de référence. A côté du madrier et de la brique de bois, le rondin apparâit plus artisanal, plus écologique et plus durable dans le temps.

 

 


Portfolio : Projets en bref

projets de constructions en bois

Méli-mélo de bois locaux

Dans le Morbihan, le menuisier-ébeniste Benoit Gautier a mis son entreprise en sommeil durant deux ans pour construire sa maison en ossature bois.

Cube en suspension

Marseille, cette maison provençale traditionnelle est surélevée par un cube en ossature bois isolée en fibre de bois.

Autoconstruite avec mes arbres

Avec des arbres de son terrain, Clément a bâti sa maison en Dordogne.

Minimiser les déchets de chantier

La maison des Cossus, à Montpellier, s’est inscrite dans la démarche Bâtiments durables méditerranéens. Elle en a obtenu le label Or.

Lire entre les lignes

Les lignes de toit fuyantes de ce bâtiment du Vaucluse laissent à certains endroits croître le toit au détriment du mur et inversement ailleurs.

Posé sur des pieds en grès

Stéphane Hurth a conçu et fait construire à Hommert (57) deux gîtes dont l’ossature en douglas repose sur 12 plots 40 x 40 cm en grès, répartis
tous les 1,50 m et simplement enterrés sur 60 cm.

Haie d’honneur pour le peuplier

À Lille, cette extension fait la part belle au peuplier local, en finition intérieure (contreplaqué) et en structure (lamellé-collé).

Réemploi d’un vieux hangar en pièces détachées

À quelques centaines de mètres du terrain des Deschaumes, à Censy (89), un vieux hangar agricole s’apprêtait à être démoli.

Animer les façades

«Nous avons autoconstruit les murs périphériques avec une double ossature en douglas local isolée en botte de paille et laine de bois. La structure centrale apparente est en poteaux-poutres de chêne », indique Pierre Gouret, 31 ans, à Plédéliac (22).

Délicieuse coque de bois

Reflétant le caractère rural du site tout en s’affranchissant des références des fermes quercynoises, cette habitation construite dans le Lot par MG Eco
réinterprète autant les volumes agricoles que les maisons bois contemporaines.

Du neuf à la sauce d’antan

Dans l’Aube, les Ateliers Valentin ont réalisé cette habitation à structure douglas en visant une relation harmonieuse du bâtiment avec son environnement immédiat (vieille grange, longère).


Avis d’expert : Où trouver du bois de construction ?

s'approvisionner en bois de construction

S’approvisionner en bois de construction

De la petite scierie au grand négociant, en passant par les coopératives d’achat de matériaux, il existe tout un panel d’options pour s’approvisionner en bois de construction. Dimensions pratique, économique, écologique, voire sociétale peuvent ainsi orienter le choix du fournisseur.

Pas de bois… pas de maison en bois. Règle n° 1 pour en acheter : se tourner vers des professionnels de la construction bois. En effet, les bois doivent respecter des normes auxquelles il serait dangereux de déroger. Les interprofessions  possèdent des listes de fournisseurs qui peuvent aider à trouver du bois local, de
même que certaines appellations. Première solution : commander le bois directement dans une scierie, au plus près du chantier. Elles s’approvisionnent en général dans les forêts environnantes, d’autant plus s’il s’agit de petites structures. Acheter en scierie permet de questionner sur la gestion des forêts d’origine, favorise une économie en circuit court et maintient des emplois en territoires ruraux.

Les scieries ont cependant parfois une offre limitée : on peut ne pas y trouver toutes les essences, préparations, traitements, finitions et qualités souhaitées.

 

 


Enquête : les essences de bois naturellement durables sous les feux de la rampe

essences de bois

La bonne essence au bon endroit, avec une mise en oeuvre soignée. Tel est le principe à adopter pour utiliser du bois non traité (y compris en structure) dans un projet de construction, d’extension ou de rénovation. L’offre d’essences  de bois« naturellement durables » en France métropolitaine souffre d’une concentration sur quelques espèces phares, mais demeure diversifiée. La durabilité d’un bois définit sa résistance aux agents biologiques (champignons lignivores, insectes xylophages). La norme NF EN 350 établit celle d’une sélection d’essences par rapport à chaque agent en définissant plusieurs classes de durabilité.

Celle-ci s’explique par la présence de composés chimiques tels des terpènes, composés phénoliques ou tanins, et s’entend pour le duramen, c’est-à-dire
les éléments purgés de la partie périphérique de l’arbre (aubier), qui n’est pas durable.

Selon les essences, une différence de couleur plus ou moins prononcée marque ces deux parties. Le duramen du douglas révèle des teintes rouge-rosé tandis que son aubier est plus blanc. Il faut donc bien vérifier les éléments à l’achat, « sinon, à terme, c’est sur les restes d’aubier que se portent les attaques d’insectes », prévient Guillaume Jore, de l’entreprise normande de charpente et d’isolation Aviso76.

 


Reportage chantier accompagné : bois, paille et terre, trio gagnant

chantier accompagné

Cette maison bois en poteau-poutre, paille et terre a été bâtie par un autodidacte. Mais l’autoconstruction n’est pas vouée à la solitude. Pour mener à bien son projet, Paul a su se faire accompagner par des professionnels et de nombreux bénévoles.

Entre faire construire une maison et en construire une, Paul et son ex-compagne hésitent longuement. Réflexion faite, ils choisissent un mix des deux options, séduits par un vaste terrain sur les bords du Clain. Objectif : réaliser une maison bois-terre-paille. « Le fruit d’une sensibilité écologique héritée de mes parents et de mon travail chez Biocoop depuis six ans », confie Paul Baudouin. Pour mener à bien son projet, cet autodidacte en matière de construction s’entoure de professionnels : Bois & paille charpente pour la structure poteau-poutre isolée en paille, la conception technique et l’accompagnement sur chantier, Alternative Habitat pour l’étude thermique, Chaux & Co pour les enduits.

Mobilisés grâce aux réseaux sociaux (Facebook et Twiza) 90 bénévoles participent au chantier d’août 2017 à octobre 2019. Famille, amis et clients du magasin où il travaille prêtent main forte. « Une aventure humaine riche en échanges et convivialité. »

Après avoir visité des maisons construites par Bois & paille charpente, Paul choisit une structure poteau-poutre isolée par l’extérieur en botte de paille.

 


Enquête bois locaux : du bois bien de chez moi

bois locaux

Pour éviter des transports inutiles et polluants, le manque de traçabilité et de contrôle sur les modes de culture tout en favorisant l’économie et les savoir-faire locaux, construire avec du bois de proximité s’envisage sans grande difficulté.
« Le bois de construction importé provient principalement des forêts boréales et tropicales primaires dont la déforestation constitue une catastrophe écologique.

Maintenir des emplois.

Par ailleurs, favoriser l’approvisionnement local contribue à maintenir des emplois en milieu rural et à soutenir leur rémunération, tout en limitant le transport de matière première », soutient Élodie Roulier, du Parc naturel régional (PNR) des Pyrénées ariégeoises. La France regorge de bois locaux utilisables pour construire ou rénover. Encore faut-il les reconnaître et les dénicher.

Premièrement, « éviter les produits industriels, prêts à poser ou en matière composite, car ils ne s’accompagnent d’aucune traçabilité et, en général, au moins une partie des pièces est fabriquée avec des bois d’importation », avance la chargée de mission Forêt et filière bois du PNR. S’orienter plutôt « vers des scieurs de votre territoire, des artisans et des architectes et discuter avec eux pour confirmer qu’ils adoptent cette logique », ajoute son homologue au PNR du Massif des Bauges, Pierre Paccard, référent forêt à la Fédération des PNR de France.


Enquête traitement du bois : Le bois traité, maltraité ?

traitement du bois

Les traitements que peut subir le bois de construction font-ils systématiquement partir en fumée les vertus écologiques de ce matériau ? Des alternatives plus vertueuses émergent progressivement face aux produits chimiques biocides.

Les bâtiments neufs doivent être conçus et construits de façon à résister à l’action des termites et autres insectes xylophages. À cet effet doivent être mis en oeuvre, pour les éléments participant à la solidité des structures, soit des bois naturellement résistant aux insectes ou des bois ou matériaux dérivés dont la durabilité a été renforcée, soit des dispositifs permettant le traitement ou le remplacement des éléments en bois ou matériaux dérivés », impose le Code de la construction et de l’habitation. Il est donc possible d’utiliser du bois non traité si l’essence est naturellement durable.

Bien des constructeurs ne se prêtent pourtant pas au jeu.

« Une essence locale et naturellement durable est environ 50 % plus chère qu’un bois d’importation (épicéa, sapin) traité classiquement », confie Yves Mascart, prescripteur à Professions bois. Un bois non naturellement durable peut aussi être utilisé sans traitement tant que l’on peut vérifier son bon état et, en cas d’attaque, le changer ou le traiter. Sinon, il faut le rendre artificiellement résistant grâce à un traitement.