Travaux : une couverture en bardeaux de bois

couverture en bardeaux de bois

Réaliser une couverture en bardeaux de bois.

Agréable à poser, léger, esthétique et on ne peut plus naturel, le bardeau a de quoi séduire. Initiation au toit en bois pour ne pas faire d’erreur lors de votre projet.

Le bardeau (appelé aussi tavaillon) est un matériau de couverture adapté à tous les bâtiments. En fonction de l’essence de bois choisie, sa longévité peut être la même que celle des ardoises (plus de 50 ans). Mais, à la différence de cette dernière, il ne craint ni la grêle, ni le gel. La pose des bardeaux est accessible aux autoconstructeurs, mais Jean-Marie Lannes, fabricant et conseiller pour les autoconstructeurs (assistance à la pose), prévient : « Le bardeau est assez facile à mettre en oeuvre mais, pour garantir la longévité de son toit, il faut respecter des règles très strictes lors de la fabrication et de la pose. »


Charpente



La charpente est l’élément de la maison sur lequel va reposer la couverture (formant ensemble la toiture). Même si elle est située en haut du bâtiment, elle a tout de même un rôle structurel important pour l’ensemble de la tenue du bâti. Une charpente est la plupart du temps construite en bois pour les constructions individuelles.

Voici les charpentes les plus répandues en construction neuve :

 

Traditionnelle

Inspirée d’une manière de bâtir séculaire, la charpente traditionnelle est définie comme la plus belle par les connaisseurs. Elle est composée de fermes qui supportent des pannes et des chevrons.

 

Fermette (ou charpente industrielle)

Elle est constituée de bois de faible section lié par des connecteurs d’acier, le tout préfabriqué en atelier. Si cette technique est moins onéreuse que la précédente, les combles ne sont cependant pas aménageables. Des fermettes en acier existent également et sont utilisées notamment dans le milieu agricole.

 

Chevrons porteurs

Pour combiner charpente de qualité, utilisation de l’espace disponible et bonne isolation, la méthode des chevrons porteurs peut être utilisée. Il s’agit de larges supports de couverture qui font à la fois office de pannes et de chevrons. Ils reposent sur la panne faîtière et les pannes sablières.

 

Lamellé-collé

La charpente en lamellé-collé est aujourd’hui peu utilisée à cause de son coût (environ 1,5 fois plus cher qu’une charpente en bois massif). Fabriquée à partir de lames de bois collées les unes aux autres et serrées avec des presses hydrauliques, cette charpente permet de faire des prouesses architecturales en cas de grandes portées.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix ? Budget ? Rapidité d’exécution recherchée ? Optimisation de l’espace ?

Dans tous les cas, ne lésinez pas sur la qualité et la solidité du bois pour votre charpente.

Points de vigilance

Pensez à la façon dont vous isolerez votre toit avant de décider du type de charpente : une fermette ne s’isole pas de la même manière qu’une charpente traditionnelle.

Lors de la conception de la charpente, il faut tenir compte de la trémie destinée à la sortie de cheminée.

Sélection d’articles/dossiers pour Charpente :

Reportage : construction avec charpente apparente
Avis d’expert : le lamellé-collé
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Couverture



La couverture est la partie apparente de la toiture, qui recouvre et protège la charpente et l’isolation du toit.

Elle doit être à la fois étanche et résistante, sans pour autant en oublier l’esthétique. Il existe de nombreux matériaux de couverture, à choisir selon les règles d’urbanisme locales, ses préférences et son budget : tuile en terre cuite, ardoise, zinc… Mais pas seulement ! Avant d’arrêter votre choix sur ces techniques conventionnelles, jetez un œil aux autres possibilités qui s’offrent à vous.

Couvertures conventionnelles

Une couverture conventionnelle (terre cuite, ardoise) peut être considérée comme écologique à condition que les matériaux soient exploités et fabriqués localement. Si c’est encore le cas pour les tuiles de terre cuite, l’ardoise n’est cependant plus fabriquée en France et est importée d’Espagne. Ces méthodes sont connues de tous et ces matériaux seront proposés par tous les couvreurs.

 

Chaume

Très présents jusqu’au XVIIIe siècle, les toits de chaume reposent sur une technique avec des spécificités selon les régions. Il s’agit d’une couverture de roseaux, de paille de blé ou de seigle, de jonc, de genêts… C’est également un isolant naturel aussi bien au niveau thermique qu’acoustique. S’il est bien réalisé, un toit de chaume est très résistant au feu. La pente de la toiture doit être au minimum de 40° pour bien évacuer les eaux pluviales et éviter les moisissures. Sa durée de vie est d’environ 40 ans, mais après 15 ans il faut l’entretenir tous les trois ans pour éliminer les chaumes endommagés.

 

Bardeau de bois

Les bardeaux, également appelés tavaillons, sont de petites tuiles de bois qui sont clouées ou chargées de pierre pour recouvrir un toit ou une façade. En chêne, châtaignier, mélèze ou épicéa par exemple, la longévité d’un toit en bardeaux peut être de 40 à 80 ans. La pente doit être au minimum de 30°. Cette technique assure une excellente résistance aux intempéries et existe aujourd’hui sous deux formes : les bardeaux fendus ou sciés. Le premier, traditionnel, offre un aspect plus rustique et une meilleure durée de vie par rapport au second, un peu moins onéreux, qui donnera une ambiance plus moderne aux maisons.

 

Toit végétalisé

En plus de participer à la purification de l’air, à la création d’écosystème et à la photosynthèse, une toiture végétalisée vous garantit un bon confort d’été et contribue à la lutte contre les îlots de chaleur en milieu urbain. De plus, le système racinaire retient jusqu’à 50% des eaux pluviales et limite donc le rejet d’eau sur la parcelle. En cas de fortes pluies, il a un effet tampon évitant l’engorgement des réseaux d’évacuation. Il y a trois types de toits végétalisés :

 

  • Intensif : c’est littéralement un jardin sur un toit ! On peut y trouver aussi bien des petits arbres, des buissons, de l’herbe, des fleurs… Le béton est le seul support possible pour supporter un tel poids. L’entretien est important (deux tailles ou plus selon les végétaux choisis).
  • Extensif : c’est un tapis végétal qui ne nécessite pas d’entretien régulier. Le support peut être en bois, acier ou béton. On limite le nombre d’espèces de végétaux en favorisant les plantes horticoles ou sauvages.
  • Semi-intensif : À mi-chemin entre les deux précédents, cette technique permet d’utiliser un plus grand éventail de végétaux, comme des plantes couvre-sol.
Sélection d’articles/dossiers pour Couverture :

Dossier : toiture végétale
Dossier : nos meilleures toitures
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Démolition



On appelle la démolition l’acte de détruire une partie ou l’ensemble d’un bâtiment. Elle est parfois nécessaire pour des raisons de sécurité ou de rénovation trop lourde. Même si cela semble simple, la démolition de bâtiments n’est pas à prendre à la légère, surtout si vous souhaitez toucher au gros œuvre.

Sachez tout d’abord que vous n’avez pas forcément le droit de démolir. Vous pouvez avoir l’obligation de demander un permis de démolir si le bâtiment est :

  • dans une commune où le permis de démolir a été voté par le conseil municipal.
  • dans un secteur sauvegardé ou un site classé.
  • un monument historique, ou dans le champs de visibilité d’un monument historique.
  • identifié comment un élément à protéger selon le conseil municipal.

 

Si vous devez détruire pour pouvoir construire, alors le permis de construire peut porter à la fois sur la démolition et sur la construction.
De plus, selon la taille, la structure et l’accessibilité du bâtiment à détruire, les travaux peuvent avoir une ampleur différente. Premièrement, si du plomb ou de l’amiante sont présents dans le bâtiment, il faut les faire extraire par un professionnel agréé. Ensuite, on doit enlever les éléments non constructifs (mobilier, carrelage, équipements…), puis on peut démolir. Certaines parties du bâtiment peuvent être réutilisées (couverture, poutres de charpente), ou recyclées (métaux, PVC), alors adoptez une démarche écologique (et économique) : gérez durablement les déchets de votre chantier.

Questions à se poser

La démolition est-elle obligatoire dans mon cas ? N’est-il pas possible de faire avec l’existant ?

Puis-je réutiliser certains de mes « déchets » de démolition ? Y en a-t-il dont je n’ai pas besoin et qui sont en bon état pour les revendre ? Puis-je en donner d’autres ? Lesquels se recyclent ?

Points de vigilance

Faites établir plusieurs devis de démolition. Les prix peuvent être très variables.

Si vous décidez de faire votre démolition vous-même, pensez aux équipements de protection individuel.

Sélection d’articles/dossiers pour Démolition :
Reportage : The ReBuilding Center
Rénover: Peu de déchets, beaucoup de cachet
Dossier: Réemploi, nouveau gisement pour le bâtiment

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Fondations



Les fondations sont la deuxième étape de la construction après le terrassement et avant la dalle. Elles servent à supporter le poids du bâtiment et à l’ancrer dans le sol. Le choix du type de fondations se fait principalement en fonction de la nature du sol et de la topographie du terrain. Cependant, la très grande majorité des techniques reconnues et réglementées pour les fondations utilisent du béton.

Dans un premier temps, il vous faudra faire un choix entre un vide sanitaire ou un terre-plein. Un vide sanitaire impose un vide d’environ 60 cm entre le sol et le bas du bâtiment. Les avantages : il évite les remontées d’humidité par capillarité et facilite le passage des réseaux. Cependant, il ne permet pas de profiter de la grande inertie du sol comme c’est le cas avec une maison sur terre-plein.

Trois types de fondations sont possibles :

Fondations superficielles

Avec des semelles isolées (fondation de type poteaux) ou semelles filantes (semelles sous chaque mur porteur), les fondations superficielles sont utilisées sur des sols stables et portants.

Fondations profondes

Surtout utilisées lorsque le sol résistant est à une grande profondeur, les fondations profondes utilisent un système de pieux (métalliques, béton armé, bois) que l’on enfonce dans le sol. Cette technique est rapide mais coûteuse, notamment du fait de la main d’œuvre et de l’outillage qu’elle nécessite.

Fondations spéciales

Si le terrain est compressible avec une très faible résistance, on peut alors utiliser un radier général : 40 à 50 cm d’épaisseur de béton mis en place sur toute la surface de la construction. Il permet de répartir les charges sur l’ensemble de la surface construite. Cependant, il coûte assez cher de par la quantité de béton et de ferraillage/chaînage à mettre en œuvre.

 

Alternatives écologiques

Il existe des solutions alternatives au béton en fondations. Par exemple, les fondations traditionnelles sur pieux de bois, utilisées jusqu’au milieu du siècle dernier, ont permis d’édifier des maisons, des ponts et même des cathédrales ! Une autre possibilité: les fondations cyclopéennes, une technique de béton romain. Avec des matières premières comme de la roche et de la chaux, c’est une méthode peu coûteuse appréciée par les autoconstructeurs. Enfin, quelques pionniers ont essayé les fondations avec des pneus remplis de gravier – très peu pratiqué en France.

Questions à se poser

Ai-je réellement besoin de construire ma maison de plain-pied ? Avec un étage, les surfaces de fondations et de toiture (charpente et couverture) seront divisées par deux ! Cependant, en autoconstruction, il est beaucoup plus simple de construire de plain-pied : techniques de construction, outillage (engin de levage, échafaudage), manutention…

Points de vigilance

L’étude de sol est obligatoire : les fondations peuvent être très chères si le terrain n’est pas propice à la construction. Alors autant intégrer ce coût à votre budget le plus rapidement possible.

 

Toute votre maison reposera sur les fondations, alors ne vous précipitez pas : prenez le temps de faire le choix adapté à votre terrain.

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Des fondations en béton romain
Cahier pratique : fondations cyclopéennes sur pieux de châtaignierLes pilotis, fondations d’avenir?

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