Travaux : réaliser une dalle de terre

dalle de terre

Retrouver la terre ferme

Economique, écologique et très performante pour la régulation thermique de votre maison, La dalle de terre a de nombreux avantages. Sa recette est simple : un bon repas, des amis motivés, quelques gouttes de sueur. Et on tasse, on tasse, on tasse…

Pendant un chantier, les tas de terre s’accumulent tout autour de la future construction. Inutile d’aller chercher plus loin : ce matériau est le plus souvent idéale pour la réalisation d’une dalle en béton de terre. Mais il peut s’avérer utile de la faire analyser par un laboratoire pour savoir si elle convient parfaitement. Attention à la terre trop argileuse. En effet, le taux d’argile doit être compris entre 10 et 20 % pour une mise en oeuvre optimale.


Matériaux : Alternatives à la dalle béton

Alternatives à la dalle beton

Un sol en béton, que dalle !

Le tout-puissant béton armé de ciment a fait de la dalle de sol son pré carré. Heureusement, des alternatives existent, qui sont bien plus pertinentes pour la qualité de vie intérieure. Certaines sont assez simples à mettre en oeuvre.

Une dalle de sol sur terre-plein sans ciment ? Impossible, nous répondent les constructeurs conventionnels, pour qui béton de ciment rime avec  résistance, rigidité et… garantie décennale. Pourtant, le coût environnemental prohibitif du ciment (4 % des émissions mondiales de CO2)
et les conséquences de l’extraction massive de sable marin et de gravier pour la construction (autour de 25 milliards de tonnes par an) remettent largement en cause cette technique pourtant solidement implantée dans les esprits.


Revêtements de sol



Le revêtement de sol est la couche de finition qui recouvre la dalle et le plancher d’étage. Qu’ils se clipsent, se collent ou se clouent, de nombreux matériaux écologiques peuvent être utilisés pour cela. Cependant, il faut adapter les revêtements de sol au type de bâti et à l’usage des pièces où ils sont posés.

Le parquet

Evitez les essences exotiques et préférez les bois issus de forêts locales et durablement exploitées, idéalement un bois massif non traité chimiquement. Il aura en effet une meilleure durée de vie, un impact écologique et des émissions de COV (composés organiques volatils) inférieures à un parquet contrecollé.

L’essence et l’épaisseur du parquet dépendent de l’utilisation de la pièce : n’hésitez pas à utiliser différentes essences dans votre maison.

 

La terre crue

Matériaux local, peu énergivore, facile d’entretien, la terre crue damée doit être huilée et convient à toutes les pièces de vie, hors cuisine. Attention, ne vous lancez pas sans formation préalable dans la mise en œuvre d’un revêtement de sol en terre crue, cela requiert un certain savoir-faiare !

 

La terre cuite

Industriels ou artisanaux, ces carreaux d’argiles cuits, également appelés tomettes, sont à protéger avec de l’huile dure ou de la cire.

 

Le liège

Le liège est plutôt connu sous forme d’isolant grâce à ses propriétés acoustiques et thermiques. Mais à partir de la même matière première, on peut également fabriquer des revêtements de sol. Ils sont très résistant à l’usure même s’il vaut mieux éviter de le mettre dans une pièce en contact avec l’extérieur : il supporte mal le sable et le gravier.

 

Le linoléum

Le vrai linoléum est fabriqué à partir de matières premières naturelles : huile de lin, farine de bois, liège, calcaire, résine, pigments et jute. Attention cependant, certaines entreprises profitent de sa bonne réputation pour en fabriquer avec d’autres matériaux bien moins écologiques.

 

Le plâtre

En mélangeant un plâtre gros naturel et de la chaux aérienne, on obtient un revêtement qui peut être poncé, lissé, puis recouvert d’huile dure. Ce matériaux sèche très rapidement ce qui le rend difficile à mettre en œuvre.

 

La pierre

Oubliez le marbre et autres pierres asiatiques, préférez des pierres extraites et façonnées en France, voire même par un artisan local.

 

La fibre végétale

Venant d’Asie ou d’Amérique du Sud (jonc, cocon sisal…), la fibre végétale est sensible aux tâches et les sous couches synthétiques sont émettrices de COV. Attention donc, l’appellation « végétal » n’induit pas forcément un bon bilan énergétique, surtout si le produit vient de loin.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix ? Facilité de pause, durée de vie, entretien, prix, esthétique, impact sur l’environnement et la santé…

Points de vigilance

Si certains revêtements de sol sont très faciles à poser, ne n’est pas le cas de tous. Si vous n’êtes pas sûr de pouvoir poser votre sol parfaitement, vous pouvez faire appel à un professionnel ou effectuer une formation pour apprendre la technique.

Certains produits peuvent imiter ceux que nous vous avons décrits, par exemple les pierres reconstituées ou celles extraites en France mais façonnées dans un autre pays.

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Dalle



La dalle se situe sous une chape (et l’isolant s’il n’est pas que périphérique). Elle peut servir de fondations (radier) ou simplement de support pour le reste du sol (dalle de propreté). Elle a un rôle porteur très important car c’est sur elle que reposent tous les éléments situés au dessus.

Généralement en béton (dalle pleine, collaborante, de répartition, flottante…), il existe heureusement des alternatives moins énergivores qui remplissent les mêmes fonctions : béton de chaux, dalle bois, terre crue tassée…

 

Même si l’on peut réaliser les dalles par soit même ou les trouver prêtes à l’emploi, il est conseillé de faire appel à un expert car couler une dalle demande un savoir-faire. L’outillage nécessaire pour ce lot est celui du maçon : bétonnière ou malaxeur, règle de maçon, dameuse… ou du charpentier si vous optez pour la dalle bois.

Points de vigilance

Si vous choisissez une dalle en béton classique ou en chaux, sachez que le temps de séchage à respecter est d’au minimum 1 mois avant de pouvoir la recouvrir d’une chape.

 

Si vous coulez votre dalle en été, veillez à l’humidifier régulièrement. Si elle sèche trop rapidement, elle ne prendra pas correctement et risque de fissurer. Astuce : certains montent des grands barnum par dessus leur chantier pour que le soleil estival ne « tape pas » directement sur leur dalle.

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Dalle bois et paille – Pas à pas
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Chape



La chape se situe au dessus de la dalle (et de l’isolant s’il n’est pas que périphérique) et en dessous du revêtement de sol. À la différence d’une dalle, une chape n’a pas un rôle porteur. Conventionnellement coulée en béton, il existe heureusement des alternatives moins énergivores qui remplissent les mêmes fonctions : dalle en terre crue ou à la chaux par exemple.

Une chape a pour objectif principal de mettre à niveau le sol et d’accueillir la couche de finition : le revêtement de sol. Elle peut également servir d’étanchéité à l’air et à l’eau à condition que la liaison dalle-mur soit correctement traitée. Dans un chantier, on coule d’abord la dalle, puis on monte les murs extérieurs avant de couler la chape.

 

Même si l’on peut réaliser les chapes par soit même ou les trouver prêtes à l’emploi, il est conseillé de faire appel à un expert car couler une chape fait partie des étapes qui demandent le plus de savoir-faire. L’outillage nécessaire pour ce lot est celui du maçon : bétonnière, règle de maçon, taloche…

Points de vigilance

Le temps de séchage peut être extrêmement long : 2, 3, voire 4 mois selon la composition de la chape écologique, la température et l’humidité ambiante.

Si vous coulez votre chape en été, veillez à l’humidifier régulièrement. Si elle sèche trop rapidement, elle ne prendra pas correctement et risque de fissurer.

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Fondations



Les fondations sont la deuxième étape de la construction après le terrassement et avant la dalle. Elles servent à supporter le poids du bâtiment et à l’ancrer dans le sol. Le choix du type de fondations se fait principalement en fonction de la nature du sol et de la topographie du terrain. Cependant, la très grande majorité des techniques reconnues et réglementées pour les fondations utilisent du béton.

Dans un premier temps, il vous faudra faire un choix entre un vide sanitaire ou un terre-plein. Un vide sanitaire impose un vide d’environ 60cm entre le sol et le bas du bâtiment. Les avantages : il évite les remontées capillaires et facilite le passage des réseaux. Cependant il ne permet pas de profiter de la grande inertie du sol comme c’est le cas avec une maison sur terre plein.

Trois types de fondations sont possibles :

Fondations superficielles

Avec des semelles isolées (fondation de type poteaux) ou semelles filantes (semelles sous chaque mur porteur), les fondations superficielles sont utilisées sur des sols stables et portants.

Fondations profondes

Surtout utilisées lorsque le sol résistant est à une grande profondeur, les fondations profondes utilisent un système de pieux (métalliques, béton armé, bois) que l’on enfonce dans le sol. Cette technique est rapide mais coûteuse notamment du fait de la main d’œuvre et de l’outillage qu’elle nécessite.

Fondations spéciales

Si le terrain est compressible avec une très faible résistance, on peut alors utiliser un radier général : 40 à 50 cm d’épaisseur de béton mis en place sur toute la surface de la construction. Il permet de répartir les charges sur l’ensemble de la surface construite. Cependant, il coûte assez cher de par la quantité de béton et de ferraillage/chaînage à mettre en œuvre.

 

Alternatives écologiques

Il existe des solutions alternatives au béton en fondations. Par exemple, les fondations traditionnelles sur pieux de bois, utilisées jusqu’au milieu du siècle dernier, ont permis d’édifier des maisons, des ponts, et même des cathédrales ! Une autre possibilité sont les fondations cyclopéennes : une technique de béton romain. Avec des matières premières comme de la roche et de la chaux, c’est une méthode peu coûteuse appréciée par les autoconstructeurs. Enfin, quelques pionniers ont essayé les fondations avec des pneus remplis de gravier – mais ce n’est quasiment pas pratiqué en France.

Questions à se poser

Ai-je réellement besoin de construire ma maison de plain-pied ? Avec un étage, les surfaces de fondations et de toiture (charpente et couverture) seront divisées par deux ! Cependant, en autoconstruction il est beaucoup plus simple de construire de plain-pied : techniques de construction, outillage (engin de levage, échafaudage), manutention…

Points de vigilance

L’étude de sol est obligatoire : les fondations peuvent être très chères si le terrain n’est pas propice à la construction alors autant intégrer ce coût à votre budget le plus rapidement possible.

 

Toute votre maison reposera sur les fondations alors ne vous précipitez pas : prenez le temps de faire le choix adapté à votre terrain.

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Des fondations en béton romain

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Enquête matériau : sol en terre crue

sol en terre crue

Un sol pour garder les pieds sur la TERRE CRUE.


Avoir les pieds sur terre quand elle est crue, quel régal… En plus d’être confortable, ce matériau a un excellent bilan environnemental. Prêts à l’emploi ou faits maison, les sols et dalles en terre crue nécessitent une mise en oeuvre pointue. Explications…

 


Réaliser un sol en terre crue

Sol en terre crue. crédit photo Stuart Anderson

Sol en terre crue.

[VIDEO] Avoir les pieds sur terre quand elle est crue, quel régal… En plus d’être confortable, ce matériau écologique a un excellent bilan environnemental. Prêts à l’emploi ou faits maison, les sols en terre crue nécessitent une mise en œuvre pointue.

Plus de photos, conseils techniques de mise en œuvre, comment choisir sa terre, retours d’expérience, retrouvez notre enquête dans le magazine La Maison écologique n°95, en kiosques jusqu’au 28 novembre 2016 ou disponible sur appli et sur commande en cliquant ici.

Photo: Stuart Anderson


Pas à pas

sol en terre cuite sur une dalle en chaux

Dernier épisode : le sol en terre cuite sur une dalle en chaux. Ça y est, quand le facteur déposera ce magazine dans votre boîte aux lettre,
Cathy, Thierry et leurs trois enfants, seront bien au chaud dans leur maison.

C’est donc la fin de la rubrique pas à pas, commencé l’année dernière. Pour cet ultime épisode, Thierry nous explique comment le sol a été terminé.

Nous reviendrons en détail et en pratique sur plusieurs étapes de ces finitions, mais cette fois-ci dans la rubrique la main à la pâte. En attendant, penchons-nous sur le sol.


Autoconstruction

sol de terre damée

Un sol de terre damée.
Finition de sol, laissons nous tenter par la terre crue.

Matériau local, nécessitant peu d’énergie à la mise en oeuvre, la terre est aussi un excellent régulateur thermique et hygrométrique. Ici la terre damée, s’inspirant du pisé, peut servir de chape avant la pose d’un revêtement ou rester nue, simplement huilée.