Électricité



Beaucoup de choses fonctionnent grâce à l’électricité dans nos maisons. Avec la plomberie (eau, eau chaude) et la ventilation, c’est l’un des autres lots « réseaux » de nos chantiers. D’un point de vue sécurité (protection électrique, incendie) il est très important de faire attention à la mise en œuvre de son installation. Pensez également à la provenance de vos électrons en privilégiant par exemple les productions renouvelables.

L’électricité biocompatible

Les installations électriques biocompatibles réduisent la pollution électromagnétique dans votre maison. Cela passe dans un premier temps par des gaines, des câbles et des fils blindés pour constituer le réseau. On peut également installer des interrupteurs automatiques de champs (IAC). Leur rôle est de couper le circuit sur lequel ils sont installés lorsqu’il n’y a aucune consommation, et de le rétablir dès qu’il y a une demande. Ce type de boitier est le plus souvent utilisé sur le réseaux électriques des chambres.

Certains matériaux conduisent mieux les ondes électromagnétiques que d’autres. Le bois par exemple, est beaucoup plus conducteurs que les briques de terre cuite ou les conventionnels parpaings. Une installation biocompatible est donc d’autant plus importante dans le cadre d’une ossature bois.

 

La domotique

La domotique est une technologie qui permet de contrôler, d’automatiser et de programmer les appareils électriques d’un habitat : allumer la lumière à distance, démarrer un aspirateur automatique… La domotique peut également servir à faire des économies d’énergie : volets qui se ferment quand la nuit tombe, éclairage avec détecteurs de mouvement, programmation du chauffage…

 

Le photovoltaïque

Si vous avez opté pour la pose de panneaux photovoltaïques, vous pouvez vendre l’électricité produite et/ou la consommer dans votre maison. Dans le premier cas, vous vous assurez une entrée d’argent régulière. L’autoconsommation vous permettra cependant de réduire vos factures d’électricité.

 

Choisir son fournisseur

Il existe de nombreux fournisseurs d’électricité. Si certains vous vendent de l’électricité provenant directement de sources renouvelables, d’autres fonctionnent sur le principe des garanties d’origine. Ce sont des documents qui attestent qu’une certaine quantité d’électricité renouvelable a été produite. Cependant, ce n’est pas parce que le fournisseur achète une garantie d’origine que l’électricité qu’il vous vend est renouvelable ! Les fournisseurs les plus vertueux jouent de plus en plus sur la pédagogie et vous aide même à réduire vos consommations. Renseignez-vous pour choisir celui qui se rapproche le plus de votre éthique et de votre budget !

Questions à se poser

Quel fournisseur d’électricité choisir ? N’hésitez pas à consulter le site officiel http://www.energie-info.fr

Puis-je investir dans un moyen de production d’énergie renouvelable installé chez moi ?

N’hésitez pas à demander conseil aux Espaces Info Energie qui vous aideront à trouver des solutions tout en respectant votre budget.

Points de vigilance

En plus des sacro-saintes veilles à éliminer, pour diminuer vos consommations optez pour un éclairage économique (LED). Aidez-vous des étiquettes énergies.

L’installation électrique doit être raccordée sur une prise de terre performante pour des questions de sécurité et pour diminuer les émissions de champs électriques.

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Autoconsommer son électricité photovoltaïque
Les coulisses de l’électricité verte
Blinder ses boîtiers électriques : pas à pas

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Toilettes



Nous ne ferons pas de grande phrase pour vous expliquer ce que sont les toilettes, vous devez tous en avoir une idée assez précise. Ce qu’en revanche vous ne savez pas forcément, c’est que pas moins de 20 à 30% de la consommation d’eau d’un foyer sont utilisés pour tirer la chasse !

Le tout à l’égout est un système tellement répandu que beaucoup de personnes ne pensent même pas qu’ils pourraient faire autrement. Pourtant, cela éviterait d’utiliser de l’eau potable et de polluer les réseaux, puis les cours d’eaux, avec les pathogènes que contiennent nos excréments et qui prolifèrent à merveille en milieu aquatique.

Voici des solutions alternatives :

Les urinoirs secs

Aujourd’hui presque exclusivement réservés aux hommes, les urinoirs secs permettent d’économiser une grande quantité d’eau. Il en existe différents modèles : avec un liquide léger (huile) qui se place au dessus de l’urine pour éviter les odeurs, avec un flotteur encastré qui descend avec le poids puis remonte, ou enfin avec un siphon sec. Cette dernière technologie, constituée d’une membrane en latex et d’une gaine plate, est la plus repandue car elle nécessite moins d’entretien que les précédentes. Ils ont un certain coût, mais il est possible d’acheter un urinoir classique pour y installer un siphon sec.

Les toilettes sèches
Les toilettes à litière biomaîtrisée

Elles représentent 90% des toilettes sèches installées en France à ce jour. C’est une technologie très simple qui consiste à faire ses besoins dans un « seau » où l’on ajoute une litière constituée de sciure, de copeaux, de broyât de feuilles ou de cartons afin d’éviter les mauvaises odeurs. Pour une famille de 4 personnes, il faut vider ce seau (15-20 L) tous les 3 à 4 jours. Au bout de deux ans environ, vous pourrez utiliser votre compost dans votre jardin à condition de l’avoir au préalable mélangé avec de la matière azotée.

 

Les toilettes à séparation

Sous forme gravitaire ou dites « à la source », les toilettes à séparation permettent d’évacuer séparément urine et matières fécales. Le principal interêt de cette technologie est d’avoir des vidanges plus espacées avec un seau moins lourd et une consommation de sciure moins importante.

 

Si le principe du seau vous déplait, sachez qu’il existe des toilettes raccordables directement sur une chambre à compost qui peut même être équipée de bras mélangeurs et d’une ventilation : vous aurez le même confort et le peu de maintenance qu’avec des toilettes classiques. Certains modèles permettent une vidange tous les 10 ans seulement !

 

Les toilettes économes en eau

Vous ne voulez vraiment pas vous passer d’eau pour vos toilettes ? Dans ce cas essayez d’en consommer moins. Les toilettes avec un unique bouton peuvent consommer entre 9 et 18 L à chaque chasse d’eau ! Celles à deux touches utilisent seulement 6 L et 3 L en utilisation légère (voire 4 et 2L) et coûtent approximativement le même prix. Vous pouvez également relier vos toilettes à un réservoir d’eau de pluie (voir économies d’eau) afin d’utiliser de l’eau non potable et gratuite.

 

Questions à se poser

– Existe-t-il un modèle conforme à toutes mes exigences : taille, fréquence de vidange, confort, séparation ou pas… ?

– Le surcoût des versions industrielles de ces toilettes ne sera-t-il pas compensé par les économies d’eau engendrées, une meilleure qualité de l’eau dans votre environnement proche… ?

Points de vigilance

– Prévoyez un compost d’une taille suffisante : si vous devez attendre deux ans avant de pouvoir l’utiliser, il vous faut un espace de stockage minimum de 2 à 4 m3 par an pour une famille de 4 personnes.

– Pour éviter les odeurs, rien de mieux qu’une bonne ventilation. Evitez également la litière trop fine : l’idéal est de mélanger de la sciure avec des copeaux.

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Dossier : L’écologie dans les toilettes
Toilettes sèches à séparation, la solution ?
Divine urine, source fertile…

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Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également entre couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut-être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffant, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement, c’est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez donc un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3, en dessous mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche par exemple), et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Mais surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

Sélection d’articles/dossiers pour Chauffage :

Dossier : tous à poêle !
A chacun sa chaudière bois
Chauffage solaire


Eau : gestion de l’eau dans ma cuisine

gestion eau cuisine

Gestion de l’eau.

De l’usage écologique de l’eau dans la cuisine découle une approche plurielle : la consommation d’eau non polluée au moyen d’une éventuelle filtration, la récupération d’une eau naturelle (pluie ou puits) au plus près de son lieu de consommation, les économies d’énergie et les énergies renouvelables pour la production d’eau chaude.