Eautonomie : pomper l’eau avec une éolienne



Quand le vent ne pompe pas l’air…mais l’eau

Pomper l’eau sans électricité. La technique n’est pas nouvelle et les éoliennes jalonnent déjà les champs pour alimenter le bétail en toute autonomie. Mais ces moulins à vent modernes peuvent aussi servir à des usages domestiques.

Philippe Girbal a réalisé « Le rêve de [s]a vie » À 51 ANS en installant dans son jardin une éolienne de pompage comme celles utilisées pour abreuver le bétail. « L’eau arrive sans que je fasse quoi que ce soit, sans électricité. De nos jours, l’eau arrive sous pression dans le réseau, c’est formidable, mais vous devez toujours payer. » Son éolienne Oasis lui a été livrée en 2002 en pièces détachées par Ecolab Énergies, pour 2 638 €(1). Elle mesure moins de 12 m « pour ne pas avoir besoin de permis de construire. J’ai juste déclaré le forage à la mairie ». Philippe l’a érigée « avec quelques amis et un matériel de fortune ». D’abord pour remplir une piscine et une réserve pour son potager. Elle devrait bientôt alimenter les toilettes, avec un réservoir de 100 l dans les combles « et une distribution par circuit différencié. Je reste branché au réseau public pour avoir de l’eau même si l’éolienne lâche. L’opération devrait coûter 1 000 € avec un bon plombier ».

 

 


Eautonomie : pomper et filtrer l’eau

pomper et filtrer l'eau

Pomper et filtrer l’eau jusqu’à boire la tasse

Une fois l’eau captée et stockée, reste à l’acheminer jusqu’à chez soi et la filtrer suivant les usages souhaités. Plongée dans le monde merveilleux de l’autonomie aquatique.

Capter l’eau, c’est fait. La stocker, c’est fait. Maintenant, il va falloir pomper ! Rares sont les cas où l’eau arrive par gravité dans toutes les pièces humides de la maison comme c’est le cas pour Côme et Gwendoline Dessaux. Pour les projets d’autonomie en eau, l’arrivée d’eau principale du logement est souvent alimentée par une pompe électrique immergée, qui refoule l’eau jusqu’au bout du conduit, ne provoque aucun bruit dans l’habitation lors de la mise en route et évite le risque de gel. « Une pompe de surface, quant à elle, aspire l’eau avant de la refouler et n’est pas à l’abri d’un désamorçage », commente Emmanuel Toitot, installateur gérant de Toitot maison autonome et vivante. Si c’est l’option choisie, la pompe doit être placée dans un local technique, où elle entraînera des nuisances sonores. Avantage : son accessibilité facilite l’entretien. Ces pompes sont moins chères mais d’une durée de vie moins longue.

Une pompe achetée en magasin de bricolage pour 200 € à 400 € risque de peu durer. Mieux vaut un modèle professionnel (pompe-direct.com par exemple ou magasins spécialisés) qui coûtera 600 € à 700 €.


Eautonomie : capter et stocker l’eau

capter et stocker l'eau

Tous à l’eau… de chez soi !

Verre d’eau de pluie ou verre d’eau du jardin, faites votre choix! Eaux pluviales, puits, source… tour d’horizon des solutions pour capter et stocker l’eau en toute autonomie.

Excepté en montagne, il devient rare de trouver de l’eau à l’état naturel non polluée. L’eau d’adduction subit de nombreux traitements (tamisation, oxydation, clarification, filtration, désinfection, dépollution…) destinés à lui faire respecter des limites microbiologiques et chimiques définies par la loi et à lui faire atteindre un certain niveau de qualité. Mais les dérogations délivrées par la préfecture aux collectivités sont nombreuses… Par ailleurs, certains pesticides pourraient être des perturbateurs endocriniens actifs à des doses très faibles. Les normes ne tiennent pas non plus compte de l’effet cocktail de certaines molécules, ni des conséquences de nouvelles substances encore à l’étude, comme les résidus médicamenteux.

 


Vue d’ailleurs : En selle contre les déserts galopants

désertification

Le projet Sunseed

Il y a un peu plus de 30 ans,un collectif d’activistes britanniques se réunissait dans le sud de l’Espagne pour trouver des solutions durables face à la désertification grandissante en Europe. De cette réflexion est né en 1986 le projet Green Desert Technology, qui laissera sa place un an plus tard à Sunseed Desert Technology. Plutôt que de construire de nouvelles habitations, ses membres ont décidé d’investir et de redonner vie à un village andalou en ruines : Los Molinos del Río Aguas, à Almeria.

Sunseed Desert Technology est aujourd’hui animé par une communauté d’une vingtaine de jeunes, âgés de 20 à 30 ans.
Ils pratiquent la sociocratie, un mode de gouvernance horizontal qui favorise la prise d’initiative, et ont carte blanche pour gérer le lieu et créer de nouvelles technologies innovantes afin de rendre possible la vie dans les milieux arides. « N’importe quel volontaire peut développer son idée ici. On a une grande liberté. Cela nous aide à grandir et à gagner en responsabilité», explique Lucas, 22 ans, coordinateur des écoconstructions à Sunseed, spécialiste des techniques traditionnelles de construction en Andalousie et de leur entretien. Les pratiques modernes sont proscrites, au profit de méthodes alternatives mêlant construction traditionnelle et matériaux écologiques.

Lutter contre la désertification

Système de pompage d’eau par gravitation, four solaire pour cuisiner, éoliennes et panneaux solaires pour fournir l’énergie nécessaire à la communauté, tels sont les
différents outils expérimentés ici et qui permettraient de vivre en autosuffisance presque partout dans le monde, de façon durable. Ainsi, malgré le changement climatique et la mauvaise gestion des sols – avec la monoculture intensive – qui ont asséché près d’un tiers de l’Espagne et rendu de nombreux terrains infertiles, des solutions régénératrices existent pour transformer les déserts en oasis, ainsi que s’attachent à le démontrer depuis plus de 30 ans les membres de Sunseed Desert Technology. Avec la permaculture, la restauration des écosystèmes locaux et une gestion innovante de l’eau, notamment. […]


Électricité



Beaucoup de choses fonctionnent grâce à l’électricité dans nos maisons. Avec la plomberie (eau, eau chaude) et la ventilation, c’est l’un des autres lots « réseaux » de nos chantiers. D’un point de vue sécurité (protection électrique, incendie), il est très important de faire attention à la mise en œuvre de son installation. Pensez également à la provenance de vos électrons en privilégiant, par exemple, les productions renouvelables.

L’électricité biocompatible

Les installations électriques biocompatibles réduisent la pollution électromagnétique dans votre maison. Cela passe dans un premier temps par des gaines, des câbles et des fils blindés pour constituer le réseau. On peut également installer des interrupteurs automatiques de champs (IAC). Leur rôle est de couper le circuit sur lequel ils sont installés lorsqu’il n’y a aucune consommation et de le rétablir dès qu’il y a une demande. Ce type de boîtier est le plus souvent utilisé sur le réseau électrique des chambres.

Certains matériaux conduisent mieux les ondes électromagnétiques que d’autres. Le bois, par exemple, est beaucoup plus conducteur que les briques de terre cuite ou les conventionnels parpaings. Une installation biocompatible est donc d’autant plus importante dans le cadre d’une ossature bois.

 

La domotique

La domotique est une technologie qui permet de contrôler, d’automatiser et de programmer les appareils électriques d’un habitat : allumer la lumière à distance, démarrer un aspirateur automatique… La domotique peut également servir à faire des économies d’énergie : volets qui se ferment quand la nuit tombe, éclairage avec détecteurs de mouvement, programmation du chauffage…

 

Le photovoltaïque

Si vous avez opté pour la pose de panneaux solaires photovoltaïques, vous pouvez vendre l’électricité produite et/ou la consommer dans votre maison. Dans le premier cas, vous vous assurez une entrée d’argent régulière. L’autoconsommation vous permettra cependant de réduire vos factures d’électricité.

 

Choisir son fournisseur

Il existe de nombreux fournisseurs d’électricité. Si certains vous vendent de l’électricité provenant directement de sources renouvelables, d’autres fonctionnent sur le principe des garanties d’origine. Ce sont des documents qui attestent qu’une certaine quantité d’électricité renouvelable a été produite. Cependant, ce n’est pas parce que le fournisseur achète une garantie d’origine que l’électricité qu’il vous vend est renouvelable ! Les fournisseurs les plus vertueux jouent de plus en plus sur la pédagogie et vous aident même à réduire vos consommations. Renseignez-vous pour choisir celui qui se rapproche le plus de votre éthique et de votre budget.

Questions à se poser

Quel fournisseur d’électricité choisir ? N’hésitez pas à consulter le site officiel http://www.energie-info.fr

Puis-je investir dans un moyen de production d’énergie renouvelable installé chez moi ?

N’hésitez pas à demander conseil aux Espaces info-énergie qui vous aideront à trouver des solutions tout en respectant votre budget.

Points de vigilance

En plus des sacro-saintes veilles à éliminer, pour diminuer vos consommations, optez pour un éclairage économique (LED). Aidez-vous des étiquettes énergie.

L’installation électrique doit être raccordée sur une prise de terre performante pour des questions de sécurité et pour diminuer les émissions de champs électriques.

Sélection d’articles/dossiers pour Électricité :

Autoconsommer son électricité photovoltaïque
Les coulisses de l’électricité verte
Blinder ses boîtiers électriques : pas à pas
Enquête : Les fournisseurs d’électricité verte sur le fil
Dossier : Dans la brume électromagnétique
Dossier : Le solaire photovoltaïque, des solutions pour tous
Avis d’expert : le petit éolien en perte de vitesse

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Toilettes



Nous ne ferons pas de grande phrase pour vous expliquer ce que sont les toilettes, vous devez tous en avoir une idée assez précise. Ce qu’en revanche vous ne savez pas forcément, c’est que pas moins de 20 à 30% de la consommation d’eau d’un foyer sont utilisés pour tirer la chasse !

Le tout-à-l’égout est un système tellement répandu que beaucoup de personnes ne pensent même pas qu’ils pourraient faire autrement. Pourtant, cela éviterait d’utiliser de l’eau potable et de polluer les réseaux, puis les cours d’eaux, avec les pathogènes que contiennent nos excréments et qui prolifèrent à merveille en milieu aquatique.

Voici des solutions alternatives :

Les urinoirs secs

Aujourd’hui presque exclusivement réservés aux hommes, les urinoirs secs permettent d’économiser une grande quantité d’eau. Il en existe différents modèles : avec un liquide léger (huile) qui se place au dessus de l’urine pour éviter les odeurs, avec un flotteur encastré qui descend avec le poids puis remonte, ou enfin avec un siphon sec. Cette dernière technologie, constituée d’une membrane en latex et d’une gaine plate, est la plus répandue car elle nécessite moins d’entretien que les précédentes. Ils ont un certain coût, mais il est possible d’acheter un urinoir classique pour y installer un siphon sec.

Les toilettes sèches
Les toilettes à litière biomaîtrisée

Elles représentent 90% des toilettes sèches installées en France à ce jour. C’est une technologie très simple qui consiste à faire ses besoins dans un « seau » où l’on ajoute une litière constituée de sciure, de copeaux, de broyât de feuilles ou de cartons afin d’éviter les mauvaises odeurs. Pour une famille de 4 personnes, il faut vider ce seau (15-20 l) tous les 3 à 4 jours. Au bout de deux ans environ, vous pourrez utiliser votre compost dans votre jardin à condition de l’avoir au préalable mélangé avec de la matière azotée.

 

Les toilettes à séparation

Sous forme gravitaire ou dites « à la source », les toilettes à séparation permettent d’évacuer séparément urine et matières fécales. Le principal intérêt de cette technologie est d’avoir des vidanges plus espacées avec un seau moins lourd et une consommation de sciure moins importante.

 

Si le principe du seau vous déplaît, sachez qu’il existe des toilettes raccordables directement sur une chambre à compost qui peut même être équipée de bras mélangeurs et d’une ventilation : vous aurez le même confort et le peu de maintenance qu’avec des toilettes classiques. Certains modèles permettent une vidange tous les 10 ans seulement !

 

Les toilettes économes en eau

Vous ne voulez vraiment pas vous passer d’eau pour vos toilettes ? Dans ce cas, essayez d’en consommer moins. Les toilettes avec un unique bouton peuvent consommer entre 9 et 18 l à chaque chasse d’eau ! Celles à deux touches utilisent seulement 6 l et 3 l en utilisation légère (voire 4 et 2 l) et coûtent approximativement le même prix. Vous pouvez également relier vos toilettes à un réservoir d’eau de pluie (voir économies d’eau) afin d’utiliser de l’eau non potable et gratuite.

 

Questions à se poser

– Existe-t-il un modèle conforme à toutes mes exigences (taille, fréquence de vidange, confort, séparation ou pas…) ?

– Le surcoût des versions industrielles de ces toilettes ne sera-t-il pas compensé par les économies d’eau engendrées, une meilleure qualité de l’eau dans votre environnement proche, etc. ?

Points de vigilance

– Prévoyez un compost d’une taille suffisante : si vous devez attendre deux ans avant de pouvoir l’utiliser, il vous faut un espace de stockage minimum de 2 à 4 m3 par an pour une famille de 4 personnes.

– Pour éviter les odeurs, rien de mieux qu’une bonne ventilation. Évitez également la litière trop fine : l’idéal est de mélanger de la sciure avec des copeaux.

Sélection d’articles/dossiers pour Toilettes :

Dossier : L’écologie dans les toilettes
Toilettes sèches à séparation, la solution ?
Divine urine, source fertile…

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Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également être couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffants, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention, cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3. En-dessous, mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche, par exemple) et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, Flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Mais, surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

Sélection d’articles/dossiers pour Chauffage :

Dossier : tous à poêle !
A chacun sa chaudière bois
Chauffage solaire
Hors-série: Guide pratique du chauffage écologique
Dossier : Les pompes à chaleur, amies du climat ?


Eau : gestion de l’eau dans ma cuisine

gestion eau cuisine

Gestion de l’eau.

De l’usage écologique de l’eau dans la cuisine découle une approche plurielle : la consommation d’eau non polluée au moyen d’une éventuelle filtration, la récupération d’une eau naturelle (pluie ou puits) au plus près de son lieu de consommation, les économies d’énergie et les énergies renouvelables pour la production d’eau chaude.