Billet d’humeur : l’effet papillon

effet papillon

Elles ont résisté à plus d’un millénaire de guerres, de révolutions et de vandalismes, aux tempêtes et à la foudre. Lors de leur mise en place vers 1160 sur la première charpente au-dessus du choeur, les plus vénérables poutres en chêne de la « forêt » de Notre- dame-de-Paris étaient déjà âgées de deux ou trois cents ans. Elles ont donc survécu près de dix millions d’heures. Le feu les a  réduites en cendres en cent minutes, nous laissant stupéfaits face à l’impensable destruction que notre moderne technologie pensait à jamais impossible. Or, l’impensable, l’impossible peut survenir par oubli de deux paramètres essentiels, tous deux ignorés des savants calculs et des complexes algorithmes : l’effet papillon et le facteur PFH.