Extérieur : Allées carrossables Béton et goudron, passez votre chemin!

Allées carrossables écologiques

Allées carrossables écologiques: Des solutions existent.

D’autres solutions, plus écologiques que les voies bitumées, existent. Des traditionnelles au plus technologiques, elles n’ont pas toutes le même prix, la même facilité de mise en oeuvre et le même degré de respect de l’environnement.

 

Les marchés du béton et du goudron ne connaissent pas la crise. Utilisés massivement dans le BTP, on les retrouve souvent également dans les jardins des particuliers, notamment sous forme d’allées pour circuler en voiture. En termes d’écologie, on peut (beaucoup) mieux faire. En effet, l’industrie cimentière représente 5 % des émissions mondiales de CO2, selon le rapport développement durable de 2009 de Lafarge, notamment à cause de son procédé de fabrication qui nécessite un chauffage à très haute température du calcaire. Quant au bitume, il est issu du raffinage du pétrole et a été classé possiblement cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer en 2011.

6 % des sols imperméabilisés

De plus, ces revêtements stérilisent et imperméabilisent les sols. D’après un rapport publié par France Stratégie en juillet 2019, 6 % des sols français sont imperméabilisés. « Le problème qui se pose indéniablement est le manque d’infiltration des eaux de pluie, explique Catherine Muller, présidente de l’Union nationale des entreprises du paysage. En effet, les réseaux d’évacuation des eaux peuvent rapidement se trouver saturés, entraînant un phénomène de ruissellement, voire un risque d’inondation en cas de très fortes pluies. » Dans un contexte de dérèglement climatique et d’épisodes de sécheresse répétés, choisir un revêtement perméable est un acte écologique.

En effet, « ces solutions permettent un rechargement des nappes et ont des bénéfices dans la lutte contre les îlots de chaleur », explique Robin Dagois, chargé de mission auprès de Plante et cité, organisme national d’études et d’expérimentations. C’est pourquoi plusieurs villes
(Lyon, Neuchatel, Nyon…) commencent à mettre en place des solutions de ce genre. Et pour les particuliers qui souhaitent éviter de bitumer ou bétonner le sol pour garer leur voiture, plusieurs solutions existent.

Des solutions traditionnelles…

L’une des plus écologiques est ancestrale : l’allée en pierres, qui, bien mise en oeuvre, offre une longévité extraordinaire. On retrouve ainsi des voies romaines construites selon cette technique il y a plus de 2 000 ans. Il s’agira avant tout de réaliser un fond de forme dans les règles de l’art et de choisir une épaisseur de pierre suffisante : de 3 à 12 cm suivant la roche (granit, calcaire, ardoise, marbre, grès, quartzite…), jointoyées à la terre ou au sable afin de
laisser passer l’eau. Pour ceux qui ne se sentiraient pas de se lancer seul, il faudra faire appel à un paysagiste près de chez soi, notamment en consultant l’annuaire en ligne des professionnels adhérents de l’Unep, gage de qualité.


Alternatives : Trop de princes charmants pour l’ abeille au bois dormant

abeille

L’ abeille fait le buzzzzz.

Dans les grandes villes, comme à Paris, les initiatives se multiplient pour sauver Maya, Mireille et leurs semblables. Au point d’empêcher le bon développement d’autres pollinisateurs tout aussi vitaux, voire davantage.

Je suis B., une abeille qui souhaite devenir la première abeille influenceuse ! », clame cette petite bête tout de jaune et noir vêtue sur son compte Instagram. « C’est de notre devoir d’assurer que les abeilles continuent de copuler », estime quant à lui le vice-président d’une plateforme de films X qui vient de lancer une émission « porno-comique » mettant en scène des abeilles butinant des fleurs, doublées par des voix-off très hot. « Offrez une tournée de fleurs à vos abeilles », propose pour sa part une start-up commercialisant des « bars à abeilles », jardinières souples de fleurs sauvages à installer sur son balcon tout gris… Les bons samaritains, pas toujours désintéressés, se bousculent au chevet des abeilles depuis que des études scientifiques alertent sur l’effondrement de la biodiversité. Et de notre propre espèce, par ricochet.

Dans les centres-villes, la solution à la mode est l’installation de ruches.

À Paris, la mairie en dénombre un millier sur les toits des particuliers et des entreprises, dans les parcs, jardins, cimetières… Soit a minima 30 à 40 millions de butineuses. Un bienfait pour la nature? Pas tout à fait. Aujourd’hui, les scientifiques crient « stop ! ». À l’image d’Isabelle Dajoz, professeure à l’Université Paris-Diderot et chercheuse à l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement.

L’excès d’abeilles domestiques – ou mellifères – serait une des causes du déclin des pollinisateurs sauvages. La raison ? Des ressources insuffisantes. « L’abeille domestique est une espèce sociale qui a besoin d’énormément de ressources pour la colonie et les larves », explique l’experte, qui les étudie depuis près de 20 ans. Opportunistes, elles butinent presque de tout et jusqu’à 3 km de leur ruche. Si bien que « toutes les ressources florales de Paris seraient consommées uniquement par les abeilles domestiques », d’après une simulation en laboratoire. Au détriment des autres pollinisateurs dont la capacité de dispersion autour du nid est plus faible […]


Extérieur : Un palais pour les poules

construire un poulailler

Avoir le plaisir de contempler ses poules gambadant au jardin. Apprécier leur compagnie, leurs œufs frais voire, occasionnellement, un bon rôti… Ces bonheurs tout simples sont accessibles à tout un chacun, mais construire un poulailler demande un certain savoir-faire pour garder des poules saines et épanouies.

Prendre en compte tous les paramètres

En permaculture, le principe des « emplacements relatifs » est fondamental. Après observation et analyse, il devrait ainsi y avoir un endroit optimal pour construire un poulailler. Bien, mais la réalité ne se conforme pas toujours à la théorie et, comme il existait déjà chez nous une structure appropriée, nous avons simplement décidé de l’adapter. Cela étant, que vous disposiez d’un appentis ou d’une dépendance existante (pierre, parpaing ou bois) pouvant être aménagée en poulailler ou que vous ayez à construire une nouvelle structure, un certain nombre de paramètres sont à prendre en considération avant de vous lancer dans l’élevage de gallinacées.

Faut-il concevoir un poulailler mobile ou statique ? Mieux vaut-il opter pour un petit volume servant simplement de dortoir ou un plus grand avec une courette permettant aux poules de se promener à l’abri des prédateurs ? Comment l’aménager pour qu’il soit confortable et facile à entretenir ? Quel espace vital réserver dans le dortoir ?

Construire un poulailler : D’abord, trouver le lieu idéal

Ce qui importe avant tout, c’est que le poulailler soit à la fois protégé du soleil, bien éclairé, bien ventilé, mais abrité des vents trop soutenus. Si possible, il doit faire face au sud-est. Les occupantes profiteront ainsi de la chaleur du soleil matinal, mais à midi, elles seront à l’abri des rayons les plus chauds. Pensez aussi à vos voisins ; éloignez votre poulailler de leur maison pour limiter les nuisances sonores et olfactives. Si vous ne comptez pas élever de poussins, pas besoin de coq à la libido débordante, un poil dérangeant pour les poules et dont le joli – mais bruyant – chant matinal n’est pas du goût de tout le monde.[…]


Exterieur : Construire une terrasse en bois et autres aménagements

construire une terrasse en bois

Construire une terrasse en bois, même les fondations.

Bricoleur apprenant, il n’était pas gagné que je réussisse à construire une terrasse en bois avec zéro béton. Un soir, mon fils de 5 ans m’a dit : « Papa, j’ai dit à mes copains que tu allais faire une terrasse en bois sans béton. Ils étaient impressionnés et moi, je suis fier de toi, c’est trop bien de faire tout écologique ! » Cette phrase a eu l’effet d’un coup de pied aux fesses : en effet « c’est possible de faire autrement ».

Aménagement contemporain en pierres sèches.

Commencé en 2009, ce chantier d’aménagement extérieur d’un mas cévenol est devenu un lieu de création, d’expérimentation sur la construction en pierres sèches. Au départ, le projet consistait simplement à créer des terrasses sur le terrain pentu.

Récup’ à l’aise dans ma chaise.

Après la construction de sa maison en bois et paille de lavande (lire Lme 92), il reste à Fred Bruas un lot de voliges en douglas et mélèze. Il commence par fabriquer des sièges « bain de soleil ». Puis, après avoir vu une photo de siège confident Second-Empire, l’idée lui vient d’en faire un modèle allongé.


Aménagements extérieurs



Haies, terrasse, potager, jardin d’ornement, allées… Quand on a la chance d’avoir un terrain à aménager autour de son habitation, autant en profiter ! Et le faire selon une démarche respectueuse de l’environnement et avec un coût maîtrisé. Des professionnels comme les paysagistes peuvent vous apporter un conseil précieux. Il est très pertinent de penser aux aménagements extérieurs dès la phase de conception.

Si vous souhaitez avoir votre propre potager, optez pour la permaculture ! Ce type de culture est une réponse à l’agriculture intensive : prendre soin de la terre, prendre soin de l’homme et partager ses ressources. Autrement dit, jardiner sans produits chimiques, en suivant le rythme des saisons et en favorisant la biodiversité.

 

La haie

Pensez également à planter une haie en limite de parcelle. Non pas forcément pour vous cacher, mais pour vous protéger des vents dominants. Elle aura en outre un grand intérêt pour l’écosystème. En effet, une haie composée de divers plantes et arbustes locaux sera colonisée par la faune pour se réfugier, se nourrir et se reproduire. Vérifiez dans le code de l’urbanisme de votre commune à quelle distance de vos voisins vous avez le droit de planter cette haie.

 

La pelouse

Il en existe différents types selon l’utilisation que vous en ferez (terrain de jeu, détente, agrément…), votre type de sol et le climat auquel elle sera soumise. Préférez un gazon qui n’a pas besoin d’être arrosé l’été et qui pousse lentement pour éviter d’avoir à tondre trop souvent. De plus, n’hésitez pas à utiliser l’herbe tondue dans votre jardin, en compost ou en désherbant naturel.

 

Envie d’une piscine ?

Il existe aujourd’hui des bassins de baignade naturels, où l’eau est épurée uniquement grâce à des plantes et les bactéries qui y sont associées ! En la réalisant vous-même, le coût peut-être très raisonnable (moins de 5000 euros) et le rendu épatant. Sachez qu’une déclaration préalable est nécessaire pour les bassins jusqu’à 100 m2 et un permis de construire pour ceux de plus de 100 m2.

 

Terrasse et clôture

Si vous souhaitez faire une terrasse ou une clôture en bois, il faut adapter le choix du matériau au climat local. Les classes de bois adaptées à l’extérieur sont :

  • classe 4 : Aucune dégradation due à l’humidité (eau douce) ou du sol
  • classe 5 : peut être en contact permanent avec l’eau, même salée.

 

L’allée

Il y a des précautions à prendre. En effet, évitez d’utiliser du bitume ou autre revêtement imperméable : l’eau de pluie ne pourra pas s’infiltrer dans votre sol. Une solution écologique et décorative serait par exemple de faire une calade, qui est une allée de pierres liées avec de la terre et/ou du sable. Quelques règles à respecter pour effectuer vos aménagements extérieurs en toute légalité :

  • Aucune autorisation requise pour les ouvrages dont la surface au sol est inférieure à 2 m2 et dont la hauteur est inférieure à 1,5 m.
  • Une déclaration de travaux est nécessaire pour les locaux (abris de jardin, véranda…) et les terrasses de moins de 20 m2, ainsi que pour les piscines traditionnelles non couvertes.
  • Un permis de construire est obligatoire pour une piscine couverte et pour toute construction ou installation de plus de 20 m2 au sol.

 

Points de vigilance

Faites vos choix d’aménagement en fonction de votre localisation géographique : conditions météorologiques, traditions locales, matériaux existants sur place…

Sélection d’articles/dossiers pour Aménagements extérieurs :

Enquête Piscines naturelles
Construire une terrasse 100% bois : pas à pas
Une allée en pierres et galets : l’art de la calade
Une haie aux multiples vertus
Cahier Pratique : Construire un hôtel à insectes
Avis d’expert : Paysagisme, aux racines du bioclimatisme


Extérieurs

Haie vive

Des lieux grouillants de vie, théâtre des ébats printaniers des oiseaux.

Inspirées des haies bocagères, changeantes au fil des saisons, les haies vives constituent un atout pour les jardins, tant sur le plan décoratif que sur celui de la protection des espèces. Denses, composées d’un mélange de végétaux caduques et persistants, elles favorisent la venue de ceux que l’on appelle les auxiliaires des jardiniers.


Extérieurs

hôtel à insecte refuges hiver

Refuges pour l’hiver les hôtels à insectes.

Dès les premiers frimas, les insectes cherchent un abri pour l’hiver. S’ils n’en trouvent pas, ils tentent de se réfugier dans les maisons. Trop chaudes, trop sèches et trop bien nettoyées, nos demeures leur laissent peu de chances de survie. Pour combler un déficit chronique d’habitations, offrons-leurs quelques maisons et hôtels a leur convenance.


Extérieurs

clôtures végétales

Les clôtures naturelles et accueillantes : les protections qui facilitent l’échange.

Halte aux haies uniformes, aux clôtures étanches aux regards, qui isolent les propriétaires de jardins du reste du monde. Pourquoi ne pas opter pour une jolie barrière naturelle, un plessis fleuri, une palissade débordante de plantes grimpantes, une clôture en osier ou en brande ?


Extérieurs

nature sublimée inspiration japonaise

La nature sublimée dans les jardins Japonais.

Au Japon, l’aménagement du jardin est un exercice raffiné, un art de vivre à part entière qui cherche à interpréter et à sacraliser la nature. Il répond à des exigences d’esthétique précises, qui n’excluent pas une grande souplesse et une adaptabilité et permet de s’appuyer sur un jardin existant pour le transfigurer.