Travaux : isoler les fondations avec du verre cellulaire

verre cellulaire

Isoler les fondations avec du verre cellulaire ou Misapor®

Isoler un soubassement sans ponts thermiques n’est pas chose aisée. il existe peu de solutions écologiques alternatives aux classiques polystyrène ou polyuréthane. Soline et Vincent ont choisi le Misapor® pour isoler leur fondation radier.

Soline et Vincent veulent construire la maison de leurs rêves. Après avoir bien réfléchi aux plans, une évidence s’impose à ces trentenaires : leur maison sera passive et écologique ! Il ne reste plus qu’à trouver le terrain et le financement. Il aura fallu six mois pour acquérir le premier mais, pour le financement et les entreprises, c’est une autre histoire… Impossible de boucler le budget. C’est la rencontre avec un autoconstructeur de l’association des Castors(2) proche de leur terrain qui va leur donner l’idée et les motiver à se lancer dans de l’autoconstruction.

 


Construction à énergie positive

construction a energie positive

Cette maison bois a de l’énergie à (re)vendre

Informaticien devenu charpentier, Erick a construit sa maison passive en bois, aidé de collègues artisans.

Erick et sa compagne Sylvie cherchaient un terrain situé au sud de Paris, mais ceux qu’on leur proposait avaient les pieds dans l’eau… Ils ont finalement atterri sur les hauteurs de Montreuil, sur une parcelle d’environ 200 m², joliment exposée au sud. Informaticien devenu charpentier, Erick a tout de suite imaginé une maison passive, séduit par la formation qu’il avait suivie sur le sujet. Membre de la coopérative Alter-bâtir (voir encadré p. 18), il savait déjà qu’il pouvait compter sur ses collègues pour le seconder tout au long de ce projet ambitieux. Quelques thermiciens rencontrés en formation lui ont également apporté leur aide, en approuvant ou modifiant les plans qu’il leur soumettait.


Travaux : Fondations en pieux de bois

fondations en pieux de bois

Des fondations en pieux de bois.

Des fondations sans chaux ni ciment ? Voilà le pari réussi de notre lecteur Pierre Louit. Sa maison en ossature bois et bottes de paille repose sur 24 pieux de bois enfoncés à 1,70 m de profondeur. “Nous avons décidé d’expérimenter les fondations en pieux de bois pour notre maison en paille située dans le Béarn. Avant de commencer, j’avais trouvé sur le terrain une clôture avec de vieux clous en fer forgé et des poteaux en acacia, le tout en bon état !”

Le renouveau des combles.

Autre chantier qui a retenu notre attention : la renaissance des combles menée par des professionnels. Isolation en laine de chanvre, étanchéité à l’ai, lattage et enduit terre.


Bureau d’études



Dans notre cas, un bureau d’études est une entreprise spécialisée dans un domaine du bâtiment et dont le métier consiste à réaliser toutes sortes de dimensionnements à l’aide d’abaques ou de logiciels : plomberie, thermique, structure, ossature bois… Ils peuvent vous être d’une aide précieuse pour des domaines que vous connaissez peu, et certains sont même incontournables dès la phase de conception.

Une des premières difficultés lorsque l’on construit du neuf et d’autant plus en autoconstruction, c’est de gérer le dossier RT2012 (réglementation thermique de 2012).

Lors du dépôt de permis de construire,vous devez joindre une attestation « Bbio ». Le logiciel utilisé est extrêmement compliqué et même si vous avez le droit de faire l’attestation vous même, ne vous passez pas d’un bureau d’études thermiques pour cette étape. Vous pouvez demander à votre bureau d’études thermiques de faire le strict minimum (attestation Bbio) ou bien d’aller un plus loin pour vous proposer des axes d’amélioration pour rendre votre maison et vos équipements plus performants : isolation, chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation…

 

Si vous construisez votre maison en bois, vous pouvez également faire appel à un bureau d’études spécialisé en structure bois. En effet, les DTU (documents techniques unifiés) ne sont pas toujours très compréhensibles pour les néophytes et servent pourtant de normes pour toute votre maison. L’ossature bois sert de mur porteur pour votre maison, ne vous lancez pas seul si vous ne pensez pas avoir les connaissances requises.

 

Enfin, sachez qu’il existe des bureaux d’études pour à peu près tous les éléments constructifs de votre maison : fondations, charpente, escalier, réseaux…. En cas de doute renseignez-vous pour trouver quelqu’un qui sera habilité à vous aider.

Questions à se poser

Me passer d’un bureau d’études est-il pertinent ? Les frais engendrés seront généralement couverts par les économies qu’il vous fera faire sur le long terme ou pendant le chantier.

Points de vigilance

– Assurez vous d’être bien compris par le bureau d’études avec lequel vous travaillez afin que tous vos critères soient respectés.

– Si vous faites des modifications (changement de matériaux ou d’équipements), mettez à jour votre étude thermique, sinon vous n’aurez pas le certificat de conformité à la RT2012 en fin de travaux.

Sélection d’articles/dossiers pour Bureau d’études :

Dossier : La RT 2012 est-elle éco-compatible ?
Dossier : Autoconstruction, se faire accompagner

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Dalle



La dalle se situe sous une chape (et l’isolant s’il n’est pas que périphérique). Elle peut servir de fondations (radier) ou simplement de support pour le reste du sol (dalle de propreté). Elle a un rôle porteur très important car c’est sur elle que reposent tous les éléments situés au dessus.

Généralement en béton (dalle pleine, collaborante, de répartition, flottante…), il existe heureusement des alternatives moins énergivores qui remplissent les mêmes fonctions : béton de chaux, dalle bois, terre crue tassée…

 

Même si l’on peut réaliser les dalles par soit même ou les trouver prêtes à l’emploi, il est conseillé de faire appel à un expert car couler une dalle demande un savoir-faire. L’outillage nécessaire pour ce lot est celui du maçon : bétonnière ou malaxeur, règle de maçon, dameuse… ou du charpentier si vous optez pour la dalle bois.

Points de vigilance

Si vous choisissez une dalle en béton classique ou en chaux, sachez que le temps de séchage à respecter est d’au minimum 1 mois avant de pouvoir la recouvrir d’une chape.

 

Si vous coulez votre dalle en été, veillez à l’humidifier régulièrement. Si elle sèche trop rapidement, elle ne prendra pas correctement et risque de fissurer. Astuce : certains montent des grands barnum par dessus leur chantier pour que le soleil estival ne « tape pas » directement sur leur dalle.

Sélection d’articles/dossiers pour Dalle :

Dalle bois et paille – Pas à pas
Enquête matériau : sol en terre crue
Tirer une dalle chaux-chanvre

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Murs Porteurs



Un mur porteur est destiné à supporter la charpente ainsi que les planchers du bâtiment. En outre, il évite les déformations par effet de poussée horizontale. Il est généralement constitué d’un élément de maçonnerie (brique de terre cuite, parpaing…), mais on trouve également des versions plus écologiques en béton cellulaire, ossature bois ou encore en terre crue. Il est recouvert d’un parement extérieur, d’un revêtement intérieur et d’un isolant. Il existe aussi des murs porteurs à l’intérieur des maisons qu’on appelle mur de refend.

Même si les murs sont dans notre pays le plus souvent construits en parpaings, d’autres matériaux bien moins énergivores existent heureusement :

 

Brique alvéolaire

Elle est principalement composée d’argile cuite et d’air. Sa structure lui permet d’être à la fois un élément porteur et un isolant (λ* aux environ de 0,11) grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles. On l’appelle aussi parfois brique monomur.

 

Bois massif

Il s’agit de panneaux fabriqués à partir de planches de bois (souvent de l’épicéa) contrecollées et croisées afin de décupler leurs propriétés mécaniques. C’est une façon de construire très rapide (quelques jours suffisent pour l’enveloppe d’une maison).

 

Béton cellulaire

Fabriqué à partir de sable, chaux hydraulique, poudre d’alumine, de ciment naturel et d’eau, les blocs sont très aérés. Une fois sec ils sont très légers et possèdent de bonnes performance thermiques (λ* aux environ de 0,12). On le trouve sous forme de blocs prêts à poser.

 

La terre crue (bauge, pisé…)

Différentes techniques traditionnelles permettent de construire avec de la terre crue et peuvent nécessiter différents adjuvants (fibres végétales, cailloux, eau…), proportions d’argile et moyens de mise en œuvre. On peut extraire la terre argileuse sur place, ce qui permet de faire l’économie du matériau.

 

Ossature bois

C’est une structure en bois que l’on vient remplir avec l’isolant souhaité. Attention toutefois, le bois est plus conducteur que l’isolant et peut donc créer des ponts thermiques. Il est ainsi intéressant de doubler l’ossature bois par une isolation extérieure. C’est un mur porteur idéal si l’on souhaite aller vite car il n’y a pas de temps de séchage et il est possible de préfabriquer les murs en atelier.

 

*λ (lambda) : conductivité thermique d’un matériau en W/(m.K). Plus λ est faible, plus le matériau est isolant. À titre de comparaison le λ du parpaing est d’environ 1 W/(m.K).

Questions à se poser

Quelle technique choisir ? Votre choix se fera en fonction de vos préférences personnelles pour tel ou tel matériau, la durée du chantier gros œuvre souhaitée, vos savoir-faire, votre outillage…

Souhaitez-vous gérer l’inertie de votre maison via les murs porteurs ? Si oui, choisissez une maçonnerie avec une isolation par l’extérieur. Si non, pensez à l’apporter par un autre biais comme avec le choix de vos fondations ou de vos cloisons.

Points de vigilance

C’est un lot qui est souvent confié aux professionnels pour bénéficier de leur assurance décennale (très important en cas de revente notamment).

Si vous souhaitez construire vos murs porteurs vous-même, formez-vous : stages par des entreprises ou associations, chantiers participatifs…

Sélection d’articles/dossiers pour Murs porteurs :

Dossier : Construire en bois
Enquête : les murs en paille porteuse
Dossier : Construire en monomur


Fondations



Les fondations sont la deuxième étape de la construction après le terrassement et avant la dalle. Elles servent à supporter le poids du bâtiment et à l’ancrer dans le sol. Le choix du type de fondations se fait principalement en fonction de la nature du sol et de la topographie du terrain. Cependant, la très grande majorité des techniques reconnues et réglementées pour les fondations utilisent du béton.

Dans un premier temps, il vous faudra faire un choix entre un vide sanitaire ou un terre-plein. Un vide sanitaire impose un vide d’environ 60cm entre le sol et le bas du bâtiment. Les avantages : il évite les remontées capillaires et facilite le passage des réseaux. Cependant il ne permet pas de profiter de la grande inertie du sol comme c’est le cas avec une maison sur terre plein.

Trois types de fondations sont possibles :

Fondations superficielles

Avec des semelles isolées (fondation de type poteaux) ou semelles filantes (semelles sous chaque mur porteur), les fondations superficielles sont utilisées sur des sols stables et portants.

Fondations profondes

Surtout utilisées lorsque le sol résistant est à une grande profondeur, les fondations profondes utilisent un système de pieux (métalliques, béton armé, bois) que l’on enfonce dans le sol. Cette technique est rapide mais coûteuse notamment du fait de la main d’œuvre et de l’outillage qu’elle nécessite.

Fondations spéciales

Si le terrain est compressible avec une très faible résistance, on peut alors utiliser un radier général : 40 à 50 cm d’épaisseur de béton mis en place sur toute la surface de la construction. Il permet de répartir les charges sur l’ensemble de la surface construite. Cependant, il coûte assez cher de par la quantité de béton et de ferraillage/chaînage à mettre en œuvre.

 

Alternatives écologiques

Il existe des solutions alternatives au béton en fondations. Par exemple, les fondations traditionnelles sur pieux de bois, utilisées jusqu’au milieu du siècle dernier, ont permis d’édifier des maisons, des ponts, et même des cathédrales ! Une autre possibilité sont les fondations cyclopéennes : une technique de béton romain. Avec des matières premières comme de la roche et de la chaux, c’est une méthode peu coûteuse appréciée par les autoconstructeurs. Enfin, quelques pionniers ont essayé les fondations avec des pneus remplis de gravier – mais ce n’est quasiment pas pratiqué en France.

Questions à se poser

Ai-je réellement besoin de construire ma maison de plain-pied ? Avec un étage, les surfaces de fondations et de toiture (charpente et couverture) seront divisées par deux ! Cependant, en autoconstruction il est beaucoup plus simple de construire de plain-pied : techniques de construction, outillage (engin de levage, échafaudage), manutention…

Points de vigilance

L’étude de sol est obligatoire : les fondations peuvent être très chères si le terrain n’est pas propice à la construction alors autant intégrer ce coût à votre budget le plus rapidement possible.

 

Toute votre maison reposera sur les fondations alors ne vous précipitez pas : prenez le temps de faire le choix adapté à votre terrain.

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Fondations, se mettre au pieu
Fondations, partir sur de bonnes bases
Des fondations en béton romain

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Terrassement



C’est la première étape du chantier, juste avant les fondations. C’est celle où l’on prépare le terrain pour la future construction et où l’on met en place les différents réseaux (électricité, eau…).

Lorsque vous achetez une parcelle dans le but d’y construire une maison, vérifiez bien qu’elle est viabilisable et demandez un certificat d’urbanisme qui vous indiquera les modalités de viabilisation ainsi que les différentes taxes que vous aurez à payer.

Le terrassement est l’étape où l’on creuse, déblaye, remblaye et transporte la terre de manière à niveler le terrain pour la future construction et les aménagements extérieurs. Le terrassement nécessite un outillage spécifique, par exemple une mini-pelle, un niveau laser…

La pose des réseaux est très réglementée, renseignez-vous bien à ce sujet. On retrouve un grand nombre de réseaux : eau, électricité, gaz, téléphone, assainissement, tout à l’égout… La profondeur et l’espacement de chacun sont définis : réalisez des plans, vérifiez les croisements et placez les tranchées qui les accueilleront.

Questions à se poser

Puis-je trouver une astuce pour limiter les frais en adaptant mon projet à la nature de mon terrain ? (fondations sur pilotis ou pieux métalliques, matériaux adaptés, drains…)

Ai-je optimisé mes réseaux ? En fonction de l’éloignement des réseaux existants, des limites de propriété et de l’emplacement de la maison sur le terrain. Attention, la viabilisation et les frais de raccordement peuvent énormément varier et monter à plus de 15000 € !

Points de vigilance

Selon la nature du sol, le coût du terrassement peut vite devenir très important. N’hésitez pas à demander une étude de faisabilité en amont pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

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