Enquête : les systèmes constructifs

systemes constructifs en bois

Le poteau-poutre, charpente trait pour trait

Parmis les systèmes constructifs de maisons bois, le poteau-poutre fait la part belle au travail du charpentier : assemblages traditionnels et bois massif pour e classique de la construction en bois qui offre bien des avantages à l’autoconstructeur.

Ossature bois, le bois pour tous

Les techniques ossature bois et Greb ont fait leurs preuves depuis une vingtaine d’années, notamment dans le monde de l’autoconstruction. Facilité de conception, rapidité de chantier et performances thermiques pour ces systèmes à la portée de tous.

Le colombage à l’épreuve du temps

Technique ancienne qui valorise le travail artisanal du bois, le colombage est surtout réservé à la rénovation de bâtiments anciens. Avec de la méthode, il est tout de même possible de l’intégrer dans un projet neuf.

Le panneau de bois, c’est du lourd

Dernier né des systèmes constructifs bois, le panneau lamellé-croisé (CLT) séduit par sa rapidité de mise en oeuvre et son potentiel architectural.

Bois massif empilé, pour le meilleur et pour le pire

Dans la catégorie bois massif empilé, la fuste est la technique de référence. A côté du madrier et de la brique de bois, le rondin apparâit plus artisanal, plus écologique et plus durable dans le temps.

 

 


Escapade : Rondins des bois à la montagne

Rondins de bois

Au cœur du parc naturel des Pyrénées catalanes à deux pas du vieux village de Bolquère, le chalet Les Artigues aux allures de refuge de montagne invite à célébrer la nature. « L’idée de construire un chalet de vacances sur notre terrain à Bolquère est née alors que nous étions en vacances dans un gîte rural à La Réunion, en 2005. Accueillir à notre tour des vacanciers dans ce pays qu’on aime tant, la Cerdagne, nous a semblé une évidence, d’autant qu’Olivier avait entamé une formation de fustier depuis plusieurs années », explique Florence.

Ce chalet 100 % autoconstruction (à l’exception de la pose des panneaux solaires en toiture) dont le chantier va durer deux ans sera son oeuvre de fin de formation. « Nous le voulions en harmonie avec la nature environnante : gros rondins de bois de pays non traités, énergies renouvelables (bois et soleil ne manquent pas), matériaux sains et recyclés, fortement isolé pour faire face au froid de l’hiver et consommer peu d’énergie, d’où la toiture végétale, harmonieux par ses volumes et sa décoration, très confortable et facile à vivre », précise Olivier.

Après avoir dessiné les plans, il installe son chantier de construction à 20 km de Bolquère. Transformer des arbres bruts façonnés par la nature en maison n’est pas le choix le plus facile. Pratiquement aucun arbre n’est droit. « Tous les arbres sont d’abord écorcés à la main, lavés à haute pression, puis ajustés à la tronçonneuse pour assurer leur empilement au millimètre près », reconnaît-il. Il faudra un an d’efforts et de patience pour bâtir tronc après tronc cette fuste de bois brut. Et une année de plus pour réaliser la toiture, l’aménagement intérieur et les extérieurs.

La tendresse du bois brut

Pour favoriser le bien-être des hôtes et limiter l’impact sur l’environnement, le choix d’utiliser des matériaux naturels s’est imposé. « La nature isolante des murs en pin douglas non traité de 35 cm de diamètre en moyenne est renforcée par la laine de mouton glissée entre rondins. Sur la toiture, 35 cm de ouate de cellulose associés à 25 cm de terre végétalisée (qui en hiver retient le manteau neigeux) assurent l’isolation », détaille Olivier. Grâce à son orientation plein sud, ce chalet à la location toute l’année bénéficie d’un bel ensoleillement. En hiver, le poêle à bois norvégien (JØtul) suffit à chauffer les volumes (3 à 4 stères par an).

Pour limiter son empreinte carbone, Olivier récupère le bois de chauffage en traction animale avec son cheval ! La maison utilise aussi l’énergie solaire via 12 m2 de panneaux solaires thermiques installés en toiture. Ils alimentent l’eau chaude sanitaire, le plancher chauffant, la cloison chauffante à ossature bois à l’étage,et l’eau du bain nordique en été. Enfin, des panneaux solaires photovoltaïques 3 kWc (environ 16 m2) couvrent 50 % de la consommation électrique du chalet.

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Technique

bois rond

Les secrets du bois rond.

Charpente, second oeuvre, mobilier. Construire avec du bois rond directement prélevé dans la forêt, c’est possible et c’est beau. Avantages, types de bois, assemblages, suggestions de réalisations, le bois rond vous livre presque tous ses secrets.


Coup d’oeil

maison en bois rond

La Fuste enchantée.

C’est à plus de 900 m d’altitude, dans un petit village de près de 250 âmes dans l’Ain, qu’Annie et Gaby réalisent leur souhait de toujours : vivre dans une maison en bois rond ! Un habitat qui concilie « esthétique, chaleur du bois et naturel » résume Annie. L’impact de l’homme est moindre. Du transport à la coupe jusqu’à l’emboîtage final, la fuste, matière première locale, subit peu de transformations. En sus, le travail artisanal donne à l’ensemble un aspect rustique. Depuis leur arrivée en mars 2006, nos heureux propriétaires ressentent toujours « l’effet bois ».


Construire en bois

maison bois

Vivre dans une maison bois. Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir passer le cap et nous nous en réjouissons car c’est un matériau que nous affectionnons. Alors promenons-nous dans les bois, pendant que les chasseurs et les bûcherons n’y sont pas, histoire de vous faire découvrir la filière construction bois en France. Quelles essences, quelles techniques d’édification, quels traitements, quel entretien, quel prix, quel avenir pour les maisons bois ? Autant de questions dont vous trouverez les réponses dans ce dossier qui ne manie pas la langue de bois.


Construire en bois : l’historique, l’ossature bois, la fuste, le bois cordé et les bonnes adresses



Huttes, cases, yourtes, tipis, tente des Touaregs

Partout dans le monde et depuis la nuit des temps, l’être humain s’est servi de l’ossature bois pour construire son habitat.
Plus près de nous, les maisons du Moyen Âge étaient majoritairement construites en colombage, appelé également à pans de bois. Derrière les enduits de nombreuses maisons à Paris se cachent encore les vestiges de cette époque.

Comme nous vous l’avions dit en introduction du dossier du numéro 10 “Le b-a ba du bois et de ses dérivés”, le bois est un sujet passionnant et dont il semble difficile de pouvoir faire le tour (à bois) rapidement. C’est pourquoi nous y revenons, mais pour aborder cette fois-ci les techniques de constructions.

Nous pouvons classer toutes les techniques de constructions en bois dans deux grandes familles : l’ossature et le bois massif. Nous accordons ici plus de place à trois d’entre elles : la fuste (ou le rondin), l’ossature bois panneau et le bois cordé. Vous n’aurez qu’un avant goût des autres techniques, en attendant de futurs articles plus détaillés.

Pour éviter les redites, nous ne sommes pas revenus sur certains sujets, déjà traités dans le dossier du n°10. Nous ne pouvons donc que vous inviter à y (re)jeter un oeil.

Pour le titre de ce dossier nous avons longtemps hésité. Après celui du n°4 qui portait le nom de “Construire en paille, ça vous botte ?”, nous voulions appeler ce dossier : “Construire en bois, ça vous branche ?”. Ainsi nous aurions pu compléter la trilogie dite “des trois petits cochons”
(paille-bois-brique) par un dossier sur la construction en brique. Mais n’ayant pas trouvé de rime avec “Construire en briques” nous avons abandonné l’idée : Snif-snif, snaf-snaf, snouf-snouf !


Autoconstruire

maison en fuste

Ma fuste dans la forêt.

Au coeur de la Sologne, Bernard Gaucher a choisi de construire sa maison en fuste. Un logement insolite qui nécessite un certain savoir-faire. Cinq ans auront été nécessaires à cet apiculteur amoureux de la nature pour réaliser son rêve.


Enquête matériau

fustiers

Les fustiers convertis à la RT 2012.

Passage réussi pour les fustes. Les maisons en rondins empilés peuvent être étanches à l’air et répondre à la RT?2012. Mais la technique traditionnelle a dû être légèrement modifiée, quitte à être un peu moins naturelle.


Vivre avec une cuisinière mixte

cuisinière mixte

La cuisinière remplace la chaudière.

Cuisiner en se chauffant et vice-versa.

Les 70 m2 du domicile de la famille Moré, à Fougères, sont chauffés par une cuisinière mixte (bûche et granulé), alimentant le système de chauffage central préexistant. Fabriquée en Autriche, elle a été installée par un artisan de Vannes, François Parent, qui nous dévoile les arcanes de son fonctionnement.


Coup d’oeil



Les petites maisons dans la prairie.

Reportage photos : gîtes en rondins dans le Limousin.