Habitat groupé : Ecoravie, la fête de l’humain

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Ecoravie, la fête de l’humain

L’habitat les techniques constructives, les jardins, les potagers, tout cela serait bien peu de choses si l’humain n’était pas au centre de la démarche. Telle est la philosophie d’Ecoravie, expérience d’habitat groupé réussie dans la Drôme.

La structure en pin douglas du premier habitat collectif d’Ecoravie resplendit sous les lumières matinales de cette journée ensoleillée de mai. Installée dans le beau séjour lumineux de son appartement, Claire se souvient :

« Au début, nous étions de doux rêveurs, nous voulions une petite maison individuelle pour chacun. Mais très vite, une conscience collective a pris le dessus et nous avons compris qu’il fallait s’orienter vers un habitat collectif. Il y avait ce grand terrain constructible au-dessus de la ville… »

Un habitat groupé participatif

L’aventure débute il y a sept ans. Constituées en un petit groupe de réflexion, les personnes intéressées par l’idée d’un habitat collectif affinent au fil des réunions et des rencontres les formes du projet. À l’issue de cette phase préparatoire, l’association Ecoravie est créée et deux terrains attenants au centre-ville sont achetés. Seul bémol, ils ne disposent d’aucun accès. Intervient alors une vente aux enchères qui permet à l’association d’acheter un terrain permettant justement d’accéder aux deux parcelles. Pour participer à cette vente, l’association doit momentanément se former en SCI, statut dont le côté spéculatif rebute le groupe, aussi est elle rapidement transformée en SAS coopérative, qui rend les habitants collectivement propriétaires des lieux et locataires de leur logement.

Sur le papier, le futur collectif prend forme, conforme aux règles d’urbanisme – un minimum de 18 logements sur les deux parcelles acquises. Les bases matérielles posées, le terrain acquis et le mode constructif défini, il faut encore investir collectivement les bâtiments, travailler « l’humain », les interactions et l’implication de chacun. Pour cela, les habitants s’appuient sur une charte générale aux énoncés simples, créée dès l’origine du projet : respect de la nature, de soi-même et des autres. […]


Habitat groupé : Greenobyl

Greenobyl

Les embûches du vivre-ensemble

Greenobyl est un habitat participatif de trois familles en centre-ville de Strasbourg. Occupé depuis quatre ans, il a visé l’excellence écologique à budget maîtrisé. Mais a aussi essuyé un peu les plâtres… En arrivant rue du Renard-Prêchant, à 10 mn à pied du centre-ville de Strasbourg, les planches massives en robinier qui habillent le rez-de-chaussée de Greenobyl saisissent d’emblée par leur aspect brut. En levant les yeux vers les trois étages et la toiture, c’est un superbe revêtement en tuiles de bois, conçu selon une technique savoyarde, qui continue de surprendre. Il constitue la « patte » de ce projet d’habitat participatif achevé en 2014 et reconnu pour son excellence écologique. Un savant mélange de techniques traditionnelles et modernes au service d’une architecture contemporaine se fondant dans le paysage urbain.


Vue d’ailleurs : L’écovillage Tamera au Portugal

Tamera

Tamera, promesse d’une société durable

Situé au Portugal, Tamera est un écovillage de référence en Europe. Chaque année, il attire des milliers de visiteurs venus du monde entier pour apprendre de ses recherches sur la paix et sur la protection de l’environnement. L’histoire commence dans la Forêt Noire, en Allemagne, dans les années 1970. Un groupe d’activistes recherche des solutions pour guérir les traumatismes profonds générés par la Seconde Guerre mondiale. Avec l’ambition de prouver qu’un paradis humain est possible même là où la Terre a été dégradée, les fondateurs Dieter Duhm et Sabine Lichtenfels cherchent à regrouper des spécialistes en bionique, architecture, sécurité alimentaire et nouvelles technologies.


Habitat groupé : Eco’n’home à Tours

eco'n'home à tours

Le sobre jeu des six familles.

Dans l’écoquartier Monconseil, à Tours, l’habitat participatif Eco’n’home, alliant écologie et performance énergétique, rassemble six familles dans l’entraide et la solidarité. Une première en Touraine. À l’ombre du cerisier s’installent Marie-Madeleine et Dominique, puis Sarah, Charline… Sur la table, un gâteau maison aux coings, accompagné de thé vert, attire les habitants. Ici, l’heure du thé n’est pas un instant solitaire. « Quelle belle journée », lance Dominique d’un air satisfait. Le plaisir d’un dimanche automnal ensoleillé, propice aux derniers barbecues de l’année. La satisfaction, aussi, du travail accompli. Au programme ce jour-là, le métrage de la clôture et la salle commune. Aussi, Eric et Dominique ont camouflé les cuves de récupération d’eau de pluie avec des canisses.


Personnes âgées en habitat groupé: vieillissons à l’unisson!

Immeuble en paille habitat groupé pour personnes âgées Chamarel à Vaulx-en-Velin. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Pour mieux vieillir, le troisième âge se partage. A l’instar des coopératives d’habitants, de plus en plus de personnes âgées ou vieillissantes optent pour l’habitat groupé. Comme Chamarel, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon.

« Je m’assois, je suis épuisée, lâche Marcelle Arnould. Les déménageurs ont tout posé mais maintenant, il faut déballer les cartons. » Sans compter la découverte d’un trou dans le sol d’une coursive. Et quelques robinets sans eau chaude. Ainsi qu’une prise sans courant dans la salle commune… Rien d’extraordinaire pour la mise en route d’un bâtiment. Si ce n’est que le chantier a été mené par des personnes âgées ou vieillissantes de 55 à 74 ans. Elles ont été accompagnées par les architectes d’Arkétype Studio et l’association Habicoop.

Cette « utopie un peu barge » a germé lors d’une promenade entre trois amis. Finalement, a poussé un immeuble en paille partagé par seize « personnes vieillissantes ». Patrick Chrétien se souvient: « On s’est aperçus qu’on n’était pas seuls à se questionner sur comment attaquer une dernière partie de vie. »

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Habitat groupé : Chamarel à Lyon

chamarel

Chamarel : Vieillissons à l’unisson

“Je m’assoie, je suis épuisée, lâche Marcelle Arnould après quelques minutes de discussion. Les déménageurs ont tout posé mais maintenant, il faut déballer les cartons. ” Sans compter la découverte d’un trou dans le sol d’une coursive, quelques robinets sans eau chaude, une prise sans courant dans la salle commune… Rien d’extraordinaire pour la mise en route d’un bâtiment, si ce n’est que le chantier a été mené par des retraités de 55 à 74 ans.

D’une ” utopie un peu barge ” germée lors d’une promenade entre trois amis a finalement poussé un immeuble partagé par seize ” personnes vieillissantes “. ” On s’est aperçus qu’on n’était pas les seuls à se questionner sur comment on allait attaquer une dernière partie de vie “, se souvient Patrick Chrétien.

 


Vue d’ailleurs : l’habitat groupé en Suisse

habitat groupé en Suisse

L’habitat groupé à la sauce Suisse.

A Lausanne, l’association Smala développe l’habitat groupé en Suisse. Elle a, en effet, crée une coopérative d’habitat, Bâtir groupé. Cette coopérative propose des maisons partagées à des gens qui n’auraient jamais fait ce choix de vie.

Ainsi, Vivre à Gare 5, la maison partagée de la Smala, c’est tout un programme ! On passe de la chambre Auroville à la chambre Longo Maï, il y a des poules à nourrir, une pelouse à tondre. Située à Grandvaux, à 8 minutes en train de Lausanne, cette colocation abrite aussi le bureau de l’association au rez-dechaussée. Créée en 1997, la Smala a valorisé son expérience en animation et gestion d’espaces culturels ou à vivre en se lançant dans l’habitat participatif. Elle a fondé sa coopérative d’utilité publique, Bâtir groupé, il y a dix ans pour construire des « écovillages ».


Habitat groupé : écolotissement Les Terres-Mêlées

écolotissement Les Terres-Mêlées

Écolotissement, quand les citoyens s’en mêlent

À GRÉZIEU-LA-VARENNE, dans l’agglomération lyonnaise, un collectif constitué en association a été l’aménageur de l’écolotissement Les Terres-Mêlées. Particulièrement remarquable car c’est une première en France. Une vingtaine d’habitants qui se constituent en collectif associatif pour construire leur logement autour de mêmes valeurs. Aujourd’hui, le concept fait mouche et séduit même certaines municipalités. Mais en 2011, lorsque le groupe des Terres-Mêlées se forme, l’idée n’est encore pas tellement répandue.

Pour Odile Melot, à l’origine du projet, « tout a été rendu possible par la rencontre des propriétaires d’un terrain, qui ont été séduits par notre projet et ont accepté de céder une parcelle pour notre habitat groupé de 13 logements ».

 


Habitat groupé

habitat groupe ouvert du canal

Plonger dans l’Ouvert du Canal.

À Ramonville-saint-Agne, à côté de Toulouse, l’habitat groupé L’Ouvert du Canal conjugue une surface minime avec une grande solidarité entre voisins et une grande attention portée aux enfants.


Ensemble

Construire ensemble

Construire un immeuble À 20 FAMILLES.

K’Hutte, c’est une aventure collective d’envergure, menée en réaction au marché de l’immobilier à Strasbourg. Retour d’expérience de la plus grande opération en autopromotion de France, réunissant familles, professionnels et associations.