Travaux : Construire un habitat nomade

Construire un habitat nomade

Construire un habitat nomade en 15 étapes

Un habitat léger, réalisable en quelques semaines de A à Z, accessible, écoresponsable et démontable. C’est le pari qui a mené Yves Desarzens à la conception d’une maison nomade.

Si la première « maison nomade » est aujourd’hui dans un écovillage du Sud-Ardèche, le hameau des Buis, elle a pris forme dans le jardin d’Yves Desarzens, dans le Pays de Gex. Il s’agit de son quatrième montage- démontage. Elle est mise à disposition des Hameaux légers, une association accompagnant la création de lieux de vie collectifs. Un autre exemplaire se balade en Bretagne, assemblé par un particulier. Les contraintes liées à la rénovation de maisons anciennes, domaine dans lequel Yves a fait carrière, l’ont poussé à concevoir un habitat accessible, facile à mettre en oeuvre et qui utilise le moins de matières premières possible. Une recherche de simplicité qui a abouti en 2012 après un an de gestation.


Tiny house : l’habitat du monde d’Après sera sobre et heureux !

Tiny house écologique autoconstruite par Marc-Antoine et Floriane

[VIDÉO] Stationnée dans le Gers, cette tiny house (ou micro-maison) sur roues a été autoconstruite par un jeune couple fuyant Paris. Capable de voyager sur les routes, la maison de Floriane et Marc-Antoine devient synonyme de liberté… mais aussi de contraintes.

Petit mais costaud… sans l’être trop. Régime drastique pour ce mini-habitat mobile de 18 m2 limité à 3,5 t. Tout surpoids lui interdirait de circuler sur les routes françaises. « Chaque matériau est choisi en fonction d’un équilibre entre solidité et poids », confient Floriane et Marc-Antoine, qui ont autoconstruit cette tiny house dans le Gers. […] Structure en bois français non traité, isolants biosourcés en laine de mouton, chanvre, lin et coton, toilettes sèches, autonomie électrique photovoltaïque… Ce mini-logis rime on ne peut mieux avec écologie!

« Déménager, on l’a fait souvent à Paris. Il faut s’approprier les lieux, changer des meubles… Maintenant, on peut déménager en emmenant toute notre maison ! », se régalent-ils, bien loin des six années à travailler dans la capitale en tant que vidéastes. « Je me suis retrouvé à produire des vidéos de greenwashing pour une multinationale. C’était en totale inadéquation avec nos idéologies d’écologie, de simplicité, se souvient Marc-Antoine. Sans compter la vie au quotidien à Paris : le métro, la ville est grise, le temps est gris, les gens sont gris et nous aussi on devient gris… »

L’odyssée de l’espace réduit

Le métro parisien lui a tout de même offert la solution. « Un journal gratuit traînait sur le siège d’en face. J’y ai vu un article sur une tiny house. J’ai trouvé ça génial, accessible, joli. J’en ai parlé à Flo… ça ne lui a pas parlé du tout ! » Elle justifie : « À Paris, on vivait dans de petits appartements, qui faisaient tout de même 40 m2. Une tiny, c’était encore deux fois plus petit ! » « Mais beaucoup moins cher ! », rétorque Monsieur.

Le déclic vient un an plus tard. « On est parti en vacances avec nos sacs à dos et on s’est rendu compte qu’on vivait très bien avec le peu qu’on avait dedans, se rappelle Floriane. Sur la plage, on a tracé dans le sable à peu près la taille d’une tiny. Ça paraissait plus petit sans les volumes. Mais on a dessiné la cuisine, la douche, un lit. Ainsi, ça nous a permis de nous projeter concrètement dans cet espace. » Ensuite, la visite d’une tiny réelle et des échanges avec des autoconstructeurs finissent de les convaincre de « changer de vie ».

[…] Extrait du reportage publié dans le hors-série n°13 du magazine La Maison écologique: “Réduisons la taille de nos logements”. Disponible en kiosque ou sur commande ici.

Reportage Tiny house : Ma mini-bicoque a la bougeotte

Tiny House

Stationnée dans le Gers, cette Tiny house sur remorque a été autoconstruite par un jeune couple fuyant Paris. Capable de voyager sur les routes, la maison devient synonyme de liberté… Mais aussi de contraintes.

Petit mais costaud… sans l’être trop. Régime drastique pour ce mini-habitat mobile limité à 3,5 t. Tout surpoids lui interdirait de circuler sur les routes françaises. « Chaque matériau est choisi en fonction d’un équilibre entre solidité et poids », confient Floriane et Marc-Antoine, qui ont autoconstruit cette tiny house dans le Gers. Ces 3,5 t de PTAC de la remorque qui sert de « fondation » à la maison permettent de la tracter avec un simple permis BE et un véhicule acceptant cette charge en plus de son propre poids (4 x 4, fourgon…). Marc-Antoine a passé son permis BE pour environ 800 € (600 € de conduite + 200 € de code).

Pour l’ossature bois du plancher, des murs et du toit, « on aurait préféré du douglas, plus durable et plus solide, mais l’épicéa est plus léger », tranchentils. Autre compromis, l’ossature bois est généralement contreventée avec des panneaux d’OSB, qui sont ensuite recouverts d’un revêtement. « Plutôt qu’un parquet ou un lino au sol, des panneaux d’épicéa font double emploi ; contreventement et finition. C’est joli, mais peu résistant, ça marque énormément. » Gain de poids supplémentaire : « on a pu passer en 18 mm d’épaisseur au lieu de 21-22 mm ». La face intérieure des murs est habillée de panneaux de contreplaqué de seulement 8 mm, assurant aussi contreventement et finition une fois peints.

Recettes pour perdre du poids

Le côté extérieur des murs est quant à lui revêtu d’un bardage en peuplier thermotraité, bois français et léger. Il est posé à claire-voie ; « les lames de 9 cm sont espacées de 1 cm, donc on gagne 10 % de poids, calcule Marc-Antoine. La prise au vent est probablement plus importante, mais nous n’avons pas prévu de lui faire prendre la route trop souvent et on n’a jamais dépassé 60 km/h. Par contre, malgré les grilles fixées en bas du bardage, les rongeurs arrivaient à grimper pour aller nicher sur le toit, à peu près plat, chaud, abrité du vent ». Un désagrément résolu par la pose de grilles en partie haute, barrant l’accès au toit. Celui-ci est à monopente, « plus simple pour notre première expérience de construction et ainsi, il ne faut une gouttière que d’un côté ». Voilà la balance soulagée. d’un côté ». Voilà la balance soulagée.

Les menuiseries en alu sont aussi moins lourdes que celles en bois, « mais ce matériau est froid l’hiver et moins performant en termes d’isolation, regrettent les propriétaires. […]


Enquête habitat léger : L’habitat léger sort du bois

Habitat léger

Écologique et économique, l’habitat léger sort de la marge et attire de plus en plus depuis 2010. La récente loi engagement et proximité barre pourtant le chemin. Pistes et stratégies pour obtenir ou “s’arranger” avec une autorisation en bonne et dûe forme.

Je vis en yourte dans cette forêt depuis douze ans. J’entends les feuilles glisser dessus. Je puise l’eau du ruisseau pour boire. Je coupe du bois pour me chauffer. Des panneaux solaires alimentent la lampe et la radio. J’ai prévenu la mairie à mon arrivée. Elle me tolère. Je suis intégrée, je me nourris des légumes du jardin de ma voisine en échange de travaux dans ses champs. Si on ne se laisse pas envahir par le monde, on est connecté ! », se réjouit Pimprenelle, 54 ans, habitante d’un bois du Tarn.

Un million de Français ont choisi l’habitat léger et réversible d’après les chiffres 2013 du ministère du Logement. La diversité des profils est vaste. Notre enquête révèle une majorité d’habitants très sensibles à l’écologie, voire survivalistes, éduqués, voire très éduqués, et socialement bien intégrés, avec emploi salarié ou activité indépendante. Les « petits habitats » eux-mêmes s’avèrent hétérogènes, de la yourte plutôt visible en campagne ou montagne à la tiny house urbaine ou péri-urbaine, en passant par la roulotte champêtre, le dôme et le zome architecturaux, la kerterre bretonne ou le tipi forestier.

On retrouve cette diversité dans les prix. Une kerterre peut s’autoconstruire gratuitement avec de la paille et de la terre, une yourte s’autoconstruit pour une somme modique ou s’achète autour de 3 000 € pour 20 m2. 15 000 à 25 000 € la roulotte de 18 m2 en bois, 13 000 € le dôme de 20 m2, 50 000 € la tiny de 20 m2. L’éventail fluctue suivant le constructeur, la taille, les matériaux, la part d’autoconstruction (accompagnée ou non), etc.

Une loi vidée de sa substance

L’État reconnaît ce mode de vie depuis la loi Alur du 24 mars 2014. Elle a notamment créé la notion de « résidence démontable » ainsi que la possibilité pour les collectivités d’instaurer dans leur Plan local d’urbanisme (PLU) – en zone agricole ou naturelle – des terrains dédiés, les Stecal, pour accueillir les habitats légers. En réalité, ces zones ne sont répertoriées nulle part.  D’après l’association ardéchoise Les Hameaux légers, seuls trois à dix PLU en sont pourvus dans l’Hexagone. Dans ces conditions, où s’installer ? Est-il obligatoire de n’être que toléré, discret, à la marge ? Plusieurs stratégies sont possibles. La première : déclarer son habitat léger, avec une demande de permis d’aménager pour une résidence démontable de plus de 40 m2, ou une déclaration préalable de travaux en-dessous de 40 m2. […]


Habitat léger: vivre dans une “figue”!

la figue

[VIDEO] Cet habitat léger insolite a pris racine près de Poitiers. La Figue y sème le symbole d’une fructueuse liberté.

Elle semble sortie d’un conte de fées. Le genre où le monde miniature à nos pieds grandit. Où les fruits tombés des arbres abritent des lutins aux oreilles pointues… Dans la ferme des Péranches, coin de verdure isolé près de Poitiers, la Figue est pourtant bien réelle. Ressemblant étrangement au fruit, elle est depuis 2014 une nouvelle forme d’ habitat léger. Son créateur, Guillaume de Salvert, est tel un farfadet. Quadragénaire moustachu, il rêve de liberté et de nature. Il a créé l’association Habitats libres en Poitou.

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Alternatives : La figue

la figue

La Figue fructueuse liberté.

Elle semble sortie d’un conte de fées.. Le genre où le monde miniature à nos pieds grandit, où les fruits tombés des arbres abritent des lutins aux oreilles pointues… Dans la ferme des Péranches, coin de verdure isolé près de Poitiers, la Figue est pourtant bien réelle. Ressemblant étrangement au fruit, elle est depuis 2014 une nouvelle forme d’habitat léger. Son créateur, Guillaume de Salvert, est tel un farfadet. Quadragénaire moustachu, il rêve de liberté et de nature.

Inspirée de la yourte, dans laquelle Guillaume a vécu dix ans, cette rondeur se singularise par sa couverture en écailles boisées et sa charpente biscornue.

 

 


Cabane boule en bois tressé, la magie de l’habitat léger

cabane en bois tressé - vannerie habitat léger

Tresser sa cabane sans perdre la boule ?!

La cabane en bois de Robinson, tous les enfants en ont rêvé, Alain Auguste l’a réinventée. Sa démarche invite à la réaliser par soi-même avec quelques morceaux de bois glanés et de la ficelle…

L’éco-lieu Artimbal se cache au cœur des Cévennes, à Roquedur (Gard). Il faut se garer et grimper jusqu’au lieu de vie en forêt pour découvrir les créations d’Alain Auguste, disséminées dans ce bel échantillon de la générosité du milieu naturel cévenol. Si le cœur vous en dit, des stages « Cabanes vannées et yourtes vivaces » sont organisés tout au long de l’année. Lors de ces stages de quelques jours, Alain partage sa technique de « cabane boule » en animant des chantiers participatifs. Ce Robinson des temps modernes utilise les matériaux présents autour de lui et tente de créer des habitats légers avec un outillage minimal.

Sacré châtaignier

« J’utilise du fil de fer, de la ficelle et des vis. Et pour l’outillage, une scie, une tenaille, une perceuse et une visseuse. Il faut également une tronçonneuse si on veut se lancer dans la construction d’une mezzanine. Pour débuter, je conseille de réaliser une petite boule », résume Alain en préambule.

Pour lire la suite de cet article, consultez notre magazine La Maison écologique n°103.  Retrouvez le en kiosques jusqu’au 28 mars ou sur notre boutique en ligne ici.


Habitat léger: une yourte écologique en toute autonomie

yourte écologique

[VIDEO] La yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Cet habitat léger est un micro-système très solaire qui limite son impact sur la Terre.

Quand Marion et David vous ouvrent les portes de leur habitat léger, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. Le soleil y occupe une place centrale. « Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes. Mais aussi au dôme en plexiglas. Ils offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver. »

La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. « On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait. » La première fois qu’elle entre dans une yourte, Marion tombe sous le charme. « C’était harmonieux et beaucoup moins engageant en termes de chantier, de durée, de budget… » Un mois et demi de travaux avec L’Atelier de la Frênaie et 15 000 € plus tard, les voilà propriétaires d’une yourte de 38 m2. Lire la suite


Tiny house, comme sur des roulettes

tiny house à petit prix

[VIDEO] Pour se loger à petit prix, Muriel a choisi la tiny house ! Sa mini maison baladeuse de 16 m2 est montée sur remorque.


Tiny House à petit prix

« Ma vie est plus compacte. Je pèse moins sur la Terre », apprécie Muriel Fry dans un délicieux accent british. Après avoir travaillé dans les arts plastiques, elle prend sa pré-retraite suite à un licenciement. Elle quitte alors l’Angleterre en 1996. Elle restaure une fermette en Mayenne, puis démarre la rénovation d’une grande maison de maître dans l’Orne. « J’avais beaucoup d’espace, mais la plupart de mes affaires étaient dans des cartons, dans des armoires… Et je ne les voyais jamais. Elles ont donc été données, vendues… »

Elle s’installe finalement en Bretagne, entre Rennes et Saint-Malo. Elle y vit depuis janvier 2016 dans sa tiny house, une toute petite maison de 16 m2 (dont une mezzanine) sur remorque en partie construite par l’entreprise La Tiny house. Lire la suite


Habitat mobile, le rêve nomade.

habitat mobile tiny house

Vous regardez passer un joli camion aménagé et vous voilà nomade en rêve… Habiter mobile, c’est la liberté, pensez-vous. En effet, vous êtes libres de bouger en respectant cependant quelques règles concernant le nomadisme, le stationnement ou l’aménagement d’un terrain auquel amarrer sa maison escargot de temps à autre. Et, selon les cas, pas toujours facile d’être 100 % écolo lorsqu’on choisit une caisse en métal comme coquille. Votre rêve s’échappe ? Que nenni, avec ce dossier, vous allez enfin trouver matière à passer à la réalité. Bon voyage !