Enquête préjugés : le vrai/faux de la construction bois

préjugés de la construction bois

Bâtir en bois est encadré par des règles assurant la pérennité des bâtiments et la sécurité des occupants. Mais le matériau bois, bien qu’utilisé depuis la nuit des temps, subit encore des préjugés, face à ces a priori tenaces, des experts démêlent le vrai du faux.

En cas d’incendie, une maison bois brûle vite

La réglementation sur la sécurité incendie demande aux bâtiments de résister au feu le temps d’évacuer les occupants. Il faut combiner les matériaux
pour optimiser la réaction et la résistance au feu. La première caractérise la propension du matériau à propager la flamme. Il est classé selon son inflammabilité (A1 à F), son dégagement de fumée (S1 à S3), la chute de gouttes (D0 à D2). Minimum requis en habitat avec isolant biosourcé : DS3D0. La plupart des essences de bois y répondent. Au-delà de trois étages : BS3D0. Il reste alors possible de bâtir en bois, combiné à d’autres matériaux….

Les maisons bois se font dévorer par les insectes

Nombre d’insectes peuvent pénétrer le bâti sans danger. D’autres creusent ou se nourrissent du bois : termites (dans certaines régions seulement) ; insectes à larves xylophages (ILX) dont le capricorne, la petite ou grosse vrillettes, le lyctus ; fourmis, « qui creusent aussi bien le polystyrène que le bois », relève Pierre Dulbecco, ingénieur bois-construction au FCBA(1).


Matériaux : la sécurité incendie en écoconstruction

securite incendie

Que ce soit en construction neuve ou en rénovation, la question du risque incendie se pose pour les écoconstructions comme pour les autres constructions, au stade projet comme en phase chantier. La méconnaître, c’est prendre le risque de voir le rêve d’une vie anéanti en quelques minutes. À l’inverse, renoncer au confort du bois ou des fibres végétales par peur du feu, c’est se tromper lourdement sur leurs aptitudes à résister à l’incendie. Pour preuve, il existe en France des groupes scolaires avec internat en bois massif et isolés en bottes de paille, qui évidemment répondent aux exigences réglementaires de sécurité incendie, draconiennes pour de tels établissements(1). Avec environ 400 décès par an par feux d’habitation en France(2), il est indispensable de savoir identifier les facteurs de risque de son logement, de connaître les propriétés des matériaux, de mettre en place correctement des installations électriques et de chauffage sûres et d’être en mesure de détecter un départ de feu.


Rénovation

incendie bâtisse maison écologique

La renaissance après un incendie : la bâtisse des années 90′ renaît en maison écologique.

Si un incendie est toujours difficile à vivre, cela a toutefois donné l’occasion aux propriétaires de se mettre en accord avec leur idéal, en réalisant un habitat respectueux de l’environnement et tourné vers la nature.