Avis d’experts : Le DPE en question(s)

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Le DPE en question(s)

Passage obligé en cas de vente ou de location, le diagnostic de performance énergétique informe sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement. Contesté pour son manque de fiabilité, il évoluera au 1er Janvier 2021.

Bien connu de tout vendeur et bailleur depuis 2006, le diagnostic de performance énergétique (DPE) fournit une estimation de la consommation annuelle d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre d’un logement. Ce dernier se voit ainsi attribuer deux étiquettes correspondant à son classement de A à G pour le volet énergie et pour le volet climat. Outil de sensibilisation aux économies d’énergie, c’est aussi pour les acquéreurs et les locataires « une aide pour choisir leur futur logement et en négocier le prix », explique Nadia Kaminski. L’impact de la catégorie énergétique sur la valeur du bien est en effet sensible.

En 2017, pour les maisons construites après 2000, celles de classe A-B (≤ 90 kWh/m².an) se sont vendues avec en moyenne une plus-value de 9 % par rapport à un autre bien d’étiquette D, toutes choses égales par ailleurs ; celles de classe C, avec une plus-value de 5 %(1). Ce qui peut rendre pertinents certains travaux, à condition de bien faire ses comptes. L’Ademe chiffre le coût à 15 900 € en moyenne pour grimper d’une catégorie et à 25 900 € pour deux catégories(2).

« Mais dans le cas d’un bien des années 1980, classé E ou F, un peu isolé et équipé d’un chauffage électrique, installer un poêle à bois peut suffire, soit une dépense entre 3 000 et 5 000 € », estime Thierry Marchand.

Des méthodes de calcul contestées

Que contient le DPE ? Réalisé par un diagnostiqueur certifié, pour un coût moyen de 100 à 250 €, il comprend un descriptif du logement ainsi qu’une estimation de la quantité d’énergie qu’il consomme, calculée en fonction de la date de construction. Avant 1948, c’est la méthode des consommations réelles, à l’aide des factures des trois dernières années d’occupation, qui s’applique. […]


Enquête : investissement citoyen

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Investissement citoyen dans les énergies renouvelables.

Et si les citoyen.ne.s s’emparaient de la transition énergétique pour la mener depuis la base ? Des femmes et des hommes s’y emploient. Les idées fusent. Enquête sur l’investissement citoyen dans les énergies renouvelables.

Qui ne s’est jamais demandé ce que devient son argent déposé à la banque ? Qui ne rêve pas d’une épargne qui finance des projets éthiques ? « La France s’est fixée pour objectif d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables en 2030. Ce qui représente 82 milliards d’euros, soit moins de 2 % de l’épargne française », développe en préambule des cafés-climat Julien Hostache, créateur de la plateforme Enerfip.

Centrale photovoltaïque, barrage hydro-électrique, grand éolien… En fait, le financement participatif de projets pour la transition énergétique ne relève pas de l’utopie. Effectivement, cela fonctionne et, mieux encore, cela rapporte et permet même de financer de nouveaux projets verts et citoyens. Le premier acte consiste à trouver un projet ou à se constituer en collectif ou association. Bref, à unir ses forces car cela réclame de l’intelligence collective et un conglomérat de compétences, forces et volontés.