Améliorons nos comportements avant notre isolation !

Dessin d'ADENE pour le Numéro Spécial "Tout savoir sur l' isolation écologique"

EDITO. Mise en lumière de nos incohérences quand on se gargarise d’avoir amélioré le comportement thermique de son logement… sans avoir remis en question ses propres comportements. Edito publié dans le Numéro Spécial du magazine la Maison écologique “Tout savoir sur l’isolation écologique”.

Mon logement a de nombreux défauts d’étanchéité et d’isolation. Il faut bien entendu les corriger d’urgence. Mais suis-je moi-même dispensé d’une sérieuse remise en question ? Améliorer l’isolation de ma maison. Viser la plus haute performance thermique pour économiser le chauffage et gagner en confort. Investir dans des équipements high-tech pour optimiser la répartition de la chaleur. Choisir des matériaux naturels et sains pour réduire mon empreinte carbone et prendre soin de la qualité de l’air que je respire. Ne pas lésiner sur la marchandise… Pareille démarche n’est pas d’une grande utilité si elle ne s’appuie sur un questionnement préalable.

N’y a-t-il rien que je puisse changer dans mon comportement pour réduire de manière significative mes consommations, afin d’optimiser ensuite mon isolation ? Limiter la température des pièces à vivre à 19 °C, pour commencer. Abaisser celle des pièces peu occupées et des chambres.

M’équiper en édredons et en pulls confortables pour affronter la saison froide au lieu de pousser le chauffage. Baisser le thermostat si je suis absent une bonne partie de la journée. Surveiller toutes mes dépenses énergétiques et pas seulement le chauffage…

En quête de sobriété

En outre, que je me lance dans une rénovation d’ampleur ou dans l’isolation ultra performante d’une maison neuve, il serait illusoire que je me rêve en champion du climat si les économies réalisées étaient aussitôt anéanties par l’acquisition d’équipements dispensables ou d’une plus grosse voiture. Par une croisière aux antipodes ou par 2 °C supplémentaires dans le salon sous prétexte qu’un tel niveau de performance pardonnera bien ces tout petits écarts. En d’autres mots, pas d’isolation efficace sans travaux adaptés, sans projet raisonné. Sans une recherche de sobriété capable d’en garantir durablement les effets. Et, si possible, de les amplifier.

Stephan Ferry, rédacteur en chef du magazine La Maison écologique.

Découvrez le Numéro Spécial “Tout savoir sur l’isolation écologique”


Travaux : Isoler en ouate de cellulose insufflé



Isoler en ouate de cellulose insufflée

La ouate de cellulose est une star des écomatériaux d’isolation. Capable d’être soufflée, insufflée ou projetée humide dans des caissons ouverts, elle est polyvalente et efficace dans tous les cas.

Issue du recyclage du papier, fabriquée en France, utilisée depuis plusieurs décennies et bardée de toutes les certifications nécessaires pour être utilisée sur tout type de chantier et dans toutes configurations, la ouate de cellulose a clairement tout pour réussir. Son mode d’application le plus courant est le soufflage à plat dans les combles ; c’est dans cette configuration qu’elle rivalise économiquement avec les isolants “conventionnels” du bâtiment. Sur le chantier suivant, c’est une mise en œuvre insufflée qui a été réalisée. La ouate de cellulose est poussée sous pression avec une machine dans des caissons fermés. La masse volumique (densité) importante mise en œuvre, aux alentours de 60 kg/m³, garantit la tenue dans le temps et l’absence de tassement. Gurvan et Marie ont fait le choix de la laine de bois pour isoler les murs de leur maison à ossature bois. La performance thermique visée en toiture (R=9.5 m².k/w) était trop onéreuse à atteindre avec ce même isolant. Sur les conseils de leur architecte, Fernand Ribeiro, ils se sont don dirigés vers la ouate de cellulose insufflée.

Aussi isolant que la laine de bois

L’efficacité en termes d’isolation au froid et à la chaleur est équivalente à celle de la laine de bois, pour un prix moindre. Leur toiture sera donc composée d’un panneau rigide pare pluie et isolant de fibre de bois de 120 mm et de 260 mm de ouate insufflée en caisson. Parmi leurs amis proches, David Levêque, de l’entreprise Cocon, ancien distributeur de matériaux écologiques et désormais artisan, est équipé d’une machine à insuffler. Il ne restait donc plus qu’à faire venir les copains pour isoler la toiture.


Cueillons nos isolants

balles de riz de Camargue

Isolants : Chanvre, paille, balles de céréales, rafles de maïs, tiges de tournesol ou d’ortie, algues, roseaux ; bien isoler son logement sans passer par la case industrie n’est pas qu’une utopie.


Cahier pratique : mortier isolant terre-chanvre

mortier isolant terre-chanvre

Projeter un mortier isolant terre-chanvre.

Simple et rapide à mettre en oeuvre, la projection mécanique de ce mortier allie les avantages de la terre crue à ceux du chanvre. Il permet ainsi  une bonne isolation des parois.

Vous connaissez sans doute le mortier chaux-chanvre projeté à la machine dont l’usage s’est développé ces dernières années pour l’isolation des murs. Voici son homologue avec, cette fois-ci, l’argile comme liant. Un écomatériau qui détrône la chaux à bien des égards en termes environnementaux et de confort de travail.

La projection d’un mortier en doublage ou remplissage de paroi, est une technique rapide à mettre en oeuvre. Cependant, le séchage sera long.


Travaux : isoler les fondations avec du verre cellulaire

verre cellulaire

Isoler les fondations avec du verre cellulaire ou Misapor®

Isoler un soubassement sans ponts thermiques n’est pas chose aisée. il existe peu de solutions écologiques alternatives aux classiques polystyrène ou polyuréthane. Soline et Vincent ont choisi le Misapor® pour isoler leur fondation radier.

Soline et Vincent veulent construire la maison de leurs rêves. Après avoir bien réfléchi aux plans, une évidence s’impose à ces trentenaires : leur maison sera passive et écologique ! Il ne reste plus qu’à trouver le terrain et le financement. Il aura fallu six mois pour acquérir le premier mais, pour le financement et les entreprises, c’est une autre histoire… Impossible de boucler le budget. C’est la rencontre avec un autoconstructeur de l’association des Castors(2) proche de leur terrain qui va leur donner l’idée et les motiver à se lancer dans de l’autoconstruction.

 


La rénovation énergétique a un plan !

infographie rénovation énergétique

Après les plans B et les systèmes D, voici le Plan rénovation énergétique.

Présenté par Nicolas Hulot, Ministre pour la Transition écologique, le 24 novembre 2017, le projet consiste à améliorer les performances thermiques du parc immobilier français d’ici 2050. Si de nombreuses pistes sont avancées, rien n’est encore joué. Les concertations perdureront jusqu’à fin janvier. Et chacun peut y participer ! Explications en infographie…

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Toujours pas isolé ? Un comble ! – Vos questions sur l’isolation

Conseils d'experts pour isoler votre maison - rénovation

Lorsqu’on achète une maison, à quoi être attentif concernant la qualité de l’isolation ? Vaut-il mieux privilégier l’isolation par l’intérieur ou par l’extérieur ? Que penser des offres d’isolation des combles à un euro ? Qu’est-ce que le sarking ? Les experts des Clés de la Rénovation vous aident à y voir plus clair, et à mener votre projet de rénovation dans les règles de l’art !

Vincent Vanel, co- fondateur associé Greenation et Charline Léger Conseillère info énergie ALEC Ouest Essonne, ont répondu à vos questions sur le sujet de l’isolation dans l’émission web Les Clés de la Rénovation du 8 novembre dernier.

Minutage des questions sur le sujet Isolation

  • 1’55 Pourquoi isoler son logement, quels bénéfices en termes de confort et d’économies d’énergie ?
  • 3’20 Par où commencer ses travaux d’isolation ?

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Équipements de protection individuelle (EPI)



Les EPI – équipements de protection individuelle – sont les équipements qui protègent physiquement les participants au chantier, que ce soit vous, les bénévoles qui vous aident ou les ouvriers. Si les professionnels doivent s’équiper pour être en sécurité, vous qui avez moins d’expérience le devez encore plus !

Selon les lots, les professionnels n’auront pas toujours les mêmes EPI. Renseignez-vous pour vous rapprocher au mieux de leurs protections et n’hésitez pas à en ajouter si cela vous semble nécessaire.
La majorité du temps, il vous faudra :

  • Une côte de travail épaisse pour protéger le corps des griffures, coupures, brûlures…
  • Un casque si vous chutez ou que quelque chose vous tombe dessus.
  • Des lunettes de protection, notamment pour la poussière de bois et celle de l’isolation.
  • Une protection auditive. Un chantier est plein d’outils bruyants qui détériorent l’ouïe.
  • Des gants fins mais résistants afin d’éviter les griffures, coupures, brûlures…
  • Des chaussures de sécurité.
  • Un masque pour la poussière de bois et celle de l’isolation.

 

Questions à se poser

– Puis-je réaliser chacune des étapes de mon chantier sans risques ? Sinon, mieux vaut faire appel à des professionnels pour les lots les plus dangereux.

Points de vigilance

– Ayez toujours une trousse de premier secours et un téléphone à portée de main.

– Si vous devez travailler en hauteur, achetez ou louez un harnais et un échafaudage.

– Choisissez des outils de qualité pour limiter les risques.

Sélection d’articles/dossiers pour Équipements de protection individuelle (EPI) :

Livre : Ils ont construit leur maison

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Cloisonnement intérieur



Les cloisons servent à séparer visuellement, acoustiquement et parfois thermiquement deux espaces. Elles n’ont pas un rôle structurel comme les murs porteurs, mais ont cependant un rôle à jouer dans la régulation de l’hygrométrie et de l’inertie au sein du bâtiment. Pour finir, elles doivent aussi avoir une bonne résistance afin de supporter les différents meubles de l’aménagement intérieur, éléments décoratifs ou tout autre élément qu’on désire accrocher au mur.

Si, dans la très grande majorité des cas, les cloisons sont réalisées avec des plaques de plâtre BA13, doublées ou non, montées sur rail métallique et parfois de la laine minérale, ce n’est clairement pas la combinaison idéale en ce qui concerne le bilan énergétique… Voici quelques idées pour cloisonner votre maison de manière écologique :

 

Cloisons à ossature bois
  • Les montants : au lieu d’utiliser du métal comme on le fait le plus souvent, optez pour du bois.
  • Le remplissage : on le fait avec un isolant qui peut être industriel (fibre de bois, ouate de cellulose…) ou fait maison : sable, terre-paille, copeaux de bois…
  • Les parements intérieurs (Fermacell, lambris…)

 

Le bois
  • Les « parpaings » de bois peuvent être réalisés dans une multitude d’essences (mélèze, pin, chêne, châtaignier, frêne, hêtre…) mais on les trouve essentiellement en douglas. Ils se montent très facilement grâce à leur système d’emboîtement.
  • Le bois cordé : il s’agit de bûches sèches découpées à la largeur du mur qu’on monte avec un mortier à la chaux. Rustique et économique, cette méthode laisse cependant apparaître des petits jours entre le mortier et le bois lors du séchage, ce qui laisse notamment passer le bruit. À utiliser donc pour un espace qu’on veut séparer visuellement, mais pas acoustiquement.
La terre
  • La brique de terre compressée. Avec une inertie très forte, elle sera intéressante posée derrière un poêle à bois ou en face d’une baie vitrée, par exemple. On lie les briques entre elles avec un mortier à base de terre et de sable.
  • Le torchis, l’adobe, etc.

 

Et l’isolation ?

Il n’est pas obligatoire d’isoler une cloison intérieure. Cependant, cela améliore le confort acoustique. Si vous faites le choix d’isoler, choisissez des matériaux biosourcés qui ne s’affaissent pas, comme des panneaux semi-rigides de fibre de bois, de chanvre, de la ouate ou du coton recyclé…

Sélection d’articles/dossiers pour Cloisonnement intérieur :

Dossier : Cloisons écologiques, séparations réussies !
Monter un mur en briques de terre crue
Pas à pas : cloison bois et terre
Faites-le vous-même : Ma cloison autour de la TERRE
Cahier pratique : Une cloison multifonction

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Eau chaude sanitaire (ECS)



L’eau chaude sanitaire est le lot d’un chantier qui consiste à installer la production et le réseau de distribution d’eau chaude dans la maison pour alimenter douche, baignoire, lavabo, évier…

Les progrès en matière d’isolation ont permis de diminuer considérablement la part du chauffage dans les consommations d’une maison neuve. Et, aujourd’hui, c’est souvent l’eau chaude sanitaire (ECS) qui se trouve être le poste le plus énergivore. Ainsi, le choix du système d’eau chaude n’est pas à prendre à la légère !

Les principaux systèmes les plus écologiques :

 

Chauffe-eau solaire

Un chauffe-eau solaire permet de combler 50 à 70% des besoins en ECS sur l’année. Des panneaux solaires thermiques sont installés le plus souvent sur le toit, où les rayons du soleil viennent réchauffer un fluide caloporteur, qui transmet ensuite les calories dans le ballon d’eau chaude via un échangeur. Un chauffe-eau solaire pour 4 à 6 personnes coûte entre 4000 et 6000 € HT (pose comprise). Mais il faut ajouter un appoint pour couvrir 100% des besoins, généralement une simple résistance électrique dans le haut du ballon.

 

Bouilleur bois

Un bouilleur peut être installé dans un poêle, un foyer fermé ou une cuisinière fonctionnant au bois. L’eau circule à l’intérieur et s’y réchauffe. Ce circuit alimente ensuite le ballon d’eau chaude. Mais il faut un autre appareil lorsqu’on ne chauffe pas la maison. Ce système, qui fait également office de chauffage, coûte entre 2000 et 15 000 € HT.

 

Le chauffe-eau thermodynamique

C’est en réalité une petite pompe à chaleur – fonctionnant à l’électricité –, qui utilise les calories de l’air. La performance dépend de la température de l’air où sont prélevées les calories. Il est ainsi pertinent de choisir un modèle raccordable sur la sortie de la VMC pour y récupérer le plus de chaleur possible. Pour un ballon de 300l (famille de 4 à 6 personnes), comptez 1800 à 4000 € HT.

Questions à se poser

N’ai-je pas surdimensionné mon ballon d’eau chaude ? Plus mon ballon est grand, plus il y aura de déperditions et de besoins en énergie.

Le surcoût engendré par la sur-isolation de mon ballon, s’il est en zone non chauffée, ne sera-t-il pas amorti avec les économies d’énergie engendrées ?

Points de vigilance

Attention à la température de votre eau : en-dessous de 55°C, il y a des risques de légionelle dans les eaux stagnantes. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vérifier que votre chauffe-eau est équipé d’un système qui monte régulièrement en température pour éviter tous risques d’infection.

Installez de préférence votre ballon dans une pièce chauffée et au plus près des points d’utilisation. Cela réduira le coût de l’installation et minimisera les pertes de chaleur dans les réseaux.

Sélection d’articles/dossiers pour Eau Chaude Sanitaire (ECS) :

Indispensable chauffe-eau solaire ?
Chauffe-eau solaire monobloc
Le chauffe-eau thermodynamique à l’épreuve
Faites-le vous-même : Fabriquer un poêle bouilleur

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