Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également être couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffants, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention, cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3. En-dessous, mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche, par exemple) et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, Flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Mais, surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

Sélection d’articles/dossiers pour Chauffage :

Dossier : tous à poêle !
A chacun sa chaudière bois
Chauffage solaire
Hors-série: Guide pratique du chauffage écologique
Dossier : Les pompes à chaleur, amies du climat ?


Isolation



Il existe deux types d’isolation : l’isolation phonique permet d’atténuer les nuisances sonores, tandis que l’isolation thermique sert à limiter le transfert de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment en hiver, et inversement en été. Une maison bien isolée procure un meilleur confort à ses occupants et permet d’avoir des factures de chauffage moins élevées, voire quasi nulles.

En vrac, en rouleau, sous forme de plaque, de bille ou encore d’enduit, il existe de nombreuses méthodes d’isolation réalisables par un artisan ou en autoconstruction. Dans une paroi, l’isolation se trouve soit du côté extérieur, où elle est alors protégée par un parement extérieur, soit du côté intérieur, revêtue d’un parement intérieur (Placo, Fermacell…). On trouve également des solutions techniques où l’isolant est placé au centre de la paroi (entre ossature bois). Dans le cas particuliers des monomurs, un seul et même élément constructif assume à la fois les fonctions d’isolation et de mur porteur (à condition que l’épaisseur soit suffisante), d’où le terme monomur.

 

Il existe trois grands types d’isolants :

  • les minéraux (comme la laine de roche) ;
  • les synthétiques (par exemple le polystyrène) ;
  • les biosourcés.

 

Ces derniers peuvent être d’origine végétale (laine de chanvre, de bois…), animale (laine de mouton) ou issus du recyclage (textiles, ouate de cellulose, de carton…). Les biosourcés sont bien sûr à privilégier autant pour leur bilan environnemental et social que pour leurs caractéristiques techniques objectivement supérieures : durée de vie, inertie thermique, bonne gestion des flux de vapeur d’eau (perspirance), non toxicité…

Questions à se poser

Quelle épaisseur dois-je et puis-je mettre en œuvre ?

L’isolation extérieure, plus efficace thermiquement, est-elle possible dans mon cas ?

Liège, chanvre, lin, paille, ouate de cellulose… Quels isolants choisir ?

Points de vigilance

Une bonne isolation n’est efficace que si elle est associée à une bonne étanchéité à l’air.

L’isolation doit corriger un maximum de ponts thermiques. Réfléchissez-y dès la conception.

Dans le cadre d’un projet passif ou d’une rénovation de maison ancienne, faites appel à un bureau d’études thermiques qui vous aidera à trouver des solutions adaptées.

Sélection d’articles/dossiers pour Isolation :

Hors-série : Guide pratique de l’isolation écologique
Dossier : L’isolation écologique des combles
Dossier : Isoler avec les produits de la nature
Numéro spécial : Tout savoir sur l’isolation écologique

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Murs porteurs



Un mur porteur est destiné à supporter la charpente ainsi que les planchers du bâtiment. En outre, il évite les déformations par effet de poussée horizontale. Il est généralement constitué d’un élément de maçonnerie (brique de terre cuite, parpaing…), mais on trouve également des versions plus écologiques en béton cellulaire, ossature bois ou encore en terre crue. Il est recouvert d’un parement extérieur, d’un revêtement intérieur et généralement d’un isolant. Il existe aussi des murs porteurs à l’intérieur des maisons, qu’on appelle murs de refend.

Même si les murs sont dans notre pays le plus souvent construits en parpaings, d’autres matériaux bien moins énergivores existent heureusement :

 

Brique alvéolaire

Elle est principalement composée d’argile cuite et d’air. Sa structure lui permet d’être à la fois un élément porteur et un isolant (λ* aux environs de 0,11) grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles. On l’appelle aussi parfois brique monomur.

 

Bois massif

Il s’agit de panneaux fabriqués à partir de planches de bois (souvent de l’épicéa) contrecollées et croisées afin de décupler leurs propriétés mécaniques. C’est une façon de construire très rapide (quelques jours suffisent pour l’enveloppe d’une maison).

 

Béton cellulaire

Fabriqué à partir de sable, chaux hydraulique, poudre d’alumine, ciment naturel et d’eau, les blocs sont très aérés. Une fois secs, ils sont très légers et possèdent de bonnes performances thermiques (λ* aux environs de 0,12). On le trouve sous forme de blocs prêts à poser.

 

La terre crue (bauge, pisé…)

Différentes techniques traditionnelles permettent de construire avec de la terre crue et peuvent nécessiter différents adjuvants (fibres végétales, cailloux, eau…), proportions d’argile et moyens de mise en œuvre. On peut extraire la terre argileuse sur place, ce qui permet de faire l’économie du matériau et de son transport.

 

Ossature bois

C’est une structure en bois que l’on vient remplir avec l’isolant souhaité. Attention toutefois, le bois est plus conducteur que l’isolant et peut donc créer des ponts thermiques. Il est ainsi intéressant de doubler l’ossature bois par une isolation extérieure. C’est un mur porteur idéal si l’on souhaite aller vite, car il n’y a pas de temps de séchage et il est possible de préfabriquer les murs en atelier.

 

*λ (lambda) : conductivité thermique d’un matériau en W/(m.K). Plus λ est faible, plus le matériau est isolant. À titre de comparaison, le λ du parpaing est d’environ 1 W/(m.K).

Questions à se poser

Quelle technique choisir ? Votre choix se fera en fonction de vos préférences personnelles pour tel ou tel matériau, la durée du chantier gros œuvre souhaitée, vos savoir-faire, votre outillage…

Souhaitez-vous gérer l’inertie de votre maison via les murs porteurs ? Si oui, choisissez une maçonnerie avec une isolation par l’extérieur. Si non, pensez à l’apporter par un autre biais, comme avec le choix de vos fondations ou de vos cloisons.

Points de vigilance

C’est un lot qui est souvent confié aux professionnels pour bénéficier de leur assurance décennale (très important en cas de revente notamment).

Si vous souhaitez construire vos murs porteurs vous-même, formez-vous : stages par des entreprises ou associations, chantiers participatifs…

Sélection d’articles/dossiers pour Murs porteurs :

Dossier : Construire en bois
Enquête : les murs en paille porteuse
Dossier : Construire en monomur
Dossier: Bien choisir ses matériaux pour écoconstruire


Charpente



La charpente est l’élément de la maison sur lequel va reposer la couverture (formant ensemble la toiture). Même si elle est située en haut du bâtiment, elle a tout de même un rôle structurel important pour l’ensemble de la tenue du bâti. Une charpente est la plupart du temps construite en bois pour les constructions individuelles.

Voici les charpentes les plus répandues en construction neuve :

 

Traditionnelle

Inspirée d’une manière de bâtir séculaire, la charpente traditionnelle est définie comme la plus belle par les connaisseurs. Elle est composée de fermes qui supportent des pannes et des chevrons.

 

Fermette (ou charpente industrielle)

Elle est constituée de bois de faible section lié par des connecteurs d’acier, le tout préfabriqué en atelier. Si cette technique est moins onéreuse que la précédente, les combles ne sont cependant pas aménageables. Des fermettes en acier existent également et sont utilisées notamment dans le milieu agricole.

 

Chevrons porteurs

Pour combiner charpente de qualité, utilisation de l’espace disponible et bonne isolation, la méthode des chevrons porteurs peut être utilisée. Il s’agit de larges supports de couverture qui font à la fois office de pannes et de chevrons. Ils reposent sur la panne faîtière et les pannes sablières.

 

Lamellé-collé

La charpente en lamellé-collé est aujourd’hui peu utilisée à cause de son coût (environ 1,5 fois plus cher qu’une charpente en bois massif). Fabriquée à partir de lames de bois collées les unes aux autres et serrées avec des presses hydrauliques, cette charpente permet de faire des prouesses architecturales en cas de grandes portées.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix ? Budget ? Rapidité d’exécution recherchée ? Optimisation de l’espace ?

Dans tous les cas, ne lésinez pas sur la qualité et la solidité du bois pour votre charpente.

Points de vigilance

Pensez à la façon dont vous isolerez votre toit avant de décider du type de charpente : une fermette ne s’isole pas de la même manière qu’une charpente traditionnelle.

Lors de la conception de la charpente, il faut tenir compte de la trémie destinée à la sortie de cheminée.

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Reportage : construction avec charpente apparente
Avis d’expert : le lamellé-collé
Charpente sans insecte : traitement du bois

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Couverture



La couverture est la partie apparente de la toiture, qui recouvre et protège la charpente et l’isolation du toit.

Elle doit être à la fois étanche et résistante, sans pour autant en oublier l’esthétique. Il existe de nombreux matériaux de couverture, à choisir selon les règles d’urbanisme locales, ses préférences et son budget : tuile en terre cuite, ardoise, zinc… Mais pas seulement ! Avant d’arrêter votre choix sur ces techniques conventionnelles, jetez un œil aux autres possibilités qui s’offrent à vous.

Couvertures conventionnelles

Une couverture conventionnelle (terre cuite, ardoise) peut être considérée comme écologique à condition que les matériaux soient exploités et fabriqués localement. Si c’est encore le cas pour les tuiles de terre cuite, l’ardoise n’est cependant plus fabriquée en France et est importée d’Espagne. Ces méthodes sont connues de tous et ces matériaux seront proposés par tous les couvreurs.

 

Chaume

Très présents jusqu’au XVIIIe siècle, les toits de chaume reposent sur une technique avec des spécificités selon les régions. Il s’agit d’une couverture de roseaux, de paille de blé ou de seigle, de jonc, de genêts… C’est également un isolant naturel aussi bien au niveau thermique qu’acoustique. S’il est bien réalisé, un toit de chaume est très résistant au feu. La pente de la toiture doit être au minimum de 40° pour bien évacuer les eaux pluviales et éviter les moisissures. Sa durée de vie est d’environ 40 ans, mais après 15 ans il faut l’entretenir tous les trois ans pour éliminer les chaumes endommagés.

 

Bardeau de bois

Les bardeaux, également appelés tavaillons, sont de petites tuiles de bois qui sont clouées ou chargées de pierre pour recouvrir un toit ou une façade. En chêne, châtaignier, mélèze ou épicéa par exemple, la longévité d’un toit en bardeaux peut être de 40 à 80 ans. La pente doit être au minimum de 30°. Cette technique assure une excellente résistance aux intempéries et existe aujourd’hui sous deux formes : les bardeaux fendus ou sciés. Le premier, traditionnel, offre un aspect plus rustique et une meilleure durée de vie par rapport au second, un peu moins onéreux, qui donnera une ambiance plus moderne aux maisons.

 

Toit végétalisé

En plus de participer à la purification de l’air, à la création d’écosystème et à la photosynthèse, une toiture végétalisée vous garantit un bon confort d’été et contribue à la lutte contre les îlots de chaleur en milieu urbain. De plus, le système racinaire retient jusqu’à 50% des eaux pluviales et limite donc le rejet d’eau sur la parcelle. En cas de fortes pluies, il a un effet tampon évitant l’engorgement des réseaux d’évacuation. Il y a trois types de toits végétalisés :

 

  • Intensif : c’est littéralement un jardin sur un toit ! On peut y trouver aussi bien des petits arbres, des buissons, de l’herbe, des fleurs… Le béton est le seul support possible pour supporter un tel poids. L’entretien est important (deux tailles ou plus selon les végétaux choisis).
  • Extensif : c’est un tapis végétal qui ne nécessite pas d’entretien régulier. Le support peut être en bois, acier ou béton. On limite le nombre d’espèces de végétaux en favorisant les plantes horticoles ou sauvages.
  • Semi-intensif : À mi-chemin entre les deux précédents, cette technique permet d’utiliser un plus grand éventail de végétaux, comme des plantes couvre-sol.
Sélection d’articles/dossiers pour Couverture :

Dossier : toiture végétale
Dossier : nos meilleures toitures
Cahier pratique : réaliser une toiture en chaume
Reportage: Sous sa carapace d’écailles, la maison vit

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Isolation naturelle en ouate de cellulose

vidéo d'un chantier d'isolation en ouate de cellulose

[VIDEO] Des isolants écologiques moins chers que leurs homologues « conventionnels » ? C’est bien sûr possible! Et dans la grande famille des isolants écologiques, ceux qui s’en sortent le mieux économiquement sont les isolants en vrac: ouate de cellulose, chènevotte de chanvre, fibre de bois, de carton ou de chanvre, liège, laine de mouton, ouate de coton, perlite…

Suivez pas à pas dans cette vidéo un chantier d’isolation écologique en ouate de cellulose.


Retrouvez notre enquête “L’isolation naturelle craque pour le vrac” dans le magazine La Maison écologique n°96, disponible en kiosques ou sur commande en cliquant ici. Également en version digitale en téléchargeant notre application sur l’App Store ou Google Play.


Rénover le patrimoine avec un objectif d’efficacité énergétique



Pour sa 21ème émission, les Clés de la Rénovation abordent le thème Rénover le patrimoine avec un objectif d’efficacité énergétique. Pour évoquer cette importante question : Eric Liégeois architecte conseil et chargé d’études au CAUE de Saône-et-loire et Mickaël Micmacher, directeur d’Ifeco, centre de formation à l’efficacité énergétique et à la construction durable. Alexis Monteil, du CLER, Réseau pour la transition énergétique, anime les débats.

Rénover le patrimoine avec un objectif d… par reseau-CLER

Minutage des questions

1’50 Comment définir la notion de «patrimoine» architectural ? Le patrimoine concerne-t-il seulement les bâtiments anciens ?
3′ Quelles sont les trois grandes périodes du bâtiment, d’un point de vue énergétique ?
De quand date la première grande réglementation thermique ? Lire la suite


Faites-le vous-même

isolation de plancher

Isoler le plancher par la cave.

Un article pour vous guider pas à pas et en images dans la réalisation d’une isolation de plancher par le dessous. En prime, un focus sur la question de l’emplacement du frein-vapeur dans ces cas particuliers.