Escapade : Rondins des bois à la montagne

Rondins de bois

Au cœur du parc naturel des Pyrénées catalanes à deux pas du vieux village de Bolquère, le chalet Les Artigues aux allures de refuge de montagne invite à célébrer la nature. « L’idée de construire un chalet de vacances sur notre terrain à Bolquère est née alors que nous étions en vacances dans un gîte rural à La Réunion, en 2005. Accueillir à notre tour des vacanciers dans ce pays qu’on aime tant, la Cerdagne, nous a semblé une évidence, d’autant qu’Olivier avait entamé une formation de fustier depuis plusieurs années », explique Florence.

Ce chalet 100 % autoconstruction (à l’exception de la pose des panneaux solaires en toiture) dont le chantier va durer deux ans sera son oeuvre de fin de formation. « Nous le voulions en harmonie avec la nature environnante : gros rondins de bois de pays non traités, énergies renouvelables (bois et soleil ne manquent pas), matériaux sains et recyclés, fortement isolé pour faire face au froid de l’hiver et consommer peu d’énergie, d’où la toiture végétale, harmonieux par ses volumes et sa décoration, très confortable et facile à vivre », précise Olivier.

Après avoir dessiné les plans, il installe son chantier de construction à 20 km de Bolquère. Transformer des arbres bruts façonnés par la nature en maison n’est pas le choix le plus facile. Pratiquement aucun arbre n’est droit. « Tous les arbres sont d’abord écorcés à la main, lavés à haute pression, puis ajustés à la tronçonneuse pour assurer leur empilement au millimètre près », reconnaît-il. Il faudra un an d’efforts et de patience pour bâtir tronc après tronc cette fuste de bois brut. Et une année de plus pour réaliser la toiture, l’aménagement intérieur et les extérieurs.

La tendresse du bois brut

Pour favoriser le bien-être des hôtes et limiter l’impact sur l’environnement, le choix d’utiliser des matériaux naturels s’est imposé. « La nature isolante des murs en pin douglas non traité de 35 cm de diamètre en moyenne est renforcée par la laine de mouton glissée entre rondins. Sur la toiture, 35 cm de ouate de cellulose associés à 25 cm de terre végétalisée (qui en hiver retient le manteau neigeux) assurent l’isolation », détaille Olivier. Grâce à son orientation plein sud, ce chalet à la location toute l’année bénéficie d’un bel ensoleillement. En hiver, le poêle à bois norvégien (JØtul) suffit à chauffer les volumes (3 à 4 stères par an).

Pour limiter son empreinte carbone, Olivier récupère le bois de chauffage en traction animale avec son cheval ! La maison utilise aussi l’énergie solaire via 12 m2 de panneaux solaires thermiques installés en toiture. Ils alimentent l’eau chaude sanitaire, le plancher chauffant, la cloison chauffante à ossature bois à l’étage,et l’eau du bain nordique en été. Enfin, des panneaux solaires photovoltaïques 3 kWc (environ 16 m2) couvrent 50 % de la consommation électrique du chalet.

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Escapade : Une vie de Robinson

cabanes

Une vie de Robinson

DANS LE SUD DE LA CORRÈZE, en lisière de la vallée de la Dordogne, à mi-chemin entre Tulle et Aurillac, les cabanes de la Ferme des histoires mélangées invitent à un retour aux sources dans un milieu naturel préservé. C’est au coeur de leur domaine familial d’une cinquantaine d’hectares labellisé bio (Écocert), boisé de chênes et de châtaigniers, que Fabienne et son compagnon Vincent, d’origine corrézienne, ont eu l’idée d’installer quatre cabanes ouvertes à des hôtes en quête de nature et d’hébergement insolite, en famille ou en couple. Un vrai coin de paradis au milieu des bois avec un étang, des cours d’eau et de verts pâturages où les animaux de la ferme s’épanouissent en toute liberté. « Ce projet d’écohabitat est né de l’envie de partager notre passion pour la nature et de retrouver une âme d’enfant », explique Vincent.

Quatre cabanes, quatre univers

Construits dans le respect de l’environnement, en matériaux naturels ou de récupération, ces hébergements reflètent tous une recherche d’authenticité : sans eau courante ni électricité, équipés de toilettes sèches, on y goûte l’ambiance rustique, mais aussi intime de l’éclairage
à la bougie. « Ici, les gestes simples et responsables d’une vie en pleine nature s’imposent », poursuit Vincent.

Perchée à 6 m de hauteur à la croisée des branches d’un chêne vieux de 200 ans, la cabane de La Peyrade tutoie la canopée. Surplombant une terrasse totalement immergée dans la nature, à proximité d’un petit cours d’eau bordé de plantes aquatiques, elle transporte ses occupants au sein d’un univers végétal dépaysant, au plus près des oiseaux.
Construite entre deux chênes eux aussi bicentenaires, la cabane de la Margo, qui peut accueillir huit personnes, est dotée d’un abreuvoir alimenté par une source, qui permet de se baigner ou se se laver. Accessible par un pont népalais, c’est à dire un  […]