Territoire : Quand les collégiens enquêtent sur l’énergie

enquête sur l'énergie

Ils mènent une périlleuse investigation.

À l’aide de leur carnet, ils traquent les watts dans les moindres recoins. Les élèves de cinquième du collège Jean Moulin à Artenay (Loiret), tentent de résoudre le mystère de l’énergie disparue. Comment s’échappe-t-elle ? Que mettre en place pour la retenir ? Ils ont mis à profit la période du confinement pour enquêter dans leur logement. Ils ont interrogé des témoins, leurs parents le plus souvent qui connaissent bien le secteur, mais également des indics, leurs professeurs. Et enfin, ils ont résolu l’intrigue…

Ces apprentis détectives de l’énergie ont joué à Sherlock’s home. C’est un jeu créé par l’agence départementale d’information sur le logement du Loiret et d’Eure-et-Loir (Adil 45-28). Cet Espace conseil Faire, ancien Espace info énergie a mis au point une manière très ludique de parler d’énergie et d’isolation. À partir de trois missions à réaliser, l’élève appréhende aussi bien les écogestes que des notions plus vastes comme les sources d’énergie, l’isolation, les matériaux biosourcés ou la ventilation.

Ce projet est né d’une participation aux « Expérénos » de l’Ademe en 2017.

Il n’y avait pas de somme d’argent en jeu, que des moyens humains. « Nous avons candidaté avec un dossier sur la sensibilisation pour les collégiens, se souvient Mylène Boileau, chargée de mission énergie et animatrice régionale du réseau Faire. « C’était très enrichissant car nous sommes techniciens de formation et là, nous collaborions avec une équipe d’experts : un sociologue, un graphiste, un designer de service…

Ensemble, nous avons pu tester et lancé un prototype ». En plus du carnet qui regroupe des mots-croisés, des charades, des questions sur les murs, les fenêtres ou la toiture, l’Adil a conçu un jeu de plateau pour animer des séances pédagogiques, sur la priorisation des travaux ou la puissance des équipements. « L’objectif est de sensibiliser les élèves aux écogestes, mais également à une culture de l’habitat, avec une mallette des matériaux biosourcés par exemple. Ils doivent poser des questions à leurs parents, et ainsi apporter des changements au sein de la famille », ajoute la chargée de mission.