Autoconstruction en bois et monomur

autoconstruction en bois et monomur

Bois et monomur en pleines formes.

Cette maison originale est une  autoconstruction en bois et monomur, fabriquée en deux phases. Celle du temps nécessaire à la maturation du projet et celle de la découverte de la construction écologique.

À Campestre-et-Luc (Gard), la maison d’Olivier Arrazat et Cora Boutin se décline en deux bâtiments réunis en un. Le passage de la première partie érigée en monomur à la seconde faite de poteauxpoutres en bois illustre leur cheminement. 200 000 € et cinq années plus tard, leur projet n’a plus grand chose à voir avec leur philosophie de départ.

Olivier, géomètre de métier, connaissait bien le milieu du bâtiment conventionnel.


choisir ses matériaux pour construire

choisir ses matériaux pour construire

Bien choisir ses matériaux pour construire.

Les réglementations thermiques successives ont rendu nos maisons bien moins gourmandes en énergie. Cependant, l’énergie nécessaire pour construire un bâtiment, dite énergie grise, reste constante, si bien qu’il faut environ 60 ans pour que la consommation en chauffage égale l’énergie grise d’une maison RT 2012 ! Pour qu’une maison soit écologique, il ne suffit donc pas de diminuer ses consommations : le choix des matériaux qui la constituent est essentiel.

Règle n°1 : choisissez-les locaux, peu transformés et facilement recyclables.

Nombreux sont les matériaux écologiques à pouvoir constituer des murs porteurs : terre (crue ou cuite), bois, paille, pierre, béton cellulaire…Il faudrait un, voire plusieurs livres entiers pour décrire toutes les techniques existantes. Mais ce dossier a été pensé et conçu pour donner un aperçu des solutions les plus fréquentes en écoconstruction. Quels critères peuvent guider votre choix vers tel ou tel système constructif ?


Monomur, l’isolation répartie



À base de terre cuite, béton allégé ou pierre ponce, les blocs monomurs composent à eux seuls la structure porteuse et l’isolation d’un bâtiment. C’est aujourd’hui une technique constructive rapide d’exécution grâce à l’emploi de blocs rectifiés, posés à joints minces, et qui permet de réaliser un bâti d’une longue durée de vie. Ce système règle radicalement le problème des ponts thermiques, avec l’usage de blocs spéciaux adaptés aux points particuliers de la maison : portes, fenêtres, dalles, angles… Enfin, la constitution minérale du monomur lui confère une bonne inertie thermique, gage d’une maison confortable en hiver comme en été.


Isolation thermique : isoler bien, isoler sain.



Dès que l’on prononce le mot isolation, on voit tout de suite poindre le tiercé gagnant : laine de verre, laine de roche et polystyrène. Tiercé gagnant pour les parts de marché (ils totalisent à eux trois 98 % des isolants posés), mais pas pour l’environnement, ni pour la santé.

Pourtant il existe d’autres produits d’isolations, certains provenant de sources végétales, d’autres minérales ou encore animales. Leur impact sur l’environnement est parfois quasiment nul, tout comme leurs effets sur la santé.

Jean-Pierre Oliva qui vient d’écrire un livre sur l’isolation écologique, nous livre ici quelques conseils et recettes très précieuses sur la mise en oeuvre, le concept de mur respirant, les pare-vapeurs et bien d’autres choses.

Mais bien sûr ces “nouveaux” isolants n’ont pas toutes les garanties qu’ont leurs pendants conventionnels. De plus ils ne sont pas connus des professionnels et, quand ils le sont, leur mise en applications peut faire défaut.

Néanmoins, ils existent bel et bien, et avec ce dossier, nous vous invitons à les découvrir un peu mieux afin de pouvoir les utiliser, le cas échéant, en connaissance de cause. Alors, isoler bien, isoler sain…


Matériau



Les dix monomurs : découvrez les qualités des différents monomurs passés au crible. Voici un comparatif qui s’attache à sélectionner les produits répondant à deux critères principaux : permettre la construction de murs porteurs sur plusieurs étages et être suffisamment isolants pour ne pas nécessiter d’isolant intérieur ou extérieur. Il s’agit des « blocs à isolation répartie » ou monomurs.