Enquête : Quand les panneaux font le coup de la panne

panne de panneaux photovoltaïques

Panne de panneaux photovoltaïques

Malgré les efforts consentis par la filière pour améliorer son crédit, la fiabilité des installateurs et des installations photovoltaïques laisse encore parfois à désirer. Si des problèmes persistent, quelques bons réflexes permettent de les circonscrire.

 

La filière photovoltaïque « grand public » pâtit de problèmes dont la récurrence a fait la mauvaise réputation, refrénant les ardeurs de nombreux particuliers pourtant prêts à s’équiper. Légion, les histoires d’arnaques, de malfaçons et de défauts de matériel engendrent la méfiance. Pourtant, à mesure qu’elle se développe, la filière connaît une évolution positive : les produits sont de plus en plus qualitatifs, les installations plus performantes et les professionnels plus qualifiés. Dès lors, la retenue est-elle encore justifiée ?
Certes, quelques problèmes persistent, liés en premier lieu à la malhonnêteté des intervenants. L’année dernière, sur les quelque 3 800 litiges remontés au Groupement des particuliers producteurs d’énergie photovoltaïque (GPPEP), près de 2 000 relevaient de l’arnaque caractérisée.

Pour le reste, ce sont des malfaçons, des défauts de conception et, dans une moindre mesure, des dysfonctionnements liés à la mauvaise qualité des composants. « La proportion des pannes matérielles est relativement faible », précise Joël Mercy, président du GPPEP, qui évoque 145 cas sur les 3 804 reçus au cours des douze derniers mois, soit moins de 5 %. « Les plus courantes sont ” normales “, comme les pannes onduleurs ou le vieillissement accéléré de certains panneaux sur de mauvaises séries. »

Des modules de plus en plus fiables

Les problèmes les plus évidents sont ceux concernant la couverture. Ils se traduisent notamment par des fuites et une mauvaise ventilation, entraînant des pertes de rendement.
Pour autant, la fin progressive de l’intégration  au bâti, qui ne bénéficie plus d’un soutien spécifique depuis le 30 septembre 2018, contribue à les limiter sensiblement, les installations non-intégrées étant mieux ventilées. En outre, « la bonne performance et la fiabilité des modules sont regardées de près au niveau national», note Cécile Miquel, chargée de projets photovoltaïques au sein de l’association Hespul.


Les escroqueries font de l’ombre au solaire photovoltaïque

Le secteur du solaire photovoltaïque fait face à des escroqueries en quasi impunité. ©GPPEP

Halte aux escroqueries qui assombrissent l’image des panneaux solaires photovoltaïques ! Les preuves d’arnaques dans le secteur s’accumulent. Notamment lors de ventes sur les foires et salons, dans lesquels le délai de rétractation ne s’applique pas. Tandis que la Foire de Paris se tient jusqu’au 8 mai, la vigilance est de mise.

Le principal frein au développement des énergies renouvelables, et plus particulièrement du photovoltaïque, dans le résidentiel est dû aux agissements d’une minorité de sociétés “éco-délinquantes”. En quasi impunité, elles profitent de l’engouement des Français pour le développement de ce type d’énergie pour monter des escroqueries. Selon l’association GPPEP (Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque): “les agissements délictueux de ces sociétés sont nombreux dans les foires (260 pour l’année 2018, plus de 63 rien que pour les 4 premiers mois de 2019). Et l’article de 60 Millions de consommateurs du 25 avril 2019 en est la preuve flagrante”.

Le GPPEP pointe notamment quelques chiffres qui lui paraissent inacceptables concernant ces escroqueries :

“72% des stands n’appliquent pas la loi concernant l’affichage de l’absence de délais de rétractation” et “des marges de 1000 %.”

Lire la suite


Avis d’expert : le nettoyage de panneaux solaires

nettoyage de panneaux solaires

Le nettoyage de panneaux solaires, une arnaque ?

Contrairement à ce que prétendent certains professionnels, il est loin d’être indispensable de faire nettoyer ses panneaux solaires chaque année. Tout dépend de l’installation et des conditions atmosphériques locales. Les experts recommandent en revanche un entretien régulier des parties électriques.

Des installateurs et des sociétés spécialisées proposent parfois aux particuliers dotés d’une installation solaire un nettoyage annuel de leurs panneaux photovoltaïques, prétextant une chute de production importante (jusqu’à 30 %) en cas d’encrassement. Un moyen abusif de générer des revenus réguliers en s’appuyant sur une étude qui ne concerne pas vraiment des pays comme la France ?(1) La réponse serait plutôt affirmative, d’après les spécialistes de la filière.

 


Comparatif du coût des divers moyens de chauffage: notre étude inédite

Les moyens de chauffage passés au crible d'une étude exclusive de comparaison des coûts par Olivier Sidler (Enertech) et le magazine La Maison écologique

Une étude exclusive a été réalisée pour le magazine La Maison écologique. Son auteur n’est autre qu’Olivier Sidler, fondateur du bureau d’études Enertech et ex-formateur de l’Institut négaWatt. Elle compare les coûts globaux des moyens de chauffage (hors émetteurs). C’est-à-dire l’investissement initial, le coût de l’énergie ou du combustible, les frais d’entretien, les abonnements spécifiques.

Les énergies renouvelables sur le podium

Les coûts sont considérés hors crédit d’impôt et aides publiques. Pour les énergies renouvelables, l’investissement initial est donc en réalité moins élevé. Les graphiques obtenus grâce à cette étude inédite prennent l’hypothèse d’un investissement sur fonds propres. Le recours à l’emprunt changerait notablement les résultats, avec une dépense annuelle très faible les premières années.

Lire la suite


Chauffage



Un système de chauffage est constitué de deux éléments : un générateur et un ou des émetteurs de chaleur. Allié à l’isolation, son rôle est d’assurer le confort thermique des usagers. Le chauffage peut également être couplé avec la production d’eau chaude sanitaire.

Le générateur peut être de différents types (chaudière, pompe à chaleur, poêle, etc.) et utiliser différentes énergies (bois, géothermie, gaz…). Quant à l’émetteur de chaleur, il existe sous de nombreuses formes : radiateur basse température, convecteur, plancher et mur chauffants, etc. Les émetteurs peuvent fonctionner par rayonnement : ils réchauffent un corps à distance grâce à des ondes infrarouges (comme le soleil) – c’est le cas des radiateurs basse température, des poêles de masse. D’autres fonctionnent par convection : ils chauffent directement l’air. Des flux se créent alors pour réchauffer la maison. L’avantage du rayonnement est qu’il n’y a pas de brassage d’air et de poussière et que l’air ne s’assèche pas.

 

Voici les principaux modes de chauffage écologique :

 

Le bois

Chaudière, poêle, poêle de masse, foyer fermé… Il existe diverses solutions et types de bois à exploiter (granulés, bûches, plaquettes…). Il y en a également pour tous les budgets et de toutes les puissances. Un chauffage bois bas de gamme, mal entretenu ou mal utilisé est une source de pollution : émissions de particules fines assurées. Pour appuyer le côté écologique du bois, choisissez un appareil de bonne qualité, correctement posé et entretenez-le bien !

 

La géothermie

Elle fonctionne avec une pompe à chaleur qui extrait des calories grâce à des capteurs horizontaux ou verticaux situés dans le sol. Attention, cependant, la pompe à chaleur fonctionne avec de l’électricité. Plus le coefficient de performance (COP) est élevé, plus votre appareil est performant. Le COP minium conseillé est de 3. En-dessous, mieux vaut passer à un autre système de chauffage.

 

Le solaire

Il se décline sous différentes formes : le solaire passif, que l’on trouve dans toutes les maisons bioclimatiques via les vitrages, le solaire thermique avec un fluide qui circule dans des panneaux, et le solaire aérothermique qui repose sur la convection de l’air. Le chauffage solaire est facile à coupler avec la production d’eau chaude sanitaire. Il nécessite une autre énergie en appoint car le solaire ne peut que rarement assurer 100% des besoins.

Questions à se poser

Quels sont mes critères de choix pour mon système de chauffage ? Impact environnemental, confort, maintenance et entretien, budget à l’investissement, en entretien, en approvisionnement en combustibles…

Est-ce que le système de chauffage que j’envisage correspond bien à mon mode de vie (réapprovisionnement régulier d’un poêle à bois bûche, par exemple) et à la typologie du logement (maison bois, maison massive en pierre ou terre…) ?

Points de vigilance

Il existe de toutes les qualités à tous les prix quand il s’agit de chauffage. Privilégiez les labels (NF, Flamme verte pour le bois) et consultez les étiquettes énergie.

Choisir un professionnel qui possède la qualification RGE vous permet de bénéficier des aides comme le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Mais, surtout, choisissez un bon professionnel pour vous assurer une installation et des réglages de qualité.

Sélection d’articles/dossiers pour Chauffage :

Dossier : tous à poêle !
A chacun sa chaudière bois
Chauffage solaire
Hors-série: Guide pratique du chauffage écologique
Dossier : Les pompes à chaleur, amies du climat ?