Autonomie et chauffage au bois

chauffage au bois

Le bois, champion de la chaleur renouvelable

Energie écologique, facilement disponible et bon marché, le chauffage au bois est une des meilleures solutions. Poêle de masse, poêle bouilleur ou cuisinière… la palette des équipements est large. Comment se repérer parmi toutes les options pour devenir le plus autonome possible ?

Le chauffage, l’eau chaude sanitaire et la cuisson représentent 80 % des besoins énergétiques d’un foyer(1). Une ressource renouvelable, locale et économique peut répondre à ces trois postes : le bois. Même si le coût des appareils est parfois plus onéreux que celui de solutions fossiles, le prix du combustible et sa stabilité entraînent des retours sur investissement rapides : 4 ans pour un poêle bouilleur autoconstruit, jusqu’à 8-10 ans pour une chaudière à bois déchiqueté. Pour le bois bûche (50 cm), compter 3,5 c€/ kWh de PCI(2), contre 8 c€/kWh pour le fioul et 16 c€/ kWh pour l’électricité(3). Les granulés (7 c€/kWh) conviennent à qui cherche le confort de l’automatisation ou possède un petit espace. En outre, pour l’autonomie, mieux vaut éviter produits manufacturés et appareils nécessitant un apport électrique. Et disposer d’un endroit sec pour stocker le bois et d’huile de coude pour la manutention.

Alors, poêle à convection, à hydro-accumulation dit « bouilleur », de masse, rocket stove, chaudière, quel appareil choisir ?

 

 


Enquête : poêles de masse autoconstruits

poêles de masse autoconstruits

Poêles de masse autoconstruits, satisfaction ou désillusion ?

Efficace, propre, agréable, le poêle de masse a ses adeptes. Son autoconstruction se répand, mais à l’usage, le résultat est-il à la hauteur ? Retours d’expérience…

Le poêle de masse a la classe. Lors d’une flambée de deux heures, ses matériaux lourds stockent une grande partie de la chaleur, puis la restituent pendant 12 à 24 heures. Un système à haut rendement. Mais cette oeuvre de maçonnerie coûte cher. Une des raisons qui poussent nombre d’autoconstructeurs à se lancer. Plusieurs structures proposent des stages pour apprendre à les réaliser : Oxalis, Feu vivant, L’Éco-maison, La Maison en paille et autres artisans poêliers. Mais à l’usage, sont-ils satisfaits de leur poêle de masse PDM pour les intimes) fait maison ?


Chauffage au bois : les poêles de masse

les poêles de masse

Une chaleur douce à coup de masse.

Les poêles de masse permettent de concilier chaleur agréables, combustible économique et corvées de recharge de bois peu fréquentes.

Le poêle de masse, tout le monde en rêve ! Alimenté par des bûches, il fonctionne non pas par convection mais majoritairement par rayonnement. Il ne chauffe donc pas l’air mais des masses (murs, sols…) capables de conserver la chaleur et de la restituer sur le long terme. Conséquences : il procure une chaleur douce, constante, homogène, sans « courants d’air » pendant 12 à 24 heure. Il est en outre très économe en bois.

Mais si tous les amateurs de chauffage à bûches n’ont pas leur poêle de masse, c’est que l’investissement de départ est important.

 

 


Habitat léger: une yourte écologique en toute autonomie

habitat léger mobile yourte autonome autoconstruite. crédit photo Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] La yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Cet habitat léger est un micro-système très solaire qui limite son impact sur la Terre.

Quand Marion et David vous ouvrent les portes de leur habitat léger, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. Le soleil y occupe une place centrale. « Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes. Mais aussi au dôme en plexiglas. Ils offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver. »

La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. « On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait. » La première fois qu’elle entre dans une yourte, Marion tombe sous le charme. « C’était harmonieux et beaucoup moins engageant en termes de chantier, de durée, de budget… » Un mois et demi de travaux avec L’Atelier de la Frênaie et 15 000 € plus tard, les voilà propriétaires d’une yourte de 38 m2. Lire la suite


Construire

autoconstruction maison

Une haie d’honneur pour la charpente.

Vue de l’extérieur, rien n’y paraît. A l’intérieur de la maison, surprise… La charpente est entièrement apparente : de quoi ravir le charpentier Mickaël Ménard ! La structure bois, souvent dissimulée au fil des travaux dans le complexe isolant, a ici la part belle.


Poêles de masse artisanaux, les recommandations de l’Ademe



Chauffage. Un récent rapport de l’Ademe* fait le point sur les poêles de masse construits sur mesure. L’objectif : « clarifier le statut réglementaire et normatif (…) et évaluer les niveaux de performances pour statuer sur leur éligibilité dans les dispositifs existants », entendez le crédit d’impôt transition énergétique et la TVA réduite. Les auteurs concluent que la norme EN 15544 Poêles en faïence, poêles en maçonnerie fabriqués in situ, largement utilisée puis validée en conditions réelles en Autriche et en Suisse, est adaptée au contexte français et qu’elle permet même de garantir de meilleures performances que sa cousine EN 13240, utilisée pour les poêles à bois classiques. On lit également que la norme EN 15544 est « quasiment impossible à mettre en œuvre sans l’utilisation d’un logiciel de calcul ». Les poêliers autrichiens et suisses utilisent pour cela l’outil BASIC 2+, qui est désormais disponible en France, avec une courte formation, auprès de la Fédération française des poêliers atriers.
Les recommandations de ce rapport seront vraisemblablement suivies par les services des impôts. Ainsi, pour bénéficier des aides de l’État, il faudra a priori passer par un professionnel détenteur d’une licence de ce logiciel et agréé par la Fédération française des poêliers atriers. Échéance envisagée : 2018.

* rapport final_Les poêles de masse artisanaux en France 2016_11_25


Autoconstruire

Deux ans pour écoconstruire

Deux ans pour écoconstruire notre maison.

Philippe Veuillot habite au Grand-Rembey, dans le Jura, une maison en bottes de paille, qu’il a construite (presque) tout seul, de ses mains, en pratiquant tous les métiers : bûcheron, maçon, peintre, ébéniste…


Réinventer le feu, se chauffer au bois efficacement et sans polluer

chauffage au bois

Les poêles et foyers à bois ne cessent de faire de nouveaux adeptes à mesure que le coût de l’énergie augmente. Face à la pléthore de modèles disponibles, il faut avoir en tête quelques principes pour bien choisir son appareil et surtout pour savoir l’utiliser. Car le chauffage au bois est encore une idée neuve en France et les bonnes pratiques, trop peu répandues…


Un chauffage à découvrir : le poêle à inertie

poêles

À inertie, à accumulation ou encore de masse, les poêles, très officiellement appelés à restitution lente de chaleur font de plus en plus parler d’eux. Emprunté aux pays scandinaves, ce système de chauffage ultra-performant rallie nos contrées hexagonales à grands pas. Et il y a de quoi se réjouir car ces poêles nous proposent une vraie révolution dans la manière de faire du feu et de se chauffer en général.


Le chauffage au bois



Écologique, économique et sain.

Longtemps catalogué mode de chauffage rudimentaire, le chauffage au bois sort ses flammes de l’ombre pour brûler tous les a priori.

Automatisation du chargement, progrès technologiques des appareils, mais aussi augmentation du prix des combustibles fossiles et incitations fiscales sont à l’origine du nouvel essor que connaît ce mode de chauffage ancestral.

L’offre est aujourd’hui pléthorique : cheminées, inserts, poêles à granulés, chaudières à plaquettes, poêles à inertie. Mais comment choisir l’appareil le plus adapté à ses besoins ? Et comment s’assurer que la combustion produite n’émet pas de polluants, a un bon rendement ?