Territoire : habitat social et participatif

habitat social et participatif

Une accession sociale durable et participative.

Bois, paille, terre crue, etc. Dans l’habitat collectif, en région bordelaise, peu de projets intègrent ces matériaux biosourcés. Ils sont encore plus rares à y associer accession sociale à la propriété et habitat participatif. Parmi eux, La Ruche et ses 11 logements, du T2 au T6. Projet pilote lancé en 2012, l’opération ne prévoyait pas à l’origine une écoconstruction de ce niveau. « Nous partions sur une construction en filière sèche, mais ce sont les futurs habitants, en choisissant l’architecte parmi les trois que nous avions sélectionnés, qui ont décidé d’aller plus loin dans la démarche », raconte Loris de Zorzi, directeur général d’Axanis.


Construire : une maison en paille préfabriquée

maison paille préfabriquée

Une passive en paille préfabriquée

Ils ne se déplacent pour ainsi dire plus qu’à pied ou en vélo. Le projet de la famille Dallet a atteint son objectif : réduire le plus possible une empreinte écologique bien trop grevée à leur goût par des déplacements en voiture fréquents et le fonctionnement d’une maison énergivore sur l’ensemble de son cycle de vie. Jusque là, le couple vivait en effet dans une habitation individuelle excentrée et édifiée avec des matériaux conventionnels. Ils y sont restés 30 ans avant de se lancer dans leur nouveau projet. Ils décident alors de rechercher le terrain idéal il y a trois ans environ.

La quête a abouti à une parcelle proche du centre-ville d’Auray, orientée sud-sud ouest comme l’exige la construction passive. Pas trop grande, d’une superficie de 890 m2 et intime en dépit de la division du terrain initial en deux lots. Le couple proche de la retraite s’est ensuite abondamment documenté, de salons de l’habitat en lectures, sur les qualités des matériaux naturels, la construction passive, le bioclimatisme. Engagée, la démarche de ces militants du réseau Alternatiba(1) se veut globale, jusque dans les moindres détails. Ils ont même mandaté une étude géobiologique afin de repérer les zones de haute énergie qui perturberaient le sommeil.