Autoconstruire à 72 ans

autoconstruire à 72 ans

Construire une maison est l’un des grands chapitres de la vie à deux. Lorsque Annie et Pierre ont commencé à cogiter sur leur projet, Pierre avait 71 ans. En pleine Drôme provençale, histoire de l’avènement de cette petite maison mûrement conçue et toute douillette.

Avec une ancienne maison à l’accès escarpé peu aisé pour Annie, il y avait longtemps qu’elle et son mari Pierre, aujourd’hui âgés respectivement de 82 et 80 ans, étaient à la recherche d’un nouveau lieu de vie. L’occasion s’est présentée avec leur fils aîné, Joël, guide de montagne et moniteur de parapente.


Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite


Récupérer et réutiliser l’eau



En moyenne, chaque Français consomme 150 litres d’eau potable par jour. Mais seulement 7 % de cette eau sert effectivement à la boisson ou à la cuisine. Le reste est utilisé pour les bains ou les douches, le lavage (vaisselle, linge, sol), les toilettes et les usages extérieurs… Or la plupart de ces besoins peuvent être couverts grâce à l’eau de pluie, et certains s’aventurent même à réutiliser leurs eaux usées excepté celles des W.-C.


Utiliser l’eau de pluie

eau de pluie

Les bons choix de cuves, de pompes et de filtres pour une utilisation dans toute la maison.

Source intarissable on l’espère ! L’eau de pluie n’est que rarement récupérée et souvent utilisée pour le jardin uniquement. Son usage doit pourtant se systématiser à la fois pour désengorger les réseaux d’évacuation et pour économiser une ressource qui se raréfie et grève le budget des ménages.

L’eau de pluie pénètre désormais la maison et remplace peu à peu l’eau du réseau pour les usages domestiques, jusqu’à la boisson.

Attention, nouvelle vague…


Récupérer l’eau de pluie pour le jardin et la maison

récupérer l'eau de pluie

Récupérer ses eaux de pluie.

La récupération des eaux pluviales n’est pas un phénomène nouveau : les expériences sont nombreuses partout en Europe. En Belgique, plus de 750 000 personnes utilisent l’eau de pluie depuis des années pour l’hygiène personnelle, dont plus de 100 000 pour l’alimentation (source : www.eautarcie.org). Il apparaît logique d’économiser cette ressource précieuse et de ne pas la payer au prix fort pour les toilettes, l’arrosage du jardin ou le lavage de la voiture.


Autoconstruction



Construire sa citerne.
Réalisation étape par étape d’une cuve de récupération d’eau de pluie.

Adepte du faire soi-même et ardent défenseur de la qualité des eaux, c’est tout naturellement que Christian Testard, autoconstructeur averti, s’est lancé dans la réalisation de sa cuve de récupération d’eau de pluie. Un modèle de 27 m3 en bloc de béton à bancher qui reçoit les eaux de 200 m2 de toiture, à Pannecé, en Loire-Atlantique.