Eautonomie : pomper et filtrer l’eau

pomper et filtrer l'eau

Pomper et filtrer l’eau jusqu’à boire la tasse

Une fois l’eau captée et stockée, reste à l’acheminer jusqu’à chez soi et la filtrer suivant les usages souhaités. Plongée dans le monde merveilleux de l’autonomie aquatique.

Capter l’eau, c’est fait. La stocker, c’est fait. Maintenant, il va falloir pomper ! Rares sont les cas où l’eau arrive par gravité dans toutes les pièces humides de la maison comme c’est le cas pour Côme et Gwendoline Dessaux. Pour les projets d’autonomie en eau, l’arrivée d’eau principale du logement est souvent alimentée par une pompe électrique immergée, qui refoule l’eau jusqu’au bout du conduit, ne provoque aucun bruit dans l’habitation lors de la mise en route et évite le risque de gel. « Une pompe de surface, quant à elle, aspire l’eau avant de la refouler et n’est pas à l’abri d’un désamorçage », commente Emmanuel Toitot, installateur gérant de Toitot maison autonome et vivante. Si c’est l’option choisie, la pompe doit être placée dans un local technique, où elle entraînera des nuisances sonores. Avantage : son accessibilité facilite l’entretien. Ces pompes sont moins chères mais d’une durée de vie moins longue.

Une pompe achetée en magasin de bricolage pour 200 € à 400 € risque de peu durer. Mieux vaut un modèle professionnel (pompe-direct.com par exemple ou magasins spécialisés) qui coûtera 600 € à 700 €.


Eautonomie : capter et stocker l’eau

capter et stocker l'eau

Tous à l’eau… de chez soi !

Verre d’eau de pluie ou verre d’eau du jardin, faites votre choix! Eaux pluviales, puits, source… tour d’horizon des solutions pour capter et stocker l’eau en toute autonomie.

Excepté en montagne, il devient rare de trouver de l’eau à l’état naturel non polluée. L’eau d’adduction subit de nombreux traitements (tamisation, oxydation, clarification, filtration, désinfection, dépollution…) destinés à lui faire respecter des limites microbiologiques et chimiques définies par la loi et à lui faire atteindre un certain niveau de qualité. Mais les dérogations délivrées par la préfecture aux collectivités sont nombreuses… Par ailleurs, certains pesticides pourraient être des perturbateurs endocriniens actifs à des doses très faibles. Les normes ne tiennent pas non plus compte de l’effet cocktail de certaines molécules, ni des conséquences de nouvelles substances encore à l’étude, comme les résidus médicamenteux.

 


Autoconstruire à 72 ans

autoconstruire à 72 ans

Construire une maison est l’un des grands chapitres de la vie à deux. Lorsque Annie et Pierre ont commencé à cogiter sur leur projet, Pierre avait 71 ans. En pleine Drôme provençale, histoire de l’avènement de cette petite maison mûrement conçue et toute douillette.

Avec une ancienne maison à l’accès escarpé peu aisé pour Annie, il y avait longtemps qu’elle et son mari Pierre, aujourd’hui âgés respectivement de 82 et 80 ans, étaient à la recherche d’un nouveau lieu de vie. L’occasion s’est présentée avec leur fils aîné, Joël, guide de montagne et moniteur de parapente.


Un Earthship autonome pour école

école earthship autonome en Uruguay

A Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable et autonome d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships, elle est composée de matériaux recyclés et est autonome en énergie.

En circulant sur la route qui relie la capitale Montevideo à l’est du pays, on ne peut pas la louper. A Jaureguiberry, village balnéaire de 450 habitants, la « escuela sustentable » ressemble à une maison de hobbit version moderne. C’est la première école publique 100 % durable d’Amérique Latine. Ses spécificités ? Des déchets recyclés constituent 60 % de ses matériaux. Elle est construite selon le principe des earthships (« vaisseaux de terre » en français), développé par l’architecte américain Michael Reynolds (retrouver l’entretien exclusif dans notre magazine LME 97). 2 000 pneus, 5 000 bouteilles de verre et de plastique, 14 000 cannettes d’aluminium et 2 000 m2 de carton ont permis de construire cet édifice autonome en énergie ! Ici, l’électricité est produite grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur le toit, puis stockée dans des batteries.

Le bioclimatisme version Amérique Latine

Sur la façade nord, une immense serre capte l’énergie du soleil et fait pousser des plantes comestibles. Au sud, à l’est et à l’ouest, l’école est entourée d’un épais mur de pneus remplis de sable, posés sur des cartons. Des bouteilles en plastique permettent « d’isoler » entre les pneus.  « La conjugaison de ces principes permet de maintenir une température constante. Le bâtiment de 270 m2 se chauffe de manière autonome, explique Francesco Fassina, membre de Tagma, l’ONG à l’origine du projet. En plus de capter l’énergie solaire, la serre et le couloir principal isolent les classes de l’extérieur. La chaleur qui entre dans le bâtiment ne s’échappe pas. Elle est absorbée par les pneus remplis de sable qui la redistribuent durant la nuit. » Un système de ventilation, composé de trois fenêtres de toit et de deux tuyaux reliant chaque pièce à l’extérieur, permet également d’aérer le bâtiment. Lire la suite


Récupérer et réutiliser l’eau



En moyenne, chaque Français consomme 150 litres d’eau potable par jour. Mais seulement 7 % de cette eau sert effectivement à la boisson ou à la cuisine. Le reste est utilisé pour les bains ou les douches, le lavage (vaisselle, linge, sol), les toilettes et les usages extérieurs… Or la plupart de ces besoins peuvent être couverts grâce à l’eau de pluie, et certains s’aventurent même à réutiliser leurs eaux usées excepté celles des W.-C.


Utiliser l’eau de pluie

eau de pluie

Les bons choix de cuves, de pompes et de filtres pour une utilisation dans toute la maison.

Source intarissable on l’espère ! L’eau de pluie n’est que rarement récupérée et souvent utilisée pour le jardin uniquement. Son usage doit pourtant se systématiser à la fois pour désengorger les réseaux d’évacuation et pour économiser une ressource qui se raréfie et grève le budget des ménages.

L’eau de pluie pénètre désormais la maison et remplace peu à peu l’eau du réseau pour les usages domestiques, jusqu’à la boisson.

Attention, nouvelle vague…


Récupérer l’eau de pluie pour le jardin et la maison

récupérer l'eau de pluie

Récupérer ses eaux de pluie.

La récupération des eaux pluviales n’est pas un phénomène nouveau : les expériences sont nombreuses partout en Europe. En Belgique, plus de 750 000 personnes utilisent l’eau de pluie depuis des années pour l’hygiène personnelle, dont plus de 100 000 pour l’alimentation (source : www.eautarcie.org). Il apparaît logique d’économiser cette ressource précieuse et de ne pas la payer au prix fort pour les toilettes, l’arrosage du jardin ou le lavage de la voiture.