Territoire : association Minéka à Lyon

association Mineka

À Lyon, le réemploi prend son essor

Carrelage, peinture, tuyaux, bois… Bruno Dussautoir et sa compagne ne savent plus où donner de la tête. « On retape un appartement et on a fait exploser le budget. Alors je me suis mis à chercher des matériaux d’occasion », confie-t-il. Plus loin, Charlotte Allix cherche du bois pour fabriquer des étagères. « Acheter un meuble, je trouve ça impersonnel. Et j’essaie d’avoir une démarche responsable dans mes achats », explique l’étudiante lyonnaise. Comme eux, ils sont une cinquantaine ce jour-là à passer au peigne fin ce local de stockage à Villeurbanne, dans l’agglomération lyonnaise, cherchant la perle rare parmi les matériaux de deuxième main vendus par l’association Minéka.


Vue d’ailleurs : Free & real en Grèce

free & real

L’autonomie portée aux nues

Sur l’île d’Evia, en Grèce, Free & Real est une éco-communauté végane tournée vers la durabilité et l’autosuffisance. Constituée de seulement quatre permanents, elle a déjà accueilli plus de 35 000 personnes. Preuve qu’un petit groupe de passionnés peut faire beaucoup.

Depuis 2010, des jeunes et des adultes du monde entier viennent suivre des formations au sein de la communauté Free & Real ou participer bénévolement à ses activités pour apprendre l’autosuffisance, l’agriculture naturelle, l’écoconstruction, les énergies renouvelables ou encore à entretenir son corps et sa santé.

 

 


Rénover une bergerie grâce au réemploi

rénover une bergerie

Roseau, tournesol, noix…les murs ont la fibre végétale.

Gilles et Florence ont su mettre en valeur l’ancienne bergerie familiale, convertie en habitation, tout en lui conservant son cachet. Leur recette : réemploi de matériaux et mortiers à base de roseau, de tournesol et de coquille de noix.

La famille de Gilles Hubert exploite la vigne depuis quatre générations à Seigy (41), dans la vallée du Cher. Gilles et son épouse Florence sont très attachés à la ferme familiale et à son ensemble de bâtiments, acquis au fil du temps. Ils ont longtemps vécu à une dizaine de kilomètres de là, au bord du Cher, lorsque Gilles exerçait son métier d’éclusier-barragiste. En 2004, ils décident de transformer l’ancienne bergerie en habitation, pour s’y installer. Ambitieux projet puisque tout est à refaire. Ainsi, ne seront conservés que les quatre murs extérieurs.

Gilles Hubert veut une maison bien isolée et bien chauffée, tout en utilisant des matériaux naturels car ce sont les seuls à respecter le bâti ancien. « Ici, les murs des bâtiments sont en pierres montées à la chaux, sans fondation ; l’eau du sol remonte naturellement dans les murs et doit pouvoir s’évacuer », explique-t-il.


L’appartement s’agrandit, la facture de chauffage rétrécit!

Rénovation écologique d'un appartement duplex basse consommation. crédit Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] La rénovation écologique de cet appartement du centre-ville de Lyon a transformé un logement vieillissant en duplex contemporain. Par la même occasion, la passoire thermique est devenue logement basse consommation.

Quand ils emménagent dans cet appartement en 2006, Anne Berger et Étienne Vienot en sont locataires. Naît ensuite leur premier enfant, Aimé. Puis Lucie, suivie de Zoé. « Ça ne tenait plus. On a donc pensé à déménager, se souvient le couple. Mais on aimait bien le quartier et cet appartement avait du potentiel. » Dans le quartier des Pentes de la Croix Rousse, l’immeuble est en secteur classé par les Bâtiments de France. Il a été construit dans les années 1820-1830 en plein centre-ville de Lyon. A l’époque, l’essor de l’activité textile attirait en nombre les canuts – ouvriers de la soie. « Ils vivaient et travaillaient dans ces ateliers. Ils étaient propriétaires de leur outil de travail, retrace Étienne. Comme ils utilisaient les très hauts métiers à tisser Jacquard, les hauteurs de plafond étaient conséquentes. » Ajoutées aux greniers, tout prêtait à transformer cet appartement en un confortable duplex.

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Rénover : un duplex basse consommation

duplex basse consommation

L’appartement s’agrandit, la facture de chauffage rétrécit !

Dans un immeuble du centre-ville de Lyon, l’appartement vieillissant d’Anne, Etienne et leurs trois enfants s’est mué en un duplex contemporain. Par la même occasion, la passoire thermique est devenue logement basse consommation.

Lorsqu’ils emménagent dans cet appartement en 2006, Anne Berger et Étienne Vienot en sont locataires. Naît ensuite leur premier enfant, Aimé. Puis Lucie, suivie de Zoé. « Ça ne tenait plus, on a donc pensé à déménager, se souvient le couple. Mais on aimait bien le quartier et cet appartement avait du potentiel. »

 


Éditorial n°101 : de l’intérêt du réemploi

Réemploi et récupération dans le bâtiment

La Maison écologique n°101, octobre-novembre 2017

Éditorial de Julie BarbeillonÉditorial Julie Barbeillon La Maison écologique

Rédactrice en chef du magazine La Maison écologique

 

227,5 millions de tonnes de déchets ont été produites en France par le secteur du BTP* en 2014.

Pour se donner une petite idée du cadeau, ce poids équivaut à 5,3 millions d’Airbus A320 ou encore à 175 millions de voitures (modèle moyen français), soit plus de cinq fois le nombre de voitures en circulation en France en 2017 !
Résultat : une gigantesque montagne démesurée de déchets. Heureusement, une large partie est inerte (80 %). Néanmoins, il reste problématique de s’en débarrasser discrètement ! Demandez donc à la Société du Grand Paris… Avec ses 200 km de tunnel à creuser d’ici 2030, elle prévoit l’excavation de 60 millions de tonnes de déblais. Lire la suite


Réemploi nouveau gisement pour le bâtiment

Le réemploi dans le bâtiment

Quand le déchet devient ressource.

Complémentaires au recyclage, les matériaux issus de la déconstruction apparaissent désormais comme un gisement de ressources. Sous l’impulsion d’acteurs, collectifs d’ architectes et structures issues de l’économie sociale, une filière professionnelle se constitue autour du réemploi.Le secteur de la construction et les collectivités commencent à intégrer la question du réemploi qui bouscule les règles de conception et de réalisation des projets. Toutefois, des verrous réglementaires, psychologiques et organisationnels font obstacle au développement de ces pratiques innovantes. À l’échelle de l’habitat individuel, les particuliers intègrent la récupération de matériaux, dans une logique alliant économie et écologie. Locaux, non standards, ces matériaux libèrent l’imagination des concepteurs et des constructeurs.