Rénover : Trucs et astuces d’un chantier d’initiés

Rénovation performante

Une rénovation performante

Cette rénovation était le quatrième chantier de Christine et Didier. Un recul qui leur a fourni une boîte à outils débordant d’ingéniosité et de bon sens. Ce qui leur a permis de changer cette vieille maison de Vic-en-bigorre (65) en un cocon adapté à leurs besoins, performant et confortable.

Après avoir mené les travaux de leurs trois précédentes maisons, Didier Garnung et Christine Laizay étaient rodés pour optimiser leur nouveau domicile, maison en pierre de 1936 à Vic-en-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Leur longue expérience et les acteurs professionnels et associatifs dont ils ont su s’entourer leur ont ouvert les portes d’une rénovation performante, pleine d’ingéniosité et de bon sens.

Pour le choix du terrain, « on avait cinq critères : être proche d’un centre-ville, disposer d’un garage, d’un point d’eau pour arroser le jardin, alimenter les toilettes, etc., qu’il y ait des arbres déjà grands », liste l’ancienne institutrice. « Quand on achète une maison à 60 ans et qu’il faut planter des arbres, il ne feront pas d’ombre avant qu’on ne puisse plus en profiter… », souligne le prof de technologie. Cinquième critère, auquel ils ont dû renoncer : le plain-pied, « même si du point de vue écologique, il est préférable d’avoir un cube comme celui-ci qu’un plain-pied étalé ».

Le premier projet prévoit d’abattre toutes les cloisons du rez-de-chaussée. « Mais on n’est plus tout jeunes, il était intéressant de garder la possibilité de ne vivre qu’en bas en y laissant une chambre et une salle de bains, soulignent-ils. Si on supprimait le couloir, où placer le canapé ? Dans l’entrée ? » Cela aurait aussi contraint à positionner la cheminée au milieu de la pièce, obligeant à « tout casser pour créer un nouveau conduit alors qu’il en existait deux ». Du point de vue énergétique, « l’ancienne cuisine transformée en buanderie sert de tampon thermique au nord ».

Des portes qui claquent

Le volet énergétique du chantier a été réfléchi avec l’Écocentre Pierre et Terre, dans le Gers, qui a accompagné le couple dans le diagnostic thermique du bâtiment et les préconisations d’amélioration. Les menuiseries extérieures ont été remplacées par du double vitrage sur mesure, fabriqué en chêne par un artisan local.  […]

 


Escapade : Esprit brocante pour séjour rural

éco-gîte Les glycines

Un corps de ferme rénové dans une démarche écologique

Un marronnier centenaire à l’ombre généreuse et bienveillante, deux imposantes glycines odorantes, un corps de ferme comprenant une grange du XVIIIe siècle et une maison d’habitation du début du XXe. À 70 km de Bordeaux, sur les hauteurs du village de Saint-Sève, l’ éco-gîte Les Glycines réserve de belles histoires à ses hôtes. Au passé agricole de cette exploitation de l’Entre-deux-Mers, où l’on cultivait autrefois le tabac, les céréales, la vigne et où l’on pratiquait l’élevage, Olivier et Barbara Morineau ont ajouté d’autres anecdotes racontées par le mobilier, les éléments d’aménagement et les objets de décoration, tous chinés avec passion et patience dans les vide-greniers ou sur Internet.

Du local et de la récup…

Un petit royaume de la récupération où, sur 100 m², les époques et les styles s’entremêlent avec harmonie et simplicité. Dans la cuisine, la pierre d’évier d’origine côtoie une table en formica et une armoire métallique industrielle. Dans les trois chambres, à l’étage, des vantaux de fenêtres et de volets anciens en bois ouvrent sur des placards fabriqués par Olivier, intermittent du spectacle et bricoleur créatif, qui aime partager avec ses locataires l’histoire du lieu. Celle d’une maison inhabitée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, achetée il y a douze ans et entièrement rénovée dans une démarche écologique avec sa femme Barbara, professeure de yoga.

« Les vieilles maisons en pierre sont vivantes, il ne faut pas en faire des trucs avec Placo et plein de cochonneries en plastique, estime-t-il. Ce n’était pas notre coup d’essai, on avait déjà rénové ainsi notre résidence principale, à quelques kilomètres d’ici, juste avant d’acheter cette bâtisse. »

Pour mener à bien ce chantier où tout était à faire, le couple s’est fait aider de la famille, de quelques amis, dont un électricien pour le raccordement du tableau électrique, et d’un charpentier pour la pose des tuiles. La priorité a été donnée aux matériaux anciens ou naturels. . […]


Rénover : vaincre l’humidité

vaincre l'humidité

Une leçon d’humidité… maîtrisée.

En plein centre-ville de Brest, l’humidité dans l’habitat est monnaie courante. Alors qu’ils entreprenaient la rénovation thermique et l’extension de leur maison; Gaëlle et Frédéric ont dû élaborer des stratégies pour y faire face.

Au pied de l’escalier, la peinture noire de la cloison s’écaille légèrement. En face, dans l’angle du salon, à 60 cm au-dessus du
sol, la chaux qui enduit le mur en pierre a grisé. L’humidité en est seule responsable. Elle est la bête noire de Gaëlle et Frédéric
Quemmerais-Amice, qui luttent depuis plus de dix ans pour l’éradiquer. Quand ils ont emménagé dans le centre-ville de Brest en 2007, l’omniprésence de l’humidité ne les a pas surpris. Première explication : « C’est Brest ! », sourit Gaëlle. Seconde  justification, plus rationnelle : la maison n’a pas de vide sanitaire et son rez-de-chaussée est au niveau de la rue. Les murs étant de surcroît en terre-pierre, les infiltrations et remontées capillaires n’en finissent pas.


Rénover : transformer un entrepôt

transformer un entrepôt

Et l’entrepôt devint maisonnette

Depuis la rue, on ne se doute de rien. Le soleil vient frapper un mur aveugle dont le crépi n’a pas été refait depuis longtemps. On n’imagine pas quelqu’un vivre derrière. Et pourtant… Quand on pousse le lourd portail de bois, on débouche sur une jolie courette qui distribue un immeuble et une maisonnette. De grands bacs à fleurs voisinent avec une table de jardin sur laquelle traînent encore quelques verres. Le mur côté rue cachait bien son jeu. Il y a de la vie ici. « Bonjour, bienvenue chez moi, lance Marie-Anne dans l’embrasure de sa porte.

Entrez. Vous verrez, c’est petit, mais c’est mignon. » On la suit et on confirme : c’est petit, certes, mais ça a beaucoup de charme. « Quand j’ai découvert ce lieu, ça en manquait singulièrement. Il fallait faire preuve d’imagination. Mais j’en avais », reprend cette Lyonnaise de 39 ans. En effet, elle  vient de terminer un long chantier de rénovation pour transformer cet ancien entrepôt en un logement douillet, entièrement rénové avec des matériaux sains.


7 ans de réfection

7 ans de réfection

L’histoire démarre assez vite avec cette vieille maison aux abords d’un petit village perché dans les Alpes-de-Haute-Provence, au beau milieu d’une nature grandiose, avec vue alpine incroyable sur la plaine et les massifs alentours. La bâtisse, repérée en 2011, est un peu grande pour deux, mais le loyer de Michael et Jérémi est à l’époque un peu trop conséquent lui aussi… Il faut se décider. Après mûres réflexions, ils décident de se lancer dans sa rénovation et s’installent dans une partie voûtée du rez-dechaussée qu’ils badigeonnent rapidement d’un coup de chaux aérienne et équipent d’une kitchenette et d’une petite salle de bains. Ce camp de base, avec ses 17 m2 exigus, n’a rien d’un palace, mais leur permettra de mener le mode de vie économique nécessaire aux sept longues années de chantier durant lesquelles, pour Jérémi et Michael, leurs emplois respectifs de formateurs en travaux paysagistes et en agriculture se cumuleront avec la rénovation de la maison durant les week-ends et vacances.


Rénover : Ossature bois intérieure

maison gigogne

Comme une maison gigogne

À peine entré dans la maison de Gaëtan et d’Émilie, leur plus jeune fils, Yanis, a quelque chose à nous montrer. Au pas de course, on traverse avec lui une cuisine chaleureuse, un salon aux pierres apparentes et, alors qu’on s’arrête devant le système de récupération de chaleur du poêle à bois, le petit bonhomme nous attend déjà en haut de l’escalier.«Hé, ho, c’est par là ma chambre ! », s’impatiente notre guide avec un air malicieux. OK Yanis, on te suit ! À l’étage, un long couloir laisse entrevoir à l’autre bout un espace baigné de lumière. Yanis fait une pause : « Tu as vu le rocher ? »


Surélévation écologique pour l’amour du bois

surélévation écologique en bois à Rennes en Bretagne. crédit 10i2LA

[VIDEO] Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation à Rennes, en Ille-et-Vilaine. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

« Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Car elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Alors quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans. En outre, ces anciens infirmiers en psychiatrie ont réalisé une grande partie des travaux de surélévation eux-mêmes. Après le montage de la structure isolée préfabriquée en atelier. Cette surélévation a été conçue par les architectes locaux de 10i2LA.

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Extension à colombage: des pans de bois comme autrefois

Extension écologique à colombage dans l'Orne - crédit Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Dans la continuité du patrimoine local, cette extension à colombage ouvre grand ses portes à la récupération. Quand la construction s’abreuve des ruines alentours.

Annick et Marc découvrent cette bâtisse du bocage ornais un 1er mai. Plantée parmi de majestueux poiriers en fleurs plus que centenaires. « C’était une ferme de famille construite entre 1750 et 1850. Elle appartenait à ma grand-mère, qui la tenait de sa mère, qui la tenait de sa mère… », retrace Marc, pianiste de 61 ans. La ferme était exploitée jusqu’en 1992. Puis Marc et sa femme Annick la reprennent l’année suivante. Ensuite, ils y restaurent à l’ancienne l’habitation. Notamment grâce à la technique du colombage. « On voulait rester dans le même style qu’à l’origine et garder le cachet des bâtiments. Donc on a essayé de trouver des matériaux de récupération. » Pour un chantier dans les règles de l’art, le couple s’est fait accompagner par l’association Maisons paysannes de France.

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Extension d’un immeuble

extension d'un immeuble

L’immeuble grandit d’un étage.

Quitte à rénover et isoler ce petit collectif défraîchi, Hélène et Rémy en ont rehaussé le toit pour transformer le grenier en un nouvel appartement, moderne et très économe en énergie.

Aujourd’hui retraités, Rémy et Hélène Loewert tenaient une blanchisserie réputée en Alsace. « On utilisait beaucoup d’eau et de calories, se souviennent-ils. C’était déjà un combat ; faire de bons résultats en utilisant moins de ressources. » Alors quand ils rachètent cet immeuble à la commune de Kaysersberg, une nouvelle bataille s’engage. « Construit en 1961, il n’avait pas bougé depuis, raconte Rémy, 68 ans. Énergétiquement, c’était une passoire ; extérieurement, il n’était pas beau. » Le couple contacte alors l’architecte Jean-Luc Thomas. « L’immeuble comprenait deux logements sur des garages en sous-sol, retrace ce dernier. Quitte à isoler la toiture, autant en profiter pour créer un troisième logement à la place du grenier. Avec le renouveau esthétique, ils ont ainsi fait d’une pierre trois coups ! »