Rénover : Résistance thermique



A 190 ans, Mamie fait de la résistance thermique…

Nous cherchions depuis quelque temps un bâtiment ancien, avec des pierres apparentes, pour le cachet, explique Jérôme Lebreton qui, avec sa campagne, a fait l’acquisition de cette ferme à rénover fin 2014. Pour lui, la quête d’authenticité se doublait d’un véritable défi : rendre durable une bâtisse construite en 1830. “Je voulais à la fois vivre dans une maison faite de matériaux sains et montrer qu’il est possible de réaliser une rénovation performante” avec une construction ancienne, explique-t-il.

Aujourd’hui, le résultat est là. Pour chauffer la maison en hiver, 2,5 stères de bois suffisent, contre 3 000 litres de fioul auparavant. “Quand j’ai vu la taille du poêle, j’était un peu sceptique, avance Clémence Chapeau, qui a longtemps vécu dans une vieille bâtisse rénovée inchauffable. Finalement, il suffit largement. On chauffe peu et c’est très confortable qu’une maison neuve. C’est idéal.” La faible quantité de bois consommée rend le travail de découpe et de stockage peu pénible, d’autant que Jérôme et Clémence ont un accès facilité à cette ressource ; ils ont coupé un arbre sur leur terrain qui leur permettra de se chauffer pendant deux hivers et ils pourront ensuite compter sur des membres de leur famille pour trouver du bois.

Il a fallu deux ans à Jérôme pour boucler ce chantier. “Je ne travaillais que les soirs et week-ends, précise-t-il, sachant que j’ai parfois un peu diminué mon activité professionnelle pour avancer sur le chantier.” Titulaire d’une licence professionnelle en énergie renouvelable et maîtrise de l’énergie, Jérôme Lebreton fait à longueur d’année de la formation pour les professionnels du bâtiment et de l’accompagnement à maîtrise d’ouvrage pour les particuliers, dans le neuf et la rénovation.” Ma démarche est de faire des bâtiments exemplaires, d’aller toujours plus loin énergétiquement et environnementalement, confit-t-il. Après, il faut bien sûr tenir compte des limites techniques et budgétaires.