Construire : Leur maison voit la vie en roseau

maison roseau

Surplombant les roselières de la Brière du Brossais (44), la maison de Clémence et Cédric est habillée de roseau. Isolant murs et toiture, ce végétal revêt aussi les façades. Une technique contemporaine qui plie la tradition mais ne la rompt pas.

La large baie vitrée de Clémence et Cédric domine les marais de la Brière du Brossais, parsemés de roseaux. « Quand j’ai découvert la paroi en bois et roseau de la société RizHome, ça a tout de suite fait sens », se souvient Clémence Cazenave, architecte et propriétaire de cette maison de Savenay (44) avec Cédric Bassaget, informaticien. « La pose de bottes de roseau en vêture extérieure est pratiquée depuis des années aux Pays-Bas, Suède et Norvège, décrit Mireille Avril, de RizHome. Ils ont une assurabilité et annoncent 80 ans de durée de vie. » Clémence apprécie ce « bardage naturel qui sert d’isolant, protège de la pluie, offre une finition esthétique et des bienfaits acoustiques ».

L’experte promeut l’utilisation du roseau en construction dans une « démarche d’économie circulaire à impacts positifs. En plus de l’intérêt pour le bâti, c’est une boucle vertueuse qui valorise cette biomasse tout en entretenant les roselières qui jouent un rôle important pour l’épuration des eaux rendues à la mer. Ce débouché offre aussi une évolution au savoir-faire local des chaumiers ». Coupé sec sur pied, le roseau ne nécessite aucune transformation avant utilisation.

Une filière pour les roselières

Sans intrants ni irrigation, ce végétal pousse naturellement sur terrain humide, pouvant même devenir envahissant. Il ne fait pas l’objet d’une exploitation, mais d’un simple entretien des parcelles. « Si la roselière n’est pas entretenue, la matière sèche tombe au sol, donc en modifie la structure. Le roseau peut finir par ne plus être à l’aise et d’autres espèces prennent le dessus, dont des invasives comme le baccharis. » Des marchés publics d’entretien visent à ce que le roseau soit coupé et évacué.

Non entretenus, les roseaux poussent en tous sens. Ils peuvent alors être broyés pour isoler des caissons comme ceux des murs et du toit de Cédric et Clémence. Mais de tels roseaux en vêture extérieure auraient une esthétique aléatoire et une mise en oeuvre plus complexe, donc plus coûteuse. « Pour obtenir une tige fine, droite et homogène, il faut six à huit ans d’entretien de la roselière. » En Bretagne, la coupe d’entretien est très peu valorisée. Structurer une filière y est donc compliqué, mais RizHome se démène pour y parvenir. En attendant, les 1 400 bottes de ce chantier ont été acheminées de Camargue, contrairement au roseau broyé des caissons, qui vient de Bretagne.


Leur maison écologique voit la vie en roseau !

Construire une maison saine et naturelle grâce au roseau. © Gwendal Le Ménahèze

Surplombant les roselières de la Brière du Brossais (Loire-Atlantique), la maison de Clémence et Cédric est habillée de roseau. Isolant murs et toiture, ce végétal revêt aussi les façades. Une technique contemporaine qui plie la tradition mais ne la rompt pas.

La large baie vitrée de Clémence et Cédric domine les marais de la Brière du Brossais, parsemés de roseaux. « Quand j’ai découvert la paroi en bois et roseau de la société RizHome, ça a tout de suite fait sens », se souvient Clémence Cazenave, architecte et propriétaire de cette maison de Savenay (Loire-Atlantique) avec Cédric Bassaget, informaticien. « La pose de bottes de roseau en vêture extérieure est pratiquée depuis des années aux Pays-Bas, Suède et Norvège, décrit Mireille Avril, de RizHome. Ils ont une assurabilité et annoncent 80 ans de durée de vie. »

Clémence apprécie ce « bardage naturel qui sert d’isolant, protège de la pluie, offre une finition esthétique et des bienfaits acoustiques ». L’experte promeut l’utilisation du roseau en construction dans une « démarche d’économie circulaire à impacts positifs. En plus de l’intérêt pour le bâti, c’est une boucle vertueuse qui valorise cette biomasse tout en entretenant les roselières qui jouent un rôle important pour l’épuration des eaux rendues à la mer. Ce débouché offre aussi une évolution au savoir-faire local des chaumiers ». Coupé sec sur pied, le roseau ne nécessite aucune transformation avant utilisation.

Une filière pour les roselières

Sans intrants ni irrigation, ce végétal pousse naturellement sur terrain humide, pouvant même devenir envahissant. Il ne fait pas l’objet d’une exploitation, mais d’un simple entretien des parcelles. « Si la roselière n’est pas entretenue, la matière sèche tombe au sol. Donc en modifie la structure. Le roseau peut finir par ne plus être à l’aise et d’autres espèces prennent le dessus. Dont des invasives comme le baccharis. » Des marchés publics d’entretien visent à ce que le roseau soit coupé et évacué.

Non entretenus, les roseaux poussent en tous sens. Ils peuvent alors être broyés pour isoler des caissons comme ceux des murs et du toit de Cédric et Clémence. Mais de tels roseaux en vêture extérieure auraient une esthétique aléatoire. Et une mise en œuvre plus complexe, donc plus coûteuse. « Pour obtenir une tige fine, droite et homogène, il faut six à huit ans d’entretien de la roselière. » En Bretagne, la coupe d’entretien est très peu valorisée. Structurer une filière y est donc compliqué. Mais RizHome se démène pour y parvenir. En attendant, les 1 400 bottes de ce chantier ont été acheminées de Camargue. Contrairement au roseau broyé des caissons, qui vient de Bretagne.

Plus d’infos dans le reportage complet sur cette maison dans le magazine La Maison écologique n°118. En kiosques jusqu’à fin septembre 2020 ou sur commande en cliquant ici.


Rénover une bergerie grâce au réemploi

rénover une bergerie

Roseau, tournesol, noix…les murs ont la fibre végétale.

Gilles et Florence ont su mettre en valeur l’ancienne bergerie familiale, convertie en habitation, tout en lui conservant son cachet. Leur recette : réemploi de matériaux et mortiers à base de roseau, de tournesol et de coquille de noix.

La famille de Gilles Hubert exploite la vigne depuis quatre générations à Seigy (41), dans la vallée du Cher. Gilles et son épouse Florence sont très attachés à la ferme familiale et à son ensemble de bâtiments, acquis au fil du temps. Ils ont longtemps vécu à une dizaine de kilomètres de là, au bord du Cher, lorsque Gilles exerçait son métier d’éclusier-barragiste. En 2004, ils décident de transformer l’ancienne bergerie en habitation, pour s’y installer. Ambitieux projet puisque tout est à refaire. Ainsi, ne seront conservés que les quatre murs extérieurs.

Gilles Hubert veut une maison bien isolée et bien chauffée, tout en utilisant des matériaux naturels car ce sont les seuls à respecter le bâti ancien. « Ici, les murs des bâtiments sont en pierres montées à la chaux, sans fondation ; l’eau du sol remonte naturellement dans les murs et doit pouvoir s’évacuer », explique-t-il.


Guide pratique de l’isolation écologique

matériaux écologiques

La Maison écologique publie son tout premier hors-série Guide Pratique sur l’isolation écologique.

Edito (magazine disponible ICI)

Une isolation avertie en vaut deux !

Voilà déjà presque 15 ans que les équipes du magazine La Maison écologique sillonnent le pays et l’Europe à la recherche de nouveaux isolants écologiques, de nouvelles techniques de mise en œuvre, d’expérimentations menées avec des isolants plus ou moins insolites… Au gré de nos parutions, vous avez pu lire nos enquêtes sur la ouate de cellulose, la fibre de bois, le liège, la laine de mouton, les isolants dits de cueillette… Mais aussi nos rubriques techniques sur la gestion des ponts thermiques et de l’étanchéité à l’air, ou encore nos « pas à pas » en images détaillant la pose d’une isolation en toiture ou d’une isolation extérieure de mur en rénovation…
Ceux qui nous suivent depuis longtemps sont bien au fait de la question de l’isolation écologique, mais il est venu le temps de compiler – et surtout de mettre à jour – toutes ces informations, pour vous offrir un aperçu très précis de tous les isolants écologiques à votre disposition, qu’ils soient fabriqués en usines et commercialisés sous la forme de panneaux, de vrac, de rouleaux via un réseau de distribution, ou qu’ils soient directement prélevés dans le champs du voisin.
Grâce aux pages qui suivent, vous connaîtrez le tarif et les caractéristiques techniques des 245 isolants biosourcés que nous avons référencés sur le marché français. Vous pourrez vérifier où ils sont produits, de quoi ils sont composés et s’ils s’adaptent ou non à vos projets. Vous serez également guidés par des professionnels pour mettre en œuvre ces isolants et faire les bons choix d’outillage pour vos chantiers.
Vous l’aurez compris, vous avez entre les mains un véritable guide de l’isolation écologique, qui a nécessité des centaines d’heures d’enquêtes et qui a été rédigé avec passion pour vous aider à choisir une isolation saine et respectueuse de l’environnement. à l’heure où nos émissions de CO2 sont plus que pointées du doigt en tant que responsables des changements climatiques, il est temps d’assumer des choix de consommateurs éclairés. Puisse ce guide vous y aider !

Julie Barbeillon

ME-HS

Isoler avec les produits de la nature



Utiliser des matériaux tels que la nature les a façonnés, sans transformation industrielle, pour isoler son logis c’est possible et
souhaitable. De plus, cette pratique respectueuse de l’environnement a l’avantage de dynamiser l’agriculture et l’économie locale. Mais ces
isolants “de cueillette” répondent-ils aux exigences thermiques actuelles ? Sont-ils fiables ? Comment les mettre en oeuvre ? Vous trouverez les réponses dans le dossier que vous tenez entre les mains…


Matériau

roseau

Le roseau l’or végétal de Camargue.

En Camargue s’épanouit une herbe ancestrale, le phragmite austral, plus connu sous le nom de roseau: on l’appelle la sagne. Elle habille depuis toujours les toits des maisons des gardians. Ses qualités écologiques et thermiques séduisent au-delà du delta du Rhône, notamment en normandie où elle a supplanté la paille sur les belles chaumières. Elle triomphe aussi hors de nos frontières, où la tradition ne s’est jamais perdue.


Regard sur un gîte autonome

gîte autonome

Un rêve d’autonomie.

Un véritable laboratoire des énergies renouvelables.

Le refuge de Sarenne situé à 2000 mètres d’altitude en Isère près de la station de ski de l’Alpe d’Huez est autonome en énergie. En effet,ici, ni réseau public d’électricité, de gaz, ni eau potable : le site est trop isolé. Pourtant, tout le confort moderne est présent pour accueillir les touristes de passage : douches chaudes, température hivernale confortable, luminosité agréable, internet.


Rénover en isolant par l’extérieur



Revoir sa conception de l’habitat.

« L’objectif d’une consommation de 80 kWh/m2.an n’est plus un mythe » dixit M. le directeur Énergie du CSTB en personne, dans une interview publiée en 2008 (hors série Le Bâtiment Artisanal) au sujet de la rénovation de nos nombreuses passoires énergétiques euh pardon maisons. Et devinez quoi ? Les techniques d’isolation par l’extérieur, qui sont monnaie courante à l’est de nos frontières, sont particulièrement pertinentes pour la rénovation thermique de nos logements. Isoler ses murs et son toit sans déménager, en finir avec les ponts thermiques, se protéger du froid et du chaud sans perte de surface habitable, c’est ce que propose l’isolation thermique par l’extérieur. Quels sont les matériaux écologiques disponibles sur le marché ? Quelles techniques utiliser ? Les réponses dans ce dossier.