Habitat groupé : Les colibres

Les colibres

Les colibres ou la solidarité comme art de vivre

Installé au creux d’un petit hameau des Alpesde- Haute-Provence, ce projet d’habitat groupé très abouti du point de vue environnemental pousse aussi ses exigences sociétales très loin. Une démarche holistique.

Ce projet d’habitat participatif en autopromotion aurait dû voir le jour à Marseille. Finalement, Les Colibres se sont installés sur les hauteurs de Forcalquier, dans les Alpes de- Haute-Provence. Les onze logements répartis en deux bâtiments (800 m2 de surface de plancher) s’adossent aux restanques du hameau de Chambarels et regardent plein sud, face à la vallée de la Durance. La salle des fêtes gironde et colorée et les communs, ces espaces intérieurs et extérieurs collectifs, font le lien entre les deux ensembles en R+1. Le panorama dégagé s’étend jusqu’aux premiers sommets des Alpes que l’on devine enneigées. Cet ancrage géographique n’a rien d’un atterrissage forcé. Les habitants des Colibres (neuf familles), âgés de 3 à 81 ans, se plaisent à vivre ensemble dans ce coin de nature préservé.

 


Alternatives : Jamais à court d’électricité, même en cas de coupure réseau

autonome en cas de coupure réseau

Comment rester autonome en cas de coupure réseau ?

Comment transformer mon installation photovoltaïque pour produire et consommer ma propre électricité même en cas de coupure du réseau.

La recherche d’autonomie et l’augmentation du tarif réglementé du kWh poussent à produire soi même son électricité. Mais comment transformer ou installer une centrale photovoltaïque permettant d’autoconsommer, même en cas de coupure du réseau ? Débrancher le câble qui relie l’installation au compteur Enedis et le connecter au tableau électrique de ma maison ? Pas si simple… Que ce soit pour des installations dites « en vente totale », « en autoconsommation » simple ou avec batteries, quand survient une coupure de courant sur le réseau, il n’y a plus de jus ! « L’onduleur fonctionnant avec le signal du réseau, l’installation est automatiquement coupée pour des raisons de sécurité. C’est la norme électrique VDE-0126, souligne Élodie Dubecq, électricienne et co-gérante de Dubecq & fils, à Saint-Sever, dans les Landes. En France, il est compliqué d’être autonome…

Lorsqu’on possède une production photovoltaïque raccordée au réseau, que ce dernier tombe en panne, comment garder son congélateur en marche, assurer l’éclairage et la recharge d’un téléphone ou d’un ordinateur ? Les contrats en vente totale (toute la production solaire est vendue à EDF OA) sont juridiquement résiliables. Mais d’importantes pénalités sont prévues(1). En outre, le terme « vente en totalité » stipule que le stockage n’est pas possible. Thibaud Grimaldi, conseiller à la célèbre association spécialisée dans le photovoltaïque Hespul, rappelle que « physiquement, être raccordé au réseau ou autoconsommer revient au même. Vos électrons iront directement alimenter le plus proche consommateur : vous. La différence est économique. En autoconsommant, vous faites des économies sur votre facture ; en vendant l’électricité, vous percevez un revenu ». Plutôt que de résilier un contrat de vente de vos électrons solaires, mieux vaut monter une autre installation de petite taille(2), sur batteries.

Alterner avec le réseau

Une option consiste à concevoir son projet comme s’il se trouvait en site isolé (hors réseau). Mais, au lieu de recourir à un groupe électrogène de secours pour recharger les batteries, c’est le réseau qui est sollicité. C’est le choix que Carole et William Gahery ont fait, il y a deux ans. Installé près de Gignac, dans l’arrière-pays montpelliérain, le couple possède deux gîtes. Il s’est équipé de 15 panneaux photovoltaïques (3,84 kWc au total) et 24 batteries (capacité totale 900 Ah, vitesse de décharge 10 h). Leur onduleur (Studer Innotec) analyse la source d’énergie la plus pertinente (batteries ou réseau pour ce modèle). Alterner avec le réseau permet de préserver les batteries et d’allonger leur durée de vie.


Enquête : Quand les panneaux font le coup de la panne

panne de panneaux photovoltaïques

Panne de panneaux photovoltaïques

Malgré les efforts consentis par la filière pour améliorer son crédit, la fiabilité des installateurs et des installations photovoltaïques laisse encore parfois à désirer. Si des problèmes persistent, quelques bons réflexes permettent de les circonscrire.

 

La filière photovoltaïque « grand public » pâtit de problèmes dont la récurrence a fait la mauvaise réputation, refrénant les ardeurs de nombreux particuliers pourtant prêts à s’équiper. Légion, les histoires d’arnaques, de malfaçons et de défauts de matériel engendrent la méfiance. Pourtant, à mesure qu’elle se développe, la filière connaît une évolution positive : les produits sont de plus en plus qualitatifs, les installations plus performantes et les professionnels plus qualifiés. Dès lors, la retenue est-elle encore justifiée ?
Certes, quelques problèmes persistent, liés en premier lieu à la malhonnêteté des intervenants. L’année dernière, sur les quelque 3 800 litiges remontés au Groupement des particuliers producteurs d’énergie photovoltaïque (GPPEP), près de 2 000 relevaient de l’arnaque caractérisée.

Pour le reste, ce sont des malfaçons, des défauts de conception et, dans une moindre mesure, des dysfonctionnements liés à la mauvaise qualité des composants. « La proportion des pannes matérielles est relativement faible », précise Joël Mercy, président du GPPEP, qui évoque 145 cas sur les 3 804 reçus au cours des douze derniers mois, soit moins de 5 %. « Les plus courantes sont ” normales “, comme les pannes onduleurs ou le vieillissement accéléré de certains panneaux sur de mauvaises séries. »

Des modules de plus en plus fiables

Les problèmes les plus évidents sont ceux concernant la couverture. Ils se traduisent notamment par des fuites et une mauvaise ventilation, entraînant des pertes de rendement.
Pour autant, la fin progressive de l’intégration  au bâti, qui ne bénéficie plus d’un soutien spécifique depuis le 30 septembre 2018, contribue à les limiter sensiblement, les installations non-intégrées étant mieux ventilées. En outre, « la bonne performance et la fiabilité des modules sont regardées de près au niveau national», note Cécile Miquel, chargée de projets photovoltaïques au sein de l’association Hespul.


Les escroqueries font de l’ombre au solaire photovoltaïque

Le secteur du solaire photovoltaïque fait face à des escroqueries en quasi impunité. ©GPPEP

Halte aux escroqueries qui assombrissent l’image des panneaux solaires photovoltaïques ! Les preuves d’arnaques dans le secteur s’accumulent. Notamment lors de ventes sur les foires et salons, dans lesquels le délai de rétractation ne s’applique pas. Tandis que la Foire de Paris se tient jusqu’au 8 mai, la vigilance est de mise.

Le principal frein au développement des énergies renouvelables, et plus particulièrement du photovoltaïque, dans le résidentiel est dû aux agissements d’une minorité de sociétés “éco-délinquantes”. En quasi impunité, elles profitent de l’engouement des Français pour le développement de ce type d’énergie pour monter des escroqueries. Selon l’association GPPEP (Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque): “les agissements délictueux de ces sociétés sont nombreux dans les foires (260 pour l’année 2018, plus de 63 rien que pour les 4 premiers mois de 2019). Et l’article de 60 Millions de consommateurs du 25 avril 2019 en est la preuve flagrante”.

Le GPPEP pointe notamment quelques chiffres qui lui paraissent inacceptables concernant ces escroqueries :

“72% des stands n’appliquent pas la loi concernant l’affichage de l’absence de délais de rétractation” et “des marges de 1000 %.”

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Avis d’expert : le nettoyage de panneaux solaires

nettoyage de panneaux solaires

Le nettoyage de panneaux solaires, une arnaque ?

Contrairement à ce que prétendent certains professionnels, il est loin d’être indispensable de faire nettoyer ses panneaux solaires chaque année. Tout dépend de l’installation et des conditions atmosphériques locales. Les experts recommandent en revanche un entretien régulier des parties électriques.

Des installateurs et des sociétés spécialisées proposent parfois aux particuliers dotés d’une installation solaire un nettoyage annuel de leurs panneaux photovoltaïques, prétextant une chute de production importante (jusqu’à 30 %) en cas d’encrassement. Un moyen abusif de générer des revenus réguliers en s’appuyant sur une étude qui ne concerne pas vraiment des pays comme la France ?(1) La réponse serait plutôt affirmative, d’après les spécialistes de la filière.

 


Le solaire photovoltaïque, des solutions pour tous

solaire photovoltaïque

Puisez son électricité dans le soleil.

Aujourd’hui, 2 % de l’électricité française est produite par l’énergie solaire. Pourtant, le scénario négawatt  prévoit un passage à 10 % voire 30 % en 2050. L’autoconsommation rebat les cartes du jeu. Voici les clés pour (faire) installer du solaire photovoltaïque chez vous et faire de cet objectif de société une réalité.

Le photovoltaïque reprend quelques couleurs. Si le marché est encore timide, la filière est plutôt confiante. En septembre dernier, 7,7 GW (gigawatts) étaient raccordés au réseau, soit près de 400 000 installations. Un beau score, qui place la France au 3e rang européen. L’énergie solaire un des trois piliers de la transition énergétique, derrière la biomasse et l’éolien.

Tout porte à croire que cette énergie va renforcer son développement dans notre pays : par exemple, la loi de programmation pluriannuelle de l’énergie, le document référence de la transition énergétique.


Énergies renouvelables, quand les citoyens entrent dans la danse

Les Clés de la rénovation, émission de mars 2018 sur les énergies citoyennes renouvelables

«Énergies Renouvelables et moi et moi et toi…» Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les projets participatifs et locaux de production d’ énergies citoyennes renouvelables… et pourquoi pas vous impliquer dans une action près de chez vous!

Thomas Le Bris, fondateur de l’association CoopaWatt, et Michel Leclercq, président de l’association Énergie Partagée, vice-président de l’association Éoliennes en Pays de Vilaine, ont répondu aux questions des internautes concernant les énergies citoyennes renouvelables dans l’émission des Clés de la rénovation du mois de février 2018.

Minutage des questions
  • Quand on entend parler d’énergie renouvelable, on pense plutôt l’énergie du vent (l’éolien) ou l’énergie du soleil pour produire de l’électricité (photovoltaïque). Quelles sont les autres sources d’ énergies citoyennes renouvelables ? (4’50)
  • Que répondez-vous à ceux qui disent que la transition énergétique, c’est du greenwashing ? Est ce qu’il est possible de faire de grands projets solaires citoyens ou finalement on ne parle que de tout petits projets sans impact notable à l’échelle du territoire ? (6’40) En quoi participe exactement la participation des citoyens ? Simple investissement ou plus ? (10’15 ) Quels sont les différentes possibilités pour (s’)investir dans un projet d’énergies renouvelables participatif ou citoyen ? (15′)
  • Pourquoi développer des projets citoyens et quelles sont les plus-values d’un projet citoyen pour un territoire? Ne faut-il pas plutôt laisser cela à des professionnels de l’énergie, comme des groupes de BTP ou des grands fournisseurs d’énergie ? (22’20)

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Cette maison bois a de l’énergie positive à (re)vendre

Maison en bois à énergie positive à Montreuil. crédit Michel Ogier

[VIDEO] Ancien informaticien, Erick a construit en bois sa maison passive à énergie positive. Le logement consomme moins d’énergie qu’il en produit!

Erick et sa compagne Sylvie cherchaient un terrain situé au sud de Paris. Mais ceux qu’on leur proposait avaient les pieds dans l’eau… Finalement, ils ont atterri sur les hauteurs de Montreuil, à l’est de la capitale. Sur une parcelle d’environ 200 m², joliment exposée au sud. Informaticien devenu charpentier, Erick a tout de suite imaginé une maison passive (et même à énergie positive). Car il avait été séduit par une formation suivie sur le sujet. Membre de la coopérative Alter-bâtir, il pouvait compter sur ses collègues pour le seconder durant ce projet ambitieux.

Quelques thermiciens lui ont également apporté leur aide en approuvant ou modifiant les plans qu’il leur soumettait. « Le gros œuvre nous a occupés pendant un an, retrace Erick. J’y étais à temps plein. Sylvie passait de temps à autre et des collègues étaient présents à tour de rôle. Nous étions toujours deux ou trois sur le chantier. » Le couple rentre dans la maison en mai 2015.

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