Assainissement non collectif



L’assainissement non collectif, ou assainissement individuel, sert à traiter les eaux noires (WC) et grises (salle de bains, cuisine) lorsqu’il n’est pas possible de relier la maison au tout-à-l’égout. Le mode d’assainissement doit être clairement établi dès la phase de conception, car il a souvent un impact lourd sur les lots terrassement et aménagement extérieur.

Aujourd’hui, seuls 10% de la population française sont concernés par ce type d’assainissement, essentiellement en milieu rural où les habitations sont plus retirées. Voici les principaux systèmes d’assainissement individuel existant aujourd’hui :

 

La fosse toutes-eaux

Associée à un lit (ou une tranchée) d’épandage, à un filtre à sable ou à un filtre compact, l’ensemble assainit les eaux polluées dans le sol. Le système complet coûte entre 5000 et 10000 €. Tous les quatre ans, un professionnel doit intervenir pour évacuer les boues. Alors que, selon la loi, elles devraient être incinérées ou retraitées, elles sont généralement répandues dans un champs voisin, ce qui pose un réel problème sanitaire.

 

La micro-station

Cette toute petite station d’épuration comprend une fosse toutes-eaux intégrée et un bioréacteur avec aérateur, décanteur, surpresseur, milieu filtrant… Son principal avantage est sa surface réduite, qui permet de l’installer partout. Cependant, une vidange tous les 6 à 12 mois est nécessaire pour évacuer les boues. Si la micro-station est mal entretenue (professionnel obligatoire), il y a de gros risques sanitaires et techniques. Comptez 6000 à 8000 € pour ce type d’assainissement.

 

La phytoépuration

Ce système d’épuration par filtres plantés est autorisé depuis 2009 seulement (officiellement en tout cas, des systèmes de phytoépuration existant avant). Le principe : l’eau usée circule dans des bassins remplis de roseaux, de graviers, de sable, de roche volcanique et de diverses plantes aquatiques (iris, menthe, phragmite…), avant d’être rejetée vers un exutoire (fossé drainant, mare, etc.). Ce système est moins contraignant que les deux autres au niveau de l’entretien : une journée par an pour faucarder les végétaux suffit et on peut le faire soi-même. Facile à associer aux toilettes sèches, ce type d’assainissement coûte entre 1000 € (autoconstruit et toilettes sèches) et 8000 € (avec des toilettes à eau).

Questions à se poser

Quelle est la nature de mon sol ? Celle-ci va influencer le choix de la technique d’épandage, notamment.

En rénovation, mon système est-il encore aux normes ?

Points de vigilance

L’assainissement est un point important : les eaux usées contiennent des pathogènes qui, si l’eau est mal traitée, peuvent se multiplier et devenir dangereux.

Si votre système d’assainissement n’est pas performant, vos polluants se retrouveront dans les cours d’eau !

Si vous avez besoin de conseils neutres, prenez rendez-vous avec le Spanc (Service public d’assainissement non collectif).

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Dossier : Assainissement écologique, les solutions
Dossier : l’écologie aux petits coins
Enquête : les toilettes à séparation…
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Fondations



Les fondations sont la deuxième étape de la construction après le terrassement et avant la dalle. Elles servent à supporter le poids du bâtiment et à l’ancrer dans le sol. Le choix du type de fondations se fait principalement en fonction de la nature du sol et de la topographie du terrain. Cependant, la très grande majorité des techniques reconnues et réglementées pour les fondations utilisent du béton.

Dans un premier temps, il vous faudra faire un choix entre un vide sanitaire ou un terre-plein. Un vide sanitaire impose un vide d’environ 60 cm entre le sol et le bas du bâtiment. Les avantages : il évite les remontées d’humidité par capillarité et facilite le passage des réseaux. Cependant, il ne permet pas de profiter de la grande inertie du sol comme c’est le cas avec une maison sur terre-plein.

Trois types de fondations sont possibles :

Fondations superficielles

Avec des semelles isolées (fondation de type poteaux) ou semelles filantes (semelles sous chaque mur porteur), les fondations superficielles sont utilisées sur des sols stables et portants.

Fondations profondes

Surtout utilisées lorsque le sol résistant est à une grande profondeur, les fondations profondes utilisent un système de pieux (métalliques, béton armé, bois) que l’on enfonce dans le sol. Cette technique est rapide mais coûteuse, notamment du fait de la main d’œuvre et de l’outillage qu’elle nécessite.

Fondations spéciales

Si le terrain est compressible avec une très faible résistance, on peut alors utiliser un radier général : 40 à 50 cm d’épaisseur de béton mis en place sur toute la surface de la construction. Il permet de répartir les charges sur l’ensemble de la surface construite. Cependant, il coûte assez cher de par la quantité de béton et de ferraillage/chaînage à mettre en œuvre.

 

Alternatives écologiques

Il existe des solutions alternatives au béton en fondations. Par exemple, les fondations traditionnelles sur pieux de bois, utilisées jusqu’au milieu du siècle dernier, ont permis d’édifier des maisons, des ponts et même des cathédrales ! Une autre possibilité: les fondations cyclopéennes, une technique de béton romain. Avec des matières premières comme de la roche et de la chaux, c’est une méthode peu coûteuse appréciée par les autoconstructeurs. Enfin, quelques pionniers ont essayé les fondations avec des pneus remplis de gravier – très peu pratiqué en France.

Questions à se poser

Ai-je réellement besoin de construire ma maison de plain-pied ? Avec un étage, les surfaces de fondations et de toiture (charpente et couverture) seront divisées par deux ! Cependant, en autoconstruction, il est beaucoup plus simple de construire de plain-pied : techniques de construction, outillage (engin de levage, échafaudage), manutention…

Points de vigilance

L’étude de sol est obligatoire : les fondations peuvent être très chères si le terrain n’est pas propice à la construction. Alors autant intégrer ce coût à votre budget le plus rapidement possible.

 

Toute votre maison reposera sur les fondations, alors ne vous précipitez pas : prenez le temps de faire le choix adapté à votre terrain.

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Fondations, se mettre au pieu
Fondations, partir sur de bonnes bases
Des fondations en béton romain
Cahier pratique : fondations cyclopéennes sur pieux de châtaignierLes pilotis, fondations d’avenir?

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Terrassement



C’est la première étape du chantier, juste avant les fondations. C’est celle où l’on prépare le terrain pour la future construction et où l’on met en place les différents réseaux (électricité, eau…).

Lorsque vous achetez une parcelle dans le but d’y construire une maison, vérifiez bien qu’elle est viabilisable et demandez un certificat d’urbanisme qui vous indiquera les modalités de viabilisation ainsi que les différentes taxes que vous aurez à payer.

Le terrassement est l’étape où l’on creuse, déblaye, remblaye et transporte la terre de manière à niveler le terrain pour la future construction et les aménagements extérieurs. Le terrassement nécessite un outillage spécifique, par exemple une mini-pelle, un niveau laser…

La pose des réseaux est très réglementée, renseignez-vous bien à ce sujet. On retrouve un grand nombre de réseaux : eau, électricité, gaz, téléphone, assainissement, tout-à-l’égout… La profondeur et l’espacement de chacun sont définis : réalisez des plans, vérifiez les croisements et placez les tranchées qui les accueilleront.

Questions à se poser

Puis-je trouver une astuce pour limiter les frais en adaptant mon projet à la nature de mon terrain (fondations sur pilotis ou pieux métalliques, matériaux adaptés, drains…) ?

Ai-je optimisé mes réseaux ? En fonction de l’éloignement des réseaux existants, des limites de propriété et de l’emplacement de la maison sur le terrain. Attention, la viabilisation et les frais de raccordement peuvent énormément varier et monter à plus de 15000 € !

Points de vigilance

Selon la nature du sol, le coût du terrassement peut vite devenir très important. N’hésitez pas à demander une étude de faisabilité en amont pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

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